Trek



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  • Trekking au Népal : le balcon des Annapurnas. Carnet de voyage d'une randonnée de 15 jours dans la chaîne de l'Himalaya.

    Par Véro, Trek - Tags



    Namasté! (Bonjour en népalais)
    J'ai eu la chance d'effectuer un trek au Népal d'une petite quinzaine de jours.
    Nous sommes douze marcheurs et nous avons un sherpa pour deux. Notre porteur portera nos bagages tout au long du trek. Toute une équipe de sherpas cuisiniers nous accompagne aussi, certains portent les ustensiles de cuisine, d'autres les réserves de nourritures, d'autres encore transportent sur leur dos (leur tête!!) les tentes qui serviront à faire la cuisine... Les sherpas sont plus nombreux que nous! Ils sont tous heureux d'être là et plein de joie de vivre! Ils nous suivront, ou nous devanceront en tongues, nous doublant parfois dans les montées en chantant! Il faut dire qu'ils ont l'habitude! A l'origine, les sherpas du Népal sont les habitants de la région de l'Everest (à l'Est du Népal), ils sont de plus en plus impliqués dans le portage dans les treks d'altitude. Voici une petite photo de moi (juste pour la postérité!) avec le sac de mon sherpa! Pas facile de se lever avec 40 kg sur la tête!!

    photo de sherpa au Népal


    Notre trek débute de Pokhara. Nous partons vers Hile, Ghorepani, Poon Hill, Tadapani, Chomrung, Ghandruk et Potana pour revenir ensuite à Pokhara. Nous démarrons dans une région de collines boisées qui séparent la jungle du Téraï de la chaîne de l'Himalaya. C'est à travers une forêt de rhododendrons népalais (des arbres de plusieurs mêtres!!!) que nous marchons, accompagnés de singes peureux. Les rhododendrons sont à fleurs rouges, roses ou blanches et parfois quelques orchidées parasites y sont accrochées.
    Nous traversons de nombreux et fameux ponts suspendus sur lesquels nos sherpas se balancent, et nous montons des centaines de "marches" (comme vous le voyez en arrière plan de la photo) qui jallonent les sentiers de randonnée au Népal.


    Forêt de rhododendrons au Népal photo de pont suspendu au Népal


    Nous passons la journée à monter pour atteindre le col de Ghorepani (2870m). Nous traversons quelques villages pauvres où le tourisme n'a pas encore fait ses ravages et où les enfants ne nous sautent pas dessus. Ils sont tout au contraire curieux de nous rencontrer et de faire connaissance. Les plus téméraires et ceux qui ont eu la chance d'aller à l'école, s'essayent à quelques mots d'anglais. Pour d'autres comme ici, c'est l'heure des devoirs, et on s'applique!

    photo d'enfants au Népal


    Nous traversons des paysages grandioses. Les vues sur le Manaslu (8125m), le Macchapuchare (la montagne sacrée que personne n'a le droit d'escalader), les Annapurnas sont à couper le souffle! L'Annapurna I culmine à 8091m quand même! Savez-vous que le nom Himalaya est un mot sanscrit qui signifie "demeure des neiges"? Qu'il y a 14 sommets de plus de 8000 m dans la chaine himalayenne?

    photo des Annapurnas IV et II


    photo de la chaine de l'himalaya


    Nous dormons en lodge ou en camp. Dans les villages, les Newars (les habitants de cette région) sont toujours aussi paisibles malgré la guerre civile qui ravage leur pays. La religion majoritaire au Népal est l'hindouïsme (bien avant le bouddhisme) et les pratiques sont très suivies. J'ai eu l'occasion de suivre une "messe" hindouïste et l'honneur suprême de recevoir le tika (un mélange de cendres et d'offrande de fleurs) sur le front. Un moment fort, très fort en émotion! Inoubliable!

    Ce soir nous nous couchons tôt après les 7 heures de marche de la journée. Cette nuit nous nous levons à 4 heures du matin pour monter à Poon hill (3250m) pour voir le lever du soleil sur la chaine himalayenne! Un panorama de 360 degrés de toute beauté! Les plus hauts sommets du monde à porter de mains : le Daulagiri (8167m), les Annapurnas, les Nilgiris...et toujours le Macchapuchare (6997m) avec son sommet en forme de queue de poisson (fish tail).

    Après ces émotions nous continuons jusqu'au col de Jaljala (2900m) où nous planterons notre camp pour la nuit. Ce soir là j'ai mangé des fougères pour la première fois, je trouve que cela ressemble au goût de nos haricots verts (le tout bien épicé bien sûr!).
    Tiens, je ne vous ai pas parlé du plat typiquement népalais : le Dal Bhat. Il s'agit de riz blanc (Bhat), d'une soupe de lentilles (Dal), de légumes au curry et de piment. Un plat bien relevé!! Les sherpas ne mangent que ça, c'est à dire que c'est plein de bonnes calories pour leur dur labeur... Les népalais mangent avec leur doigts (main gauche) et j'avoue que manger du riz avec les doigts ce n'est pas donné à tout le monde!! Un verre de Lassi (boisson népalaise à base de yaourt battu avec du sucre et de l'eau) et vous êtes repus pour la journée!!
    Demain nous passerons la journée sur les crêtes pour rejoindre Tilahar...


    image d'enfant au Népal

    Namaste à ce petit bout d'homme dans le village de Tilahar.

    La première partie du trek se termine, nous rentrons sur Pokhara...La guerre civile bat son plein au Népal et nous oblige, pour des questions de sécurité, à modifier notre parcours. Nous rencontrons de plus en plus de groupes armés (des adolescents le plus souvent) et des crimes sont commis dans les villages que nous traversons.

    Une fois de retour à Katmandou, il est très difficile de retrouver la civilisation urbaine. Katmandou est une ville extrèmenent polluée, nous avons tous les yeux irrités et nous cherchons le ciel bleu que nous avons quitté... Mais le côté culturel du voyage commence et nous fait oublier tout ça. Bhaktapur, Patan avec leur nombreux temples bouddhistes et hindouïstes puis Bodnath (la ville de naissance de Bouddah) avec son stupa (l'équivalent de nos églises). Les stupas sont des monuments pleins à l'intérieur desquels on ne rentre pas, on en fait le tour (dans le sens des aiguilles d'une montre) en faisant tourner des moulins à prières. Les drapeaux que vous voyez sur la photo se retrouvent partout au Népal, ce sont des drapeaux à prières, en montagne ou dans les lieux sacrés il y en a partout! Sur chaque drapeau est rédigée une prière que le vent se chargera de transporter...

    le stupa de bodnath au Népal


    Ici je pose (après négociations....) avec deux sadhu (prononcez sadou), ces deux-là sont sûrement plus des attrape-touristes que de vrais sadhu mais bon... en principe un sadhu est un Saint homme hindou qui mène une vie d'ascète et d'errance avec pour seul souci la recherche du salut. Ils sont le plus souvent shivaïstes.

    photo de saddouh au Népal


    La meilleure saison pour partir faire un trek au Népal, c'est le mois de novembre (dépêcher vous!), enfin... cela dépend aussi à quelle altitude vous montez. La saison des pluies est terminée et il ne fait pas encore trop chaud pour marcher.
    Ce voyage est pour moi aujourd'hui le plus beau voyage de ma vie. L'accueil des népalais, et surtout la sensation de paix intérieure que j'ai ressentie resteront gravés à jamais dans mon âme de voyageuse et je me suis promis que j'y retournerai!







  • Ascension du Kilimandjaro par la voie Machame, arrivée au Machame camp (5/9)

    Par Véro, Ascension du Kilimandjaro - Tags


    Dimanche 24 juin:
    Cette journée est consacrée aux préparatifs pour l’ascension du Kili. Nous pesons nos sacs : 9 kg maximum, dur, dur !


    Lundi 25 juin:
    Nous partons en 4x4 jusqu’à la Machame Gate à 1800 m d’altitude. Aux portes du parc national, les villages Chaggas sont abrités dans l’émeraude des bananiers et des plants de café. Nous voici, en bas du Kili, et nous n’avons toujours pas vu le sommet qui est dans le brouillard. Nous recrutons 30 porteurs qui, avec nos 4 guides, resterons avec nous toute cette semaine, et qui porterons nos affaires, notre nourriture, nos tentes, et un caisson hyperbare !

    guide et porteurs pendant l'ascension du Kilimandjaro


    A deux pas de l’équateur, le Kilimandjaro est géant dont les neiges éternelles ont été reconnues officiellement en 1861. Aujourd’hui, le Kibo, sommet principal du Kili, « vaste comme le monde, immense et incroyablement blanc dans le soleil », comme le décrivait Hemingway attire des milliers de trekkeurs chaque année, la moitié arriveront en haut! Diverses voies nous amènent au sommet, nous avons choisi la voie Machame, la whisky route, la plus longue, la plus dure, mais la plus sauvage, la moins fréquentée et celle qui offre la meilleure adaptation à l‘altitude. Pole pole. Nous commençons par une marche facile dans la foret primaire équatoriale, vestige de celle qui, au quaternaire occupait une grande partie de l’Afrique : beaucoup de lichen sur les arbres, quelques ficus et eucalyptus. On s’enfonce dans un labyrinthe végétal, moussu et plongé dans le brouillard. Nous ne croisons aucun animal, même si cette foret est habitée par des éléphants et des léopards. Senteurs d’humus et exhalaisons fongiques. On trébuche dans les entrelacs de racines moussues et le regard butte sur l’envers des frondes de fougères géantes.

    fougère primaire en Tanzanie


    Le sentier est jalonné par les taches roses, rouges et jaunes de l’impatiens kilimandjari, une magnifique petite fleur endémique. Puis, on change de végétation, le brouillard se transforme en un crachin équatorial. Dans un paysage fantomatique de lichen d’arbres noir et de bruyère, nous arrivons au Machame camp.

    l'impatiens fleur endémique du Kilimandjaro

    photo d'impatiens au Kilimandjaro
    Texte et photos d'Aurélie



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