Sports et Santé : le Blog de Véro

Articles sur la pratique du Trek


Le fonctionnement du caisson hyperbare pour soigner le mal aigu des montagnes

Mode d'emploi et fonctionnement du caisson hyperbare :
  • Sortir le caisson de son sac et le déplier
  • Disposer la personne atteinte du mal des montagnes sur un fin matelas à l'intérieur du caisson hyperbare
  • Bien fermer toutes les fermetures

Photo d'un caisson hyperbare dégonflé
Dépliage du caisson hyperbare

  • Gonfler le caisson avec la pompe (pompe manuelle classique ici de marque Certec) jusqu'à atteindre 220 mb au manomètre

Photo du gonflage du caisson hyperbare
Gonflage du caisson hyperbare

  • Ne jamais atteindre la zone rouge du manomètre, deux soupapes de sécurité permettent de chasser l'air en cas de dépassement

Photo de manomètre de caisson hyperbare
Le manomètre du caisson

  • Le caisson est gonflé et opérationnel, laisser la personne au moins une heure à l'intérieur en lui parlant régulièrement par la fenêtre pour la rassurer.
  • Les anses jaunes permettent de fixer le caisson même dans les conditions d'alpinisme les plus extrêmes.
  • Regonfler régulièrement par 5 coups de pompe toutes les minutes.

Photo d'un caisson hyperbarre gonflé
Le caisson hyperbare gonflé

  • Pour une pression interne de 220 mb, une personne faisant un malaise à 4500 m (par exemple) se retrouve dans les mêmes conditions de pression qu'à l'altitude de 2000 m, si elle est dans le caisson hyperbare. Le tableau ci-dessous donne la correspondance entre les différentes altitudes.

Tableau de correspondance des pressions du caisson hyperbare
Tableau de correspondance entre l'altitude extérieure au caisson et
l'altitude fictive à l'intérieur du caisson pour une pression de 220 mb

  • Après une heure, dégonfler très PROGRESSIVEMENT le caisson pour éviter le mal aux oreilles et même un nouveau malaise avec risque de mort à la personne. Il faudra dégonfler le caisson en une demie heure environ.
  • Redescendre le malade immédiatement à une altitude bien inférieure et consulter un médecin.

Photo du sac du caisson hyperbarre
Le sac de rangement du caisson !


Caisson Hyperbare Certec - 69210 Sourcieux les mines - France

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Pangboche, son monastère et ses montagnes

Nous nous levons à 7h, il fait 8 degrés dans la salle du petit déjeuner ! Il fait très beau, il n'y a pas un nuage !
Nous démarrons la journée par la visite rapide du monastère de Pangboche. Il se situe un peu en hauteur par rapport au lodge où nous avons dormi.

Le monastère date du 16 ème siècle. Il est plutôt sombre et froid. Nous y voyons la photo du vieux lama que nous avons croisé hier sur le chemin. On y retrouve les doubles 108 textes sacrés de Bouddha, la déesse de la compassion, les 7 coupelles d'eau, les 7 bougies, les offrandes de riz... J'avoue que j'ai bien plus envie de marcher que d'écouter Lhakpa. Aujourd'hui, nous allons franchir la barre des 4000 m !

Photo de trek à Pangboche Népal
Ascension vers le monastère


Photo du monastère de Pangboche
Le monastère de Pangboche


A l'extérieur, le monument offre une palette de couleurs rougeoyantes et un panorama splendide ! Kangtega, Tamserku, Ama Dablam, on ne sait plus où donner de la tête !

Photo de décoration de monastère népalais
Détail à l'entrée du monastère


Photo du Kangtega à Pangboche
Le Kangtega (6685 m) depuis la cour intérieure du monastère


Image Kangtega et Tamserku au Népal
Pose devant Les Kangtega et Tamserku ...


Vue du monastère de Pangboche
La vue depuis le monastère vers la vallée

Questions pratiques sur le permis bateau mer et le permis bateau rivière


Suite à mes différents articles sur le permis bateau, j'ai reçu un certain nombre de questions !

  • Peut-on passer son permis bateau sur la Seine à Paris ?
    Oui on peut apprendre à naviguer et se former au permis bateau sur la Seine au niveau de Paris ou à n'importe quel autre endroit de la Seine.


  • Est il plus facile de passer son permis bateau sur la Seine à Paris ou sur la mer méditerranée ou l'océan atlantique ?
    Je dirai que c'est aussi difficile (ou aussi facile!). Pour avoir passé mon permis sur la Seine et pour avoir naviguer en Bretagne, je peux vous dire que le niveau est le même. La Seine est un fleuve très fréquenté! et les candidats au permis bateau apprennent à naviguer en situation réelle sur des parties relativement étroites. Pour moi, le réel avantage de passer son permis sur la Seine (c'est à dire près de mon lieu d'habitation), c'est d'arriver sur son lieu de vacances avec déjà en poche le permis bateau!!


  • Quel nombre minimum d'heures de pratique faut il avoir pour passer le permis Bateau ?
    Le candidat au permis bateau doit avoir un minimum de 2 heures de pratique (2 heures de pilotage d'un bateau). La nouvelle réglementation impose en effet à chaque candidat d'avoir barrer un bateau pendant au moins 2 heures. A mon avis les 2 heures de navigation en situation réelle sont suffisantes, et ce même pour une personne qui n'a jamais piloter de bateau avant


  • Sur combien d'heures en moyenne se déroule la formation théorique au permis côtier ?
    La formation théorique au permis côtier dure en moyenne neuf heures.


  • Qui fait passer l'examen pratique du permis côtier et du permis rivière ?
    C'est le bateau école agrée qui valide lui même la formation pratique au permis côtier ou au permis rivière. Ce n'est donc plus comme passer l'examen pratique du permis routier!


  • Question sur l'examen théorique du permis mer et du permis rivières : Comment se passe les examens théoriques des permis bateaux mer et des permis bateaux rivière ?
    L'examen est audiovisuel
    L'examen est composé de 25 questions
    Les questions aux permis bateaux se font sous la forme de QCM (Questions à Choix Multiples)


  • Combien de fautes peut on commettre au permis côtier et permis rivière ?
    Un maximum de quatre erreurs est accepté pour l'obtention du permis théorique


  • Les personnes qui ont eu le permis bateau côtier avant la réforme doivent elles le repasser ?
    Non, les gens qui ont obtenu leur permis avant la réforme n'ont pas besoin de le repasser, il est toujours valable.


  • Peut on passer l'examen pratique au permis bateau avant de passer l'examen théorique ?
    Oui on les candidats peuvent passer l'exam pratique avant l'exam théorique, mais pour valider le permis le candidat doit avoir obtenu les 2 exams (le théorique et le pratique)


Le monastère de Tengboche, Khumbu, Népal

Le monastère (ou gompa = lieu désertique) de Tengboché est perché dans une clairière à 3860 mètres d'altitude. C'est le plus grand que nous visiterons, il est considéré comme un haut lieu du bouddhisme. Autrefois, le lieu était désert et propice à la méditation, aujourd'hui de nombreux lodges, un poste de police et un centre téléphonique entourent le gompa. Sa situation sur la route de la vallée de l'Everest attirent également de nombreux touristes. Il abrite une cinquantaine de lamas et de novices.

Photo du monastère de Tengboche Népal
Le monastère de Tengboche


Photo de l'entrée du monastère de tengboche
L'entrée colorée du monastère


Décoration du monastère de Tengboche
Dragon et moulins à prières colorés

Le monastère a été construit en 1923 à l'initiative du lama Shanga Dorjee. Un tremblement de terre le détruit en 1934 et un incendie le ravage en 1989. Sa reconstruction le rend plus grand et plus beau, il continue de s'agrandir chaque année. La communauté religieuse est riche et possède la plupart des lodges environnants. Le monastère est électrifié.
Nous avons la chance d'assister à une cérémonie de prières. La musique est envoûtante, les lamas récitent les textes sacrés en se prosternant, le moment est émouvant.


Photo de cérémonie au monastère de Tengboche
Cérémonie de prières à l'intérieur du monastère


Image depuis le monastère de Tengboche
Vue depuis le monastère

Réforme du permis bateau au 1er janvier 2008

Dans le but de garantir une meilleure formation des candidats au permis bateau, la réforme de janvier 2008 a modifié le protocole d'obtention du permis.
Pour le candidat, ce qui change concrètement pour l'obtention du permis côtier :
  • L'épreuve théorique : il y a maintenant 25 QCM avec un droit à 4 fautes (en 2007 : 20 QCM et droit à 3 erreurs), les questions ne sont pas plus difficiles qu'avant.
  • L'épreuve pratique : le temps de pratique effective de la navigation est augmenté. Chaque candidat passe 2h de pratique en individuel à la barre du bateau et une heure en cours collectif. En 2007, le stage de pratique était de 2 heures en cours collectif.
  • Un livret d'apprentissage certifie dorénavant les compétences pratiques. La réussite à l'examen théorique est mentionné sur ce livret.
  • Il n'y a plus d'examen pratique dans les centres de formation agréés par l'Administration. La validation de l'épreuve pratique se fait par le formateur à la fin des heures de navigation si le candidat est "paré à naviguer".
  • Le délai d'obtention du permis définitif est raccourci.
Je trouve cela plutôt pas mal! Au niveau théorique cela ne change pas grand chose mais j'avoue qu'au niveau pratique l'ancien programme était un peu léger. Se lancer sur la mer avec juste 2 heures de cours collectif ça fait peu d'expérience quand même!!

Image du nouveau permis bateau

De Pangboche à Pheriche au Népal

Les premiers effets de l'altitude se font sentir dans le groupe, la cotation du diamox augmente. La tourista commence à faire quelques victimes également.
Nous prenons le sentier qui longe le torrent Imja kola. C'est un défilé de paysages grandioses qui s'offrent à nous : Everest, Lhotse, Nuptse, Ama Dablam...

Photo d'un chorten devant la chaine de l'Everest
La chaîne du Nuptse devant l'Everest, à droite le Lhotse


Photo de trekkers devant l'Ama Dablam
Notre cordée devant l'Ama Dablam



Photo de monuments religieux devant la chaîne himalayienne de l'Everest
Le sommet de l'Everest est juste à gauche du pic jaune
au centre de la photo


Le sentier de randonnée traverse le hameau de Shomaré où nous déjeunons au pied de l'Ama Dablam. Quelques lodges fleurissent dans le village. Le vent se lève et nous pousse. Les quelques randonneurs que nous croisons sur le chemin de leur retour sont habillés chaudement, il doit faire plus froid en haut...

Photo de Shomare au Népal
Au loin le village de Shomare et le Lhotse


Le trek reprend par une montée lente vers Pheriche pour rejoindre notre lodge (Pumori lodge) à 4240 m. C'est la première fois que nous dormirons au dessus de 4000 m, il y aura 4 autres nuits. Il fait zéro degré dehors à 16h. Je garde un souvenir tout particulier des douches chaudes du lodge : deux bidons en plastique retournés manuellement sur le toit pour laisser passer l'eau par un trou ! Je pense que Marion s'en souvient encore !

Photo de Pumori lodge à Phériche Népal
Notre lodge en haut à droite du village de Pheriche


La fin d'après midi sera consacrée à une démonstration du fonctionnement du caisson hyperbare (ça sent l'altitude tout ça !) et à la visite du bourg de Pheriche.

Retour de trek : de Sanasa à Monjo via Namche Bazar

Personne n'a envie de rentrer... Nos pas nous guideront tout de même 300 m plus bas, à Namché Bazar, le temps de faire un peu de shopping, puis 600 mètres plus bas à Monjo. C'est la dernière fois que nous verrons l'Everest... Ça commence à sentir la fin.

Vue sur l'Everest
L'Everest derrière nous une dernière fois...


Nous empruntons le sentier très fréquenté en cette haute saison du trekking au Népal. A Namché,que nous connaissons bien maintenant, c'est l'occasion de faire quelques achats. Les bonnets de lama qu'achèteront mes compagnons de voyage (gage pour avoir perdu à un jeu de cartes !) susciteront de nombreuses parties de rires. Ils furent l'attraction tout au long du chemin, ne laissant aucun népalais indifférents et laissant dubitatifs les touristes qui ne connaissent pas la signification de ce chapeau. Non ce n'est pas un Chicken hat !

Photo de bonnets de lamas
Souvenirs du Népal


Entre Namché Bazar et Monjo c'est une longue et franche descente dans la forêt qui nous attend. Nous croisons autant de touristes que de yaks et c'est parfois folklorique ! Le sentier poussiéreux dévale la pente au milieu d'arbres dont je ne connais pas le nom (des sapins surement mais aussi des arbres avec une espèce de gui à boules noires) enfin c'est bien agréable de pouvoir se lâcher dans la descente. Le groupe s'étire et se reforme à chaque fois que les premiers sont arrêtés par un passage de yaks. Une magnifique vue sur le Thamserku s'offre à nous.

Image du Thamserku
Le Thamserku (6608 m)


Nous arrivons en bas de la porte du parc national de Sagarmatha. La montée se fait plus facilement que celle de la veille. Puri s'occupe de faire tamponner nos permis de trek et nous profitons de la vue tridimensionnelle qu'offre la carte à l'intérieur du bâtiment. Nous pouvons visualiser tout le trajet effectué et mesurer l'importance de la distance parcourue. Le Kala Patar nous paraît bien petit à côté de tous ces hauts sommets !

La descente continue ensuite doucement vers Monjo en passant par de petits villages et leurs monuments religieux. Nous logerons dans un lodge où nous avions déjeuné à l'aller. Le poêle à la bouse de yak nous attend.

Photo de source au Népal
Tout le monde à le droit de se désaltérer !


Photo de chorom vers Monjo
Un chorom vers Monjo


Liste de l'équipement à emporter lors d'un trek organisé au Népal

Je m'envole d'ici quelques jours pour un trek au Népal avec Terres d'Aventures. Nous allons jusqu'au Kala Patar (5600m) au pied de l'Everest. Je suis en plein préparatifs ! J'essaie d'établir une liste des affaires à emmener pour ce trek dans la vallée de l'Everest :

Pour le froid (il fait actuellement -12°C la nuit au camp de base de l'Everest) :
  • des gants
  • un bonnet
  • une veste imperméable respirante
  • un sur-pantalon respirant
  • des sous vêtements techniques (T-shirt à manches longues respirant type Odlo, Helly Hansen...)
  • deux pantalons de trekking
  • une polaire
  • un pull de laine
  • un poncho pour la pluie
Pour le chaud ou le soleil (il fait actuellement 28 à 30°C à Katmandou l'après midi) :
  • une casquette
  • des t-shirts en matières techniques respirantes (1 T-shirt pour 2 jours de marche)
  • un short
  • un maillot de bain (qui pourra servir pour la toilette dans les rivières)
Autres :
  • des sous vêtements
  • des chaussettes de randonnées (1 paire pour 2 jours de marche)
  • des chaussures de randonnée "rodées"
  • une tenue pour Katmandou
  • une paire de chaussures détente
  • des lunettes de soleil performantes pour la forte luminosité en altitude
  • une poche à eau
  • une lampe frontale
Petit matériel :
  • mon appareil photo avec batteries et cartes mémoire
  • nécessaire de toilette minimum
  • serviette de toilette à séchage rapide (type chamois synthétique)
  • des boules quies (utiles dans les lodges)
  • du papier toilette
  • une crème solaire
  • un sac de couchage pouvant aller confortablement jusqu'à moins 10°C
  • ma pharmacie personnelle

Descente de Diengboche à Sanasa (Népal)

Le soleil est au rendez-vous ce matin, le spectacle n'a rien à voir avec celui d'hier ! Nous entamons sérieusement notre descente pour dormir mille mètres plus bas ce soir. Depuis notre lodge à Diengboche, nous apercevons clairement le Lhotse et l'Island peak enfin découverts. Du coup, nous remonterions bien sur Chhunkhung (!!!) mais les 7 heures de marche qui nous attendent nous rappellent à l'ordre...

Photo du Lhotse et de Island peak Népal
Le Lhotse (8414 m) à gauche et Island peak (6189 m)


Image d'Island peak
Island peak enfin découvert


Voilà la vue depuis le chorten qui domine Diengboche. Nos fidèles Kangtega et Thamserku sont là. Ils nous suivrons toute la journée. A notre gauche, l'Ama Dablam et, derrière nous, l'Everest et ses compères habituels, on ne s'en lasse pas !

Photo de Kangtega et Thamserku depuis Diengboche
Le chorten de Diengboche devant Kangtega et Thamserku


Photo de chorten devant l'Ama Dablam
L'Ama Dablam à notre gauche


Nous repassons par des endroits déjà connus. C'est ainsi que l'on retrouve le petit jardin botanique de Shomare, le lodge dans lequel nous avions dormis à Pangboche (chambre 108) et, après une montée raide qui classera Ian, Yannick, Audrey et Nicolas en pôle position, nous rejoignons le monastère de Tengboche. Pause déjeuner et visite du monastère en guise de dessert.

Le jardin botanique de Shomare
Le jardin botanique alpin


Photo de l'Everest et Lhotse
Derrière nous, Everest, Nuptse, Lhotse (depuis Tengboche)


La journée de descente s'avère en fait très physique puisque, après être redescendus au niveau de la Dudh kosi, une montée interminable nous attend pour rejoindre Sanasa. Un petit coup d'isostar ne suffira pas à compenser les méfaits du nez bouché ! Enfin, entre la tourista, la bronchite de Seb et Jocelyne qui a une corne de yak qui lui pousse dans l'oeil, notre équipe s'en sort très bien et sans se plaindre ! Les plus chanceux d'entre nous auront la chance d'observer un daim musqué au détour d'un tournant.

Nous arrivons au lodge qui se trouve juste en face d'une "bakery" (boulangerie), nous aurait-on promis des croissants ?

Photo de cloche de yak
A Sanasa, les cloches de yaks

Trek au Népal : de Lobuche à Chhukhung

Nous avons passé une deuxième nuit à Lobuche après l'ascension du Kala Pattar. Nos sacs de couchage n'étaient plus seulement remplis de nos batteries d'appareil photo mais également des belles images que nous avions emmagasinées sur la journée d'hier.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le ciel est bouché ce matin, un hélicoptère se pose et vient chercher un touriste atteint du mal des montagnes pour le redescendre dans la vallée.
Aujourd'hui, nous partons vers Dingboche pour remonter vers l'Est sur Chhukhung à 4730m. La neige se met à tomber. Nous longeons la rivière sur un chemin à peu près plat en tournant le dos à vallée de l'Everest ;-(. Nous profitons encore des quelques sommets visibles.

Photo de l'Arakam Tse et Cholatse
Les flocons de neige se mettent à tomber...


Face à nous, une autre vallée, celle qui mène tout droit sur le Lhotse. Une caravane de yaks décorés de pompons rouges en revient. En bas de ce pâturage, nous tournerons à gauche, vers l'Est.

Photo de caravane de yacks au Népal
Une caravane de yaks remontant vers Lobuche


Petit arrêt au dessus de Dingboche au niveau d'un chorten pour apercevoir l'Island peak (6189 m) et le Makalu (8463 m, 5 ème plus haut sommet du monde), les nuages les recouvriront bien trop vite. Nous déjeunons à Dingboche (frites et sandwich thon crudités ! waouh, ça change des momos et de la viande de yak !), c'est ici que nous dormirons ce soir dans des chambres exposées plein sud qui nous paraissent toutes chaudes !

Photo de chorten à Dingboche
Le chorten au dessus de Dingboche


Photo de Island Peak
Island Peak dans les nuages


L'après midi, nous montons toujours sous cette "tempête" de neige (à l'anglaise) vers un sommet que nous ne voyons pas. Nous marchons dans un nuage épais.
Pourtant ce parcours aurait pu être intéressant : dénivelé pas trop important de 300 m le long de la rivière Imja Khola et normalement belles vues sur le Lhotse, la face nord de l'Ama Dablam et du Baruntse (7129 m). Je pense qu'il va falloir revenir ! L'ascension de l'Island peak doit être une expérience d'alpinisme fabuleuse et j'avoue que j'aurais aimé y faire mes premiers pas en crampons.
La pente s'accentue dans la montée finale vers Chhukhung, nous sommes contents d'en finir.

Photo de trek par temps couvert
Les nuages ne nous arrêteront pas !


La pause thé au lodge de Chhukhung contribuera à réchauffer la troupe, les mouchoirs sont de sortie et ne nous quitteront plus. Pas facile de respirer en altitude avec le nez bouché ! Heureusement, ce soir, un bon poêle garni de bouse de yak séchée nous réconfortera après la douche (chaude) que nous prendrons dans le noir !

Fin du trek et retour à Lukla

C'est le dernier jour de marche... nous retournons vers Lukla pour y prendre, demain, l'avion qui nous ramènera à Katmandou. Nous partons de Monjo à 2840 m pour arriver exactement à la même altitude à Lukla ! Evidement ce sera en passant au niveau de la Dudh Kosi à 2400 m. L'impression dominant la journée de marche sera la descente. Seule la montée finale sera source de dépassement de soi, allez ! un dernier vrai effort avant la fin de ce beau trek et de ces vacances. Je crois que chacun n'a jamais autant donné que sur cette dernière ascension. Pas question de faiblir, on en veut encore ! Enfin, en tous cas, c'est ce que j'ai ressenti personnellement, j'ai puisé dans les réserves pour ne rien lâcher ! Du vrai bonheur dans l'effort sportif !

Vue du Thamserku en trek au N
Au revoir Thamserku !


Je ne sais pas si c'est le jour qui veut ça (nous sommes jeudi) mais nous croisons de nombreux porteurs de viande en partance pour les villages et les lodges. Des carcasses entières de yaks sont portées à dos d'homme, doit-on être rassurés du fait qu'il n'y ait pas de mouche à ces altitudes ? De nombreux murets sont à hauteur de chargement pour soulager les cervicales et le dos des porteurs, d'autres utilisent une sorte de canne sur laquelle ils posent leur lourde charge le temps d'une pause.

Photo de porteurs de viande au Népal
Viande de yak destinés aux villages d'altitude


Photo de sac de porteurs au Népal
Le ravitaillement alimentaire express


Nous traversons nos derniers ponts suspendus et retrouvons Phakding, son odeur de feu de bois et ses poules. Le paysage n'est plus le même. L'herbe et les cultures en terrasse remplacent le monde minéral et la neige des sommets. La température augmente, le souffle revient...

Photo de cultures en terrasse au Népal
Paysage en regardant vers Lukla


Ce soir, une soirée au pub nous attend pour fêter la fin du trek. Diké se lâche sur la piste de danse improvisée et nous avons le droit au tube népalais Resam Phiriri (à écouter ci -dessous mais il faut être dans l'ambiance pour apprécier !). Les parties de billard verront l'équipe népalaise l'emporter sur l'équipe franco-anglaise, ils jouent à domicile...



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