Pierre-Jakez Hélias : écrivain conteur breton, natif de Pouldreuzic dans le pays Bigouden (Finistère Bretagne)
Par Véro, samedi 26 avril 2008 à 15:38 - Bretagne - Tags
Ce village de Pouldreuzic, connu pour son fameux pâté Hénaff, l’est tout autant par les textes de Pierre-Jakez Hélias, qui a célébré en tant qu’écrivain-conteur ce pays bigouden qui l’a vu naître en 1914 .
Par ses livres, « Le cheval d’orgueil », « Le quêteur de mémoire » ou « Mémoires d’un breton du pays bigouden », ce natif de Pouldreuzic a contribué à la reconnaissance littéraire et historique de cette société rurale aux traditions populaires fortement ancrées dans l’imaginaire collectif de tout un peuple fier de sa langue, de sa culture et de ses racines.
Lire l’un de ses livres, c’est découvrir la vie quotidienne, des années 1900 à 1960, de ces familles de bord de mer, paysans-marins, souvent très pauvres .
Ses talents de conteur, ses souvenirs biographiques, portés par un regard ethnographique, évoquent dans une merveilleuse poésie, la saignée de la guerre de 14-18, les activités agricoles, l’interdiction de parler le breton à l’école, le courage des femmes devenues par la force des choses, chefs de famille, l’arrivée du machinisme agricole etc …
Il se plaisait à répéter que « Sans hier et sans demain, aujourd’hui ne vaut rien ».
Les contes et légendes donnent corps à la vie de toutes ces générations, conscientes qu’elles voyaient s’éteindre peu à peu les derniers feux de leur société bigoudène, traditionnellement rurale.
Cet observateur averti a toujours trempé sa plume dans la tendresse et la justesse, jamais dans la condamnation de l’abandon de sa langue maternelle.
« Le passé, disait-il, il faut le connaître et le porter en soi. » Mais il rajoutait : « Il faut aussi accepter qu’il soit passé »
Il n’a cessé de reconnaître l’utilité du français qui lui a permis de s’élever au-delà de sa condition, et de devenir professeur agrégé de lettres.
Avant de mourir, P-J Hélias a donné à la commune de Pouldreuzic sa maison natale.

En retour, perpétuant son œuvre, le chemin de randonnée n°24, de Saint Kodelig, (sur 6 km) démarre de sa maison devenue musée. A travers le bourg et la campagne, les 17 stations qui composent cette randonnée font revivre le temps passé, illustré par des extraits de son livre « Le cheval d’Orgueil ».
Le bourg de Plozévet et tout le pays bigouden sont également présents dans les textes de cet écrivain qui n’a vécu que pour mieux faire vivre un passé voué à un oubli inéluctable.

« On ne naît pas, on n’habite pas impunément dans un lieu pareil » P-J Hélias.
Sans le témoignage de ces hommes de lettres, les saveurs et les couleurs de ces époques révolues seraient bien fades.
Pour s’en convaincre, il suffit de voir les nombreux ouvrages que consacrent les écrivains à l’histoire de cette Bretagne aux légendes bien vivantes !
Par ses livres, « Le cheval d’orgueil », « Le quêteur de mémoire » ou « Mémoires d’un breton du pays bigouden », ce natif de Pouldreuzic a contribué à la reconnaissance littéraire et historique de cette société rurale aux traditions populaires fortement ancrées dans l’imaginaire collectif de tout un peuple fier de sa langue, de sa culture et de ses racines.
Lire l’un de ses livres, c’est découvrir la vie quotidienne, des années 1900 à 1960, de ces familles de bord de mer, paysans-marins, souvent très pauvres .
Sur les pas du cheval d’orgueil
Ses talents de conteur, ses souvenirs biographiques, portés par un regard ethnographique, évoquent dans une merveilleuse poésie, la saignée de la guerre de 14-18, les activités agricoles, l’interdiction de parler le breton à l’école, le courage des femmes devenues par la force des choses, chefs de famille, l’arrivée du machinisme agricole etc …
Il se plaisait à répéter que « Sans hier et sans demain, aujourd’hui ne vaut rien ».
Les contes et légendes donnent corps à la vie de toutes ces générations, conscientes qu’elles voyaient s’éteindre peu à peu les derniers feux de leur société bigoudène, traditionnellement rurale.
Cet observateur averti a toujours trempé sa plume dans la tendresse et la justesse, jamais dans la condamnation de l’abandon de sa langue maternelle.
Plaque indiquant sa maison natale
« Le passé, disait-il, il faut le connaître et le porter en soi. » Mais il rajoutait : « Il faut aussi accepter qu’il soit passé »
Monument aux morts à Plozévet
Il n’a cessé de reconnaître l’utilité du français qui lui a permis de s’élever au-delà de sa condition, et de devenir professeur agrégé de lettres.
Avant de mourir, P-J Hélias a donné à la commune de Pouldreuzic sa maison natale.

Sa modeste maison natale à Pouldreuzic
En retour, perpétuant son œuvre, le chemin de randonnée n°24, de Saint Kodelig, (sur 6 km) démarre de sa maison devenue musée. A travers le bourg et la campagne, les 17 stations qui composent cette randonnée font revivre le temps passé, illustré par des extraits de son livre « Le cheval d’Orgueil ».
Le bourg de Plozévet et tout le pays bigouden sont également présents dans les textes de cet écrivain qui n’a vécu que pour mieux faire vivre un passé voué à un oubli inéluctable.

Détail du calvaire de Plozévet
« On ne naît pas, on n’habite pas impunément dans un lieu pareil » P-J Hélias.
Sans le témoignage de ces hommes de lettres, les saveurs et les couleurs de ces époques révolues seraient bien fades.
Pour s’en convaincre, il suffit de voir les nombreux ouvrages que consacrent les écrivains à l’histoire de cette Bretagne aux légendes bien vivantes !
Quelques ouvrages sur la Bretagne
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