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Culture Espagnole et traditions


La fête moderne des « Fallas » de Valence en Espagne au XXIème siècle



Par le hasard d’une étrange alchimie, à la coutume païenne de cette confrérie d’artisans va se joindre la tradition religieuse de la « Semaine Sainte » qui commémore la mort de Jésus et vénère sa mère, Marie.

Photo de valencianas offrant des fleurs à la vierge
Valencianas allant offrir des fleurs à la Vierge


Ainsi, deux jours durant, venus des 300 quartiers de Valence et des villages voisins, plus de 35000 « Valencianas » de tous âges, et des milliers de garçons et de filles dans leurs lumineux costumes, vont offrir, à la « Virgen de los desamparados », Vierge des affligés, des bouquets d’œillets et de fleurs multicolores qui habilleront le long manteau que porte l’immense statue de la Vierge.

Les acteurs de la fête ou « falleros » perpétuent ainsi les traditions :
  • musiques et chants folkloriques joués par les fanfares ou « bandas »,
  • spectacles pyrotechniques grandioses conçus par les meilleurs artificiers d’Espagne,
  • pétards assourdissants ou « mascletà » qui font trembler à 14h précises les milliers de visiteurs agglutinés chaque jour sur la place de la Mairie,
Photo de mascleta place de la mairie à Valence
Mascleta, place de la mairie à Valence

  • défilés à thème qui animent tous les coins de la ville auxquels participent des centaines de falleros.
Costume de la fête des Fallas à Valence
Fallero

  • 300 monumentales « fallas » adultes et 300 « fallas infantiles » composées chacune de 30 à 70 « ninots » ou petits personnages seront brûlées le 19 mars entre 22h et 4h du matin (c’est la « crema ») accompagnées de feux d’artifices, de pétarades assourdissantes, de chants et de musiques tirés du folklore « valencian ».
Photo crema de la falla
Crema de la falla


Dans une ambiance familiale ces 4 jours de fête connaissent un impact national et transfrontalier inouï. Le musée « fallero » conserve en son sein les « ninots indultados» ou figurines sauvées des flammes par décision du jury.

Photo de figurine sauvées de la crémation aux Fallas de Valence
Figurines sauvées de la crema


Les visiteurs auront plaisir à voir depuis les années 1930 l’évolution de cet art des rues et l’histoire de la caricature d’une région si attachée à la liberté d’expression et au respect des traditions et des croyances.

Les Fallas créent ce lien générationnel où toutes les couches de la société sont mêlées dans un même élan de ferveur et de passion pour que perdurent la fête et ses traditions.

Photo des fleurs couvrant le manteau de la vierge aux Fallas de Valence
Le manteau fleuri de la Vierge

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Tennis à Roland Garros 2008 : simple dames Flavia Pennetta/Carla Suarez Navarro

Premier match de la journée sur le cours Suzanne Lenglen : simple dames Flavia Pennetta pour l'Italie contre Carla Suarez Navarro pour l'Espagne. C'est la joueuse espagnole issue des qualifs qui a battu notre Amélie Mauresmo cette semaine! rrrrr....

Flavia Pennetta est âgée de 26 ans et mesure 1,72 m. Son classement WTA est 27 ème. Elle a battu Venus Williams cette semaine!

Carla Suarez Navarro a 19 ans. Elle s'est distinguée lors des qualifications pour le Tournoi de Roland Garros qui se sont déroulées du 20 au 23 mai derniers.
16 joueurs et 12 joueuses ont gagné leur place pour le terrain de terre battue à l'issu de matches entre joueurs dont le classement ne leur permettait pas de regagner directement le tableau. C'est ce que l'on appelle les qualifications.
Carla mesure 1,60 m et est classée 132 ème joueuse mondiale. Elle est à l'aise sur les terrains à réponse lente comme la terre battue.

La joueuse espagnole domine tout le match et elle le termine avec un grand sourire et des yeux plein de détermination pour la suite!

Score final pour la joueuse espagnole : 6/3-6/2. Elle accède ainsi aux quarts de finale!

Photo de Flavia Pennetta

L'italienne Flavia Pennetta

Photo joueuse de tennis Pennetta


Photo de Carla Suarez Navarro

L'espagnole Carla Suarez Navarro

Image joueuse de tennis Suarez Navarro

Tulipes de La Torche, Baie d’Audierne en Finistère (Région Bretagne)

Un climat océanique, des sols pauvres mais sablonneux, et voilà…. les tulipes, les narcisses, les iris et les jacinthes n’en demandent pas plus pour pousser et éclore au printemps en un époustouflant feu d’artifice multicolore.

Photo de tulipes de toutes les couleurs
Tulipes en feu d'artifice


C’est une aventure incroyable que vivent depuis les années 80 les floriculteurs de La Torche qui ont développé sur des zones en jachères, la culture des plantes à bulbes.

Photo de culture de tulipes
Bientôt la cueillette


La Torche, commune de Plomeur, site mythique des surfeurs, des véliplanchistes et autres amateurs de fun-board, de kite-surf, de wake, tous amoureux du vent , de la glisse sur les déferlantes est devenu également un parc fleuri aux couleurs chatoyantes.

Photo de la plage de la Torche
La plage de la Torche


Par le savoir faire de deux familles de Hollandais et la ténacité des Bigoudens, un véritable miracle économique a vu le jour dans ce Finistère « du bout du monde » !
Au printemps, ces fleurs colorent les parcelles à la manière d’un artiste peintre.

Photo de champs de tulipes
Champs de tulipes


Dans les champs, les cueilleurs s’activent. La brise légère qui souffle sur ces terres est l’ennemi conjuré des pucerons !

La douceur du climat dans cette baie d’Audierne assure une floraison précoce qui donne une avance de trois semaines sur les tulipes cultivées dans les Pays-Bas.

Photo de la baie d'Audierne
La baie d'Audierne


Quotidiennement des camions chargent des palettes complètes de bulbes et de fleurs.
Un débouché exceptionnel pour ces plantes finistériennes qui prennent la route des marchés internationaux de Hollande, place mondiale de ce type de production.

Photo de pétales de tulipes
Pétales de tulipes destinés à la parfumerie


Une promenade en Bigoudénie réconcilie l’homme et une nature sauvage qui sait, quand on la comprend et la respecte, se montrer généreuse envers ceux qui y vivent et qui en vivent, mais aussi, se montrer accueillante et chaleureuse pour les gens qui la visitent.

Le cimetière marin sur le Mont Saint-Clair à Sète département de l'Hérault en Languedoc

De nombreux sétois et sétoises ont rendu célèbre leur ville natale. Certains de ces chers disparus reposent à jamais dans l'un des plus beaux sites funéraires du monde! Le cimetière marin perché sur les collines pentues du Mont Saint-Clair, domine la ville faisant face à l'immensité de la Méditerranée. Un cadre unique, un horizon à perte de vue et la belle bleue, infiniment bleue vous transportent soudain vers le mystère de la vie et le sens de l'au delà. Il faut flâner le long de ces allées étagées à flanc de colline lorsque le soleil de Midi vous inonde de sa chaleur.

Photo du cimetière marin à Sète.
Les tombes font face à la pureté d'un horizon céleste et marin infiniment bleu.
En contrebas le Théâtre de la Mer fondé par Jean Vilar


Les hasards de la visite vous arrêtent ici ou là devant des tombes de gens humbles comme devant celles de personnages plus connus. L'architecture des sépultures de ce cimetière méridional est souvent inspirée des coutumes et des traditions de l'Italie car la communauté italienne est nombreuse dans la ville de Sète. Les tombes sont de véritables monuments funéraires.

Photo de l'art funéraire à Sète.
Les caveaux sont des ouvrages typiques du Sud.


Photo de la tombe de Jean Vilar
Tombeau du sétois Jean Vilar, acteur, metteur en scène,
directeur de théâtre, créateur du Festival d'Avignon.


Le grand poète et résistant sétois Paul Valéry mort en 1945 eut des funérailles nationales à la demande du Général De Gaulle. Il repose dans ce cimetière qui lui inspira le sublime poème :" le cimetière marin". A la mémoire de Paul Valéry, les sétois décidèrent que ce cimetière Saint-Charles porterait désormais le nom du poème.

Photo de la tombe de Paul Valéry cimetière marin à Sète.
Paul Valéry repose dans ce cimetière
dont il admirait la beauté et la pureté du site.


Pour s'y rendre: sortie de Sète vers Agde par la Corniche, prendre direction le Mont Saint-Clair, le cimetière et le Musée Paul Valéry sont à mi parcours.
A visiter: Musée Paul Valéry, Beaux arts et traditions sétoises. Rue François Desnoyer à Sète.

Le peuple Massaï de Tanzanie et du Kenya : histoire, traditions, coutumes et danses


Les Massaï sont un peuple de nomades d'Afrique de l'Est qui vivent sur deux pays le Kenya et la Tanzanie.

Il existe différentes orthographes de Massaï. Massaï peut s'écrire également Masaï ou Maasaï.

Le peuple Massaï se définit à la fois comme une population de pasteurs et de nomades. Les Massaïs élèvent les troupeaux de vaches qui sont leur principale richesse. On estime le nombre de Masaï entre 300 et 800000 personnes réparties sur les savanes de Tanzanie et du Kenya. Au gré des saisons les Maasaï, ces « guerriers de la pluie » font paître leur cheptel là où l'herbe et les pâturages sont abondants. Ce peuple de combattants revendique son indépendance mais aussi son attachement viscéral à ses traditions et à son mode de vie. Gardiens des terres qu'ils investissent, les Maasaïs se disent aussi les gardiens d'un bien précieux que leur dieu unique leur a confié : la vache. S'ils étaient une couleur, les Massaïs serait le « rouge », rouge comme la terre du Kenya et de la Tanzanie, rouge comme le soleil qui trop souvent brûle leurs terres, rouge comme le feu qui régénère les savanes au rythme des saisons et surtout rouge comme le sang des vaches dont ils s'abreuvent en le mélangeant au lait de leurs chers animaux ! Les jeunes Masaïs devenant des guerriers ou « moranes » à l'adolescence sont soumis à des rites initiatiques qui les font passer à l'âge adulte, si chez les filles Maasaïs l'excision est de mise, chez les garçons Maasaïs on pratique la circoncision.

Les Massaï ont quelques contacts avec les randonneurs et les touristes, ces derniers découvrent alors le fossé immense qui les sépare de ces bergers Massaï aux coutumes ancestrales. La société Massaï vit sous un mode patriarcal, et plus précisément sous l'autorité des anciens Masaï garants des traditions et dépositaires de l'autorité. Ces hommes au physique longiligne et ces femmes à l'élégance naturelle portent haut l'histoire et la mémoire de leurs lointains ancêtres venus du sud Soudan et des confins de l'Egypte.

Vidéos et Photos sur les Massaïs:



Film sur les Massaï de Pascal Plisson : Massaï, les guerriers de la pluie (2004). Synopsis:

  • "Devant faire face à une sécheresse qui met en péril la vie du bétail et celle des leurs, les Anciens du village envoient une équipe de jeunes guerriers encore inexpérimentés à la recherche d'un lion mythique, Vitchua, incarnation du Dieu Rouge, Dieu de la vengeance, pour ramener sa crinière. Par cet exploit, les guerriers mettront fin à la malédiction qui s'est emparée de leur communauté, et feront ainsi revenir la pluie. Dans cette quête mouvementée à travers les plaines du Kenya, les jeunes guerriers apprendront le sens de l'amitié et du courage. À chaque instant confrontés au danger, ils devront faire face à la trahison, à la peur, à la rivalité, pour devenir des hommes. Inspiré de la mythologie Massaï, Massaï, les guerriers de la pluie, fable initiatique pour les petits et les grands, raconte une histoire universelle tout en nous faisant voyager au coeur d'une culture isolée du reste du monde. Interprétés par d'authentiques guerriers Massaï originaire du Massaï Mara (Sud Kenya), les dix héros du film sont dix messagers qui nous rendent soudain plus proche un monde qui nous était totalement étranger." Extrait du synopsis de cinemovies : Massaï, les guerriers de la pluie


  • "Le passage d'un groupe d'adolescents à l'âge adulte. Confrontés à une sécheresse qui met en péril la pérennité de leur peuple, les anciens sont convaincus d'être victimes d'une malédiction du Dieu rouge, le Dieu de la vengeance. Suite à la mort de leur chef de guerre, ils sont obligés de former à la hâte une nouvelle génération de guerriers, aussi inexpérimentés que vaillants, qu'ils chargent de traquer un lion mythique, Vitchua, incarnation du Dieu rouge, et de ramener sa crinière. Ainsi seulement le sortilège pourra-t-il être brisé." Extrait du synopsis de allocine : Massaï, les guerriers de la pluie


Livre sur les Massais : Sur la terre des Massaï, de Elizabeth Gilbert
  • "Elizabeth Gilbert, jeune photographe de presse américaine, a couvert dans les années 1990 les événements tragiques qui ont secoué l’Afrique en Somalie, au Rwanda, au Soudan… À partir de 1998, elle modifie son champ de vision pour s’intéresser aux coutumes des Massaï, peuple de pasteurs nomades et de fiers guerriers vivant aujourd’hui dans une réserve d’environ 7 500 km2, à cheval entre le Kenya et la Tanzanie. Pendant quatre ans, elle s’est attachée à fixer sur la pellicule les principaux rituels et cérémonies qui rythment leur vie, marquant le passage d’une classe d’âge à l’autre. C’est ainsi qu’après un retour sur l’histoire des anciens, marquée par l’occupation coloniale britannique, l’auteur décrit dans ce beau livre, illustré de portraits de Massaï saisis dans toute leur grandeur d’âme et leur courage, les cérémonies parfois cruelles du passage à l’âge d’homme, de l’excision, de l’eunoto (qui marque la fin rituelle de ce que l’on pourrait appeler le service militaire), du mariage ou encore de la chasse au lion. Un témoignage exceptionnel, qui ne pêche pas par exotisme : on peut s’étonner, regretter même, que les photographies en noir et blanc ne rendent rien des couleurs vives des bijoux des Massaï, de leurs peintures corporelles ou des fameuses capes rouges qu’ils enroulent autour de leurs épaules. Mais ce choix confère aux images une dimension solennelle qui correspond idéalement à la force et la fierté de ce peuple. Un ouvrage à la fois esthétique et didactique, qui nous invite avec bonheur à partager l’intimité mystérieuse des Massaï…" Commentaires par Clémentine Bougrat du livre Sur la terre des Massaï

Pierre-Jakez Hélias : écrivain conteur breton, natif de Pouldreuzic dans le pays Bigouden (Finistère Bretagne)

Ce village de Pouldreuzic, connu pour son fameux pâté Hénaff, l’est tout autant par les textes de Pierre-Jakez Hélias, qui a célébré en tant qu’écrivain-conteur ce pays bigouden qui l’a vu naître en 1914 .

Par ses livres, « Le cheval d’orgueil », « Le quêteur de mémoire » ou « Mémoires d’un breton du pays bigouden », ce natif de Pouldreuzic a contribué à la reconnaissance littéraire et historique de cette société rurale aux traditions populaires fortement ancrées dans l’imaginaire collectif de tout un peuple fier de sa langue, de sa culture et de ses racines.

Lire l’un de ses livres, c’est découvrir la vie quotidienne, des années 1900 à 1960, de ces familles de bord de mer, paysans-marins, souvent très pauvres .

Littérature bretonne
Sur les pas du cheval d’orgueil


Ses talents de conteur, ses souvenirs biographiques, portés par un regard ethnographique, évoquent dans une merveilleuse poésie, la saignée de la guerre de 14-18, les activités agricoles, l’interdiction de parler le breton à l’école, le courage des femmes devenues par la force des choses, chefs de famille, l’arrivée du machinisme agricole etc …

Il se plaisait à répéter que « Sans hier et sans demain, aujourd’hui ne vaut rien ».

Les contes et légendes donnent corps à la vie de toutes ces générations, conscientes qu’elles voyaient s’éteindre peu à peu les derniers feux de leur société bigoudène, traditionnellement rurale.

Cet observateur averti a toujours trempé sa plume dans la tendresse et la justesse, jamais dans la condamnation de l’abandon de sa langue maternelle.

Photo de la maison natale d'Hélias
Plaque indiquant sa maison natale


« Le passé, disait-il, il faut le connaître et le porter en soi. » Mais il rajoutait : « Il faut aussi accepter qu’il soit passé »

Monuments aux morts à Plozevet
Monument aux morts à Plozévet


Il n’a cessé de reconnaître l’utilité du français qui lui a permis de s’élever au-delà de sa condition, et de devenir professeur agrégé de lettres.

Avant de mourir, P-J Hélias a donné à la commune de Pouldreuzic sa maison natale.

Sa modeste maison natale à Pouldreuzic


En retour, perpétuant son œuvre, le chemin de randonnée n°24, de Saint Kodelig, (sur 6 km) démarre de sa maison devenue musée. A travers le bourg et la campagne, les 17 stations qui composent cette randonnée font revivre le temps passé, illustré par des extraits de son livre « Le cheval d’Orgueil ».

Le bourg de Plozévet et tout le pays bigouden sont également présents dans les textes de cet écrivain qui n’a vécu que pour mieux faire vivre un passé voué à un oubli inéluctable.

Détail du calvaire de Plozévet


« On ne naît pas, on n’habite pas impunément dans un lieu pareil » P-J Hélias.

Sans le témoignage de ces hommes de lettres, les saveurs et les couleurs de ces époques révolues seraient bien fades.

Pour s’en convaincre, il suffit de voir les nombreux ouvrages que consacrent les écrivains à l’histoire de cette Bretagne aux légendes bien vivantes !

Livres sur la Bretagne
Quelques ouvrages sur la Bretagne

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