Féria de Montblanc dans l'Hérault Languedoc Roussillon
Par Véro, lundi 4 août 2008 à 09:45 - Découverte - Tags
Ambiance hispanique garantie, de nombreuses familles d'origine espagnole sont installées depuis longtemps dans la région. Leurs coutumes et traditions ont imprégné la vie du village. Les rues sont bouclées par des barrières de protection. La fête peut commencer.
Le matin, c'est "l'abrivado". De fringants chevaux camargais montés par des gardians, encadrent des taureaux qu'ils guident dans les rues. Lors de ce jeu taurin, les jeunes vont tenter d'extraire du troupeau un des taureaux. Il faut de la force, des bras mais aussi une bonne dose de courage. Nul n'est à l'abri d'un coup de corne, d'une ruade ou d'une chute!
Vers 17h, c'est la "capea". Cette petite corrida est menée par de jeunes élèves des écoles taurines. Ils s'exercent à cet art sur de jeunes taureaux dans une arène de campagne. Il n'y a pas de mise à mort. C'est un exercice à la cape d'où son nom de capea.
Lorsque le chaud soleil languedocien se fait moins ardent, les tréteaux résonnent de musiques et de chansons andalouses. Les "Sevillanas" rythment leurs pas de danse de "tacones" ou "zapateos" (talons et claquettes) au son des castagnettes et des chants "flamencos".
Un autre jeu taurin très médiatisé est le fameux "toro-piscine". Il obtient toujours autant de succès. Il faut amener la vachette dans la piscine. Le clou de ce petit spectacle c'est lorsque le coureur accompagne l'animal dans le bain! Mais, là aussi, il faut de l'agilité, du tempérament et de la chance.
A 22 heures le lâcher de taureaux ou "encierro" est un des moments les plus attendus par les amateurs d'émotions fortes. Cette tradition vient du plus profond des âges, du temps où l'homme affrontait cet animal mythique en vue de le dominer. La mythologie, l'histoire et la littérature regorgent de récits de combats et de légendes sur l'homme et le taureau.
Dans quelques villages languedociens, comme ici à Montblanc, la tradition se perpétue. Jusqu'à trois taureaux sont ainsi lâchés dans les rues. Des dizaines de jeunes vont les défier, s'approchant au plus près, courant devant eux, esquivant la charge, frôlant le coup de corne. Quelques courageux malchanceux garderont le souvenir douloureux de cet encierro. Rien de bien grave cependant, des bleus, des contusions, des égratignures.

Les nuits sont courtes, vers minuit un "toro de fuego" ou taureau de feu, calé sur les épaules de Monsieur le Maire, danse au rythme d'un paso-doble qu'une "banda" ou groupes de musiciens jouent avec enthousiasme. La place de la Mairie s'embrase de ce feu d'artifice. Une soirée mousse rafraîchit les gens qui danseront jusqu'au petit matin.
Le village de Montblanc était pendant deux jours un petit coin d'Espagne grâce à l'association "Montblanc-Fiesta" et ses nombreux bénévoles et au concours de la municipalité.
A ne pas manquer en Août:
La Feria de Béziers : une semaine de spectacles équestres, taurins et de danse.






































































Commentaires
1. Le jeudi 7 août 2008 à 16:00, par Romain
2. Le dimanche 24 août 2008 à 20:23, par Grenouille-Green
3. Le vendredi 12 septembre 2008 à 07:39, par cathy
4. Le mercredi 17 septembre 2008 à 17:51, par romain
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