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Circuit Pérou Bolivie

Du Pérou à la Bolivie


Nous avons laissé le Lac Titicaca et les îles péruviennes de Taquilé et d'Amantani pour nous diriger vers la Bolivie.


Nous passons la frontière à la ville de Desaguedero.


Nous parcourons, avec nos bagages à la main, les 150 mètres de la zone du no man's land pour entrer en Bolivie.


Altitude 3800mètres, 20 km du lac Titicaca, température agréable, temps très sec, pas un nuage ! Nous voilà sur le site bolivien de Tihuanaco ou Tiwanaku.


La légende nous raconte que les Incas et, avant eux, les Aymaras, vénéraient le Dieu céleste, créateur du monde, Viracocha.


C'est l'endroit majeur de l'histoire des amérindiens. La porte monolithique du temple du soleil reste une énigme technique,(son poids est estimé à 44 T), tout comme les statues anthropomorphes sculptées dans l'andésite, (=la roche volcanique).

Photo de Desaguedero frontière Pérou Bolivie
Passage de la Frontière Pérou Bolivie à Desaguedero


Photo de la Porte du soleil Kalasasaya Tiwanaku Bolivie
Porte du temple du Soleil Kalasasaya, site de Tihuanaco


Alignements de 175 têtes et visages sur le mur du petit Temple, (=Templete en espagnol)que l'on a découvert, semi enterré. Ces sculptures ne seraient-elles pas la représentation des soldats vaincus par les Incas dont ils exposeraient publiquement les portraits, en guise de trophées ?

Photo de statues anthropomorphes du temple du Soleil à Tihuanaco
Têtes sculptées du Templete à Tihuanaco


Nous grimpons encore pour atteindre le col de Llocolloco qui culmine à 4128 mètres. Superbe vue sur l'Altiplano bolivien et sur la Cordillère Royale dont les plus hauts sommets sont couverts de neige.

Photo du col du Llocolloco en Bolivie
Passage au col de Llocolloco et
vue sur la Chaîne des Andes de Bolivie


Sur le sol aride du plateau andin, un paysan laboure son lopin de terre. Il égratigne le sol avec un soc en bois que tire péniblement une paire de bœufs.

Photo d'un paysan des Andes de Bolivie
Paysan ou Péon bolivien labourant son champ


Sur des kilomètres, le désert des hauts plateaux. On y rencontre des Indiens, sortis de nulle part, qui cheminent le long de la route, rentrant d'une harassante journée de labeur. A ces altitudes, le corps humain fatigue beaucoup plus qu'au bord de mer. Ceux-là n'ont pas le mal de l'altitude ou soroche qui sévit chez les voyageurs de la plaine. Leurs outils ancestraux : une houe, une pioche et dans un baluchon quelques feuilles de coca qu'ils mastiquent en guise de trompe la faim, voilà leurs seules richesses !

Photo de paysans indiens de Bolivie
Péones ou paysans de retour des champs

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Sur le marché de Pisac au Pérou

Sur le marché de Pisac affluent les produits de l'agriculture locale. Tous les fruits et légumes qui poussent dans les hautes vallées andines se retrouvent ici, dans ce village rural à 3 000 mètres d'altitude. Le paysan indien cultive méticuleusement son lopin de terre. Les moyens techniques dont il dispose sont très archaïques. La production est fort modeste. Depuis 1972, une réforme agraire a rendu en partie la terre ancestrale, propriété des grandes fermes ou "haciendas" foncières, aux communautés indiennes constituées en coopératives agricoles.
Photo d'indiennes des Andes à Pisac
Paysannes de Pisac vendant leurs productions de fruits et légumes


On vient ici pour acheter chevreaux, porcelets, volailles que l'on élèvera dans la cour commune du hameau. Quant aux visiteurs, ils n'ont que l'embarras du choix pour rapporter des sacs, des "ponchos", des couvertures patiemment tissées par les indiennes dans leur communauté.

Photo d'une indienne avec son chevreau
Petite Indienne de Pisac veillant sur son chevreau


Les indiens du Pérou comme leurs frères de Bolivie et des autres pays andins sont très attachés à leurs coutumes. Ils portent fièrement le costume et tous les attributs traditionnels : chapeaux de feutre emblème national du peuple indien (= sombrero hongo), bonnet de laine, poncho ou "manta" et sandales en cuir de lama.
Cet indien continue à parler le quéchua, sa langue natale et s'habille comme étaient vêtus ses ancêtres Incas.

Photo d'un vieil indien de Pisac au Pérou
Indien au visage buriné par le vent et le soleil
de la cordillère des Andes


Les indiennes tissent des toiles couvertes de motifs animaliers (le lama, le jaguar, le serpent). Animaux sacrés du panthéon religieux qui sont depuis toujours, profondément respectés par les amérindiens. On y trouve aussi la représentation du dieu créateur : Viracocha, divinité inca de la pluie qui créa près du Lac Titicaca, le soleil, la lune, les étoiles, puis les tribus indiennes des Andes et enfin le reste du monde.

Photo de toiles du Pérou
Tissus en laine de lamas teintés
de colorants végétaux


Les femmes indiennes, comme les hommes, restent fidèles au costume traditionnel. Elles agrémentent parfois leur chapeau de la "Cantuta", fleur nationale, emblème du Pérou. Cette fleur rouge, blanche ou jaune, dédiée au roi soleil est portée par les femmes célibataires. Parfois, la "Cantuta" accompagne le mort dans sa sépulture, elle apaisera sa soif. On la trouve aussi accrochée à la porte de la maison, c'est un signe ostentatoire d'hospitalité indienne.

Photo d'une indienne en costume du Pérou
Indienne de Pisac arborant la Cantatuta sur son chapeau


Autrefois, les indiens pratiquaient les cultures en terrasses au pied du Temple du Soleil, sur les collines de Pisac. Il n'en est rien actuellement. Un projet de recherche agronomique tente cependant d'étudier la croissance de certains végétaux en fonction de leur emplacement sur les terrasses.

Photo des terrasses au temple du soleil à Pisac
Le site de Pisac

De Potosi au désert de Siloli Bolivie

La piste chaotique qui va nous conduire de Potosi jusqu'au désert de Siloli nous offre des paysages hallucinants, des couleurs irréelles. Nous avons l'impression d'abandonner peu à peu notre bonne vieille Terre pour arriver sur une autre planète. A 4700 mètres d'altitude, ce désert de cendres et de sable avec ses dégradés d'ocre nous enchante et nous fascine.

Photo de l'arbre de pierre à Siloli Bolivie
Arbre de pierre dans le désert de Siloli


Nous avons posé devant cet "arbre de pierre" qui inspira le peintre catalan Salvador Dali et qu'il fixa sur une de ses toiles. Les 6 mètres de cet édifice que les glaciers et le gel ont usé, ciselé, sculpté au cours de millions d'années rendent compte du travail titanesque de l'érosion.

Photo champignon de pierre du désert de Siloli Bolivie
Pose devant un champignon de pierre de Siloli


Les touristes que nous sommes se sentent bien fragiles face à cette prodigieuse aventure géologique. D'autant que la vie animale, dans ces plateaux lunaires, est bien présente. C'est sur un des ces rochers chauffés par le soleil de l'Altiplano que le lapin des Andes ou vizcacha vient prendre quelques calories qui lui seront fort utiles lorsque viendra la nuit et qu'il gèlera à pierre fendre.

Photo de viscache à Siloli Bolivie
La viscache se dorant au soleil de l'Altiplano


La yareta prouve qu'une vie végétale est ici possible malgré un climat hostile. On l'a rencontrée, cette herbe, aussi dure que le rocher sur lequel elle a élu domicile il y a déjà des centaines d'années ! Ce coussin d'une texture compacte et d'un vert moelleux grandit au rythme de quelques millimètres par an. Les Indiens l'utilisent parfois comme combustible.

Photo d'une yareta dans le désert de Siloli Bolivie
Yareta dans le désert de Siloli


Les camélidés sont les maîtres des lieux ! Ils arpentent la Puna bolivienne, se contentant d'une maigre pitance. Les vigognes et alpagas tolèrent la présence de ces touristes qui font intrusion sur leurs territoires ancestraux !

Photo de Vigogne à Siloli Bolivie
Vigogne sur ses gardes !


L'alpaga semble plus enclin à nous accompagner sur la piste ! Mais attention, derrière cette allure bonhomme, l'animal peut se montrer plus vindicatif s'il se sent importuné !

Photo d'un alpaga en Bolivie
Alpaga sorti de nulle part !

Les salines de Maras au Pérou

Nous avons quitté le site du Macchu Picchu par le car puis par le petit train jusqu'à Ollantaytambo. C'est dans cette forteresse dédiée au Soleil que, en 1536, l'empereur Inca, Manco Capac, résista aux conquistadors espagnols, avant d'être assassiné en 1545 par Diego de Almagro.

Photo du temple du Soleil à Ollantaytambo Pérou
Temple-Forteresse du Soleil à Ollantaytambo


Nous arrivons dans le pays de la tribu des Maras qui, avant d'être assujettis par les Incas, exploitaient les ressources naturelles de sel de cette vallée encaissée (= quebrada en espagnol). Depuis des siècles, les familles indiennes de la région, se transmettent par héritage, ces milliers de bassins où se dépose ce bien si précieux qu'est le sel gemme.

Du haut de la falaise, située au cœur de la "Vallée sacrée des Incas", les quelques 4000 bassins ne sont que de petites tâches blanches qui scintillent au soleil de la cordillère !

Panorama des salines de Maras au Pérou
Les salines de Maras


On aperçoit plus nettement cette mosaïque de petits étangs qui sont alimentés par une eau saline qui sourd de la montagne à une température moyenne de 25°C. De petits canaux la dirigent sur chacun des bassins. L'eau s'évaporant, une fleur de sel se dépose que les indiens, viendront récolter le moment venu. La fleur est destinée à l'alimentation du bétail, le sel cristallisé ira à la consommation humaine.

Photo des bassins de Maras au Pérou
Chaque bassin est clos par des terre-pleins
qui communiquent entre eux


Les indiens s'activent quotidiennement sur ces salines. Ils revendront le sel à une coopérative pour quelques "soles" péruviens.

Photo d'indiens allant à la saline de Maras
Famille d'indiens au bord des salines


Le travail y est harassant, souvent sans sandales, le dos courbé pendant des heures, les indiens pataugent dans une eau agressive. Le sel, matière première aussi précieuse que l'or, fut l'objet de terribles convoitises du temps des Incas. Il contribuait à la bonne conservation des aliments.

Photo d'indienne travaillant dans les salines
Indienne travaillant dans les salines


On devine, perdu dans l'étendu des bassins, un indien travaillant laborieusement sur un des étangs de la saline de Maras.

Photo d'un travailleur indien sur la saline à Maras au Pérou
Indien récoltant le sel de la saline de Maras

De La Paz à Sucre deux grandes villes de Bolivie


La route Tihuanaco-La Paz est longue de 70 km.


Nous laissons derrière nous la pureté du ciel andin qui se reflète dans les eaux du lac Titicaca.


Nous regrettons de ne pas avoir eu le temps de visiter les îles boliviennes de La Lune et du Soleil.


Nous traversons des paysages lunaires, désertiques, ensoleillés, baignant dans une atmosphère où l'oxygène se raréfie.


Sur les terres arides de l'Altiplano poussent différentes espèces de plantes cactées.


Photo de cactus route de La Paz
Cactus sur la route de La Paz


Au détour d'une piste caillouteuse, dans une zone proche d'un ruisseau, où l'humidité est plus grande, c'est le jaracanda, flamboyant bleu, qui éclate de beauté.

Photo d'un jaracanda près de La Paz
Jaracanda fleuri


Après avoir subi les incertitudes d'une route passablement accidentée, nous arrivons à la Capitale administrative et financière de Bolivie. La Paz, c'est une agglomération de 2,5 millions d'habitants, perchée à 3700 mètres (la plus haute capitale du monde). Un incroyable dénivelé de 1000 mètres sépare les quartiers pauvres et déshérités des Indiens qui s'accrochent aux pentes du Alto, 4000m, des riches quartiers où vit une bourgeoisie aisée en contre bas, à seulement 3000 m d'altitude.

Photo de l'agglomération de La Paz
La Paz et ses collines surpeuplées


La Paz, c'est le cañon du rio Choqueyapu de 400m de profondeur, qui grouille, crie, harangue, interpelle, invite. C'est le regard embué d'un vieil Indien qui hésite entre nostalgie du passé et soumission au présent. La Paz, c'est le sourire édenté d'une indienne aymara vendant des gris-gris, des fœtus de lamas, des plantes médicinales sur le marché de las Brujas, (= sorcières). La Paz, c'est un gamin cireur de chaussures, qui vous vante les mérites de son cirage.

Photo de vendeuses indiennes La Paz Bolivie
Vendeuses ambulantes de La Paz


La Paz c'est l'opulence impertinente de la finance qui s'accommode de la dramatique pauvreté des indiens "sans terre". La Paz c'est un syncrétisme religieux, mélange de foi chrétienne et de croyances païennes. C'est enfin le vacarme des microbus qui démarrent en trombe, noyant la rue de ses échappements !

Photo d'un micro bus de La Paz Bolivie
Microbus de La Paz


Le voyage se poursuit, mais en avion depuis La Paz jusqu'à Sucre, "capitale bis" de la Bolivie. Ici siège la Cour Suprême, c'est de fait la capitale constitutionnelle du pays. Les Boliviens considèrent Sucre comme la plus belle ville de leur pays. Il faut dire que la douceur de son climat rend la vie plus agréable qu'ailleurs.

Photo de Sucre ville de Bolivie
Sucre et ses 250 000 habitants

Chinchero, porte de la Vallée sacrée des Incas au Pérou



Chinchero est une bourgade de 3000 habitants environ qui contrôle l'accès à la Vallée Sacrée des Incas.

C'est un centre agricole que les conquistadors ont investi pour reconstruire, sur les ruines d'un temple solaire indien, une église chrétienne.

Chincheros est distant d'une trentaine de kilomètres de Cuzco.

Village d'altitude andine à 3700 mètres environ, son nom viendrait de "chinchilla", lapin à longue queue qui pullulait jadis dans les parages mais qui a pratiquement disparu (mangé?..).

Les indiennes de Chinchero, regroupées en association travaillent la laine des lamas qu'elles lavent avec des racines d'arbres.Elles teignent les pelotes en les trempant dans des végétaux ou dans des cochenilles.

Photo de teinture de la laine à Chinchero Pérou
Teinture de la laine sur le marché textile de Chinchero


C'est ensuite le temps (qui pour les indiens n'a pas la même valeur que le nôtre!) très long du tissage manuel.

Photo de tisseuses indiennes de chinchero du Pérou
Indiennes de la coopérative de tissage à Chinchero


Derrière les tisseuses, on devine les pelotes de laine de couleurs naturelles qui attendent d'être tendues sur le métier à tisser. Celui-ci n'a pas changé depuis l'époque Inca.

Photo d'un métier à tisser quéchua
Tissage ancestral à Chincheros


Les manteaux, couvertures, tentures en laine de lamas sont d'une très grande variété de tons, de couleurs et de motifs.

Photo de motifs de tentures indiennes
Motifs et coloris vifs et variés des tissus péruviens


Sur le marché de Chincheros, les paysannes vendent aussi dans des récipients émaillés des légumes et tubercules locaux, issus de leurs champs : pommes de terre ou papas, lisa, maïs, quinoa, fève, haricot.

Photo de quinoa, lisa, fève, papas du Pérou
Quinoa, fèves, maïs, papas sur le marché de Chinchero


Dans toutes les maisons, construites souvent en mur de pisée ou "adobe", une petite cour intérieure est réservée à l'élevage de la volaille, du cochon de lait, mais aussi du cochon d'inde ou "cuy" en quéchua . Les indiens apprécient ce petit animal pour sa chair !

Photo de cochons d'Inde au Pérou
Cochons d'Inde dans une maison de Chinchero

Voyage dans les Andes péruviennes

Nous arrivons à Lima, capitale du Pérou, en bordure de l'océan pacifique.

Nous y passons une courte nuit avant de prendre l'avion qui nous déposera à Cuzco, ancienne capitale de l'Empire Inca.

Nos premières pensées sur ces terres andines, difficilement accessibles, sont pour ces prestigieuses et néanmoins mystérieuses civilisations pré-incasiques.

Celles des indiens Mochicas, des Chimus, des Aymaras puis des Chancas, ces peuples panandins, vivant sur les hauts-plateaux et dans les hautes vallées des Andes.

Chasseurs et cueilleurs, il y a 10 000 ans, puis cultivateurs vers 1200 AV J-C. "La civilisation du maïs" était en train de naître et avec elle l'Empire Inca (le haricot qui fut la base de l'alimentation, fut peu à peu associé au maïs, d'une plus grande valeur nutritive).

La tribu des Incas établie à Cuzco ("centre du monde" en Quechua), en soumettant les autres tribus, allait construire, à la fin du XIII ème siècle, le plus grand empire précolombien de la région.

Les messagers de l'empereur ("Sapa Inca" fils du Soleil) lui rendaient quotidiennement des comptes grâce à ce système comptable fait de cordelettes colorées et de nœuds, ou "quipu".

Photo d'un Inca calculant avec son quipu
Dignitaire Inca comptant sur sa "calculette" ou quipu


A 3300 m, les collines entourant la capitale historique des Incas, offrent une vue générale de la ville qui témoigne de sa splendeur architecturale passée. Les paysannes et leurs enfants font paître leurs troupeaux de lamas aux portes de Cuzco.

Photo de bergères indiennes à Cuzco
Femmes et enfants indiens avec leurs lamas
sur les hauteurs de Cuzco


Tout près de Cuzco, les trois murailles cyclopéennes de la Forteresse de Sacsayhuamán s'étagent en zigzag. Difficile de percer le secret de ces géniaux bâtisseurs, qui ajustèrent au millimètre ces énormes blocs de pierres. Faisant de ce site militaire et religieux, une citadelle quasi inexpugnable qui protégeait la capitale Cuzco de toutes intrusions ou attaques.

Photo de la Forteresse de Sacsayhuamán au Pérou
Forteresse de Sacsayhuamán près de Cuzco


La domestication du lama fut un des principaux ressorts de l'épanouissement de la civilisation inca. Animal de bât, pourvoyeur de lait, de viande, de laine, cet animal fournit également à l'homme le cuir, les tendons et les os. Mais aussi, par ses excréments ou "taquias", le combustible fort utile à ces altitudes.
Photo d'une fileuse de laine de lama
Indienne filant au fuseau la laine de lama


Si pour l'esquimau le phoque est une richesse, si pour le Népalais le yak est un bien précieux, si pour le Saharien le dromadaire est une chance, pour l'Indien des Andes, le lama est une heureuse providence.

Photo de lamas sur l'Altiplano
Lamas en liberté sur le plateau andin


Le haricot (purutu en Quechua), la pomme de terre (papa en Quechua) et le maïs ( divinisé par les Amérindiens) sont les trois plantes vivrières de l'alimentation andine. Il existe d'innombrables variétés de Maïs. On a pu en voir sur les marchés dans les bourgades que nous avons traversées. "Les hommes de Maïs" (Hombres de Maiz") de l'écrivain guatémaltèque, Miguel Angel Asturias, évoque parfaitement la civilisation née de cette culture.

Photo de variété de maïs
Variétés de maïs au marché de Pisac


(Un grand merci à Monique et Hervé pour leur contribution)

Le Macchupichu, cité perdue des Incas Pérou

Nous avons pris le train à Ollantaytambo pour atteindre Aguascalientes à la lisière de la forêt amazonienne (durée 1H30).

Un car nous élève jusqu'au site archéologique de Machu- Picchu.

Nous sommes à 130 Km à l'Est de Cusco, à une altitude moyenne de 2400 m.

C'est une zone subtropicale qui connait un climat tempéré, où l'humidité favorise le développement d'une végétation assez luxuriante.

La brume matinale dévoile peu à peu cette citadelle que la forêt pré-amazonienne avait recouverte pendant plusieurs siècles.

Ce n'est qu'en 1911 que l'archéologue américain, Hiram Bingham découvrit ce joyau de la civilisation Inca que Francisco Pizarro et les conquérants espagnols cherchèrent en vain dès le XV ème siècle.

Il fallut plus de 10 années pour extirper de sa gangue végétale les ruines de cette ville amérindienne.

Véritable forteresse préservées des regards malveillants. A dos de lamas, les indiens transportaient depuis Cuzco une terre noire et fertile sur laquelle ils cultivaient la coca et le maïs.

Depuis la Tour ronde du Temple du Soleil on a une perspective inoubliable sur la vallée de l'Urubamba et ses abrupts vertigineux qui protégeaient la "cité perdue" de l'intrusion des prédateurs.

Photo du Macchu Pichu au Pérou
Vue générale du site du Macchu Pichu


Photo de la vallée de l'Urubamba au Pérou
Au fond de la vallée coule l'Urubamba


Sur les terrasses du Macchupichu ("vieille montagne" en Quéchua), l'eau descendait des sommets et coulait dans 16 fontaines, unies par des canaux taillés à même la roche. Dans cette ville du XIV ème siècle devaient vivre un millier d'Incas. Les "Vierges du Soleil" entretenaient les temples et lieux sacrés. Les nombreuses sépultures féminines en témoignent.

Photo du temple aux trois portes à Macchu Pichu au pérou
Le Temple du Soleil et la zone agricole en terrasses


Les Indiens Quéchuas empruntaient la Porte du Soleil lors de leurs déplacements guerriers ou commerciaux. Ils pratiquaient avec succès l'art de la guerre mais ils maîtrisaient parfaitement l'art de la salaison et de la déshydratation des aliments. Ces techniques leur assuraient une nourriture pour toute l'année.

Photo de lama au temple du Soleil à Macchu Pichu
Lama "entretenant" les pelouses du Temple du Soleil !


L'autel du soleil, l'Intihuantana est sculpté au sommet d'un bloc pyramidal. C'est du haut de ce lieu sacré que les grands prêtres et l'Empereur s'adressaient au peuple. C'est aussi de cet emplacement que les savants Incas observaient le Soleil et le ciel.

Photo de l'Intihuantana au Macchu Pichu
L'autel sacré qui ancrait le soleil


La "jeune montagne" ou "huaynapicchu" en quéchua est un impressionnant piton rocheux qui domine tout le Machupichu. Son ascension requiert une certaine endurance car le sentier qui mène à son sommet est très escarpé.

Photo du Huaynapicchu au Pérou
Le Huaynapicchu


Le sanctuaire de Macchu-Picchu fut déclaré en 1983 Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité par l’UNESCO.

Vertus de la maca du Pérou en poudre: fertilité, libido, mémoire. Plante aphrodisiaque

La maca gingembre de l'Amérique andine

Les Conquistadors Espagnols sont dans les Andes péruviennes et boliviennes depuis 1552.

Ce n'est que cent ans plus tard, que le Père dominicain Juan Cobo signale, dans son livre, Histoire du Nouveau Monde, l'existence d'une plante connue par les Indigènes sous le nom de Maca.

Il nous apprend que les racines de la Maca sont comestibles.

Il semble que les Empereurs Incas attribuaient à cette tubercule des vertus qui redonnaient résistance et force aux hommes.

C'est pour cela qu'ils gratifiaient les guerriers, les messagers ou les coursiers, partant en mission, de quelques racines de Maca.

Cette tubercule proche du radis par sa forme et du cresson par son feuillage, est une plante héroïque !

Elle est la seule à pousser sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes à 4000 mètres d'altitude. La Maca, parent plus robuste que la pomme de terre, brave l'âpreté du froid andin, les gelées intenses de la nuit, le vent violent qui balaie la Puna et le soleil cinglant qui dessèche tout.

.Photo maca du Pérou
Crédit photo "Arequipa - Markt San Camillo" par Minasanor
Licence CC


Les archéologues nous apprennent qu'elle est consommée par les peuples des Andes depuis 5000 ans ! Elle est décidément la plante de tous les records!
Vivace, hermaphrodite et autopollinisante, elle vit au ras du sol, pour mieux se protéger de la rudesse climatique.
Ce don divin que le ciel a fait aux Indiens est, pour eux, une ressource alimentaire qu'ils déclinent sous toutes formes culinaires. C'est une boisson ou "maca chicha" lorsqu'ils la font fermenter. C'est une bouillie parfumée, la "mazamorra", lorsqu'ils l'écrasent et la cuisent. C'est un légume qu'ils mangent cru ou qu'ils font sécher pour la consommer des mois plus tard !
Cette formidable source d'énergie a la forme d'une poire sauvage, rustique, qui oscille entre le jaune et le mauve.
Si les camélidés, lamas, alpacas, vigognes, apprécient également cette plante magique, les hommes de notre époque, loin de la délaisser, lui confèrent de qualités innombrables.

On dit qu'en la consommant, régulièrement, sous forme de gélules, de comprimés ou fraîche, elle favorise la fertilité, combat le désordre hormonal, accroît la mémoire, accentue l'énergie et atténue la fatigue.

vertus maca pérou
Crédit photo Maca du Pérou Julia Manzerova
Licence CC


Plante aux vertus aphrodisiaques, la Maca n'aurait aucun effet néfaste sur l'organisme et serait aussi bien utiles aux femmes qu'aux hommes. Elle doit sa tonicité aux protéines, acides aminés, fibres, vitamines et minéraux qu'elle contient.

Potosi et les mines du Cerro Rico Bolivie

Nous partons de Sucre pour aller sur le site minier de Potosi. Altitude moyenne de 4000 mètres.

Population de 140 000 habitants. Nous avons là, un important rendez-vous avec l'Histoire peu glorieuse de la Conquête.

La découverte des richesses minérales de Potosi ("le tonnerre" en Quéchua) et de son impressionnante colline, le Cerro Rico ("la riche colline" en espagnol) furent une véritable aubaine pour les Incas qui exploitèrent avant les Conquistadors ce pharaonique filon argentifère.

Ce fut aussi un formidable coup de" tonnerre" financier pour les Conquérants qui, in situ, frappaient monnaie pour la Couronne d'Espagne.

Des siècles durant, des millions d'Indiens et de Noirs extirpés des côtes africaines, creusèrent dans les pires conditions et moururent très jeunes dans les entrailles de cette montagne monstrueusement riche.

Les Quechuas et les Aymaras soumis à la "mita" (travail forcé) grattaient les parois fragiles des galeries avec pour seul outil un burin, un marteau, une pelle.

Photo de Potosi en Bolivie
Entrée de Potosi au pied du Cerro Rico,
pyramide en forme de cône


Photo du Cerro Rico à Potosi Bolivie
Au cœur du Cerro Rico


La colline, épuisée après tous ces siècles d'intenses exploitations, est devenue de moins en moins rentable. En 1985, l'État bolivien se retire de la mine, laissant sur le tas des milliers de familles d'Indiens, mineurs depuis des générations. Constitués en Coopératives minières, ils décidèrent de poursuivre. Ils sont actuellement quelques 10 000 indiens à creuser encore et encore à la recherche de résidus de minerais d'argent, de zinc, de plomb ou d'étain ou de pierres précieuses, travaillant dans des conditions d'hygiène et de sécurité très rudimentaires.

Photo de la rue de la Mine à Potosi
Rue de la Mine à Potosi


Comme eux, nous nous sommes faufilés dans une étroite galerie. Celles-ci se comptent par centaines sur tout le site minier de Potosi. Respectant la tradition, nous avons offert aux mineurs un bâton de dynamite, des boissons et des feuilles de coca, permettant ainsi aux Indiens d'acheter la clémence du Tio (qui est soit le Bon Dieu qui protège, soit le Diable responsable du mauvais coup du sort).

Photo à l'entrée des galeries de mines à Potosi Bolivie
Entrée dans la galerie des mines de Potosi


Nous rencontrons sur le parcours souterrain des poupées ou statuettes de Tios qui jalonnent le trajet, veillant ainsi sur la vie des mineurs et des visiteurs.

Photo d'un Tio à Potosi
Tio bienveillant, protecteur des mineurs,
couvert d'offrandes


Nous avons approché dans ces boyaux rocheux, les forçats d'un monde dit moderne. Ils sont les frères de sang et de cœur des mineurs de Germinal. Ce monde industriel impitoyable dont les lambeaux de ferrailles rouillent au soleil de l'Altiplano n'est que le souvenir déjà lointain d'un Empire déchu.

Photo des wagonnets de la mine de Potosi
Wagonnets qui jadis déversaient le minerai
extrait des entrailles du Cerro Rico

Naviguer sur le lac Titicaca au Pérou



Le trafic sur le lac Titicaca est, selon les saisons, plus ou moins dense.

Il est cependant rythmé par la vie quotidienne des îliens qui vivent du lac par la nourriture qu'il leur procure et ils vivent aussi du lac qui est un lieu de visites touristiques.

Cette mer andine est avant tout un garde manger pour les Indiens.

Les poissons, jadis très variés, ont subi l'hégémonie vorace des truites que l'on a introduites dans ses eaux.

La truite criolla est à présent le plat incontournable.
Le moyen de locomotion le plus répandu est la petite barque en roseau tressé ou totora.

Chaque famille indienne en possède au moins une qu'elle utilise plusieurs fois par jour.

Photo d'Indiens Uros sur une totora au Titicaca
Couple d'indiens navigant sur la totora


D'autres se déplacent sur de minuscules radeaux de roseaux dont l'équilibre n'est pas très fiable. Mais ces indiennes sont nées sur ces lieux où l'instabilité de ce sol végétal n'est pas un handicap pour elles.

Photo d'indiennes ramant sur un radeau au Titicaca
Indiennes ramant sur un minuscule radeau de roseau


Les barques en bois construites par les charpentiers locaux sont aussi un moyen rapide de déplacements. Les habitantes s'y sont vite accoutumées. Elles côtoient les totoras à deux coques, tels des catamarans andins ! , qui promènent les touristes sur le lac Titicaca.

Photo de barques en bois et de doubles totoras au Titicaca
Barques en bois et totoras en roseaux


La totora traditionnelle présente une proue arrondie qui évite tout accostage agressif. L'épaisseur des couches de joncs est un gage d'étanchéité.

Photo de la proue des totoras du lac Titicaca
Proue de totoras


Les grandes embarcations de roseaux ou doubles totoras permettent aux visiteurs de sillonner le lac. Elles assurent les liaisons d'un village à l'autre.

Photo de totoras pour touristes du lac Titicaca
Grande totora pour transporter les touristes


Ramer ou godiller? C'était là mon interrogation! Alors pourquoi ne pas m'y essayer? ... Pas si facile que ça, mais on y arrive !

Photo de totora avec son pilote rameur
Vue des maisons flottantes depuis une totora
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Produits de phytothérapie bio ou naturels


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Produits de phytothérapie bio ou naturelsBiogélule est une boutique en ligne de vente de produits de phytothérapie biologique ou naturels ou de produits de soin bio. Aloe vera bio, jus de noni bio, jus de goji biologique, extrait de pépins de pamplemousse bio, maca du Pérou, Tribulus terrestris, spiruline, harpagophytum ou chitosan sont sélectionnés parmi les meilleurs produits naturels. Dans la gamme biologique certifiée par Ecocert vous trouverez des produits de phytothérapie (herboristerie bio, gemmothérapie bio, extraits de plantes liquides bio, plantes en ampoules), des produits de la ruche bio (propolis) et des produits cosmétologiques bio (soins et hygiène). Les produits naturels de phytothérapie sont notamment indiqués dans l'accompagnement des traitements des problèmes articulaires, dans le manque de tonus,...Tags

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Phytothérapie énergétique


Catégorie > Santé > Phytothérapie
Phytothérapie énergétiqueBio gélules est un site de vente en ligne de produits de phytothérapie biologique. Vous y trouverez toutes sortes de produits naturels (gélules, ampoules, poudre, huiles, savon) pour soigner les principales pathologies concernant les articulations, la vitalité, la minceur, les troubles de ménopause, les défenses immunitaires, les problèmes de libido, les troubles de la circulation ou encore une hypercholestérolémie... Pour cela, vous trouverez des gélules ou autres présentations de phytothérapie, des compléments alimentaires biologiques comme le jus de noni biologique, le maca du Pérou bio, du tribulus terrestris, de l'harpagophytum, du chitosan, de la poudre de spiruline et bien d'autres références naturelles sur le site. Biogelules : 4 avenue Schumann 80100 Abbeville 09 79 26...Tags

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Randonnées en Ariège et dans les Pyrénées


Catégorie > Sports de montagne > Randonnées en Ariège Pyrénées
Randonnées en Ariège et dans les Pyrénées09 Rando vous propose de nombreuses balades et randonnées en Ariège et dans les Pyrénées. Vous trouverez sur le site de nombreux topos, plan de randos, des circuits en raquettes, en vtt ou à pieds. Idées de randonnées en Ariège et dans les Pyrénées: -Le cirque de Gavarnie -Les cascades d'Ars -Le massif du Canigou -Le tour du Pic du Midi d'Ossau -Découverte du pays cathare Au programme : informations sur les refuges de montagne, plan et carte pour les randonnées, découverte de la flore et de la faune locales, des lacs et des sommets intéressants en Ariège et Pyrénées, le tout illustré d'images et de photos. Enfin un forum pour que les randonneurs puissent partager leurs impressions de marcheurs et la possibilité de télécharger gratuitement des écrans de veille. Voir...Tags

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Agence de trekking et voyages aventure sur mesure


Catégorie > Sports outdoor > Agences de voyage sportif
Agence de trekking et voyages aventure sur mesureAtalante est une agence de voyage proposant trekking et randonnées pour petits groupes ou en famille. Les voyages proposés s'étendent sur les 5 continents. Parmi les destinations disponibles, les plus demandées sont le Maroc, le Népal, le Kilimandjaro, le Pérou. * La Charte Ethique du voyageur : Atalante est le créateur de la Charte Ethique du voyageur, charte rédigée en 1997. Les voyages se déroulant dans des régions préservées, il était important de sensibiliser et responsabiliser les voyageurs sur leur comportement durant leur voyage. * Randonnée et trekking en Afrique : Les aventuriers comme les familles pourront découvrir de multiples destinations en Afrique. Au Maghreb, avec des destinations comme le Maroc, la Tunisie, l'Algérie, il sera possible d'effectuer trekking et...Tags

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Agence de trekking en Amérique latine : Terra Cordillera


Catégorie > Sports de montagne > Organisation Trek en Amérique Latine
Agence de trekking en Amérique latine : Terra CordilleraTerra Cordillera est une agence de trekk spécialisée dans les trekkings et les randonnées en montagne dans les pays situés en Amérique latine. Terra Cordillera organise des ascensions et des treks à la carte et sans intermédiaire. * Trekking en Amérique latine : Les trekks ont lieu sur tous les massifs du continent : dans les Andes (Pérou, Bolivie, Cusco), en Patagonie (en Argentine et au Chili), au Panama, en équateur, au Costa Rica, au Brésil et au Mexique. * Les grandes cordillères d'Amérique latine : Trekking dans les plus grandes cordillères d'Amérique latine: la cordillère blanche, Huayhuash, Vilcanota, Vilcabamba, la cordillère royale, Apolobamba ... * Trekking adapté à tous : Différentes formules de trekking pour répondre aux envies de tous, des débutants aux...Tags

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