Les geysers de Mañana sud Lipez Bolivie
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 16:01 - Tourisme et découverte - Tags
L'immense mer intérieure du Salar Uyuni est d'une incroyable richesse géologique.
Chaque site mérite une attention toute singulière. Nous voilà au pied d'un volcan de légende : le Licancabur entre le Chili et la Bolivie.
Il culmine à 5960 m.
Au pied des volcans, souvent couverts de neige et de soufre, sont apparus ça et là des ensembles hydrothermaux surprenants.
Il faut arriver tôt le matin pour assister au réveil des geysers du Campo Sol de Mañana. A 4820 mètres, balayés par le vent, la quarantaine de geysers se réveillent bruyamment, crachant leurs bouillantes matières, mélange de gaz et d'eau en ébullition. Chaque petit cratère émet de drôles de borborygmes. Ici on frémit, là on bouillonne, ailleurs on s'agite, plus loin une bulle pâteuse crève mollement, là-bas, une autre explose et se projette au dessus du cratère.
Vue du Licancabur côté bolivien

Champ de geysers du El Tatio au Campo de Sol de Mañana
Les couleurs de ce magma inextricable, exhumé des entrailles de la Terre, vont du gris clair ou foncé jusqu'au beige rosé, virant parfois à l'ocre. Les vapeurs qui s'échappent des solfatares sont nauséabondes. Elles virevoltent en volutes et fumerolles rythmées par les glouglous et les gargouillis de ces boues cuisant dans ces gigantesques marmites diablement volcaniques.

Solfatares en éveil au Campo Sol de Mañana
Puis vient l'heure de l'assoupissement. L'agitation diminue peu à peu, les vapeurs à 230° sont moins denses, les soixante sources d'eaux chaudes continuent leur paisible écoulement. Le rythme de ce champ hydrothermal est remarquablement immuable. Seul le Grand Ordonateur de la Nature détient le secret de ce chronomètre !

Un calme relatif plane sur les geysers
du Campo de Sol de Mañana
On extrait de ces matières visqueuses en ébullition, du Borax (Borate hydraté de sodium). C'est un désinfectant efficace, mélangé à du carbonate de calcium, il servira à faire des lessives en poudre ou en savon. Il s'attaque aux moisissures et chasse les odeurs. Il entre dans la composition de cosmétiques et adoucit l’eau. C'est ce que nous a expliqué l'ouvrier bolivien qui travaillait dans son rudimentaire atelier d'extraction.

Extraction du borax
près des geysers au Salar d'Uyuni
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Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 15:47 - Tourisme et découverte -
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Au Sud de la Bolivie, nous arpentons ses déserts, ses volcans, ses lagunes. Nous sommes restés de longs moments au pied du volcan Ollague. Admiratifs et songeurs devant son imposante stature. Il nous observe pacifiquement du haut de ses 5850m et nous envoie des signes de vie active par ses fumerolles blanches. La ryolite rose est une roche volcanique qui lui donne cette couleur si particulière.

Le volcan Ollague fumant légèrement
La traversée du Salar Uyuni en 4X4 s'annonce des plus faciles. Nous roulons sur un tapis de sel, la couche est épaisse, nous semble-t-il !

La piste de sel ne déplait pas à notre véhicule
Nous allons bien vite déchanter. La couche de sel est trop mince, le sel trop humide. Le terrain cède sous le poids de la voiture et nous nous embourbons. Pelle, pioche, bras et quelques instants plus tard nous partons à nouveau.

Sur le Salar de Chiguana, le véhicule s'enlise
Sur les premières lagunes, les flamants roses sont à l'ouvrage. Ils ne sont guère apeurés de notre présence. Indifférents à l'objectif, ils raclent le fond de l'eau. Ils se nourrissent de micro organismes ou plancton.

Flamants roses sur la laguna Kanapa Sud Lipez Bolivie
Il n'y a pas grand monde dans les parages, à part une vigogne solitaire qui marche tranquillement sur le Salar. Merveilleuse et belle nature animale qui se sent en totale sécurité dans ces zones de haute altitude.

Vigogne en quête de nourriture au Salar près du volcan de Kanapa
Nous descendons un peu, la piste de ce désert minéral nous rapproche du sol de Mañana où nous allons trouver d'étonnants geysers ! Altitude 4850 mètres.

Col qui annonce le Sol de Mañana
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 18:03 - Tourisme et découverte -
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Nous allons quitter à regret ces terres blanches du Salar d'Uyuni. Nous nous éloignerons de ces paysages lunaires plantés de cactus candélabres. Nous abandonnons ces lieux sublimes de ce Sud Lipez envoutants mais très hostiles, où la lutte pour la vie est un combat âprement disputé par les camélidés, les oiseaux, les renards et les viscaches. Mais nous sentons le besoin de sillonner encore ces déserts salés aux couleurs immaculées saupoudrés de petits lacs et lagunes sur un fond bleu d'altitude andine et de relief volcanique.

La Laguna Blanca
On le devine sur la gauche, trois vigognes viennent brouter la hierba brava. Cette herbe courageuse ! qui pousse dans les parages des lagunes et sur les flancs des volcans. Les flamants ont investi de nombreuses lagunes. Ce sont d'insatiables pêcheurs, ils se nourrissent de ce plancton riche en carotène qui contribue à la coloration de leur plumage.
Flamant de la Laguna Charcota
Le froid et l'altitude brûlent nos calories, il faut nous restaurer, nous nous invitons dans le cadre majestueux du Salar pour un pique-nique à 4800 mètres !

Repas au grand air de l'Altiplano
Une courte visite à la Laguna Honda, un peu plus profonde que les autres qui ont une hauteur d'eau moyenne d'environ 35 cm.

La Laguna Honda
Sur la route qui nous mène vers le Chili, un autocar a fini sa dernière traversée en plein désert. Il est l'observateur muet des touristes qui le croisent. Nous sommes perplexes et dubitatifs sur la fiabilité de la piste.

Carcasse d'un autocar sur l'Altiplano
La frontière entre la Bolivie et le Chili est symbolisée par ce petit poste de douane. Peu d'activité. Mais nous voilà rassurés, une belle route rectiligne et goudronnée va nous descendre à des altitude plus raisonnables. De 4000m nous serons bientôt à 2000m. La vue est belle sur la Cordillère du Chili qui sera notre ultime destination.

Poste frontière du Chili et de la Bolivie
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 17:34 - Tourisme et découverte -
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Sur la route bolivienne des déserts blancs du Sud Lipez, près de la frontière avec le Chili, les systèmes volcaniques andins génèrent à leurs pieds, des lagunes dont les configurations salines et soufrées varient sensiblement les unes des autres.
Les roches, les minéraux, la structure du sol, l'altitude, la déclivité et le degré hygrométrique souvent bas, personnalisent ces étendues d'eau.
La Lagune Colorada se trouve dans la réserve nationale de faune andine Eduardo Abaroa (colonel héros bolivien de la Guerre du Pacifique), sur l'altiplano bolivien.
Elle couvre une surface de 60 km² et sa profondeur moyenne est de 35 centimètres.
Certains de ses îlots contiennent du borax.
Les sédiments volcaniques de couleur rouge et la pigmentation de certaines algues qui ont colonisé ce lac ont fini par colorer les eaux, dans des tons qui vont du rouge le plus intense jusqu'au marron clair.

Le lac rose ou Laguna colorada

Flamants roses et Vigognes au bord de la Lagune Colorada
Les lagunes sont d'excellents lieux de reproduction pour les flamants des Andes. Ces très beaux oiseaux migrateurs que l'on estime au nombre de 40 000, fouillent inlassablement ces eaux riches en minéraux. Ils cohabitent volontiers avec les guanacos et les vigognes sauvages.
Voisine de la Laguna Colorada, voici la Laguna Verde. Elle est à la base du volcan Licancabúr. La couleur vert émeraude de son eau est due à une forte concentration en magnésium. Ce petit lac vert est balayé par le vent glacial qui, descendant du volcan, crée des vagues et soulève une écume blanchâtre qui vient ourler les berges de la Laguna Verde.

Laguna Verde au pied du volcan Licancabúr
Les flamants andins ou chiliens aiment qu'on les photographie, ils adorent prendre la pose, de vrais artistes, d'autres nous ignorent !

Ce flamant andin se repose
D'instinct grégaire, les flamants vivent en colonies et ne redoutent pas la promiscuité de l'Altiplano. L'espace est si vaste et les conditions climatiques si rigoureuses que seules quelques espèces d'oiseaux parviennent à s'acclimater au dessus des 4000 mètres. La sélection naturelle est ici opérationnelle plus qu'ailleurs.

Colonie de Flamants roses sur la Lagune
Est-ce l'altitude, le soroche ou mal des montagnes, la fatigue, le soleil ? Mais, où suis-je donc ? Que fais-je ? Qu'attends-je ?
Je suis en Bolivie, près de la frontière, sur la voie ferrée qui reliait les mines du Potosi en Bolivie au port d'Antofagasta. Jadis bolivien, ce port devint chilien au cours de la Guerre du Pacifique (1879-1884) entre le Pérou, le Chili et la Bolivie. Cette dernière a perdu, depuis ce conflit, tout accès à l'océan Pacifique.

Voie ferrée des mines de Bolivie vers le Chili
Voici les principales Lagunes de l'Altiplano bolivien :
- La laguna Colorada
- La laguna Verde
- La Laguna Blanca
- La Laguna Salada
- La Laguna Honda (= profonde)
- La Laguna Kanapa
- La Laguna Hedionda (=nauséabonde)
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 14:49 - Tourisme et découverte -
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Nous descendons encore dans l'extrême Sud de la Bolivie et approchons du Chili.
Les pistes sont toujours aussi cahoteuses, les paysages aussi féériques, les échelles du temps et de l'espace démesurées.
Nous voilà sur le plus grand désert de sel du monde.
Le Salar, c'est 40 km de long, 12 000 km2 de surface, 4 à 5 mètres de sel puis une couche de glaise qui précède une nouvelle épaisseur de sel, cette superposition se répète parfois sur 40 mètres de profondeur !
Ajoutez-y une altitude dépassant les 4000 m, un soleil implacable, un vent lancinant, une atmosphère purifiée, sans nuage et vous avez tous les ingrédients pour vivre les plus beaux mirages de votre vie !
Un délire de couleurs, un air embrasé, une mer de sel, des lagunes, un spectacle fantasmagorique !
Volcan Ollague 5850 mètres
Non, ce n'est pas un mirage, au pied du volcan Ollague, d'où s'échappent des fumerolles, un lama court sur une immense étendue de sel.
Au milieu de cette mer de sel, sur l'île Incahuasi, composée de stromatolites (des algues fossilisées formant un tapis de pierres) et de roches volcaniques, poussent d'immenses cactus, quand on sait qu'il y a là, le plus vieux et le plus haut cactus du monde (1200 ans et 12 m), on se doit d'être modeste !

Forêt de cactus candélabres sur le Salar Uyuni
A perte de vue des tas de sel que les indiens du village de Colchani récoltent. Ils y ajoutent de l'iode et ils le conditionnent pour toute la Bolivie.
Des tonnes de sel sur le Salar Uyuni
Quelques familles de Colchani exploitent cette inépuisable ressource salée. Ici, le sel est partout présent, aujourd'hui c'est jour de fête !
Indiens de Colchani devant leur maison au toit de chaume
Nous avons même couché dans un hôtel construit en sel : les murs, les sièges, les lits, les tables, sont sculptés dans le sel. Mais rassurez-vous, la salle de bains était en briques et les couvertures en peau de lamas !

Toute cette chambre est en sel !
La petite cité de San Juan est un site archéologique où il nous a été donné de voir une momie inca, parfaitement conservée dans les stromatolites du Salar.
Corps momifié 200 ans Après-Jésus-Christ
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 10:00 - Tourisme et découverte -
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Nous avons laissé le Lac Titicaca et les îles péruviennes de Taquilé et d'Amantani pour nous diriger vers la Bolivie.
Nous passons la frontière à la ville de Desaguedero.
Nous parcourons, avec nos bagages à la main, les 150 mètres de la zone du no man's land pour entrer en Bolivie.
Altitude 3800mètres, 20 km du lac Titicaca, température agréable, temps très sec, pas un nuage ! Nous voilà sur le site bolivien de Tihuanaco ou Tiwanaku.
La légende nous raconte que les Incas et, avant eux, les Aymaras, vénéraient le Dieu céleste, créateur du monde, Viracocha.
C'est l'endroit majeur de l'histoire des amérindiens. La porte monolithique du temple du soleil reste une énigme technique,(son poids est estimé à 44 T), tout comme les statues anthropomorphes sculptées dans l'andésite, (=la roche volcanique).

Passage de la Frontière Pérou Bolivie à Desaguedero

Porte du temple du Soleil Kalasasaya, site de Tihuanaco
Alignements de 175 têtes et visages sur le mur du petit Temple, (=Templete en espagnol)que l'on a découvert, semi enterré. Ces sculptures ne seraient-elles pas la représentation des soldats vaincus par les Incas dont ils exposeraient publiquement les portraits, en guise de trophées ?

Têtes sculptées du Templete à Tihuanaco
Nous grimpons encore pour atteindre le col de Llocolloco qui culmine à 4128 mètres. Superbe vue sur l'Altiplano bolivien et sur la Cordillère Royale dont les plus hauts sommets sont couverts de neige.

Passage au col de Llocolloco et
vue sur la Chaîne des Andes de Bolivie
Sur le sol aride du plateau andin, un paysan laboure son lopin de terre. Il égratigne le sol avec un soc en bois que tire péniblement une paire de bœufs.

Paysan ou Péon bolivien labourant son champ
Sur des kilomètres, le désert des hauts plateaux. On y rencontre des Indiens, sortis de nulle part, qui cheminent le long de la route, rentrant d'une harassante journée de labeur. A ces altitudes, le corps humain fatigue beaucoup plus qu'au bord de mer. Ceux-là n'ont pas le mal de l'altitude ou soroche qui sévit chez les voyageurs de la plaine. Leurs outils ancestraux : une houe, une pioche et dans un baluchon quelques feuilles de coca qu'ils mastiquent en guise de trompe la faim, voilà leurs seules richesses !
Péones ou paysans de retour des champs
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 13:50 - Tourisme et découverte -
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La piste chaotique qui va nous conduire de
Potosi jusqu'au désert de Siloli nous offre des paysages hallucinants, des couleurs irréelles. Nous avons l'impression d'abandonner peu à peu notre bonne vieille Terre pour arriver sur une autre planète. A 4700 mètres d'altitude, ce désert de cendres et de sable avec ses dégradés d'ocre nous enchante et nous fascine.
Arbre de pierre dans le désert de Siloli
Nous avons posé devant cet "arbre de pierre" qui inspira le peintre catalan Salvador Dali et qu'il fixa sur une de ses toiles. Les 6 mètres de cet édifice que les glaciers et le gel ont usé, ciselé, sculpté au cours de millions d'années rendent compte du travail titanesque de l'érosion.

Pose devant un champignon de pierre de Siloli
Les touristes que nous sommes se sentent bien fragiles face à cette prodigieuse aventure géologique. D'autant que la vie animale, dans ces plateaux lunaires, est bien présente. C'est sur un des ces rochers chauffés par le soleil de l'Altiplano que le lapin des Andes ou vizcacha vient prendre quelques calories qui lui seront fort utiles lorsque viendra la nuit et qu'il gèlera à pierre fendre.

La viscache se dorant au soleil de l'Altiplano
La yareta prouve qu'une vie végétale est ici possible malgré un climat hostile. On l'a rencontrée, cette herbe, aussi dure que le rocher sur lequel elle a élu domicile il y a déjà des centaines d'années ! Ce coussin d'une texture compacte et d'un vert moelleux grandit au rythme de quelques millimètres par an. Les Indiens l'utilisent parfois comme combustible.

Yareta dans le désert de Siloli
Les camélidés sont les maîtres des lieux ! Ils arpentent la Puna bolivienne, se contentant d'une maigre pitance. Les vigognes et alpagas tolèrent la présence de ces touristes qui font intrusion sur leurs territoires ancestraux !

Vigogne sur ses gardes !
L'alpaga semble plus enclin à nous accompagner sur la piste ! Mais attention, derrière cette allure bonhomme, l'animal peut se montrer plus vindicatif s'il se sent importuné !

Alpaga sorti de nulle part !
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 11:04 - Tourisme et découverte -
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La route Tihuanaco-La Paz est longue de 70 km.
Nous laissons derrière nous la pureté du ciel andin qui se reflète dans les eaux du lac Titicaca.
Nous regrettons de ne pas avoir eu le temps de visiter les îles boliviennes de La Lune et du Soleil.
Nous traversons des paysages lunaires, désertiques, ensoleillés, baignant dans une atmosphère où l'oxygène se raréfie.
Sur les terres arides de l'Altiplano poussent différentes espèces de plantes cactées.

Cactus sur la route de La Paz
Au détour d'une piste caillouteuse, dans une zone proche d'un ruisseau, où l'humidité est plus grande, c'est le jaracanda, flamboyant bleu, qui éclate de beauté.

Jaracanda fleuri
Après avoir subi les incertitudes d'une route passablement accidentée, nous arrivons à la Capitale administrative et financière de Bolivie.
La Paz, c'est une agglomération de 2,5 millions d'habitants, perchée à 3700 mètres (la plus haute capitale du monde). Un incroyable dénivelé de 1000 mètres sépare les quartiers pauvres et déshérités des Indiens qui s'accrochent aux pentes du Alto, 4000m, des riches quartiers où vit une bourgeoisie aisée en contre bas, à seulement 3000 m d'altitude.

La Paz et ses collines surpeuplées
La Paz, c'est le cañon du rio Choqueyapu de 400m de profondeur, qui grouille, crie, harangue, interpelle, invite. C'est le regard embué d'un vieil Indien qui hésite entre nostalgie du passé et soumission au présent. La Paz, c'est le sourire édenté d'une indienne aymara vendant des gris-gris, des fœtus de lamas, des plantes médicinales sur le marché de las Brujas, (= sorcières). La Paz, c'est un gamin cireur de chaussures, qui vous vante les mérites de son cirage.
Vendeuses ambulantes de La Paz
La Paz c'est l'opulence impertinente de la finance qui s'accommode de la dramatique pauvreté des indiens "sans terre". La Paz c'est un syncrétisme religieux, mélange de foi chrétienne et de croyances païennes. C'est enfin le vacarme des microbus qui démarrent en trombe, noyant la rue de ses échappements !

Microbus de La Paz
Le voyage se poursuit, mais en avion depuis La Paz jusqu'à Sucre, "capitale bis" de la Bolivie. Ici siège la Cour Suprême, c'est de fait la capitale constitutionnelle du pays. Les Boliviens considèrent Sucre comme la plus belle ville de leur pays. Il faut dire que la douceur de son climat rend la vie plus agréable qu'ailleurs.

Sucre et ses 250 000 habitants
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 12:04 - Tourisme et découverte -
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La Bolivie présente la particularité d'avoir deux capitales administratives : La Paz et Sucre.
Les liaisons routières entre ces deux villes sont de très mauvaise qualité.
L'axe de communication est plus une piste qu'une route goudronnée.
Enjambant le fleuve Pilcomayo, le pont Puente Mendez date de la fin du XIX ème siècle.
Ce pont suspendu, aujourd'hui interdit, est un monument national.
Les deux tours porteuses de l'édifice lui confèrent un aspect médiéval.
Pont Mendez près de Sucre
C'est en 1839 que la ville devient la capitale de la Bolivie, elle est rebaptisée, Sucre, en l'honneur du maréchal Antonio José de Sucre, camarade d'armes de Simón Bolivar Libérateur de la Bolivie, de la Colombie, de l'Equateur, du Pérou et du Venezuela. Du temps des Conquistadors espagnols, le bourg s'appelait Charcas, du nom de la tribu indienne locale, puis ce fut Plata, "Argent", par la présence de mines d'argent à Potosi, elle s'appelait également "Ciudad Blanca", "Ville Blanche", pour la blancheur étincelante des édifices néocoloniaux.
Sucre cède son rôle de capitale administrative au profit de La Paz, en 1899, mais conserve encore le pouvoir judiciaire. En 1991, la ville est inscrite au patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO. Ses grands murs blancs, sa douceur de vivre, font que Sucre porte bien son nom. Pour nous en assurer, nous sommes montés sur les toits de la sacristie du Couvent San Felipe Neri !

Sucre et son Convento San Felipe Neri
L'architecture très coloniale donne à ce baroque hispano-bolivien une singularité que l'on retrouve dans les églises sur-décorées. Les fresques religieuses, d'un bleu turquoise ou d'un rose acidulé n'ont d'égal que la richesse des drapés des statues. Voici la Vierge Marie de la chapelle Nuestra Señora de Guadalupe, couverte d'or, d'argent, de pierres précieuses et de 12000 perles !

Crypte de la Vierge de Guadalupe à Sucre
Dans le patio du couvent de La Recoleta, poussent des pamplemoussiers, c'est dire que le climat de Sucre y est des plus doux !
Patio du Couvent de la Recoleta
Dans toute l'Amérique Latine, le marché est un lieu de rencontres, où la vie quotidienne est un miroir de l'histoire. Les marchandes indiennes n'ont rien perdu de leurs traditions ancestrales. Elles apportent au marché les produits locaux et restent là, impavides, quasi pétrifiées dans une posture d'attente d'un avenir incertain.

Vendeuse de fruits et légumes à Sucre
Le Musée textile a recréé l'histoire du tissage indien des régions de Jalqa et de Tarabuco. On y voit donc les tisseuses travaillant sur d'antiques métiers à tisser la laine de lama, d'alpaga ou de vigogne.

Tisseuse Indienne sur son métier
Par Véro, dimanche 16 novembre 2008 à 20:47 - Tourisme et découverte -
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Par cette nouvelle étape, nous allons voyager dans une partie du désert d'Atacama au Chili.
Les climatologues disent de lui qu'il est le désert le plus sec du monde.
Ils ont relevé une pluviométrie moyenne d'à peine 1 millimètre annuel.
Cette infime quantité de précipitation n'est atteinte en aucun autre point du globe.
Nous naviguons sur une piste de sable et de caillasses encadrée par des falaises dentelées et arides ou des gorges effilées.
Par moment, ce sont les ondulations de dune boursoufflées qui se succèdent, nous donnant l'impression d'être sur un terrain lunaire.
Désert ne signifie pas absence de vie. Dans tous les déserts de la planète, la nature, malgré toutes les contingences hostiles, trouve les conditions et les moyens d'exister. Les animaux nous donnent l'exemple de leur incroyable capacité d'adaptation. La vie est partout, parfois endémique, mais elle est. Elle se montre, à nous de l'observer. La voici en images !

Nous pénétrons dans le désert d'Atacama

Viscache du désert d'Atacama
Preuve de vie n° 1 : la viscache est un animal curieux. C'est à la fois, un lapin pour ses oreilles, un écureuil pour sa queue et une gerboise pour ses pattes. Elle est de la famille du chinchilla et du cochon d'inde. La viscache vit dans les formations rocheuses à fortes altitudes. On la trouve au Pérou, en Bolivie, en Argentine, se nourrissant d'herbes, de racines et de graines. Elle adore se dorer au soleil. Elle ne fuit pas l'homme !
Vigogne dans le désert d'Atacama
Preuve de vie n° 2 : l'élégante vigogne. Ce mammifère camélidé d'Amérique du Sud habite sur les hauts plateaux froids et déserts de la cordillère des Andes, entre 3500 et 5800 m. La vigogne était très appréciée des Indiens Incas pour la laine de sa toison particulièrement fine. Cette laine soyeuse est de nos jours une matière luxueuse. Depuis l'arrivée des conquistadors espagnols, cet animal herbivore fut peu à peu décimé. En 1965 la loi interdit qu'on le chasse. Peu à peu, il reconquiert son territoire naturel. La vigogne peut atteindre les 40 km à l'heure, cette vitesse lui est fort utile face à ses principaux prédateurs naturels que sont le renard, le condor et le puma.

Renard des Andes près d'une lagune d'Atacama
Preuve de vie n° 3 : le Renard des Andes (la Zorra, en espagnol). Il est comme le loup de la famille des canidés. Il se nourrit de rongeurs, de viscaches, d'oiseaux, de lézards, de vigognes et autres ovins. De petite taille, il n'est guère plus grand qu'un coyote. Mais c'est un prédateur très avisé et fort redoutable qui s'adapte à toutes les circonstances de chasse. Ce rusé légendaire est capable de faire le mort pour mieux sauter sur sa proie ! Mais, il sait, comme sur la photo, se montrer sociable et civilisé. Ne prend-t-il pas la pose devant la magnificence des sommets et le bleu diaphane de la lagune ?
Petit clocher de Socaire
Preuve de vie n° 4 : après les animaux, les hommes, attachés à leurs croyances religieuses, prouvent qu'ici la vie est possible. Socaire, en pays aymara, est un petit hameau dans une oasis, dont la minuscule église est séparée de son clocher (campanal) et dont le toit et la porte sont en bois de cactus, pour mieux nous rappeler que nous sommes toujours dans un désert.

Paysanne aymara près de Castana d'Atacama
Preuve de vie n° 5 : la vie touristique est bien présente dans le désert ! J'en veux pour preuve ces longs moments de détente à 4000m d'altitude, dans ces sources d'eaux chaudes alimentées par les geysers. Dans ces piscines naturelles, l'eau jaillit à 36 degrés alors que dehors, la température est à peine à 10 degrés.

Bains dans le désert d'Atacama
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Par Véro, vendredi 18 juillet 2008 à 18:35 - Tourisme et découverte -
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Qu'est-ce qu'un geyser, quel est son mécanisme ?
Les plus célèbres geysers sont situés sur la commune de Gesvir en Islande d'où ils tirent leur nom. Il s'agit d'une manifestation géologique originale.
Un vrai geyser est une explosion de vapeur qui projette de l'eau en grande quantité en l'air.
En réalité, il s'agit d'un entonnoir profond qui touche le magma. L'eau de ruissèlement coule sur les parois de l'entonnoir,
en bas l'eau touche le magma et s'échauffe rapidement et fortement jusqu'à devenir de la vapeur. Mais l'eau qui coule encore vient faire un bouchon au dessus de la vapeur et l'empêche de sortir. Plus le temps passe, plus il y a de la vapeur qui devient sous pression et plus il y a de l'eau au dessus.
Il arrive un moment où la vapeur sous pression explose et projette en l'air l'eau stockée au dessus dans l'entonnoir.
Ce phénomène est très court mais très répétitif.
Il s'agit ici du geyser appelé Straffor, l'actuel plus grand du monde avec des projections d'eau de 20 à 30 m de haut. Il se reproduit toutes les 5 minutes pour la grande joie des spectateurs.
L'art du photographe consiste à bien prendre l'explosion de la bulle bleue ciel et le développement du jet d'eau.
Remplissage de la colonne d'eau
Augmentation de la pression de la vapeur d'eau
Naissance du geyser
Explosion de la couche d'eau au dessus de la vapeur
Vidange de la colonne d'eau
Le Geyser Straffor en Islande
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- Ouverture du camping d'avril à septembre
* Emplacements pour caravanes et tentes :
- Emplacement pour caravanes et tentes
- Aire de camping-car
- Camping label Camping Qualité
- Possibilité de pension complète et de demi-pension
- Réduction emplacement en saison verte (hors saison) pour les personnes ayant une carte de camping CCI, ACSI ou ADAC
* Location de mobilhomes meublés :
Les différents types de locations de vacances :
- Location de cottage pour 4 personnes
- Location de cottage pour 4 /6 personnes
- Locations de cottages pour 6 personnes
* Les services :
- Snack-bar et bar restaurant
- Alimentation
- Laverie
- Camping gratuit pour les enfants de moins de 2 ans
- Garderie pour les enfants
- Installations handicapées
- Salle de bain pour bébé
* Les activités :
- Parc aquatique (hammam, jacuzzi, piscine couverte chauffée, toboggan, geysers, piscine extérieure, rivière lente, banquette hydromassante, pentaglisse)
- Salle de remise en forme
- Terrain pour jouer au tennis
- Activités pour les enfants : chasse au trésor, pâte à sel ...
* A voir dans les environs :
A découvrir ou visiter sur le Croisic :
- Les maisons anciennes et l'ancienne criée
- L'hôtel de ville (Hôtel d'Aiguillon)
- Bateau : Le côtre Kurun
- Le port de pêche
- Le Manoir de Kervaudu
Camping de L'Océan : Route de la Maison Rouge - 44490 Le Croisic France
Tél : 02 40 23 07 69
Les villages les plus proches du Croisic sont : Bats sur mer, la Turballe, le Pouliguen, Guérande, Piriac sur mer, La Baule Escoublac, Mesquer, Pornichet, Saint Molf, Saint André des eaux, Assérac
Thèmes abordés : Camping au Croisic avec mobilhomes, Location meublés tout confort au Croisic, Aire de camping car Le Croisic, Location de cottage pour 4 6 personnes, Camping avec jacuzzi et hammam, Mobilomme avec salle de remise en forme, Camping avec garderie enfant Pays de Loire, Cottage avec installations handicapées, Place pour caravane en Sud Bretagne, Hébergement de vacances Presqu'île du Croisic.
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Location de mobilhomes et emplacements de camping au CroisicAtalante est une agence de voyage proposant trekking et randonnées pour petits groupes ou en famille. Les voyages proposés s'étendent sur les 5 continents. Parmi les destinations disponibles, les plus demandées sont le Maroc, le Népal, le Kilimandjaro, le Pérou.
* La Charte Ethique du voyageur :
Atalante est le créateur de la Charte Ethique du voyageur, charte rédigée en 1997. Les voyages se déroulant dans des régions préservées, il était important de sensibiliser et responsabiliser les voyageurs sur leur comportement durant leur voyage.
* Randonnée et trekking en Afrique :
Les aventuriers comme les familles pourront découvrir de multiples destinations en Afrique. Au Maghreb, avec des destinations comme le Maroc, la Tunisie, l'Algérie, il sera possible d'effectuer trekking et randonnées à dos de chameau, à pied ou en 4x4 et découvrir l'Atlas ou le Sahara par exemple. L'ascension du Kilimandjaro en Tanzanie sera réservée aux plus avertis. Bien d'autres destinations sont également envisageables comme le Mali, l'Afrique du Sud ou encore l'Éthiopie.
* Randonnée et trekking en Asie :
Autre continent très prisé pour les trekking et randonnées. En effet, l'Asie est une destination phare pour les plus expérimentés. Le Népal, le Tibet, la Mongolie, la Chine ou le sud-est de l'Asie avec le Vietnam le Laos et l'Indonésie par exemple offriront des expériences variées et extraordinaires.
* Randonnée et trekking en Amérique :
Que ce soit en Amérique du Nord, Centrale ou du Sud, Atalante propose de merveilleuses aventures sur cet immense continent. Canada et États-Unis sont des destinations très prisées, comme le Mexique, la Bolivie, le Pérou et l'Argentine.
* Randonnée et trekking en Europe :
Les spécialistes du trekking pourraient penser que l'Europe est une destination secondaire pour le trekking. L'Europe est en réalité un continent qui offre de nombreuses aventures diverses et variées. De l'Islande à la Turquie, les amateurs de randonnées comme de trek trouveront forcément une destination à leur goût. Milieux hostiles ou paysages verdoyants et paisibles, l'Europe offre une grande diversité de destination.
Atalante : 36 quai Arloing - 69009 Lyon -France
0472532480
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