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Le cimetière du Père Lachaise : Héloïse et Abélard



Comment évoquer l’un en ignorant l’autre ? Ces deux figures illustres du Moyen Age sont intimement liées. Leur histoire commune avait ému en son temps et leur liaison tragique a traversé les siècles pour nous parvenir sans perdre la fraîcheur d’un amour impossible qui les entraîna dans d’horribles souffrances physiques, morales et spirituelles.

Pierre Abélard (1079-1142) théologien, philosophe âgé de 37 ans, tombe amoureux d’Héloïse (1101-1162), la belle étudiante de 22 ans d’origine noble, membre de la puissante famille des Montmorency (qui avait confié l’éducation de leur très sage jeune fille à ce respectueux et honorable enseignant).

"Sous prétexte d'étudier, nous nous livrions entiers à l'amour (...). Notre ardeur connut toutes les phases de l'amour ».

Mariés en secret, le scandale ne tarde pas à éclater et l’oncle Fulbert décide de punir sa nièce en l’enfermant dans un couvent et d’infliger au professeur Abélard le châtiment exemplaire qui mettrait fin à ses ambitions amoureuses. Et ce fut ainsi que Pierre fut châtré! (Alors que l’émasculation était à l’époque le sort que l’on réservait aux adultères !)

Mais loin de voir s’éteindre un amour interdit, cet outrageuse mutilation renforça les sentiments mutuels des deux amants, qui, bien que séparés, alimentaient leur commune passion dans une ardente correspondance épistolaire. Cet amour charnel laissa peu à peu place à un amour mystique dont « les lettres d’Abélard et d’Héloïse » retracent l’itinéraire.

Ce couple romanesque, malgré tous les interdits qu’ils durent surmonter n’ont cessé de s’aimer. En cela, ces amants sont d’une extraordinaire modernité. S’opposer aux pouvoirs religieux, aux poids des traditions familiales, n’a rendu que plus emblématique le destin de ce couple. Et ce qu’écrit Héloïse est digne du combat que mènent, toutes générations confondues, les femmes dans leur époque.

« Les plaisirs amoureux qu'ensemble nous avons goûtés ont pour moi tant de douceur que je ne parviens pas à les détester (...). Au cours même des solennités de la messe, où la prière devrait être plus pure encore, des images obscènes assaillent ma pauvre âme (...). Loin de gémir des fautes que j'ai commises, je pense en soupirant à celles que je ne peux plus commettre ».

Séparés par la mort, l’histoire, 6 siècles plus tard, finit par réunir pour l’éternité ces personnages hors du commun, puisque en 1817, la Mairie de Paris décida de transférer leurs cendres au cimetière parisien du Père Lachaise (division 7). Ce sont les "plus vieux" morts du cimetière.

Photo du tombeau classé d'Héloïse et Abélard
Le tombeau classé d'Héloïse et Abélard
en cours de rénovation


Photo de la statue d'Héloïse sur son tombeau
Héloïse sur son tombeau

Le passage du Grand Cerf vers le quartier Montorgueil à Paris II ème


Le passage du Grand Cerf se situe dans le deuxième arrondissement de Paris entre le 145 rue de Saint Denis et le 8 rue Dussoubs (métro Etienne-Marcel).
Le passage a été construit sur l'emplacement de la Maison du roulage du Grand Cerf où les diligences royales amenaient la messagerie destinée à l'Est de la France.
Il est long de 113 mètres et est surtout réputé pour la hauteur de sa verrière (classée). Avec 11,80 mètres c'est la plus haute de Paris.
La décoration est de style néoclassique. Les passerelles métalliques et les vitrines en boiseries apportent un côté chic et sobre. Deux étages de verrières illuminent le passage, les habitations (HLM!) ne commencent qu'au troisième.
Les commerces du passage du Grand Cerf sont principalement ceux de designers et de créateurs (bijoux, mobilier…). Les Puces du Design y réunissent les amateurs et professionnels de mobilier deux fois par an.

Image du passage du Grand Cerf
Entrée du passage du Grand Cerf, 145 rue Saint Denis


Photo de la plus haute verrière de Paris
La plus haute verrière de Paris


Photo du passage du Grand Cerf à Paris
Entrée du passage au 8 rue Dussoubs

Le passage du Bourg-l'Abbé dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage du Bourg l'Abbé se situe dans le deuxième arrondissement de Paris entre le 3 rue Palestro et le 120 rue Saint Denis. Il est long de 47 mètres.
Le passage a été construit en 1828. Il a lui aussi été amputé d'une partie par le percement du Boulevard Sébastopol.
Suite à un incendie, des travaux de reconstruction ont été entrepris et la mise en valeur de l'architecture du passage est réussie : on peut y admirer la verrière en plein cintre, une horloge et un baromètre en grève, une voûte en berceau.
Ce passage a souffert de la concurrence des commerces environnants et l'on ne rencontre plus guère de boutiques dans le passage. Seul un artisan menuisier exerce toujours.

L'entrée rue Palestro est remarquable et classée aux Monuments Historiques. Deux cariatides (œuvre d'Henri Blondel et sculpture de Aimé Millet) entourent le porche. Elles représentent l'Artisanat et la petite industrie(à gauche) et le Commerce (à droite) avec la roue dentée et l'enclume pour les premiers et le ballot de marchandises et l'ancre pour le deuxième.

Image du passage du Bourg l'Abbé
Les deux cariatides à l'entrée rue Palestro


Photo de la verrière du passage Bourg l'Abbé
La verrière en plein cintre du passage


Photo de l'horloge du passage Bourg l'Abbé
La pendule en grève du passage


Photo du menuisier du passage du Bourg l'Abbé
L'artisan menuisier du passage


Photo de l'entrée du passage de Bourg l'Abbé
L'entrée du passage du Bourg l'Abbé (coté Saint Denis)

Le cimetière du Père Lachaise : Pierre Desproges

Ce parisien né à Pantin le 9 mai 1939 a pratiqué toute sa vie durant, la dérision, celle qui nous est utile face à la politique, celle qui nous aide face à la maladie, celle qu’il nous faut face à la mort, celle dont on a un besoin quotidien face aux aléas de la vie ordinaire.

« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » se plaisait-il de dire.

C’est en tournant en ridicule les comportements humains qu’il a, comme tous les humoristes universels, dénoncer l’égoïsme, la cupidité, l’appât du gain, et les autres travers de l’homme.

Mais il s’est toujours interdit de brocarder ceux qui n’avaient pas les moyens de se défendre.

Journaliste à L’Aurore, il anime une chronique décapante sur l’actualité, complice de Jacques Martin dans « Le Petit Rapporteur », puis sur France-Inter avec « Le Luron de Midi », Pierre Desproges n’a de cesse de pratiquer un humour noir et un cynisme féroce dont l’acidité fera mouche dans le petit monde des politiques.

A partir de 1984 , il est sur scène et dans toute la France qu’il sillonne avec joie et délectation, offrant au public la fraîcheur de ses « chroniques de la haine ordinaire ».

Ce vendeur en assurance-vie, ce pronostiqueur de courses hippiques, cet enquêteur à l’IFOP, devenu journaliste disparaît de la scène publique le 18 avril 1988, il a sa dernière demeure dans le cimetière parisien du Père Lachaise (division 10, face à la tombe de Chopin).

S’il ne fallait retenir qu’une citation de Pierre Desproges, ce serait :

« Dieu est peut-être éternel, mais pas autant que la connerie humaine »

Photo de la tombe de Pierre Desproges au Père Lachaise
Les cendres de Pierre Desproges furent dispersées à cet emplacement

Le cimetière du Père Lachaise : Jim Morrison


Né le 8 décembre 1943 en Floride, Jim Morrison décède le 3 Juillet 1971 à Paris.

Cet artiste américain, chanteur, musicien et poète connut une vie aussi courte que chaotique.

Fils d’un militaire, James Douglas Morrison reçut une éducation stricte et rigide contre laquelle il se dressa dès son adolescence.

Les fréquents déménagements au gré des affectations militaires de son père, lui font découvrir des mondes et des modes de vie très divers.

Doté d’un esprit vif et d’un sens de la contestation très acéré, Jim dévore les livres et se familiarise avec de nombreux auteurs, philosophes, poètes, dont Arthur Rimbaud auquel il vouera une admiration sans faille. C’est à l’université où il suivit des cours sur « la philosophie de la contestation » qu’il découvre les textes de Montaigne, Rousseau, Sartre.

En 1964, il fréquente les lieux les plus sordides de Los Angeles et devient un consommateur régulier de drogues fortes qui le transporte dans des hallucinations infernales.

Ce fin lettré connaît bien les cultures amérindiennes dans lesquelles il puise l’inspiration poétique et grâce auxquelles il abordera les rites chamaniques. C’est un « touche à tous les arts » (chanson, musique, film, poésie, écriture) qui défendra le pacifisme, dénoncera toutes formes de morale puritaine, d’autorité policière et d’exploitation des populations les plus faibles.

Il se définit comme un « natural-leader », et si le groupe qu’il crée, il l’appelle « the Doors » c’est qu’il voyait dans le symbolisme de la porte la dimension inquiétante et surnaturelle d’un au-delà inconnu.

"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être". Le succès de ses chansons et de ses musiques est colossal, il est l’œuvre collective de ses trois compères Ray Manzarek, John Densmore et Robbie Krieger.

A 27 ans, cette vie débridée et sans limite lui donna rendez-vous avec la mort. La maladie, l’épuisement, la drogue et l’alcool eurent raison de Jim Morrison dont la dépouille repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris depuis Juillet 1971. Sa tombe (division 6) est l'une des plus visitées du cimetière. Elle est gardée en permanence et entourée de barrières de protection.

Des milliers de visiteurs viennent s’y recueillir, perpétrant son souvenir, en quête « d’inaccessibles étoiles » que Jacques Brel a cherché à atteindre.

Photo de la tombe de Jim Morrison au Père Lachaise à Paris
La tombe de Jim Morrison au cimetière du Père Lachaise à Paris


Image de la tombe de Jim Morrison
James Douglas Morrison meurt dans sa 28 ème année

Le cimetière du Père Lachaise : Marcel Mangel , le Mime Marceau

Né le 22 mars 1923, à Strasbourg, dans une famille d’origine juive polonaise, Marcel Mangel connaît dès l’âge de 15 ans un premier exode vers Périgueux fuyant les troupes allemandes qui viennent d’envahir l’Alsace. En 1942, il entre en Résistance sous le pseudonyme de Marceau, son père déporté est assassiné à Auschwitz en 1944.

Considérant Charlot comme « son Dieu », ce Pierrot lunaire, va, à travers le personnage de Bip, redonner une nouvelle dimension à l’art de la pantomime dont la Commedia dell’arte se nourrissait.

Ce roi du silence a su élever au rang de langage universel l’art de la gestuelle. Les japonais, les américains, les russes l’ont très tôt considéré comme « un trésor vivant » qui suscite, par le regard et le mouvement, une intense et profonde émotion.
Observateur des traits et travers universels de l’humanité, explorateur de la société il a su dénoncer en mettant en lumière le côté dérisoire, superficiel et souvent dramatique de cette vie moderne.

En 1955, les Etats-Unis découvrent cet artiste frêle, au visage pâle,coiffé de son éternel chapeau fleuri, qui leur mime toutes les scènes drôles, tristes, burlesques ou tragiques du quotidien : le tireur de corde, le jardin public, les escaliers, la marche dans le vent. Il hypnotise les publics du monde entier dans un spectacle magique où l’artiste et les spectateurs vivent un instant unique et fusionnel plongés dans un silence poétique où « la parole n’est pas nécessaire pour exprimer ce que l’on a sur le cœur ».

De nombreux artistes, danseurs ou chanteurs se sont inspirés de sa géniale technique, tels que Michael Jackson, et Rudolf Noureïev.

Le personnage mythique de Bip et son auteur disparaissent le 22 septembre 2007.
Le Mime Marceau est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 21).

Photo de la tombe du mime Marceau au cimetière du Père Lachaise à Paris
La tombe du Mime Marceau
au cimetière du Père Lachaise


Date de naissance et de mort du Mime marceau

Le passage de la Trinité dans le deuxième arrondissement de Paris


Photo du panneau passage de la Trinité

Le passage de la trinité se situe dans le deuxième arrondissement de Paris, entre le 164 rue de Saint Denis et le 21 rue de Palestro. Il est parallèle au passage Basfour.
Le passage de la Trinité a été ouvert en 1827 sur l'emplacement de l'ancien hôpital de la Trinité et de son cimetière. Il est dépourvu de tout commerce.
On pourrait le classer parmi les plus glauques et les plus désertés de tout touriste.
Son ruisseau sert malheureusement d'urinoir aux badauds de la rue Saint Denis. Brrr... lugubre...

Photo du passage de la Trinité


Image du passage de la Trinité

Le passage Basfour dans le deuxième arrondissement de Paris


Photo du panneau passage Basfour

Le passage Basfour se trouve dans le deuxième arrondissement de Paris. Il se situe entre la rue de Saint Denis et la rue de Palestro (métro Réaumur-Sébastopol).
Le passage s'est appelé Ruelle Sans-Chef au Moyen Age puis ruelle des Bas-fours. A l'origine le passage donnait sur les fours à plâtre de la Plâtrière de la Croix Verte. En 1224, la plâtrière laisse place au cimetière de l'hôpital de la Trinité.
Le passage Basfour est un passage non couvert.
Photo du passage Basfour
Le passage Basfour (au fond, la rue Palestro)


Image du passage Basfour
Le passage Basfour (au fond la rue de Saint Denis)

Le passage du Ponceau dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage du Ponceau se situe dans le deuxième arrondissement de Paris entre le 212 rue Saint Denis et le 119 Boulevard de Sébastopol.

Son ouverture remonte à 1826 et il mesure 92 mètres après l'amputation qu'il a subie après le percement du boulevard Sébastopol.
A l'origine, le nom ponceau nommait un petit pont sur lequel on traversait le grand égout. L'égout à ciel ouvert en question se trouvait rue Saint Denis.

Seules quelques moulures aux plafonds résistent encore mais il ne reste plus grand chose de la construction d'origine.

Le passage est, comme typiquement dans le quartier du sentier, occupé par des grossistes en textile et par des établissements de restauration rapide.

Photo du panneau passage du Ponceau
L'entrée du passage du Ponceau


Photo des moulures d'origine du passage Ponceau
Les moulures d'origine subsistent


Image de la verrière du passage du Ponceau
Notez les 2 étages sous la verrière


Photo du passage du Ponceau rue Sébastopol
L'entrée du passage du Ponceau Bd sébastopol


image du passage du Ponceau à Paris

Le passage du Caire dans le quartier du sentier à Paris


Le passage du Caire se situe dans le deuxième arrondissement de Paris. Il possède trois entrées : 239 rue de Saint Denis, 44 rue du Caire et rue d'Alexandrie qui correspondent aux trois galeries : Saint-Denis, Sainte-Foy et galerie du Caire.
C'est le plus long passage de Paris, il mesure 370 mètres.

Il a été construit en 1799 et son nom provient de l'engouement des français pour l'Égypte au retour de l'expédition de Napoléon Bonaparte.
Sur la façade qui se trouve du côté de la place du Caire, on peut apercevoir trois effigies de la déesse Hathor, représentée sous les traits d'une vache (ici les oreilles). C'est le travail du sculpteur Garraud en 1828. Ces trois têtes sont surmontées d'une frise sculptée à caractères égyptiens.

Photo de la déesse Hathor au passage du Caire à Paris
La déesse Hathor


Le passage du Caire a été construit sur l'emplacement du couvent des Filles-Dieu. Les pierres tombales des religieuses servirent à couvrir le sol du passage.
La fameuse "Cour des miracles" se tenait non loin de là. Les mendiants, les "vendangeurs de coste" ou pickpockets de l'époque, les vrais-faux malades (pour lesquels la nuit accomplissait des miracles ;-) ) y avaient élu monarchie.

La petite histoire raconte que lorsque Napoléon III a supprimé l'obligation du timbre postal sur les circulaires de commerces, le passage alors dédié à l'industrie lithographique s'est vu faire de grosses économies qu'il a investi dans la couverture du passage par une verrière.

Aujourd'hui le passage du Caire est le plus représentatif des coulisses du "sentier". Il abrite les grossistes en vêtements et fournitures pour les boutiques de confection (mannequins, étiquetage). Il est en permanence fréquenté par les livreurs de tissus ou de vêtements.

Photo de la verrière du passage du Caire à Paris
La verrière du passage du Caire à Paris


Décor architectural du passage du Caire
Evocation égyptienne avec les pilastres du passage du Caire

Le cimetière du Père-Lachaise , Paris XX ème arrondissement


Le cimetière du Père-Lachaise ouvert en 1804 par ordre du Consul Napoléon Bonaparte va permettre de donner « le droit à chaque citoyen d’être enterré quelle que soit sa race ou sa religion ». Les saltimbanques, les artistes, les comédiens, les mécréants, les athées, les excommuniés et les miséreux privés jusqu’à cette date de toute sépulture ont à présent droit à une dernière demeure.

Ce cimetière unique au monde est une des nécropoles les plus célèbres et les plus prestigieuses. Quelques deux millions de personnes lui rendent visite chaque année. Un instant émouvant et solennel réconcilie, lors de la visite, l’homme et la nature, la vie et la mort, l’angoisse et la sérénité.

Ici l’histoire donne rendez-vous au présent. Un million de personnes anonymes ou célèbres, pauvres ou richissimes y reposent à jamais, certains reconnus par leur destin tragique ou adorés pour leurs actes héroïques, d’autres ignorés pour n’avoir vécu qu’une vie ordinaire .

Image du cimetière du Père Lachaise à Paris


Ce premier cimetière laïc situé dans l’actuel XX ème arrondissement, était au XII ème siècle un vignoble que possédait l’évêque de Paris. Puis au XVII ème siècle les Jésuites transforment les bâtisses en maison de repos réservée aux religieux âgés et fatigués.

Louis XIV avait un conseiller et confesseur en la personne du Père François d’Aix de La Chaise qui venait souvent dans ce beau domaine. Le roi aida à l’embellissement de cette colline à l’est de Paris et le site garda le nom du célèbre confesseur royal.

Ces lieux sacrés, lourdement chargés d’histoire sont intimement liés à celle de la France et aux heures dramatiques de notre passé. Au bas du Mur des Fusillés de La Commune, Victor Hugo nous rappelle le sens de l’homme et celui de l’humanité « Ce que nous demandons à l’Avenir, ce que nous voulons de lui, c’est la justice, ce n’est pas la vengeance. »

Ces 44 hectares sont à la fois « un jardin extraordinaire », un musée de la sculpture, un livre ouvert sur l’architecture funéraire et un lieu de mémoire collective où la mémoire individuelle peut trouver ce qu’elle vient chercher en parcourant les innombrables divisions. Ceux qui y reposent, semblent vous écouter ou vous dire quelque chose.

Photo de statue au cimetière du père Lachaise


Des écrivains, des musiciens, des militaires, des hommes politiques , des artistes, des intellectuels, des fortunés, des déportés, côtoient à jamais des milliers d’hommes et de femmes humbles ou anonymes.

Ici, la nature (plus de 5000 arbres) et les hommes sont en harmonie, l’évocation historique est incessante et vous transmet son émotion.

Dans ce panthéon posé dans cet espace verdoyant, il est des tombes ignorées du passant et d’autres auxquelles le public voue un culte quasi idolâtrique : Jim Morrison, Héloïse et Abélard, Colette, Frédéric Chopin, Victor Noir, Edith Piaf, Simone Signoret et bien d’autres encore... jusqu'à tout récemment Henri Salvador.

Le passage des Dames de Saint Chamond dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage des Dames de Saint Chamond se situe à Paris dans le deuxième arrondissement.

Les passages de Paris sont tous différents. Celui des Dames de Saint Chamond est plutôt un passage à travers des cours d'immeubles qui permet de se rendre de la rue Saint Denis (222) au Boulevard de Sébastopol (226), on parle d'une traboule.

La première cour est un peu lugubre, grisâtre et mal entretenue. La seconde est beaucoup plus élégante. C'est la cour de l'hôtel des Dames de Saint Chamond, construit en 1631 et dont la façade est classée aux Monuments Historiques. Le dernier étage a été rajouté ultérieurement. Le bâtiment ne fait plus office d'hôtel aujourd'hui, il est occupé par des bureaux pour la plupart dans la fabrication de prêt-à-porter.

Photo de vielle pancarte Paris
A cause des voûtes, défense d'entrer aux voitures de charge


Photo du passage des Dames de St Chamond
Le passage côté rue Saint Denis


Image de l'hôtel des Dames de Saint Chamond
Le porche de l'hôtel des Dames de Saint Chamond


Photo de l'hotel des Dames de Saint Chamond à Paris
L'hôtel des Dames de Saint Chamond avec le dernier étage (rajouté)

Le passage Lemoine dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage Lemoine se situe dans le deuxième arrondissement de Paris.
Il commence au 232 rue de Saint Denis pour finir au 135 Boulevard Sébastopol.
Le passage n'est pas linéaire, il est constitué de deux placettes reliées entre elles par un couloir.
Il est parallèle au passage des Dames de Saint Chamond.
On notera à sa sortie, boulevard Sébastopol, le beau cartouche en pierre au dessus du porche.

Photo de l'entrée du passage Lemoine à Paris
L'entrée du passage Lemoine, 232 rue Saint Denis


Photo du passage Lemoine à Paris
Le passage Lemoine


Image du passage Lemoine à Paris
Vers la sortie du passage Lemoine, 135 Bd Sébastopol


Photo de la grille à la sortie du passage Lemoine
La grille à la sortie du passage


Image du cartouche floral au dessus du porche du passage Lemoine
Le cartouche floral au dessus du porche du passage

Le passage Sainte Foy dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage Sainte Foy est situé dans le deuxième arrondissement de Paris.
Il débute 14 rue Sainte Foy pour se terminer au 261 rue Saint Denis.
Ce passage un peu glauque est à plusieurs niveaux. Un escalier correspond à l'ancienne contrescarpe du rempart des fortifications de Paris (Charles V). A deux pas de là, les rues de Cléry et d'Aboukir, qui sont parallèles, remplacent les chemins de ronde intérieur et extérieur. Le passage a été reconstruit en 1813.

Nous sommes en plein cœur du quartier du sentier. Quelques ateliers de couture occupent les locaux désertés du passage. Vous avez vu "La vérité si je mens" ?

Photo de l'escalier du passage Sainte Foy
L'escalier ancienne contrescarpe des fortifications Charles V


Photo du passage Sainte Foy à Paris
Passage déserté et un peu glauque


Photo des habitations passage Ste foy


Image du passage Sainte Foy à Paris


Photo de la sortie du passage Ste Foy
L'autre bout du passage Sainte Foy, 261 rue Saint Denis

Le passage du Prado dans le dixième arrondissement de Paris


Le passage du Prado se trouve à Paris dans le dixième arrondissement (métro château d'eau). Il commence au 12 rue du Faubourg Saint Denis et termine 120 mètres plus loin au 18-20 Boulevard Saint Denis.C'est un des rares passages de Paris à être en angle droit.
Le passage s'appelait à ses débuts (1785) le passage du Bois de Boulogne, il fût rebaptisé en 1930 en clin d'oeil au musée du Prado à Madrid.
C'était à l'origine un passage découvert, il n'a été couvert qu'en 1925.

Malgré les apparences premières, ce passage est magnifique. C'est l'un des plus décorés que j'ai vu. Tendance Art déco sur les plafonds avec les arcades en carton-pierre (mélange de sable et de carton moulé sur une armature en fer), à l'angle droit une belle rotonde surmontée d'une verrière.
Le pays dominant dans ce passage est la Turquie (pizzeria, salon de thé) mais le brassage des genres est de mise (barbier coiffeur indien - on s'y croirait!, restaurant mauricien, pâtisserie pakistanaise...).

Photo de l'entrée du passage du Prado
L'entrée du passage du Prado, 12 rue du Faubourg Saint Denis


Image du passage du Prado à Paris
Le passage du Prado à Paris


Photo du décor Art-déco du passage du Prado
Décor Art déco du passage du Prado


photo de la rotonde du passage du prado
Verrière de la rotonde du passage du Prado