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A la découverte des tombes et pierres tombales des cimetières parisiens


Le cimetière du Père Lachaise : Marcel Mangel , le Mime Marceau

Né le 22 mars 1923, à Strasbourg, dans une famille d’origine juive polonaise, Marcel Mangel connaît dès l’âge de 15 ans un premier exode vers Périgueux fuyant les troupes allemandes qui viennent d’envahir l’Alsace. En 1942, il entre en Résistance sous le pseudonyme de Marceau, son père déporté est assassiné à Auschwitz en 1944.

Considérant Charlot comme « son Dieu », ce Pierrot lunaire, va, à travers le personnage de Bip, redonner une nouvelle dimension à l’art de la pantomime dont la Commedia dell’arte se nourrissait.

Ce roi du silence a su élever au rang de langage universel l’art de la gestuelle. Les japonais, les américains, les russes l’ont très tôt considéré comme « un trésor vivant » qui suscite, par le regard et le mouvement, une intense et profonde émotion.
Observateur des traits et travers universels de l’humanité, explorateur de la société il a su dénoncer en mettant en lumière le côté dérisoire, superficiel et souvent dramatique de cette vie moderne.

En 1955, les Etats-Unis découvrent cet artiste frêle, au visage pâle,coiffé de son éternel chapeau fleuri, qui leur mime toutes les scènes drôles, tristes, burlesques ou tragiques du quotidien : le tireur de corde, le jardin public, les escaliers, la marche dans le vent. Il hypnotise les publics du monde entier dans un spectacle magique où l’artiste et les spectateurs vivent un instant unique et fusionnel plongés dans un silence poétique où « la parole n’est pas nécessaire pour exprimer ce que l’on a sur le cœur ».

De nombreux artistes, danseurs ou chanteurs se sont inspirés de sa géniale technique, tels que Michael Jackson, et Rudolf Noureïev.

Le personnage mythique de Bip et son auteur disparaissent le 22 septembre 2007.
Le Mime Marceau est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 21).

Photo de la tombe du mime Marceau au cimetière du Père Lachaise à Paris
La tombe du Mime Marceau
au cimetière du Père Lachaise


Date de naissance et de mort du Mime marceau

Pourquoi ne pas lire aussi :


Le cimetière marin sur le Mont Saint-Clair à Sète département de l'Hérault en Languedoc

De nombreux sétois et sétoises ont rendu célèbre leur ville natale. Certains de ces chers disparus reposent à jamais dans l'un des plus beaux sites funéraires du monde! Le cimetière marin perché sur les collines pentues du Mont Saint-Clair, domine la ville faisant face à l'immensité de la Méditerranée. Un cadre unique, un horizon à perte de vue et la belle bleue, infiniment bleue vous transportent soudain vers le mystère de la vie et le sens de l'au delà. Il faut flâner le long de ces allées étagées à flanc de colline lorsque le soleil de Midi vous inonde de sa chaleur.

Photo du cimetière marin à Sète.
Les tombes font face à la pureté d'un horizon céleste et marin infiniment bleu.
En contrebas le Théâtre de la Mer fondé par Jean Vilar


Les hasards de la visite vous arrêtent ici ou là devant des tombes de gens humbles comme devant celles de personnages plus connus. L'architecture des sépultures de ce cimetière méridional est souvent inspirée des coutumes et des traditions de l'Italie car la communauté italienne est nombreuse dans la ville de Sète. Les tombes sont de véritables monuments funéraires.

Photo de l'art funéraire à Sète.
Les caveaux sont des ouvrages typiques du Sud.


Photo de la tombe de Jean Vilar
Tombeau du sétois Jean Vilar, acteur, metteur en scène,
directeur de théâtre, créateur du Festival d'Avignon.


Le grand poète et résistant sétois Paul Valéry mort en 1945 eut des funérailles nationales à la demande du Général De Gaulle. Il repose dans ce cimetière qui lui inspira le sublime poème :" le cimetière marin". A la mémoire de Paul Valéry, les sétois décidèrent que ce cimetière Saint-Charles porterait désormais le nom du poème.

Photo de la tombe de Paul Valéry cimetière marin à Sète.
Paul Valéry repose dans ce cimetière
dont il admirait la beauté et la pureté du site.


Pour s'y rendre: sortie de Sète vers Agde par la Corniche, prendre direction le Mont Saint-Clair, le cimetière et le Musée Paul Valéry sont à mi parcours.
A visiter: Musée Paul Valéry, Beaux arts et traditions sétoises. Rue François Desnoyer à Sète.

La Couvertoirade , village fortifié du Larzac département de l'Aveyron région Midi-Pyrénées

La Couvertoirade est un étonnant petit village médiéval dont la restauration architecturale permet aux visiteurs de voir dans leur authenticité: le château construit au XII ème siècle par les Templiers ( Moines soldats) appartenant à l'Ordre des Templiers de Saint-Eulalie de Cernon (Aveyron) ainsi que les imposantes fortifications érigées par les Hospitaliers appartenant au célèbre Ordre du même nom. Ce bourg de 150 habitants est situé à quelques kilomètres de l'autoroute A75 qui relie les deux "Europes" Nordique et Méditerranéenne, via Paris, Clermont-Ferrand, Béziers, Montpellier.

 Image de remparts de la Couvertoirade
Photo du village fortifié de La Couvertoirade


La Couvertoirade est un des plus beaux villages de France, situé dans le Parc naturel régional des Grands Causses. Erigé en plein coeur des Causses du Larzac, à une altitude de 800 mètres, il est classé au titre des Monuments Historiques. Au milieu de ces terres arides, le village doit son nom aux réservoirs naturels qui recueillent les eaux de pluie pour l'usage ménager des habitants et pour l'abreuvage des moutons, des vaches et des chevaux. Couvertoirade désignant en occitan "des eaux couvertes". Au fil du temps, les villageois réussirent aussi à capter les eaux pluviales qui ruissellent des toits de lauzes des maisons, de l'Eglise Saint-Christol et autres bâtiments.

Photo de toits de lauzes à La Couvertoirade
Les habitations aux toits de lauzes


Les remparts qui protègent ce château des Templiers impressionnent par leur épaisseur ainsi que la barbacane, percée de meurtrières, qui servait de refuge aux villageois. Il suffit de franchir cette enceinte continue, par l'une des deux portes qui permettaient de contrôler les accès, pour se retrouver quelques siècles en arrière, dans une ambiance médiévale.

Photo de La Couvertoirade
Photo d'une rue étroite et empierrée et escaliers creusés dans la roche.


Image de stèles discoïdales sur tombes de La couvertoirade
Cimetière aux tombes anciennes signalées par des stèles discoïdales.


Photo fleur de cardabelle
Porte décorée de la cardabelle traditionnelle fleur de la région.


Tous ces éléments concourent à imprégner à ce village de La Couvertoirade une atmosphère moyenâgeuse chargée d'histoire que l'on peut retrouver pareillement sur le Circuit du Larzac, Templier et Hospitalier.

Les cinq sites fortifiés du circuit des remparts du Larzac:
  • La Couvertoirade
  • La Cavalerie
  • Sainte Eulalie de Cernon
  • Saint Jean d'Alcas
  • Viala du Pas de Jaux
A lire également:
Site internet du Conservatoire Larzac Templier et Hospitalier.
Site internet de l'office du tourisme des Causses du Larzac et des Templiers.
Site du Parc naturel régional des grands Causses.

A propos de la Couvertoirade : La Couvertoirade (12230) est située dans le canton de Nant, arrondissement de Millau, département de l'Aveyron dans la région administrative Midi-Pyrénées.
Les villes de l'Hérault (34) les plus proches de La Couvertoirade sont : Lauroux, Saint-Félix-de-l'Héras, Rives, Saint-Michel, Roqueredonde, Romiguières, Caylar, Cros, Sorbs, Pégairolles-de-l'Escalette.

Les villes du Gard (30) les plus proches de La Couvertoirade sont: Campestre-et-Luc, Alzon, Vissec.

Les villes de l'Aveyron (12) les plus proches de La Couvertoirade sont: Saint-Jean-du-Bruel, Clapier, Cornus, Hospitalet-du-Larzac, Sauclières, Nant.

Les 8 départements de la Région Midi Pyrénées sont: Ariège (09), Aveyron (12), Gers (32), Haute-Garonne (31), Hautes-Pyrénées (65), Lot (46), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82)

Orthographe incorrecte: Lacouvertoirade, La couvertouarade.

Le passage du Caire dans le quartier du sentier à Paris


Le passage du Caire se situe dans le deuxième arrondissement de Paris. Il possède trois entrées : 239 rue de Saint Denis, 44 rue du Caire et rue d'Alexandrie qui correspondent aux trois galeries : Saint-Denis, Sainte-Foy et galerie du Caire.
C'est le plus long passage de Paris, il mesure 370 mètres.

Il a été construit en 1799 et son nom provient de l'engouement des français pour l'Égypte au retour de l'expédition de Napoléon Bonaparte.
Sur la façade qui se trouve du côté de la place du Caire, on peut apercevoir trois effigies de la déesse Hathor, représentée sous les traits d'une vache (ici les oreilles). C'est le travail du sculpteur Garraud en 1828. Ces trois têtes sont surmontées d'une frise sculptée à caractères égyptiens.

Photo de la déesse Hathor au passage du Caire à Paris
La déesse Hathor


Le passage du Caire a été construit sur l'emplacement du couvent des Filles-Dieu. Les pierres tombales des religieuses servirent à couvrir le sol du passage.
La fameuse "Cour des miracles" se tenait non loin de là. Les mendiants, les "vendangeurs de coste" ou pickpockets de l'époque, les vrais-faux malades (pour lesquels la nuit accomplissait des miracles ;-) ) y avaient élu monarchie.

La petite histoire raconte que lorsque Napoléon III a supprimé l'obligation du timbre postal sur les circulaires de commerces, le passage alors dédié à l'industrie lithographique s'est vu faire de grosses économies qu'il a investi dans la couverture du passage par une verrière.

Aujourd'hui le passage du Caire est le plus représentatif des coulisses du "sentier". Il abrite les grossistes en vêtements et fournitures pour les boutiques de confection (mannequins, étiquetage). Il est en permanence fréquenté par les livreurs de tissus ou de vêtements.

Photo de la verrière du passage du Caire à Paris
La verrière du passage du Caire à Paris


Décor architectural du passage du Caire
Evocation égyptienne avec les pilastres du passage du Caire

De Cuzco à Pisac au Pérou

Le Conquistador espagnol Francisco Pizarro puis ses successeurs érigèrent, dès le XV ème siècle, sur l'ancien site religieux inca, la cathédrale de Cuzco, (=nombril du monde en Quéchua). Ils démontèrent une partie des pierres volcaniques de la forteresse voisine de Sacsayhuamán.

Photo de la Plaza de Armas et de la Cathédrale de Cuzco
Cathédrale de Cuzco sur la plaza de Armas


Dans vallée sacrée de la rivière Vilcanota adossée à la cordillère de l'Urubamba, et affluente du fleuve Apurimac (qui se jette dans l'Amazone), les paysans vivent de cultures et d'élevage.

Photo d'indienne de l'Urubamba
Paysanne de la haute vallée de la cordillère de l'Urubamba


C'est à Tambomachay, distant d'une dizaine de kilomètres de Cuzco, que l'Empereur Inca avait coutume de prendre son bain. Ces sources sacrées coulent de terrasses en terrasses. L'eau de ces fontaines est d'une étonnante clarté et d'une grande pureté. Les blocs de pierres de plusieurs tonnes qui furent transportés sur des kilomètres puis ajustés sur place, restent un énigme technique. Les Incas ne connaissaient pas la roue. N'utilisaient-ils donc que la seule force humaine et animale ?

Photo des fontaines de Tambomachay au Pérou
Site sacré des sources de Tambomachay
réservées aux bains de L'Empereur Inca


A Pisac, les terrasses jadis cultivées par les indiens, sont peu à peu délaissées. Le réchauffement climatique et la disparition de la neige ont partiellement asséché les terres. Le "temple du soleil et celui de la lune" datant de la civilisation kenko ne furent jamais détruits par les maîtres des lieux, les Incas.

photo du temple du soleil à Pisac
Temple du soleil et terrasses agricoles de Pisac


Le marché de Pisac est très animé. Les tisserandes proposent aux chalands des lainages colorés, des chapeaux de feutre et de nombreux autres produits. Les petites échoppes regorgent de cet artisanat, importante source de revenus pour ces indiens de la cordillère qui vivent très modestement.

Photo d'une boutique d'artisanat à Pisac
Boutique d'artisanat au marché de Pisac

Les colorants naturels extraits des végétaux sont utilisés par les fileuses et les tisserandes locales pour la teinture des laines de lama et d'alpaga.

photo de colorants végétaux marché de Pisac
Colorants pour la teinture des lainages

Le cimetière du Père-Lachaise , Paris XX ème arrondissement


Le cimetière du Père-Lachaise ouvert en 1804 par ordre du Consul Napoléon Bonaparte va permettre de donner « le droit à chaque citoyen d’être enterré quelle que soit sa race ou sa religion ». Les saltimbanques, les artistes, les comédiens, les mécréants, les athées, les excommuniés et les miséreux privés jusqu’à cette date de toute sépulture ont à présent droit à une dernière demeure.

Ce cimetière unique au monde est une des nécropoles les plus célèbres et les plus prestigieuses. Quelques deux millions de personnes lui rendent visite chaque année. Un instant émouvant et solennel réconcilie, lors de la visite, l’homme et la nature, la vie et la mort, l’angoisse et la sérénité.

Ici l’histoire donne rendez-vous au présent. Un million de personnes anonymes ou célèbres, pauvres ou richissimes y reposent à jamais, certains reconnus par leur destin tragique ou adorés pour leurs actes héroïques, d’autres ignorés pour n’avoir vécu qu’une vie ordinaire .

Image du cimetière du Père Lachaise à Paris


Ce premier cimetière laïc situé dans l’actuel XX ème arrondissement, était au XII ème siècle un vignoble que possédait l’évêque de Paris. Puis au XVII ème siècle les Jésuites transforment les bâtisses en maison de repos réservée aux religieux âgés et fatigués.

Louis XIV avait un conseiller et confesseur en la personne du Père François d’Aix de La Chaise qui venait souvent dans ce beau domaine. Le roi aida à l’embellissement de cette colline à l’est de Paris et le site garda le nom du célèbre confesseur royal.

Ces lieux sacrés, lourdement chargés d’histoire sont intimement liés à celle de la France et aux heures dramatiques de notre passé. Au bas du Mur des Fusillés de La Commune, Victor Hugo nous rappelle le sens de l’homme et celui de l’humanité « Ce que nous demandons à l’Avenir, ce que nous voulons de lui, c’est la justice, ce n’est pas la vengeance. »

Ces 44 hectares sont à la fois « un jardin extraordinaire », un musée de la sculpture, un livre ouvert sur l’architecture funéraire et un lieu de mémoire collective où la mémoire individuelle peut trouver ce qu’elle vient chercher en parcourant les innombrables divisions. Ceux qui y reposent, semblent vous écouter ou vous dire quelque chose.

Photo de statue au cimetière du père Lachaise


Des écrivains, des musiciens, des militaires, des hommes politiques , des artistes, des intellectuels, des fortunés, des déportés, côtoient à jamais des milliers d’hommes et de femmes humbles ou anonymes.

Ici, la nature (plus de 5000 arbres) et les hommes sont en harmonie, l’évocation historique est incessante et vous transmet son émotion.

Dans ce panthéon posé dans cet espace verdoyant, il est des tombes ignorées du passant et d’autres auxquelles le public voue un culte quasi idolâtrique : Jim Morrison, Héloïse et Abélard, Colette, Frédéric Chopin, Victor Noir, Edith Piaf, Simone Signoret et bien d’autres encore... jusqu'à tout récemment Henri Salvador.

Le passage du marché Saint Martin dans le X ème arrondissement de Paris


Le passage du marché Saint Martin se situe dans le X ème arrondissement de Paris. Il relie la rue Bouchardon à la rue du Faubourg Saint Martin.
Il tire son nom de l'ancien marché Saint Martin datant de 1879. Il n'en reste plus que quelques pierres (les arcades) insérées dans le nouvel immeuble qui le remplace.
C'est un passage agréable de Paris : sur la place côté rue Bouchardon, les bistrots et terrasses permettent de profiter de calmes instants loin des voitures.

Photo du panneau passage du marché


Photo du passage du marché St Martin à Paris
Le passage du marché Saint Martin depuis la rue Bouchardon


Photo passage sentier paris
Le fond du passage Saint Martin


Photo des restes du marché St Martin à Paris
Les pierres de l'ancien marché Saint Martin

L'abbaye de Mazan en Ardèche Région Rhône-Alpes

Mazan l'Abbaye est une commune du département de l'Ardèche. Ce petit village de la Montagne culmine à une altitude de 1450 mètres environ. Il compte quelques deux cents habitants qui se consacrent à l'agriculture céréalière, à l'élevage et à la sylviculture. Il mérite d'être découvert à pied et en automne, lorsque les brumes d'octobre tentent de faire oublier l'été!
 Photo de la montagne ardéchoise à l'automne
La montagne ardéchoise à l'automne.


Le village, traversé par le ruisseau Mazan, possède en son sein les ruines d'une étonnante abbaye cistercienne érigée sur cette plateau, vers 1120, par des moines de l'ordre de Saint-Benoît. Ce monastère est classé monument historique à l'inventaire du Patrimoine Français.

Photo de l'abbaye romane de Mazan en Ardèche
L'Abbaye fortifiée de Mazan.


Ces religieux, en réaction aux dérives excessives de certains ecclésiastiques de l'époque, mènent une vie de silence et de pauvreté. Par leur travail , ils apportent une certaine forme de richesse sur ce plateau ardéchois.

photo du plateau et de la rivière Ardèche
Plateau ardéchois entaillé par la rivière Ardèche.


Mais cette communauté religieuse prospère fut attaquée maintes fois entre 1337 et 1453, pendant la Guerre de Cent Ans, par les mercenaires restés inactifs lors de périodes de trêves. Plus tard, ce furent les Huguenots, qui, au XVII ème siècle, pillèrent ce monastère. A la Révolution française, le couvent est pratiquement déserté. Les siècles suivants finiront par avoir raison de tout l'édifice dont les pierres servirent à la construction de maisons dans le village et ses environs.

Photo des ruines de l'abbatiale fortifiée de Mazan en Ardèche
Ruines de l'Abbatiale de Mazan.


Le cloître et ses allées couvertes font l'objet d'une restauration qui met en valeur la sobriété de cet art roman si dépouillé!

photo du cloître roman de Mazan en Ardèche
Allée du Cloître de Mazan.


Un essai de plan permet de comprendre l'importance de cette abbaye au Moyen-Age. Les bâtiments conventuels de style roman comprenaient une église, un réfectoire, un jardin près du cloître, une sacristie, un cellier, un scriptorium ou bibliothèque, et à l'étage, un dortoir pour les moines, un autre pour les convers ou nouveaux convertis. Mais il y avait aussi des tours ou échauguettes pour assurer la surveillance des alentours.

Photo du plan de l'abbaye fortifiée de Mazan en Ardèche
Plan de l'abbaye de Mazan
et de ses fortifications au XIVème siècle.


Pour s'y rendre:
  • depuis Mende par la N 88.
  • depuis Aubenas par la N 102.
  • depuis Le Puy en Velay par la N 102.

Dans les alentours:
  • Les gorges de l'Ardèche à Vallon Pont d'Arc.
  • La forêt domaniale de Mazan.
  • Les cascades de Malachamp.
  • Le mont Gerbier des Joncs, ( source de la Loire).
  • Le lac d'Issarles.
  • L'auberge de Peyrebelle ( Auberge Rouge).

La Bouvet Rames Guyane : les concurrents parisiens de la course transatlantique à l'aviron


Logo Bouvet rames Guyane

La Bouvet Rames Guyane est une course d'avirons en solitaire, sans escale et sans assistance, qui relie Saint Louis du Sénégal à Cayenne en Guyane. Le départ sera donné le 8 mars 2009. Une trentaine de concurrents effectueront la traversée sur leur embarcation insubmersible.

Les concurrents parisiens sont au nombre de trois. Didier et Patricia Lemoine (père et fille) et Jean Luc Torre s'affronteront à la force de leurs bras en traversant l'Atlantique à la rame.

Didier Lemoine a participé, il y a deux ans, à la première édition de la Bouvet Rames Guyane. Malgré son abandon à seulement 25 miles de l'arrivée, coincé par les courants, il garde un souvenir incroyable de cette course en solitaire à la rame et ne pense depuis qu'à repartir. «J’ai quand même ramé d’un seul bras presque tout du long alors quand j’ai loupé la ligne d’arrivée à seulement 25 milles, je l’avais mauvaise. J’ai su dès ce moment que je repartirai.» Plus que jamais motivé à terminer cette course inachevée, il prépare son bateau (et celui de sa fille), prêt à 98%, avec un safran tout neuf (le sien avait fait défaut lors de l'édition précédente).

Patricia Lemoine tente la course pour la première fois. Quand elle a vu partir son père il y a deux ans, elle s'est demandée pourquoi elle restait à terre. « J’ai l’impression d’avoir vécu la course à travers celle de mon père, il faut maintenant que je passe de la théorie à la pratique.»Elle a acheté le bateau de Christophe henry et son père le lui prépare. Entre Paris et Shangaï, Patricia travaille les bras sur des rameurs en salle et n'attends plus que la mer. C'est motivée, engagée et pleine d'énergie qu'elle participera au prologue à l'Ile de Ré.

Photo de Patricia et Didier Lemoine BRG
Patricia et Didier Lemoine,
concurrents à la Bouvet Rames Guyane 2009


Metteur en scène dans le civil, Jean Luc Torre découvre le monde de la construction navale, du sponsoring et du temps qui passe trop vite. Entre le festival d'Avignon et la saison culturelle, il se remet en course pour être prêt pour le prologue. « L’objectif, c’est d’être prêt pour le prologue. Je ne serai peut-être pas à la jauge mais je serai là.»

Le prologue aura lieu du 7 au 12 septembre à l'Ile de Ré. Les candidats suivront des formations pratiques (sécurité, survie, météo, production audiovisuelle, nourriture, règles de jauge et de course). Une régate à l'aviron sera organisée en présence des journalistes et des partenaires le samedi 11 septembre.

Plus d'infos sur la course transatlantique en solitaire à l'aviron : www.bouvet-ramesguyane.com

Image parcours Bouvet Rames Guyane

Kersacoët hameau de Névez Finistère Bretagne

L'arrivée au hameau de Kérascoët sur la commune de Névez fut pour moi un vrai dépaysement, un retour soudain vers le passé. Du temps où les paysans et les pêcheurs de cette région vivaient modestement dans des habitations rustiques et regroupées le long d'une seule et unique rue.

C'est grâce à une démarche conjointe des élus et des résidents du hameau que Kérascoët a retrouvé son aspect originel. En 1993, le Ministère de l'Environnement classait Kérascoët dans le cadre des "Paysages de Reconquête", reconnaissant ainsi l'authenticité du travail de restauration de ce site datant du XV ème siècle.

Nous sommes tout de suite accueillis par cette petite maison basse que de minuscules fenêtres éclairent. Elle s'ouvre par une étroite porte, est entourée d'un muret de granit et recouverte d'un toit de chaume.

Photo d'une chaumière à Kérascoët Finistère
Petite chaumière appelée aussi "penty" en breton

Plus loin, une chaumière toute en longueur permet d'apprécier l'art des artisans couvreurs. Depuis des lustres, le chaume est le matériau de couverture par excellence. Un toit fait en paille de blé, de seigle ou en roseau est un gage de résistance aux intempéries. La région en subit parfois!

Photo d'une chaumière ou longère en chaume
La chaumière en longueur appelée aussi "longère"


Le puits et le four à cuire le pain ou les plats préparés par les paysannes étaient le lieu de rencontres qui permettaient de tisser un lien social entre tous les villageois.

Photo d'un puits et d'une chaumière en Bretagne
Le puits du village de Kérascoët

Photo du four du village de Kerascoet
Le four mis à disposition des villageois de Kérascoët


Photo d'une chaumière bretonne
Petite fenêtre fleurie couverte de chaume

Le granit que l'on extrayait des carrières voisines servait à édifier les maisons, certains blocs de près de deux mètres de haut étaient taillés sur place puis érigés en guise de mur. Ces pierres levées sont une des caractéristiques de cette Bretagne rurale et authentique. Nous sommes ici au "pays des pierres debout" !

Photo de maisons en pierres debout à Kerascoët
Une chaumière aux murs construits en pierres levées



A voir dans les environs de Kérascoët et Névez:
  • Le moulin à marée du Hénan sur l'Aven (XV ème siècle)
  • La chapelle Sainte Barbe du XV ème siècle
  • La chapelle Saint Mathieu du XVIII ème siècle
  • La chapelle Saint Nicolas à Port Manec'h ( XVI ème siècle)
  • La station balnéaire de Port Manech' entre Aven et Belon
  • La plage de Tahiti à Raguenez

Le passage Basfour dans le deuxième arrondissement de Paris


Photo du panneau passage Basfour

Le passage Basfour se trouve dans le deuxième arrondissement de Paris. Il se situe entre la rue de Saint Denis et la rue de Palestro (métro Réaumur-Sébastopol).
Le passage s'est appelé Ruelle Sans-Chef au Moyen Age puis ruelle des Bas-fours. A l'origine le passage donnait sur les fours à plâtre de la Plâtrière de la Croix Verte. En 1224, la plâtrière laisse place au cimetière de l'hôpital de la Trinité.
Le passage Basfour est un passage non couvert.
Photo du passage Basfour
Le passage Basfour (au fond, la rue Palestro)


Image du passage Basfour
Le passage Basfour (au fond la rue de Saint Denis)

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