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Architecture Vauban et Unesco


Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis (Pyrénées Orientales) reconnus par l'UNESCO

L'architecture militaire de Vauban vient d'être reconnue et inscrite au Patrimoine Mondial de l'humanité par l'UNESCO.
C'est donc à ce titre que, le 7 juillet 2008, les villes des Pyrénées Orientales de Villefranche de Conflent, (pour son enceinte et ses forts) et Mont-Louis (pour sa citadelle), partiellement classées depuis 1920, ont été retenues parmi les 12 sites, forteresses et places fortes construites par Vauban au temps de Louis XIV.
C'est un long parcours qui s'est enfin achevé, couronné par cet illustre "label" UNESCO. Ces deux cités militaires avaient uni leurs efforts pour que leurs dossiers soient retenus et récompensés!

L'affiche qui engageait les deux places fortes sera vite remplacée par une autre qui louera le génie de cet architecte que les militaires d'aujourd'hui lui reconnaissent. Une visite sur ces deux sites militaires m'avait déjà permis d'apprécier le génie défensif de Vauban.

Photo de l'affiche de Villefranche de Conflent candidate à la reconnaissance par l'UNESCO


Les autres sites retenus par l'UNESCO sont:
  • la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais),
  • la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs),
  • les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde),
  • l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes),
  • la Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère),
  • la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle),
  • le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes),
  • la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin),
  • la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime),
  • les tours côtières de Tatihou/Saint-Vaast-la-Hougue (Manche).

Pourquoi ne pas lire aussi :


Le Château des Lauzières


Le Château des Lauzières : sur la commune d’Octon près de Lodève dans l’Hérault, carte Ign n°2643 (Lodève Ouest)

Au Sud de la France, à deux pas de la Méditerranée, cette région centrale de l’Hérault, vous dévoilera des trésors d’architecture et des sites insoupçonnés.
Tel est le cas de ce château féodal du XII ème siècle fondé par la famille Lauzières. Il sécurisait le chemin qui conduisait les paysans sur le plateau et leur servait de refuge en cas de présences hostiles. Il ne reste que de prestigieuses ruines témoins de l’importance stratégique de l’édifice.
Pour s'y rendre: Se garer sur la place du village d'Octon et prendre le sentier balisé, le château est à 2kms.

Photo du chateau féodal de Lauzière

La Ville Close et les remparts du port de Concarneau Finistère Bretagne

La ville de Concarneau est une des plus impressionnantes forteresses du littoral français. De son histoire, déjà très ancienne, on retiendra quelques évènements : Duguesclin, en 1370, bouta les Anglais hors de cet îlot fortifié, Henri IV reçut en 1594 les clés de la ville, Vauban, architecte militaire sous le règne de Louis XIV, rendit encore plus sûr ce port breton en le dotant de remparts imprenables avec ses chemins de ronde, ses créneaux et ses échauguettes qui permettaient ainsi de mieux surveiller les abords.


Photo de l'entrée fortifiée de la Ville Close de Concarneau
Un pont levis conduit à l'entrée fortifiée de la Ville Close


La Ville Close méritait véritablement ce qualificatif, car elle protégeait ses habitants de toutes intrusions. Elle fut longtemps un lieu protecteur pour "les braves gens" mais fut aussi une cache discrète pour "les gens malintentionnés"!

Photo de la porte de la ville close de Concarno
La porte de la Ville Close s'ouvre sur des ruelles commerçantes.


Photo de la rue principale en Ville close à Concarnau.
Il est très agréable de flâner dans la rue principale de la Ville Close.


En contrebas des robustes remparts de Vauban, le port de plaisance vit dans une tranquillité rassurante mais relative. Les décennies passées rappellent que les tempêtes peuvent être cruellement dévastatrices.

Photo des remparts de la Ville Close et du port de plaisance de Concarneau.


Le port de pêche qui est un des plus importants de Bretagne est, lui aussi, très bien abrité derrière les remparts de la Ville close

Photo de l'entrée du port de pêche de Concarneau.
Chenal d'entrée du port de pêche de Concarneau.


La flottille de pêche qui décharge sa cargaison de poissons sur les quais concarnois, situés derrière la Ville Close, emprunte le chenal portuaire qui longe les fortifications de la Ville Close.

Vue du port et de la Ville Close de Concarneau.


A visiter à Concarneau :
  • Le Musée de la pêche : 3, rue Vauban - 29900 Concarneau
  • Le Marinarium, laboratoire zoologique et physiologique maritime (Collège de France): Place de la Croix - 29900 Concarneau

A ne pas manquer :
  • La fête annuelle des Filets Bleus à la mi-août
  • Le salon du Livre Maritime de Concarneau. Festival "livre et mer" : Rencontres d'auteurs, conférences, débats, en avril.

Villefranche-de-Conflent ville royale du pays Catalan Pyrénées Orientales Languedoc Roussillon.

Après nos trois jours de randonnées du côté de Font-Romeu et des Angles, nous reprenons la route du retour et "descendons" par la N 116, en direction de Perpignan. Nous traversons la ville fortifiée de Mont-Louis que Vauban (1633-1707) a construite. Les paysages de montagnes escarpées et de ravins vertigineux sont étourdissants. La voie ferrée du Train Jaune qui nous tient parfois compagnie, passe sur des ouvrages d'art très ingénieux.

Photo d'un viaduc pour le train jaune du pays Catalan.

Les ponts, tunnels et viaducs sont nombreux pour permettre à cette pittoresque ligne du "Train Jaune" des terres catalanes de relier Villefranche de Conflent, via Font-Romeu, à la gare internationale de La Tour de Carol qui ouvre les portes de l'Espagne en direction de Puigcerda et Barcelone!

Nous longeons la rivière Têt et arrivons à Villefranche de Conflent. C'est une vraie forteresse, bien gardée par son imposante porte d'entrée! Le Marquis Sébastien Le Preste de Vauban a une nouvelle fois signé l'aménagement de cette ville médiévale.

Photo de la porte principale du village fortifié de Villefranche-de-Conflent.
Villefranche est une parmi la centaine de places que Vauban,
fait Maréchal de France par le Roi Soleil, créa ou fortifia.


Ce génial architecte militaire protégea la France de Louis XIV par des villes ceinturées de remparts. Il voulait que son "pré carré" fût inexpugnable. Effectivement aucune des villes royales fortifiées ne fut prise à son époque, (à l'exception de Lille).

Vue des fortifications de Villefranche de Conflent en pays catalan.
La hauteur des fortifications assuraient l'invincibilité des villes telles que
celle de Villefranche de Conflent, véritable cadenas guerrier qui contrôlait la Têt et les trois vallées.


Ici, les habitants pouvaient soutenir un siège de plusieurs mois. Dans les greniers des maisons, hautes et étroites, les provisions, les réserves alimentaires étaient stockées. Au rez de chaussée, les petits commerçants et artisans avaient leurs échoppes. Aujourd'hui, il en va sensiblement de même, les petits restaurants et marchands de souvenirs ont remplacé le bottier, le cardeur de laine, le tisserand, le maréchal-ferrant et le soldat, car l'intérêt militaire stratégique de cette ville royale n'est plus de mise. Il n'y a plus de garnison.

Vue de la rue principale de Villefranche de Conflent.
La rue principale de Villefranche n'a guère changé depuis l'époque de Louis XIV.


Sur un piton rocheux qui surplombe la petite ville, se dresse le Fort Libéria. Ce furent des travaux gigantesques qui se réalisèrent sous l'autorité de Vauban. Plus tard, c'est Napoléon III qui décida au XIX ème siècle de relier la ville en contrebas et cet ouvrage fortifié, par un souterrain, celui des "1000 Marches".

Vue du Fort Libéria qui surplombe Villefranche.
Le Fort Libéria sécurisait la ville royale de Villefranche.
La France à cette époque était en guerre contre l'Espagne.


Les temps ont changé, la bataille pacifique que mène à présent Villefranche de Conflent, dite "la bien gardée", c'est celle qu'elle mène auprès de L'UNESCO pour obtenir son classement au Patrimoine Mondial.

A savoir:
Villefranche de Conflent (66500) appartient au Réseau des Sites Majeurs Vauban.

A voir ou à faire:
  • Les Fortifications de Villefranche.
  • Le Fort Libéria.
  • Les grottes des Canalettes, tel 04 68 05 74 29.
  • Randonnée dans les gorges de la Carança.


A prendre:
Le "Train Jaune" depuis Villefranche de Conflent jusqu'à La Tour de Carol.

Villes et villages voisins de Villefranche:
Corneilla-de-Conflent, Fuilla, Conat, Ria-Sirach, Serdinya, Fillols, Vernet-les-Bains, Codalet, Taurinya, Prades, Sahorre, Jujols, Clara, Casteil, Escaro, Catllar, Campôme, Nohèdes, Molitg-les-Bains.

L'arc de triomphe du carrousel du Louvre à Paris

C'est Napoléon Ier qui fit construire cet arc de triomphe devant sa résidence du château des Tuileries en hommage à la grande armée et sa victoire à Austerlitz. Il forme aujourd'hui le portail de la cour du carrousel du Louvre. Son architecture est fortement inspiré de l'arc de Septime Sévère à Rome. Au sommet, les sculptures sont l'image de la France conduisant un quadrige, il remplace l'original rendu aux italiens sous la Restauration. Deux statues en plomb et dorées entourent le quadrige, elles représentent la Paix et la Victoire.

Quelques dates et noms :
  • 1807-1809 Edification de l'arc de triomphe par Napoléon Ier
  • 1808 Statues de plomb doré de François Lemont
  • Percler et Fontaine dessinent l'édifice
  • Bosio (sculpteur) dessine la France et le quadrige

Photo de l'arc de triomphe du carrousel du Louvre
L'arc de triomphe au carrousel du Louvre


Photographie arc du Louvre à paris

L'arc, symbole de la victoire de l'armée française à Austerlitz

Image de l'arc de triomphe du Louvre


Détails de la voute de l'arc de triomphe du Louvre
L'arche sous l'arc de triomphe du carrousel

Le cratère du Ngorongoro en pays Massaï (4/9)

Vendredi 22 juin :
Nous partons vers le cratère du Ngorongoro. Avant d’arriver nous nous arrêtons dans un boma, petit village massaï. Les cases rondes à toit plat sont disposées en cercle. Les enclos pour le bétail et les chèvres sont situés à l’intérieur du cercle. Dans cette petite case se réunissent les parents, les enfants, et les petits du bétail! L’atmosphère y est très enfumée car il y a un feu de bois au milieu de la case et une seule minuscule fenêtre.

photo de boma ou maison massai


Nous arrivons dans le cratère du Ngorongoro. Joyau de l’est africain, ce cratère est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1980. Ce cratère est en fait une caldeira de 20 km de diamètre et de 260 km2 de surface, la plus vaste du monde qui soit restée intacte. Un jardin d’Eden pour les 25 000 mammifères qui y vivent: une vraie arche de Noé.
Nous nous arrêtons pour un pique-nique au fond du cratère près du lac et des hippos. Nous y croisons une hyène avec ses petits de 1 mois ½, 2 mois. Les bords du cratère sont très denses avec une végétation de type tropicale abritant les éléphants.

photo de hyène dans le Ngorongoro

éléphants en safari tanzanien

Texte et photos d'Aurélie

Saint Guilhem le Désert, canton d’Aniane, département de l’Hérault, région Languedoc Roussillon

Nous quittons l’autoroute A75, sortie Saint Guilhem le Désert. Montpellier à l’Est est à 42 km, Béziers et Pézenas sont au Sud–Ouest.

Un village dans les gorges de l’Hérault portant un nom de Saint, quoi d’anormal ?
Rien. Mais une précision supplémentaire en guise d’appendice : « Le désert ».
Tiens ! Tiens ! Bizarre ! Non ?
Explications :
Ce lieu-dit au bord du Verdus, affluent de l’Hérault, n’est autre qu’un monde où règnent le minéral et le végétal, où le silence n’est trahi que par le bruit du ruissellement de l’eau du Verdus et par le vent hurlant qui tourbillonne et se joue du dénivelé des falaises calcaires aux abrupts impressionnants.

Photo du village de Saint Guilhem le désert


Mais cela aurait-il suffi à convaincre le Comte de Toulouse et Duc d’Aquitaine Guillaume de Gellone, fidèle soldat de Charlemagne, à poser là son sac en l’an 805 ?
Non.
Ce noble guerrier, veuf de surcroît, trouve dans ce relief rocailleux et boisé, un surplus pour son âme triste, usée par les combats que menait l’empereur Charlemagne : un monde de solitude, celle qui est propice à la méditation, au recueillement et au retour sur soi. Cet endroit est pour lui un véritable Désert, où l’homme n’a pas encore investi l’espace, où la nature impose son règne minéral et végétal. C’est donc là que Guilhem (nom de Guillaume en Occitan) va vivre les dernières années de sa vie.

Saint Guilhem le Désert est-il resté sans âme qui vive ?
Non.
Depuis le VIII° siècle ce petit village médiéval de quelques deux cents habitants est un haut lieu de rencontres spirituelles ou religieuses. Le monastère roman et l’abbaye de Gellone furent le sanctuaire de centaines de moines bénédictins ainsi que le refuge des pèlerins en partance pour Saint Jacques de Compostelle. Etape obligée sur le chemin de Saint Jacques, mais aussi temps fort d’une spiritualité qui traverse tous les siècles et qui ne s’est jamais démentie.

Depuis 1998, le village est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour avoir été un lieu de passage pour les innombrables pèlerins qui y firent étape.

Photo de l'abbaye romane de Saint Guilhem le désert

L'Abbaye de Saint Guilhem le désert

Photo de l'intérieur de l'abbaye de Saint Guilhem le désert


Les communes les plus proches de Saint-Guilhem le Désert (code postal 34150) sont: Saint-Jean-de-Fos, Montpeyroux, Arboras, Puéchabon, Aniane, Lagamas, Saint-Saturnin-de-Lucian, Pégairolles-de-Buèges, Jonquières, Gignac, Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries, Saint-Guiraud, Saint-André-de-Sangonis, Saint-Privat, Saint-Jean-de-la-Blaquière, Argelliers, Saint-Félix-de-Lodez, Boissière, Causse-de-la-Selle.

Energies renouvelables : Four Solaire d'Odeillo-Font-Romeu-Via, Cerdagne, Pyrénées-Orientales (Languedoc-Roussillon)

La rapide et récente flambée des coûts du pétrole, la raréfaction des gisements d'origine fossile et les nouvelles formes de production de pétrole par la transformation de plantes agricoles inquiètent et agitent le monde entier. Ces facteurs vont, sans aucun doute, accélérer la recherche et le développement d'énergies renouvelables, qui respectent l'environnement, ne fragilisent pas les cultures vivrières des régions agricoles et pourvoient à l'alimentation des populations les plus défavorisées.
C'est la visite faite au Four Solaire d'Odeillo Font-Romeu dans cette belle région de la Cerdagne, située au cœur des Pyrénées Orientales, qui nous rappelle que des chercheurs et scientifiques français avaient ouvert, il y a plus de 50 ans, la voie vers ces énergies renouvelables.

(Remarque: par malchance, en ce jour de juin, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages!)

Vue du four solaire dans la vallée d'Odeillo Font-Romeu.
Le Four Solaire bien exposé dans la vallée, au soleil de la Cerdagne.


C'est donc dans les années 1950 que l'idée d'utiliser le soleil comme source d'énergie s'est concrétisée. Un premier four solaire à Mont-Louis près de Font-Romeu voit le jour, expérience concluante qui conduit les ingénieurs à passer à l'échelle industrielle. Le site d'Odeillo-Font-Romeu est choisi. C'est la région de France dont l'ensoleillement annuel est le plus grand. Mais c'est aussi la région où le vent est présent, donnant à l'atmosphère cette pureté nécessaire au bon réfléchissement des rayons solaires sur les panneaux.

Photo de panneaux miroirs solaires ou héliostats qui captent l'énergie.
Les 63 panneaux miroirs ou héliostats captent puis réfléchissent les rayons du soleil.


La production d'électricité débute vers 1970. La grande parabole constituée de 1830 miroirs reçoit des 63 héliostats les rayons du soleil qui, à leur tour sont renvoyés vers un petit foyer circulaire de 40cm de diamètre. Cette convergence génère une incroyable concentration d'énergie qui sera convertie en électricité.

Photo de la grande parabole du four solaire et du foyer concentrateur d'énergie.
La grande parabole d'Odeillo qui renvoie les rayons vers le foyer concentrateur d'énergie.


Une merveilleuse découverte technologique qui fournit une énergie non polluante, "gratuite", inépuisable et renouvelable. Beaucoup de régions comme cette vallée catalane pourraient être partiellement fournies en électricité solaire. Mais des choix stratégiques ont été arrêtés vers les années 1974 qui s'orientèrent vers une énergie d'origine atomique.
Les données ayant très sensiblement évolué, les chemins de la production énergétique retrouveront-ils un jour cette voie écologique que des précurseurs, visionnaires pour leur époque, avaient ouverte?

Photo de la vallée d'Odeillo-Font-Romeu.


C'est dans la vallée d'Odeillo-Font-Romeu-Via, qu'il y a le plus bel ensoleillement d'Europe, près de 3000 heures par an!. En outre, à cette altitude (1700 m), la dispersion atmosphérique est très faible et le rayonnement solaire est direct.

Photo du four solaire d'Odeillo.


Ce site de production énergétique solaire est à présent un centre de recherche et d'expérimentation sur la résistance des nouveaux matériaux et des matériaux de l'industrie spatiale et aérospatiale qui sont soumis à d'importantes et brutales différences de températures. C'est un lieu de pédagogie planétaire auprès duquel petits et grands apprendront à respecter notre terre si fragile! Il faut aller visiter "Héliodyssée" qui est un laboratoire et une antenne du Centre National de la Recherche Scientifique.

Photo du site devenu centre de recherche fondamentale à Odeillo.


Pour se rendre au four solaire:
  • Adresse :Héliodyssée 7 rue du four solaire à Font-Romeu-Odeillo (66120), tel: 04 68 30 77 86.

  • Par route : depuis Perpignan prendre la N 116, direction Font-Romeu, le Four solaire est à 3 km de Font-Romeu par la D 29.
  • Par train : prendre le "train jaune" qui relie la gare de Villefranche-de-Conflent à celle de Latour-de-Carol, paysages à couper le souffle, le train suit le cours de la Têt.

A visiter également:
  • Le four solaire de Mont-Louis (66210), ou "Comment a-t-on apprivoisé le Feu du Ciel?" : chauffe-eau, cuiseurs et lampes solaires, photopiles.
  • La centrale solaire de Thémis à Targasonne (66120).
  • La ville-forteresse de Vauban à Mont-Louis à 6km de Font-Romeu.
  • La ville-forteresse de Vauban à Villefranche-de-Conflent.

Découverte de Tourbes, village millénaire de l'Hérault

Des collines où poussent la garrigue et les bois de pins, des coteaux où l'on cultive la vigne, une vue à 180° sur toute la plaine qui descend vers Castelnau de Guers puis vers Agde et ses plages, tel est l'environnement naturel dans lequel Tourbes s'est construit au fil des siècles. C'est un village viticole, à 5 km de Pézenas, au cœur du vignoble languedocien. Au X ème siècle, ce hameau et sa petite église du nom de Torves devient Torreves. Au XIII ème, le roi Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis, décide de construire un édifice religieux imposant qui scellera son autorité dans cette région nouvellement acquise : ce sera l'Église Saint-Saturnin qui devient alors un des principaux monuments religieux des communes rurales du diocèse de Béziers et de sa cathédrale.

Photo de l'église Saint-Saturnin de Tourbes Hérault
Eglise saint-Saturnin en forme de vaisseau cruciforme


Les ouvertures dans la nef sont éclairées par de magnifiques vitraux du XVII ème qui retracent la vie de saints et de religieux.

Photo des vitraux de la nef de l'église de Tourbes en Languedoc
Vitraux qui illuminent l'autel de marbre de Caunes


La tour carrée, percée de fenêtres à double lancette, donne sur le toit de l'église, où la croix est surmontée d'un coq symbole de la séparation de l'Église et de l'État.

Photo de Tourbes depuis le toit de l'église
Sur le toit de l'église avec vue sur le vieux village


Une promenade dans le cœur du village et le passé millénaire ressurgit aussitôt. La maison médiévale avec son puits et une cour distributive qui dessert les différents niveaux de ce superbe édifice nous replonge au XIV ème siècle.

Photo de la place du Donjon de Tourbes en Languedoc Roussillon
Maison du Moyen-Age sur la place du Donjon



Les remparts n'existent plus, la pression démographique les a fait sauter. A partir de 1860, l'Eldorado du Vin écrit son histoire languedocienne. La guerre de 1914 arrêtera cette épopée viticole, mais certains riches vignerons de l'époque eurent la possibilité d'édifier de belles demeures. Certaines, comme ici, à Tourbes, dans les villages. D'autres, beaucoup plus somptueuses, verront le jour dans les vignes, ce sont les châteaux. Il en reste une soixantaine dans toute la région de Béziers.

Photo de maison vigneronne à Tourbes Hérault
Maison vigneronne près du cœur du village de Tourbes


Le village languedocien reste blotti autour de son église, souvent fortifiée et de sa mairie, appelée jadis la maison du Consul. Tourbes n'échappe pas à cette architecture villageoise. La perspective du haut de l'Eglise Saint-Saturnin le confirme.

Vue sur le toit  des maisons du village de Tourbes
Urbanisme traditionnel languedocien

Le cimetière du Père-Lachaise , Paris XX ème arrondissement


Le cimetière du Père-Lachaise ouvert en 1804 par ordre du Consul Napoléon Bonaparte va permettre de donner « le droit à chaque citoyen d’être enterré quelle que soit sa race ou sa religion ». Les saltimbanques, les artistes, les comédiens, les mécréants, les athées, les excommuniés et les miséreux privés jusqu’à cette date de toute sépulture ont à présent droit à une dernière demeure.

Ce cimetière unique au monde est une des nécropoles les plus célèbres et les plus prestigieuses. Quelques deux millions de personnes lui rendent visite chaque année. Un instant émouvant et solennel réconcilie, lors de la visite, l’homme et la nature, la vie et la mort, l’angoisse et la sérénité.

Ici l’histoire donne rendez-vous au présent. Un million de personnes anonymes ou célèbres, pauvres ou richissimes y reposent à jamais, certains reconnus par leur destin tragique ou adorés pour leurs actes héroïques, d’autres ignorés pour n’avoir vécu qu’une vie ordinaire .

Image du cimetière du Père Lachaise à Paris


Ce premier cimetière laïc situé dans l’actuel XX ème arrondissement, était au XII ème siècle un vignoble que possédait l’évêque de Paris. Puis au XVII ème siècle les Jésuites transforment les bâtisses en maison de repos réservée aux religieux âgés et fatigués.

Louis XIV avait un conseiller et confesseur en la personne du Père François d’Aix de La Chaise qui venait souvent dans ce beau domaine. Le roi aida à l’embellissement de cette colline à l’est de Paris et le site garda le nom du célèbre confesseur royal.

Ces lieux sacrés, lourdement chargés d’histoire sont intimement liés à celle de la France et aux heures dramatiques de notre passé. Au bas du Mur des Fusillés de La Commune, Victor Hugo nous rappelle le sens de l’homme et celui de l’humanité « Ce que nous demandons à l’Avenir, ce que nous voulons de lui, c’est la justice, ce n’est pas la vengeance. »

Ces 44 hectares sont à la fois « un jardin extraordinaire », un musée de la sculpture, un livre ouvert sur l’architecture funéraire et un lieu de mémoire collective où la mémoire individuelle peut trouver ce qu’elle vient chercher en parcourant les innombrables divisions. Ceux qui y reposent, semblent vous écouter ou vous dire quelque chose.

Photo de statue au cimetière du père Lachaise


Des écrivains, des musiciens, des militaires, des hommes politiques , des artistes, des intellectuels, des fortunés, des déportés, côtoient à jamais des milliers d’hommes et de femmes humbles ou anonymes.

Ici, la nature (plus de 5000 arbres) et les hommes sont en harmonie, l’évocation historique est incessante et vous transmet son émotion.

Dans ce panthéon posé dans cet espace verdoyant, il est des tombes ignorées du passant et d’autres auxquelles le public voue un culte quasi idolâtrique : Jim Morrison, Héloïse et Abélard, Colette, Frédéric Chopin, Victor Noir, Edith Piaf, Simone Signoret et bien d’autres encore... jusqu'à tout récemment Henri Salvador.

Le Macchupichu, cité perdue des Incas Pérou

Nous avons pris le train à Ollantaytambo pour atteindre Aguascalientes à la lisière de la forêt amazonienne (durée 1H30). Un car nous élève jusqu'au site archéologique de Machu- Picchu. Nous sommes à 130 Km à l'Est de Cusco, à une altitude moyenne de 2400 m. C'est une zone subtropicale qui connait un climat tempéré, où l'humidité favorise le développement d'une végétation assez luxuriante. La brume matinale dévoile peu à peu cette citadelle que la forêt pré-amazonienne avait recouverte pendant plusieurs siècles. Ce n'est qu'en 1911 que l'archéologue américain, Hiram Bingham découvrit ce joyau de la civilisation Inca que Francisco Pizarro et les conquérants espagnols cherchèrent en vain dès le XV ème siècle.

Photo du Macchu Pichu au Pérou
Vue générale du site du Macchu Pichu


Il fallut plus de 10 années pour extirper de sa gangue végétale les ruines de cette ville amérindienne. Véritable forteresse préservées des regards malveillants. A dos de lamas, les indiens transportaient depuis Cuzco une terre noire et fertile sur laquelle ils cultivaient la coca et le maïs. Depuis la Tour ronde du Temple du Soleil on a une perspective inoubliable sur la vallée de l'Urubamba et ses abrupts vertigineux qui protégeaient la "cité perdue" de l'intrusion des prédateurs.

Photo de la vallée de l'Urubamba au Pérou
Au fond de la vallée coule l'Urubamba


Sur les terrasses du Macchupichu ("vieille montagne" en Quéchua), l'eau descendait des sommets et coulait dans 16 fontaines, unies par des canaux taillés à même la roche. Dans cette ville du XIV ème siècle devaient vivre un millier d'Incas. Les "Vierges du Soleil" entretenaient les temples et lieux sacrés. Les nombreuses sépultures féminines en témoignent.

Photo du temple aux trois portes à Macchu Pichu au pérou
Le Temple du Soleil et la zone agricole en terrasses


Les Indiens Quéchuas empruntaient la Porte du Soleil lors de leurs déplacements guerriers ou commerciaux. Ils pratiquaient avec succès l'art de la guerre mais ils maîtrisaient parfaitement l'art de la salaison et de la déshydratation des aliments. Ces techniques leur assuraient une nourriture pour toute l'année.

Photo de lama au temple du Soleil à Macchu Pichu
Lama "entretenant" les pelouses du Temple du Soleil !


L'autel du soleil, l'Intihuantana est sculpté au sommet d'un bloc pyramidal. C'est du haut de ce lieu sacré que les grands prêtres et l'Empereur s'adressaient au peuple. C'est aussi de cet emplacement que les savants Incas observaient le Soleil et le ciel.

Photo de l'Intihuantana au Macchu Pichu
L'autel sacré qui ancrait le soleil


La "jeune montagne" ou "huaynapicchu" en quéchua est un impressionnant piton rocheux qui domine tout le Machupichu. Son ascension requiert une certaine endurance car le sentier qui mène à son sommet est très escarpé.

Photo du Huaynapicchu au Pérou
Le Huaynapicchu


Le sanctuaire de Macchu-Picchu fut déclaré en 1983 Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité par l’UNESCO.

Les Sites de l'Annuaire