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Abbaye cistercienne des moines de l'ordre de Saint-Benoît


L'abbaye de Mazan en Ardèche Région Rhône-Alpes

Mazan l'Abbaye est une commune du département de l'Ardèche. Ce petit village de la Montagne culmine à une altitude de 1450 mètres environ. Il compte quelques deux cents habitants qui se consacrent à l'agriculture céréalière, à l'élevage et à la sylviculture. Il mérite d'être découvert à pied et en automne, lorsque les brumes d'octobre tentent de faire oublier l'été!
 Photo de la montagne ardéchoise à l'automne
La montagne ardéchoise à l'automne.


Le village, traversé par le ruisseau Mazan, possède en son sein les ruines d'une étonnante abbaye cistercienne érigée sur cette plateau, vers 1120, par des moines de l'ordre de Saint-Benoît. Ce monastère est classé monument historique à l'inventaire du Patrimoine Français.

Photo de l'abbaye romane de Mazan en Ardèche
L'Abbaye fortifiée de Mazan.


Ces religieux, en réaction aux dérives excessives de certains ecclésiastiques de l'époque, mènent une vie de silence et de pauvreté. Par leur travail , ils apportent une certaine forme de richesse sur ce plateau ardéchois.

photo du plateau et de la rivière Ardèche
Plateau ardéchois entaillé par la rivière Ardèche.


Mais cette communauté religieuse prospère fut attaquée maintes fois entre 1337 et 1453, pendant la Guerre de Cent Ans, par les mercenaires restés inactifs lors de périodes de trêves. Plus tard, ce furent les Huguenots, qui, au XVII ème siècle, pillèrent ce monastère. A la Révolution française, le couvent est pratiquement déserté. Les siècles suivants finiront par avoir raison de tout l'édifice dont les pierres servirent à la construction de maisons dans le village et ses environs.

Photo des ruines de l'abbatiale fortifiée de Mazan en Ardèche
Ruines de l'Abbatiale de Mazan.


Le cloître et ses allées couvertes font l'objet d'une restauration qui met en valeur la sobriété de cet art roman si dépouillé!

photo du cloître roman de Mazan en Ardèche
Allée du Cloître de Mazan.


Un essai de plan permet de comprendre l'importance de cette abbaye au Moyen-Age. Les bâtiments conventuels de style roman comprenaient une église, un réfectoire, un jardin près du cloître, une sacristie, un cellier, un scriptorium ou bibliothèque, et à l'étage, un dortoir pour les moines, un autre pour les convers ou nouveaux convertis. Mais il y avait aussi des tours ou échauguettes pour assurer la surveillance des alentours.

Photo du plan de l'abbaye fortifiée de Mazan en Ardèche
Plan de l'abbaye de Mazan
et de ses fortifications au XIVème siècle.


Pour s'y rendre:
  • depuis Mende par la N 88.
  • depuis Aubenas par la N 102.
  • depuis Le Puy en Velay par la N 102.

Dans les alentours:
  • Les gorges de l'Ardèche à Vallon Pont d'Arc.
  • La forêt domaniale de Mazan.
  • Les cascades de Malachamp.
  • Le mont Gerbier des Joncs, ( source de la Loire).
  • Le lac d'Issarles.
  • L'auberge de Peyrebelle ( Auberge Rouge).

Pourquoi ne pas lire aussi :


Abbaye de Valmagne, cathédrale des vignes, Hérault Languedoc

Sainte Marie de Valmagne est une abbaye sur la commune de Villeveyrac, 40 km à l'Ouest de Montpellier et à 25 km de Sète. Elle est proche du grand axe de communication que les Romains avaient tracé, la Via Domitia, pour desservir leur nouvelle province, la Narbonnaise. Cette abbaye fut fondée en 1139 par le Vicomte de Béziers, Raymond Trencavel. Les moines bénédictins suivaient la Règle monastique de Saint-Benoît : autosuffisance économique, silence, méditations et prières.

Photo de l'abbaye de Valmagne dans l'Hérault
Entrée de l'Abbaye de Valmagne


Dans les jardins botaniques du cloître, près de la Porterie, les religieux cultivaient fruits et légumes qu'ils consommaient, fleurs qui décoraient les autels et plantes médicinales qui soignaient leur santé.

Photo jardin Botanique
Jardin botanique du monastère de Valmagne


Comme leurs frères de l'abbaye de Cîteaux située en Bourgogne, les moines de Valmagne exploitent un domaine viticole de qualité. Il y eut jusqu'à 300 religieux qui cultivaient la vigne sur les terres qui dominent l'Etang de Thau distant de 9 km. A la chute de l'Empire Romain et face aux invasions barbares, ces moines cisterciens n'ont cessé de préserver et d'améliorer les cépages de ce vignoble.

Photo de vignes
Vignoble dominant Sète et l'étang de Thau
près de l'Abbaye de Valmagne


L'Abbaye fut l'une des plus prospères et des plus riches du Sud de la France. Mais, l'Église gothique du XIII ème siècle et quelques bâtiments dont le clocheton du cloître furent malmenés à diverses périodes de l'histoire : pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), puis au cours des Guerres de religions (vers 1575), et enfin à la Révolution Française. L'année 1789 voit la fuite des derniers moines et la vente des édifices en tant que Bien National.

Photo clocheton abbaye de Valmagne
Clocheton de l'abbaye de Valmagne


Des bassins et des fontaines apportent toute la fraîcheur et l'eau nécessaires à l'entretien du jardin et des espaces verts. Depuis la fin du XVIII ème siècle, dans ce haut lieu de l'art cistercien, les propriétaires, descendants du Comte de Turennes, perpétuent la tradition viticole et s'efforcent de préserver les bâtiments en les entretenant de leur mieux.

Photo de l'entrée de l'Abbaye de Valmagne à Villeveyrac
Bassins entourant les bâtiments


L'Abbaye de Valmagne (du latin "la grande vallée"), classée Monument Historique, est devenue une véritable cathédrale des vignes. Elle garde jalousement dans ses murs, de grands chais et de volumineux foudres de vinification en chêne de Russie. Les vins de l'Abbaye, classés partiellement en A.O.C, Coteaux du Languedoc, sont largement commercialisés. Dans le caveau, aux voûtes en croisées d'ogives, nous avons pu en déguster quelques uns.

Photo caveau à vins
Voûtes du caveau à vins de l'Abbaye


Comment se rendre à l'Abbaye de Valmagne ?
L'Abbaye de Valmagne est sur la D5 entre Villeveyrac et Mèze.

Fromage de Savoie : le Reblochon des moines de l'Abbaye de Tamié, Alberville en Savoie


Le roi de Savoie (et plus particulièrement le Reblochon de l'abbaye de Tamié) comme se plaisent à le dire les fromagers détaillants, c’est bien le Reblochon!
Ce savoureux fromage à pâte pressée non cuite est né au XIIIè siècle dans cette région de Savoie lorsque les fermiers devaient payer en nature les propriétaires terriens qui les autorisaient à faire paître leurs vaches sur leurs prés. Comme cette rétribution était proportionnelle au lait produit par le troupeau, le fermier avait tout intérêt à cacher une partie de la production qu’il transformait en fromage à l’insu du propriétaire. Ce lait crémeux et onctueux venait donc de la deuxième traite que le fermier faisait au départ du maître des lieux ! Ils re-blochait, et récupérait ainsi la fin de la première traite !

En 1958, le Reblochon est un des tout premiers fromages à obtenir l’appellation d’origine contrôlée. Ce fut pour tous les producteurs de la région la reconnaissance d’un produit de grande qualité, et une ressource commerciale majeure.

Du côté d'Albertville, les moines cisterciens de l’Abbaye de Tamié fabriquent ce reblochon au goût de noisette depuis 1861 dans un lieu chargé d'histoire. La légende veut que par cette activité, les religieux s’adonnent plus facilement à la méditation, et les novices testent ainsi la solidité de leur futur engagement. Actuellement, 400 kg de fromage sont produits chaque jour dans la fromagerie de l'Abbaye de Tamié. Cette production est la première source de revenus de l'Abbaye.
Le Reblochon de Tamié est proposé en grand format de 1,4 Kg ou en petit modèle de 600 grammes environ. Il est reconnaissable à la couleur safran de sa croûte et à sa pâte crémeuse et parfumée. Il arbore la Croix de Malte sur son emballage.

photo du reblochon de l'abbaye de Tamié
Photo du reblochon de Tamié avec sa croute couleur safran


Alors, au ski, ou en ville n'hésitez pas à vous faire ce plaisir des Dieux !!!! Goûtez à ce superbe Reblochon de Tamié, votre palais s'en réjouira et vos papilles en redemanderont.
Nous avons acheté ce gros Reblochon de Tamié à la coopérative laitière de Samoëns avant de partir pour la station de Val Thorens.

La légende du pont du diable dans l'Hérault


Le Pont du Diable à l’entrée des gorges de l’Hérault ? D’où vient ce nom ?

Cet ouvrage d’art qui enjambe la rivière à l’endroit le plus étroit date de 1036. Il permettait de relier l’abbaye de Gellone sur la commune de Saint Guilhem et celle des moines d’Aniane en aval des gorges. Ce pont roman est un des plus vieux de France, connu jusqu’au XIV ème siècle, sous le nom de « Pont du gouffre noir », il surplombe du haut de ses 15 mètres, les marmites de géants, les trous et gouffres du fleuve languedocien.

La légende s’est emparée de ce magnifique pont en y associant la volonté maléfique du Diable en personne qui cesserait de détruire de nuit le travail journalier des moines constructeurs, en échange de la première âme qui franchirait le pont. Chose promise, chose due, les Bénédictions baptisèrent un chien qu’ils engagèrent sur l’ouvrage, traînant une casserole infernale !!! Dupé par ce stratagème et furieux, le Diable n’avait d’autre issue que celle de se jeter par dessus le Pont qui, depuis, porte son nom !

Photo du pont du diable dans l'Hérault

Saint Guilhem le Désert, canton d’Aniane, département de l’Hérault, région Languedoc Roussillon

Nous quittons l’autoroute A75, sortie Saint Guilhem le Désert. Montpellier à l’Est est à 42 km, Béziers et Pézenas sont au Sud–Ouest.

Un village dans les gorges de l’Hérault portant un nom de Saint, quoi d’anormal ?
Rien. Mais une précision supplémentaire en guise d’appendice : « Le désert ».
Tiens ! Tiens ! Bizarre ! Non ?
Explications :
Ce lieu-dit au bord du Verdus, affluent de l’Hérault, n’est autre qu’un monde où règnent le minéral et le végétal, où le silence n’est trahi que par le bruit du ruissellement de l’eau du Verdus et par le vent hurlant qui tourbillonne et se joue du dénivelé des falaises calcaires aux abrupts impressionnants.

Photo du village de Saint Guilhem le désert


Mais cela aurait-il suffi à convaincre le Comte de Toulouse et Duc d’Aquitaine Guillaume de Gellone, fidèle soldat de Charlemagne, à poser là son sac en l’an 805 ?
Non.
Ce noble guerrier, veuf de surcroît, trouve dans ce relief rocailleux et boisé, un surplus pour son âme triste, usée par les combats que menait l’empereur Charlemagne : un monde de solitude, celle qui est propice à la méditation, au recueillement et au retour sur soi. Cet endroit est pour lui un véritable Désert, où l’homme n’a pas encore investi l’espace, où la nature impose son règne minéral et végétal. C’est donc là que Guilhem (nom de Guillaume en Occitan) va vivre les dernières années de sa vie.

Saint Guilhem le Désert est-il resté sans âme qui vive ?
Non.
Depuis le VIII° siècle ce petit village médiéval de quelques deux cents habitants est un haut lieu de rencontres spirituelles ou religieuses. Le monastère roman et l’abbaye de Gellone furent le sanctuaire de centaines de moines bénédictins ainsi que le refuge des pèlerins en partance pour Saint Jacques de Compostelle. Etape obligée sur le chemin de Saint Jacques, mais aussi temps fort d’une spiritualité qui traverse tous les siècles et qui ne s’est jamais démentie.

Depuis 1998, le village est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour avoir été un lieu de passage pour les innombrables pèlerins qui y firent étape.

Photo de l'abbaye romane de Saint Guilhem le désert

L'Abbaye de Saint Guilhem le désert

Photo de l'intérieur de l'abbaye de Saint Guilhem le désert


Les communes les plus proches de Saint-Guilhem le Désert (code postal 34150) sont: Saint-Jean-de-Fos, Montpeyroux, Arboras, Puéchabon, Aniane, Lagamas, Saint-Saturnin-de-Lucian, Pégairolles-de-Buèges, Jonquières, Gignac, Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries, Saint-Guiraud, Saint-André-de-Sangonis, Saint-Privat, Saint-Jean-de-la-Blaquière, Argelliers, Saint-Félix-de-Lodez, Boissière, Causse-de-la-Selle.

Balade dans le vieux village de Saint-Thibéry dans l'Hérault

Quelques kilomètres avant de se jeter dans la Méditerranée, le fleuve Hérault passe à Saint-Thibéry. C'est un petit village viticole près des Côtes de Thongue. Son histoire est intimement liée à la colonisation Romaine. Il y a plus de 2 000 ans, la via Domitia passait dans la cité enjambant le fleuve au Pont-Romain pour rejoindre Narbonne et continuer vers Valence en Espagne.
Le chœur de ce village mérite une balade dans ces ruelles étroites qui conduisent à l'église mais également aux "orgues basaltiques" qui surplombent la ville. C'est une curiosité géologique due aux volcans du Mont Ramus qui dominent la petite cité languedocienne.

Photo du village de Saint-Thibéry Hérault
Panorama du village et de l'abbaye, depuis le mont Ramus


L'abbaye fut fondée au VIII ème siècle, par Attilio disciple de Saint-Benoît d'Aniane. Situé sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, cet édifice religieux sera le centre d'un important pèlerinage durant tout le Moyen-Age. Il fut partiellement détruit pendant la Guerre de Cent-Ans.

Photo de la nef de l'église abbatiale de Saint-Thibéry Hérault
Nef de l'Eglise abbatiale de Saint-Thibéry


Depuis les Journées du Patrimoine, on peut voir à nouveau deux grands tableaux du XVII ème siècle, qui jadis décoraient le Réfectoire des moines de cette abbaye. "La Cène" et "Le Repas chez Simon" illustrent la vie du Christ. L'artiste anonyme prend son inspiration chez le peintre Nicolas Poussin (1594-1665) installé à Rome. Les copies des grands maîtres étaient, à la fin de XVII ème siècle, encouragées par l'Académie de Peinture et de Sculpture créée en 1648. C'était une forme d'apprentissage et d'acquisition des connaissances afin de mieux maîtriser cet art de la peinture.

Photo de tableau La Cène du Christ
Tableau du dernier repas du Christ : La Cène


Photo de tableau Repas du Christ chez l'apôtre Simon
Le Christ prenant son repas chez l'apôtre Simon


Les volcans ont fourni aux habitants un matériau de construction idéal : les moellons de basalte pour l'édification des maisons et les pavés pour l'empierrement des ruelles du centre de Saint-Thibéry. Il y a 2,5 millions d'années, l'activité volcanique était forte dans la région. Elle cessa il y a environ 700 000 ans. Ces éruptions ont ainsi formé d'étonnantes concrétions dans le village de Saint-Thibéry appelées ici, "Orgues basaltiques".

Photo des orgues basaltiques à Saint-Thibéry en Languedoc
Orgues basaltiques dans le village


Ces carrières du Mont Ramus sont toujours exploitées. Les procédés sont plus modernes de nos jours, mais au début du XX ème siècle, les ouvriers des carrières devaient travailler dur pour extraire cette roche.

Photo de la carrière de basalte à saint-Thibéry dans l'Hérault
Photo des mineurs carriers extrayant le basalte du Mont Ramus


Ce fut une promenade fort instructive dans ce village de la basse vallée de l'Hérault que je recommande aux marcheurs et randonneurs s'ils ont l'opportunité de visiter ce coin de Languedoc !

Le Château Abbaye de Cassan 34320 Roujan - Hérault (Région Languedoc Roussillon)

Il suffit de quitter l’autoroute A75 en prenant la sortie «PEZENAS », superbe cité royale où Molière joua de nombreuses fois en l’honneur de Louis XIV et de son protecteur, Armand de Bourbon, Prince de Conti. Nous voilà au cœur d’un terroir viticole qui produit des vins de qualité, reconnus pour la plupart en A.O.C (appellation d’origine contrôlée) : les vins de Faugères, Saint Saturnin, Montpeyroux, Cote de Thongue etc….. La route qui mène de Pézenas à Roujan est bordée de platanes majestueux et ombragés que les rois avaient coutume de planter sur les trajets qu’ils empruntaient.

Quelques kilomètres suffisent pour découvrir le château abbaye de Cassan posé au milieu des vignes et des oliviers.

Photo de la façade principale du château de Cassan dans l'Hérault
Façade principale du château de Cassan


Dans un des couloirs, une exposition est consacrée aux graves évènements de 1907 liés à la mévente du vin et donc au désespoir des vignerons qui ne pouvaient plus nourrir leurs familles. Ils se soulevèrent et la troupe, envoyée par G.Clémenceau pour réprimer les manifestants, refusa de tirer sur les viticulteurs. Les plus anciens furent à jamais marqués. Ces journées noires sont inscrites pour toujours dans la mémoire collective de cette région du Languedoc Roussillon.

Exposition au château de Cassan
Texte de la banderole traduit de l’occitan :
« Avoir tant de bon vin et ne pas pouvoir manger de pain »


Ce château abbaye impressionne par les dimensions de ses bâtiments mais aussi par l’harmonie des proportions. Ce petit prieuré du XI ème siècle fut le refuge de moines et de chanoines qui abandonnèrent la cathédrale de Béziers décadente pour retrouver un sens religieux à leur engagement dans une humble chapelle située entre Pézenas et Roujan.

Au XII ème siècle l’aristocratie locale, fit la renommée de ce lieu et par ses dons, elle permit l’édification de la plus grande église romane du Languedoc.

Photo de la plus grande église romane du Languedoc
La plus grande église romane du Languedoc


Pendant de nombreuses années, l’abbaye rayonne sur toute la région et régit des dizaines de villages et villes du Bas- Languedoc.

Au XIII ème siècle, Louis IX déclare ce lieu « Prieuré royal », il est alors fortifié car la région est soumise à rudes convoitises.

Photo de la tour et du clocheton du château de Cassan près de Pezenas
La tour et le clocheton du château de Cassan


Le monastère change d’orientation au XVIII ème siècle, les moines sont chassés par la Révolution, puis en 1790 le Prince de Conti, descendant d’Armand de Bourbon, acquiert l’abbaye pour y installer sa maîtresse, Madame de Brimont.

Les cuisines et les grandes salles sont restructurées pour de brillantes réceptions, le monastère devient alors le Château de Cassan tel qu’il existe de nos jours.

Photo de l'herboristerie du château de Cassan dans l'Hérault
L'herboristerie du château de Cassan


Après avoir été propriété de l’Etat au XIX ème et une partie du XX ème siècle, le château de Cassan est un domaine privé dont les propriétaires organisent des réceptions, des séminaires et des expositions qui leur permettent ainsi d’entretenir les pièces et le parc de ce patrimoine exceptionnel.

Photo de la façade princière du château de Cassan
La façade princière et ses innombrables fenêtres

L'auberge de Peyrebeille sur le plateau ardéchois Région Rhône-Alpes

En continuant notre périple d'automne en Ardèche, l'histoire nous attendait sur ces hauts plateaux aux confins de la Haute Loire, de l'Allier et du Département de l'Ardèche. Plus précisément sur cette route Nationale N102 qui relie Pont Saint Esprit au Puy en Velay. C'est une artère vitale qui traverse le plateau de Peyrebeille depuis le XVIII ème siècle. Les communications, difficiles à l'époque, s'en trouvèrent plus aisées entre le Languedoc et l'Auvergne.

Vue du plateau ardéchois à Peyrebeille
Brumes d'automne sur le plateau de Peyrebeille.

A un carrefour se trouve une auberge, tristement célèbre. L'hostellerie de Peyrebeille est perchée à 1278 mètres d'altitude sur la route d'Aubenas à Pradelles, au dessus de ravins qui descendent à l'Espézonnette. C'est là, qu'un certain Pierre Martin construisit son relais, au début du XIXème siècle. Dans un cadre naturel, d'une sauvagerie grandiose, les voyageurs pouvaient faire halte. Ils y étaient accueillis par l'épouse Marie Breysse et son ouvrier agricole, homme de confiance, Jean Rochette. Ce trio d'aubergistes diaboliques détroussèrent des "rouliers", ces camionneurs de l'ancien temps, des muletiers de la région, mais aussi des voyageurs de passage. Certains furent assassinés.

Vue de l'Auberge de Peyrebeille en Ardèche.
L'auberge de Peyrebeille sur le plateau.


A cette altitude, l'hiver transforme ce plateau en un véritable désert blanc. Le climat rude et l'isolement permirent à ces "restaurateurs" d'exercer leur funeste talent pendant deux longues années. Jean-Antoine Enjolras fut leur première victime, le 13 octobre 1831.

Photo de l'Auberge Rouge à Peyrebelle en Ardèche
Entrée de l'Auberge Rouge.


Le 2 octobre 1833, le roi Louis-Philippe donne l'ordre de guillotiner sur les lieux mêmes de leurs exactions les trois pseudo "aubergistes".

Carrefour près de l'Auberge Rouge de Peyrebeille en Ardèche
Carrefour semblable à celui de Peyrebeille.


vue de fermes sur le plateau de Peyrebeille
Ferme près de l'Auberge "Rouge"


vue de la nature sauvage sur le plateau de l'Ardèche
Paysage typique du plateau ardéchois.


Pour ensavoir plus, à lire ou à voir:
  • M. PEYRAMAURE : L'auberge de la mort (L'énigme de Peyrebeille - 1833)
  • P. D'ALBIGNY : Le coupe-gorge de Peyrebeille, La Tribune - 1965
  • C. ALMERAS et F.VIALLET : Peyrebeille, (La légende et l'histoire de l'auberge sanglante), La Tribune - 1966
  • Claude AUTANT-LARA : L'auberge rouge, un Film de 1951 avec Fernandel.
  • Gérard Krawczyk : "L'auberge Rouge" 2007 avec Josiane Balasko, Christian Clavier, Gérard Jugnot.

A visiter:

Repères historiques concernant l'Ordre des Templiers et l'Ordre des Hospitaliers

Pour les randonneurs qui s'apprêtent à suivre le circuit des Templiers et des Hospitaliers sur les grands Causses du plateau du Larzac, voici quelques notes et dates sur les grands moments qui jalonnèrent la vie des Ordres des Templiers et des Hospitaliers afin de mieux les situer dans leur contexte historique et géographique :
  • Fin du XI ème siècle, 1ère croisade en Terre Sainte, prise de Jérusalem par les "religieux soldats" de L'Ordre des Templiers
  • XII ème et XIII ème siècles, l'Ordre militaire du Temple doit protéger les Lieux Saints de Palestine
  • 1113, création de l'Ordre des Hospitaliers, mission : héberger et soigner les pèlerins séjournant à Jérusalem
  • Les Templiers créent, dans le Royaume de France et dans tout l'Occident, des Commanderies et construisent des châteaux forts
  • Les routes des pèlerins qui vont en Orient sont sécurisées par les Templiers et les Hospitaliers
  • 1291, le Royaume chrétien de Jérusalem tombe aux mains des Sarrazins, départ définitif des Templiers
  • 1312, le Roi de France, Philippe Le Bel abolit l'Ordre des Templiers et brûle les principaux responsables
  • Les Hospitaliers deviennent responsables de toutes les Commanderies
  • De 1530 à 1798, les Hospitaliers, installés à Malte, prennent le nom de Chevaliers de Malte et combattent les Turcs
  • Depuis, l'Ordre des Chevaliers de la Croix de Malte poursuit sa vocation humanitaire sur toute la planète
  • Le Trésor des Templiers, s'il existe, reste à ce jour une énigme dont le secret n'a jamais été percé.


A lire également :
Stèle discoïdale surmontant une tombe de Templiers
Dans le cimetière de La Couvertoirade, tombeau surmonté de sa stèle
avec son disque à croix grecque


Image représentant la silhouette d'un chevalier Templier
Dessin d'un Chevalier de l'Ordre des Templiers

Quelle est la signification des pastilles vertes et rouges sur le Reblochon de savoie ?


Chaque Reblochon est identifié par une pastille de couleur en caséine, comestible puisqu'extraite du lait de vache. Elle assure la traçabilité en portant le numéro de l'atelier de fabrication du fromage.

Mais que signifie la couleur de ces estampillages vert ou rouge sur les reblochons?

La pastille verte est représentative du Reblochon de Savoie fermier. Le fromage est fabriqué à partir du lait d'un seul et même troupeau de vaches. Il est fabriqué à la ferme deux fois par jour. La fabrication de ces fromages est entièrement réalisée à la main.

Photo de reblochon fermier avec sa pastille verte

Photo de Reblochon fermier "équipé" de sa pastille verte


La pastille rouge identifie un Reblochon de Savoie laitier. Le fromage est fabriqué en laiterie ou en fruitière un fois par jour et à partir du lait provenant de plusieurs exploitations de la zone de production.

photo de la pastille rouge du reblochon laitier
Estampillage rouge du Reblochon laitier


Bon à savoir : le Reblochon est emballé dans un papier assurant sa conservation et placé sur une fine plaque d'épicéa qui régulera son humidité et lui permettra de poursuivre son affinage. C'est pour cela qu'il ne faut pas jetter cette plaque d'épicéa mais la conserver.

Question de maître Capello: Le reblochon s'écrit reblochon ou roblochon ? L'orthographe exacte de ce mot est reblochon et non roblochon

A lire également :
Le Reblochon produit par les moines de l'Abbaye de Tamié
Préparation culinaire à partir du reblochon : la Tartiflette

Promenade dans le massif de La Gardiole sur le littoral entre Sète et Montpellier, Hérault, Languedoc Roussillon


Carte : IGN 2744 OUEST

Point de départ : commune de Gigean (13KMS SUD OUEST de Montpellier) canton de Mèze. Boucle de 7,5 Kms

Type : moyennement facile avec un dénivelé total de 160m

Durée : 2h15

Milieu : Garrigue et flore méditerranéennes.

Saison : toutes avec une préférence pour l’hiver ! eh oui ! Par vent du nord ciel bleu azur

Terrain : chemins, passages goudronnés, sentiers dans la garrigue

Equipements : bonnes chaussures de randonnée, n'oubliez pas boissons et barres énergétiques, mais si c’est en hiver des vêtements chauds.

Le littoral languedocien n’est pas toujours d’une morne platitude, j’en veux pour preuve cette splendide promenade que nous avons faite dans le massif de La Gardiole situé sur la commune de Gigean.

Dressée sur un éperon rocheux, l’abbaye de Saint Félix de Montceau , montre avec fierté ses ruines dans un environnement de genêts, d’ajoncs et de bruyère.

Au milieu de cette végétation aux parfums enivrants, des religieuses décidèrent au XI siècle de vivre leur foi dans le silence et la solitude, mais peu à peu, elles s’éloignèrent de cette vie austère pour en mener une autre plus joyeuse ! Au XVIe siècle, l’évêque de Maguelone dût même leur interdire « d’assister aux veillées des militaires, aux noces ou à quelque autre solennité publiques ».

Au XVIe siècle, les religieuses abandonnent l’Abbaye pour s’installer plus bas dans la vallée.

Photo abbaye de Saint Félix de Montceau
Photo de l'Abbaye de Saint Félix de Montceau

Devant l’abbaye, on peut voir, dans la réserve botanique, toutes les plantes médicinales et nourricières que cultivait la communauté des religieuses de l’époque.

Photo Herbularius
Photo de l'herbularius

Il faut grimper encore à travers la garrigue, atteindre le bord du plateau pour jouir d’un unique panorama.

La forêt domaniale de La Gardiole
Le Massif de La Gardiole

La forêt domaniale de la gardiole


« La belle bleue » s’étend à l’infini. On domine les villes portuaires de Sète et de Frontignan à l’Ouest et à nos pieds la ville de Gigean, au loin on devine le phare de l’Espiguette à l’Est, gardien de la petite Camargue !

Photo panorama unique sur la mer
Photo du panorama unique sur la mer



vue sur la ville de Gigean
Vue sur la ville de Gigean

La balade touche à son terme mais comment ne pas jeter un dernier regard vers l’ouest où la mer est éclairée par ce bon et généreux soleil d’hiver.

Photo soleil couchant
Photo soleil couchant

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