Chute des cheveux : l'alopécie androgénétique
Par Véro, vendredi 12 septembre 2008 à 17:19 - Santé/saison - Tags
L'alopécie androgénique ou androgénétique se caractérise par une chute de cheveux diffuse et chronique. Qu'elle soit masculine ou féminine, elle est à la fois héréditaire et hormonale.
L'alopécie androgénique masculine est liée aux hormones androgènes masculines comme la testostérone.
La testostérone est transformée au niveau du follicule pileux en DHT (dihydrotestostérone) par l'intermédiaire d'une enzyme, la 5-alpharéductase. La DHT a pour effet d'accélerer le cycle du cheveu en raccourcissant la durée de la phase de croissance. Comme chaque follicule pileux est programmé pour produire un nombre de cheveux limité (24 à 25), la production de cheveu par le bulbe va s'épuiser rapidement.
Cliniquement, la chute des cheveux commence par les golfes frontaux (les 2 côtés à l'avant du crâne). La ligne d'implantation va progressivement reculer et le vertex (dessus de la tête) va s'éclaircir (tonsure). Au dernier stade de l'alopécie androgénétique, l'alopécie est totale sur le crâne, seule une couronne de cheveux à l'arrière de la tête est intacte. L'alopécie androgénique masculine est souvent accompagnée d'hyperséborrhée (chevaux gras) ou de pellicules.
La fréquence de l'alopécie androgénétique de l'homme augmente avec l'âge.
Couronne de cheveux postérieurs conservée (ici rasée)
L'alopécie androgénique féminine est liée aux hormones masculines fabriquées par l'ovaire et les glandes surrénales (testostérone, delta-4-androstènedione et déhydroépiandrostérone ou DHEA). Le mécanisme d'accélération du cycle pilaire est le même que pour l'homme.
Cliniquement, chez la femme, les cheveux sont plus dispersés, il n'y a pas de zone totalement dégarnie. L'alopécie débute au niveau du vertex avec une élargissement de la raie. Une bande frontale est respectée, elle s'amoindrit avec l'évolution de l'alopécie. Chez la femme, l'alopécie androgénétique peut s'accompagner d'hyperséborrhée mais plus rarement d'état pelliculaire.
L'hyperandrogénie féminine peut être d'origine médicamenteuse (anabolisants, corticoïdes, progestatifs...). Elle peut être aussi engendrée par une tumeur (rare et avant tout caractérisée par un hirsutisme important) ou être d'origine ovarienne (syndrome des ovaires micropolykystiques), d'origine surrénalienne (syndrome de Cushing) ou périphérique (hyperactivité de la 5-alpharéductase) ou encore être physiologique (ménopause).
























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