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Pangboche, son monastère et ses montagnes


Nous nous levons à 7h, il fait 8 degrés dans la salle du petit déjeuner ! Il fait très beau, il n'y a pas un nuage !
Nous démarrons la journée par la visite rapide du monastère de Pangboche. Il se situe un peu en hauteur par rapport au lodge où nous avons dormi.

Le monastère date du 16 ème siècle. Il est plutôt sombre et froid. Nous y voyons la photo du vieux lama que nous avons croisé hier sur le chemin. On y retrouve les doubles 108 textes sacrés de Bouddha, la déesse de la compassion, les 7 coupelles d'eau, les 7 bougies, les offrandes de riz... J'avoue que j'ai bien plus envie de marcher que d'écouter Lhakpa. Aujourd'hui, nous allons franchir la barre des 4000 m !

Photo de trek à Pangboche Népal
Ascension vers le monastère


Photo du monastère de Pangboche
Le monastère de Pangboche


A l'extérieur, le monument offre une palette de couleurs rougeoyantes et un panorama splendide ! Kangtega, Tamserku, Ama Dablam, on ne sait plus où donner de la tête !

Photo de décoration de monastère népalais
Détail à l'entrée du monastère


Photo du Kangtega à Pangboche
Le Kangtega (6685 m) depuis la cour intérieure du monastère


Image Kangtega et Tamserku au Népal
Pose devant Les Kangtega et Tamserku ...


Vue du monastère de Pangboche
La vue depuis le monastère vers la vallée

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Le monastère de Tengboche, Khumbu, Népal

Le monastère (ou gompa = lieu désertique) de Tengboché est perché dans une clairière à 3860 mètres d'altitude. C'est le plus grand que nous visiterons, il est considéré comme un haut lieu du bouddhisme. Autrefois, le lieu était désert et propice à la méditation, aujourd'hui de nombreux lodges, un poste de police et un centre téléphonique entourent le gompa. Sa situation sur la route de la vallée de l'Everest attirent également de nombreux touristes. Il abrite une cinquantaine de lamas et de novices.

Photo du monastère de Tengboche Népal
Le monastère de Tengboche


Photo de l'entrée du monastère de tengboche
L'entrée colorée du monastère


Décoration du monastère de Tengboche
Dragon et moulins à prières colorés

Le monastère a été construit en 1923 à l'initiative du lama Shanga Dorjee. Un tremblement de terre le détruit en 1934 et un incendie le ravage en 1989. Sa reconstruction le rend plus grand et plus beau, il continue de s'agrandir chaque année. La communauté religieuse est riche et possède la plupart des lodges environnants. Le monastère est électrifié.
Nous avons la chance d'assister à une cérémonie de prières. La musique est envoûtante, les lamas récitent les textes sacrés en se prosternant, le moment est émouvant.


Photo de cérémonie au monastère de Tengboche
Cérémonie de prières à l'intérieur du monastère


Image depuis le monastère de Tengboche
Vue depuis le monastère

De Namché Bazar à Pangboche au Népal

Après une deuxième nuit d'acclimation à Namché Bazar, nous quittons la foule pour dormir ce soir à Pangboche à 3930 m d'altitude. Le trek auquel je m'attendais commence vraiment. Le ciel est bleu azur comme promis par le programme (n'est-ce pas Patrice ?), la visibilité est excellente et rien n'empêchera les 6 à 7 heures de marche qui nous attendent. L'altitude commence à se faire sentir, les premiers maux de tête sont persistants, les premiers comprimés de Diamox sont avalés par certains d'entre nous. Le souffle commence à manquer, le rythme lent de Diké est finalement bien apprécié dans ces conditions !

Le parcours est en dents de scie : Namché Bazar est à 3436 m, nous descendrons à 3200 m au bord de la rivière pour remonter à 3930 m. Tout au long du sentier les vues sur les montagnes du Khumbu oriental sont à couper le souffle (qui n'est déjà plus trop là !) ...

Un chörten arrête notre groupe de trekkers pour une série de photos plus époustouflantes les unes que les autres. On admire enfin notre Everest, celui pour lequel nous sommes venus !

Photo de l'Everest et de la chaine du Nuptse et Lhotse
La chaîne du Nuptse ( 7861 m) et le Lhotse (8414 m) devant l'Everest


Nous sommes aussi en admiration devant l'Ama Dablam que nous avions vu pour la première fois depuis Khumjung. Pendant le trek, nous le verrons sous sa face sud, ouest et nord. Il est majestueux ! Un gros sérac à son sommet sert de camp de base. Booooouuu je n'aimerais pas dormir à cet endroit !
A notre gauche, nous avons le Taboche et le Cholatse peak.

Photo de chörten et Ama Dablam
Le majestueux Ama Dablam (6856 m)


Photo d'un sérac sur l'Ama Dablam
Un beau sérac sur l'Ama Dablam


Nous descendons en compagnie des yaks (des vrais cette fois-ci, l'altitude leur convient mieux) jusqu'à la rivière que nous traversons encore par un pont suspendu. Nous déjeunerons à Phunki Tanga à 3250 m.

Photo de la Dudh Kosi River
Drapeaux à prières sur la Dudh Kosi


Belle photo de yak au Népal
Un yak


Le chemin reprend ensuite du dénivelé positif. 600 mètres de dénivelé sans le moindre replat. La première moitié du trajet nous élève en lacets dans la forêt jusqu'à un emplacement de repos où les premiers arrivés n'auront que l'envie de repartir pour ne pas se refroidir. Dans la deuxième partie, la pente faiblit mais elle reste encore forte. Nous montons vers Tengboche, célèbre pour son grand monastère. Le sentier passe près d'une source jusqu'à arriver au kani (porte) de Tengboche. Nous visiterons le monastère sur le chemin du retour car il nous reste encore une heure et demie avant d'attendre notre lodge pour la nuit.

Passé Tengboche, nous redescendons par la forêt avec quelques passages raides (enfin, ils le seront surtout dans l'autre sens !). Le sentier devient plat quand nous traversons Deboche où un petit champ de plantes médicinales planté par les lamas de Tengboche attire notre attention. Un pont non suspendu mais métallique et rigide nous fait traverser le torrent Imja kola. La pente reprend ensuite pour un effort final jusqu'au lodge de Pangboche.

Photo du Tamserku
Vue du lodge à Pangboche, le Kangtega (6685 m)


Ce soir, nous ressentons vraiment le froid pour la première fois. Aurélie et moi dormons chambre 108, un chiffre sacré pour les bouddhistes, la nuit ne pourra qu'être bonne.

Vol intérieur Lamidanda - Phaplu au Népal

C'est toujours plein d'entrain que nous partons pour Phaplu. Cet atterrissage forcé à Lamidanda n'a en rien altéré notre bonne humeur et notre soif de trek ! Le vol ressemble au premier avec les mêmes sommets frôlés, les mêmes vues splendides sur des montagnes toute blanches et toute proches, et le même type... d'atterrissage !!! sur le gazon !!!

Vue des montagnes népalaises depuis l'avion
Vue aérienne sur les sommets népalais


La piste est un peu plus longue mais toujours aussi encastrée au cœur des montagnes ! Phaplu se situe à une altitude de 2470 m. Nous débarquons sous la pluie, les capes et blousons sortent vite de nos sacs et nous rejoignons le lodge qui nous accueille pour le repas du midi.

Photo de l'aérodrome de Phaplu au Népal
La piste d'atterrissage de Phaplu


Photo de logde à Phaplu
Notre lodge à Phaplu : le Shangri-La Guest house


Le repas du midi sera le plat traditionnel népalais ou Dal Bhat (de Bhat qui signifie riz blanc et Dal qui signifie lentilles). Il s'agit d'un plat composé de riz, d'une soupe de lentilles et de différents légumes épicés et parfois de viande de poulet ou de sanglier épicé. Aujourd'hui ce sera Dal Bhat avec des épinards chinois, du céléri, des choux et des pommes de terre.

Il sera impossible de se rendre aujourd'hui à Lukla, le brouillard ne se lèvera plus. Nous dormirons donc ici et profiterons de l'après midi pour découvrir le village voisin de Sallery et son monastère bouddhiste. Armés de nos protections anti-pluie, nous partons à pied à travers le village.

Photo du village de Sallery au Népal
Ruelle du village de Sallery


Les rues sont de terre, la majorité des toits sont en tôle ondulée peinte en bleu sans que cela n'est une signification particulière. Les enfants, en vacances en ce moment, jouent dans les rues et sont ravis de se faire photographier mais surtout de se voir sur les écrans de nos appareils photo. Les poules, poussins et coqs sont nombreux autour des habitations, une odeur de feu de bois (?) envahit le village. Notre chemin descend franchement jusqu'à remonter vers le monastère de Sallery.

Photo du monastère de Sallery au Népal
Le monastère de Sallery


Le monastère abrite 15 moines chowing. Sa construction a débuté il y a 15 ans et il est achevé depuis 2 ans seulement. Les frais, à la charge des habitants du village, pèsent lourd sur un budget tourné de préférence vers l'investissement dans d'autres activités plus lucratives. Nous assisterons à un appel à la prière au son de la conque et à la cérémonie suivie par de très jeunes apprentis moines. Les 7 rituelles coupelles d'eau, les 7 bougies et l'encens ne manqueront pas au rite prieural.

Photo d'enfant moine bouddiste
Les jeunes moines en formation


L'autel central accueille une statue de bouddha et de la déesse de la compassion que nous retrouverons dans la plupart des monastères que nous croiserons sur notre chemin. Les couleurs chatoyantes des 108 écrits de Bouddha entourent de chaque côté l'autel aux offrandes.

Photo de textes sacrés bouddhistes
Les 108 textes sacrés de Bouddah


Sallery est un petit village perché au dessus de la rivière Dudh Kosi (ce qui signifie grande rivière de lait à cause de la couleur blanche de ses eaux). Nous suivrons tout au long de ce trek cette rivière qui change de nom selon la vallée dans laquelle elle coule. Sur le chemin du retour nous assistons à un beau spectacle coloré dans le ciel et apercevons notre premier sommet enneigé : le Numbur. A 6959 m, c'est la montagne qui domine la tant attendue ville de Lukla.

Photo du Numbur au Népal

Plante à fleurs roses : la Joubarbe des montagnes

La Joubarbe des montagnes appartient à la famille des Crassulacées. Il s'agit d'une plante succulente (grasse) que l'on trouve en altitude. La famille des joubarbes comprend plusieurs espèces, la Joubarbe de montagne est caractérisée par ses feuilles entièrement velues. Les poils servent à retenir la rosée et à apporter de l'eau à la plante.
Les feuilles de la Joubarbe des montagnes sont disposées en rosette rappelant la forme d'un artichaut. Le suc contenu dans les feuilles est parfois utilisé localement pour enlever les cors aux pieds.
Les fleurs sont en étoile avec une quinzaine de pétales. Elles sont au maximum au nombre de quatre au sommet de la tige.
La Joubarbe des montagnes fleurit de juillet à août dans les éboulis ou sur les rochers. On en trouve plus rarement sur les pelouses.

Photo Joubarbe des montagnes
La Joubarbe des montagnes


Photo de fleur de Joubarbe des montagnes
Détail de la fleur de la Joubarbe en corolle étoilée


Image fleurs de Joubarbe des montagnes
Pétales et étamines de la Joubarbe


Image Sempervivum montanum
Habitat : rochers et éboulis

Descente de Diengboche à Sanasa (Népal)

Le soleil est au rendez-vous ce matin, le spectacle n'a rien à voir avec celui d'hier ! Nous entamons sérieusement notre descente pour dormir mille mètres plus bas ce soir. Depuis notre lodge à Diengboche, nous apercevons clairement le Lhotse et l'Island peak enfin découverts. Du coup, nous remonterions bien sur Chhunkhung (!!!) mais les 7 heures de marche qui nous attendent nous rappellent à l'ordre...

Photo du Lhotse et de Island peak Népal
Le Lhotse (8414 m) à gauche et Island peak (6189 m)


Image d'Island peak
Island peak enfin découvert


Voilà la vue depuis le chorten qui domine Diengboche. Nos fidèles Kangtega et Thamserku sont là. Ils nous suivrons toute la journée. A notre gauche, l'Ama Dablam et, derrière nous, l'Everest et ses compères habituels, on ne s'en lasse pas !

Photo de Kangtega et Thamserku depuis Diengboche
Le chorten de Diengboche devant Kangtega et Thamserku


Photo de chorten devant l'Ama Dablam
L'Ama Dablam à notre gauche


Nous repassons par des endroits déjà connus. C'est ainsi que l'on retrouve le petit jardin botanique de Shomare, le lodge dans lequel nous avions dormis à Pangboche (chambre 108) et, après une montée raide qui classera Ian, Yannick, Audrey et Nicolas en pôle position, nous rejoignons le monastère de Tengboche. Pause déjeuner et visite du monastère en guise de dessert.

Le jardin botanique de Shomare
Le jardin botanique alpin


Photo de l'Everest et Lhotse
Derrière nous, Everest, Nuptse, Lhotse (depuis Tengboche)


La journée de descente s'avère en fait très physique puisque, après être redescendus au niveau de la Dudh kosi, une montée interminable nous attend pour rejoindre Sanasa. Un petit coup d'isostar ne suffira pas à compenser les méfaits du nez bouché ! Enfin, entre la tourista, la bronchite de Seb et Jocelyne qui a une corne de yak qui lui pousse dans l'oeil, notre équipe s'en sort très bien et sans se plaindre ! Les plus chanceux d'entre nous auront la chance d'observer un daim musqué au détour d'un tournant.

Nous arrivons au lodge qui se trouve juste en face d'une "bakery" (boulangerie), nous aurait-on promis des croissants ?

Photo de cloche de yak
A Sanasa, les cloches de yaks

Le village de Khumjung, son monastère et son école

Khumjung vient de khum = étroit et de jung = plat. En langage sherpa, le nom du village signifie petit plateau parce qu'il est construit sur une vaste étendue plate, chose plutôt rare en montagne. Le village reste plus authentique que Namché Bazar et a échappé à l'envahissement des boutiques mercantiles. Il est encore doté d'authentiques maisons sherpas. Les lampadaires électriques du village semblent ici totalement anachroniques mais pourtant le village est bien électrifié.

Photo du village de Khumjung au Népal
Le village de Khumjung (3780 m)


Nous sommes accueillis à l'entrée du village par ce chorom, simple parallélépipède maçonné qui possède en partie haute une cavité qui sert de refuge à l'âme d'un mort "qui cherche sa voie pendant 40 jours lorsqu'elle est poursuivie par un être du monde obscur qui lui veut du mal".
Les habitants s'affairent à la récolte des pommes de terre, à la lessive ou à l'étendage des bouses de yaks.

Photo de chorom à Khumjung
A l'entrée de Khumjung, un chorom


Nous allons visiter Khumjung Gomba, le monastère du village datant du 16 ème siècle. Notre guide Lhakpa nous explique enfin la signification du fameux "OM MANI PADME HUM" que nous entendons dans tous les villages que nous traversons. Cela signifie littéralement : O maître qui est assis sur le lotus, je ne fais que du bien pour les êtres vivants en suivant ton enseignement et j'élimine mes défauts. Les défauts sont : l'ignorance, la haine, la jalousie et la stupidité. Anne nous donnera une traduction simplifiée : le joyau est dans la fleur de lotus.

Photo du monastère de Khumjung
Détail de l'entrée du monastère de Khumjung


Comme dans tous les monastères bouddhistes, les 108 textes sacrés de Bouddha sont exposés à droite et à gauche de l'autel. Il y a les 108 Kyengur : textes sacrés en sanscrit et traduits en tibétain et les 108 Tyengur qui sont des versions modifiées des premiers dans lesquelles les textes sont davantage expliqués.
Le Bouddha central du monastère est le Bouddha Sâkyamuni, c'est le Bouddha actuel. A sa droite, on retrouve la déesse de la compassion à qui l'on adresse le "Om pani padme hum".

Photo Bouddha au monastère de Khumjung
La déesse de la compassion et le Bouddha Sâkyamuni


Le monastère renferme un scalp de yéti que, bons touristes que nous sommes, nous photographierons. Nous renfilons nos chaussures et quittons le monastère en faisant tourner quelques moulins à prières et regagnons le lodge Tashi Delek (Bonjour en tibétain) où nous prendrons notre repas.

Image de moulins à prières
Moulins à prières à l'extérieur du Gomba


Khumjung est doté d'une place publique et d'une école. C'est grâce à l'institution dirigée par Sir Edmund Hillary que l'école a été construite (tout comme l'hôpital voisin de Khundé). L'éducation dispensée (anglais, sciences, technologie, informatique...) permet à de nombreux enfants népalais d'accéder à des fonctions à responsabilités et de s'installer à Katmandou. Un buste de Sir Hillary trône sur la place centrale.

Photo de l'école de Khumjung
L'école Khumjung High School

Fleur jaune des Alpes : l'Arnica des montagnes

L'Arnica des montagnes (Arnica montana) appartient à la famille des Astéracées. L'Arnica est une plante pouvant mesurer jusqu'à 70 cm, sa longue tige dressée est velue et porte deux à quatre feuilles opposées. Les autres feuilles de l'Arnica sont disposées en rosette à la base de la tige. Les fleurs forment un capitule de fleurs ligulées à l'extérieur et tubulaires au centre (comme la Marguerite). Toutes les fleurs sont jaune orangé.

L'Arnica est adepte des sols acides des prairies naturelles ou des bois de montagne.
Les capitules d'arnica sont très utilisés en médecine pour la fabrication de teinture mère ou de crèmes anti-ecchymose. On parle de plante vulnéraire. Elle permet de d'atténuer bleus, coups et bosses.

Autres dénominations : Herbes aux chutes, Tabac des Vosges, Bétoine des montagnes, Tabac des Savoyards, Arnique, Souci des Alpes
Confusions possibles : Doronic d'Autriche, Séneçon doronic, Souci

Photo d'Arnica montana
Arnica montana


Photo de bourgeon d'arnica des montagnes
Bourgeons d'Arnica des montagnes


Photo d'arnica des montagnes
Le capitule de l'Arnica


Image d'arnica
Arnica, plante à longue tige velue


Image d'abeille sur arnica
Abeille butinant l'Arnica

Le mal aigu des montagnes : MAM

Le mal d'altitude ou mal aigu des montagnes est le principal problème rencontré par le trekkeur au delà de 3000 mètres. Le mal des montagnes est fonction de la sensibilité de chacun à l'altitude. La concentration de l'air en oxygène reste la même en haute altitude mais c'est la quantité d'air qui diminue considérablement avec la baisse de la pression atmosphérique, on dit que l'air est moins dense. La respiration s'accélère pour amener davantage d'oxygène dans le sang. Le rythme cardiaque et la synthèse des globules rouges augmentent pour faire parvenir plus d'oxygène aux tissus. Le corps doit s'adapter à l'altitude. Au Népal, au sommet du Kala Patar (5600m), la densité de l'air est deux fois moins importante que celle qui se trouve au niveau de la mer.

Les symptômes du mal aigu des montagnes sont : des maux de tête, des nausées, une grande fatigue, des vertiges, une perte d'appétit, des troubles du sommeil. Ils imposent de redescendre jusqu'à disparition des symptômes. Au pire, le MAM peut entrainer la mort par œdème cérébral (liquide dans le cerveau) ou œdème pulmonaire (liquide dans les poumons).

La prévention du mal des montagnes passe par le respect de certaines règles :
  • faire des paliers d'acclimatation lors d'une ascension (une journée tous les 1000 m grimpés)
  • boire régulièrement par petites gorgées mais en grande quantité, au moins 3 litres par jour
  • ne pas monter plus de 300 à 400 m par jour entre 3000 et 4500 mètres d'altitude
  • dormir plus bas que l'altitude maximale atteinte dans la journée
  • respecter les symptômes du mal d'altitude et faire des pauses ou redescendre jusqu'à ce qu'ils cessent

Le mal aigu des montagnes ne dépend pas de la condition physique, ni de l'entrainement.

L'acétazolamide (Diamox) permet de lutter contre les symptômes du mal des montagnes, il ne doit en aucun cas remplacer les règles de sécurité ci-dessus. Il est fortement conseillé d'emmener ce médicament (sur ordonnance) lors d'un trek en haute altitude. Sa posologie est de 1 à 2 comprimés à 250 mg par jour au cours des repas et au maximum 4 comprimés par jour.

Photo du Macchapuchare au Népal
La montagne sacrée ou Macchapuchare (6997m) au Népal

Fleur bleue des Alpes : la Centaurée des montagnes ou Bleuet vivace

La Centaurée des montagnes ou Bleuet vivace appartient à la famille botanique des Astéracées. Son nom latin est Centaurea montana.
Particularité botanique de la centaurée : ses fleurs sont groupées en capitule (l'inflorescence groupe des petites fleurs sur un même réceptacle donnant l'impression d'une seule et unique fleur). Dans ce capitule, les fleurs externes sont bleues et stériles, elles sont finement découpées. Les fleurs internes sont violettes.
Les feuilles de la centaurée sont velues.
Le bleuet apprécie les prairies ensoleillées. Il fleurit entre mai et août.

J'ai pris ces photos de centaurées en montant vers le Lac de Gers (Samoëns) mais j'avoue que l'on en trouve dans toutes les prairies lors de nos randonnées.

Photo de capitule de fleurs de centaurée
Le capitule de fleurs de la centaurée des montagnes


Photo de fleur de bleuet
La Centaurée est une plante hermaphrodite


Photo de bleuet vivace
Le bleuet a des feuilles velues

Le scalp du yéti du monastère de Khumjung

Si le yéti a existé, il aurait été chassé du Khumbu à cause de la trop grande fréquentation des hommes dans la forêt...

Le monastère de Khumjung possède un scalp de yéti. Il y a plusieurs générations, avant la construction du monastère, les peuples de Thame, Namché, Khunde et Khumjung célébraient ensemble tous les ans la fête de Dumji à Thame. Après un certain temps, une dispute éclata au sujet de l'organisation de la fête. Les peuples de Khunde, Namché et Khumjung quittèrent Thame pour Khumjung. Les habitants de Khumjung attendaient de la part de ceux de Thame un cadeau symbolique significatif comme peut être des drapeaux à prières, des textes sacrés bouddhistes ou encore des instruments du rituel sacré. Ils furent surpris de ne recevoir qu'un scalp de yéti. Les villageois de Khumjung furent si offensés par ce mesquin cadeau qu'ils le renvoyèrent aux expéditeurs.
Ce n'est que récemment, après l''intérêt croissant de la communauté scientifique occidentale, des touristes, des héros de l'alpinisme (y compris celui de Sir Edmund Hillary et de leaders locaux comme Konchok Chumbi Sherpa) que la valeur culturelle et biologique du scalp a été reconnue.

La quasi totalité des sherpas croient en son existence. Ils assimilent le yéti à un mauvais bouddha.

Une légende raconte que des sherpas cherchant à se débarrasser du yéti qui décimait leurs troupeaux, se réunirent au sommet d'une montagne avec deux bassines. L'une était remplie d'eau, l'autre d'un alcool transparent. Les sherpas burent l'eau toute la soirée et, une fois qu'ils furent partis, le yéti doué d'un sens profond de l'imitation but la bassine d'alcool. Cela facilita la capture de la bête saoule.

Il n'existe aucune preuve indiscutable de son existence. Aucun poil, aucune dent, aucun os n'ont révélé autre appartenance que celle de caprins.

Photo d'un scalp de yéti
Le scalp du yéti exposé au monastère de Khumjung !


Photo d'empreinte de Yéti
Les empreintes laissées par le yéti


La légende du yéti ou Abominable homme des neiges fait couler beaucoup d'encre dans le Solu Khumbu. Ces créatures ont été cherchées et chassées mais rarement vues. Le yéti, selon la légende, a une forme humanoïde, il habite les hauteurs et les régions reculées de l'Himalaya. La taille du yéti serait de 6 à 8 pieds, il aurait un crane conique, des oreilles pointues, une zone imberbe sur la poitrine et un visage humain. La créature est connue pour avoir un mauvais caractère et pour attaquer quiconque s'aventurerait trop près. Les sherpas parlent de la force surhumaine du yéti et de sa capacité à tuer yaks et enfants.

Les sherpas distinguent trois différents types de yéti : Drema ou Telma, le messager des calamités, Chuti qui chasse chèvres, moutons et yaks, Mite, Miti ou Midre qui attaque également les animaux et parfois l'homme. Les sherpas croient que la découverte de mystérieuses empreintes dans la neige et plusieurs morts accidentelles de yaks accréditent la légende.


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