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Histoire des vieuw passages parisiens


Le passage Basfour dans le deuxième arrondissement de Paris



Photo du panneau passage Basfour

Le passage Basfour se trouve dans le deuxième arrondissement de Paris. Il se situe entre la rue de Saint Denis et la rue de Palestro (métro Réaumur-Sébastopol).
Le passage s'est appelé Ruelle Sans-Chef au Moyen Age puis ruelle des Bas-fours. A l'origine le passage donnait sur les fours à plâtre de la Plâtrière de la Croix Verte. En 1224, la plâtrière laisse place au cimetière de l'hôpital de la Trinité.
Le passage Basfour est un passage non couvert.
Photo du passage Basfour
Le passage Basfour (au fond, la rue Palestro)


Image du passage Basfour
Le passage Basfour (au fond la rue de Saint Denis)

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Les passages à Paris

Avec l’avènement de la vie sédentaire, toutes les sociétés y compris les plus anciennes ont organisé la vie économique de leurs cités dans un cadre d’échanges, de troc. Les plus vieux sites urbains dédiés au commerce local sont les souks arabes, toujours aussi vivants et colorés qu’aux temps de l’hégémonie arabo-musulmane.
Ceux de Marrakech, Rabat, Fès ou Tanger, pour ne citer qu’eux, témoignent de leur extraordinaire dynamisme.

En Europe, les villes du Moyen-âge puis de la Renaissance ont également favorisé l’échange dans les ruelles étroites.

A Paris, très vite s’est imposée l’idée de permettre aux passants, acheteurs en puissance, de pouvoir flâner, « en toute sécurité », dans les rues et ruelles commerçantes de la capitale. Le piéton devait être éloigné des « embarras de Paris », du vacarme des encombrements, des risques de circulation, de la boue et des intempéries.

Les rues de la rive droite de la Seine se couvrent au XIX siècle de verrières et s’ornent de coupoles lumineuses, les passages verront donc le passant s’offrir des instants de calme, dans ces havres de paix relative.

Peu à peu chaque passage se spécialisera dans une activité très précise : le commerce des tissus, celui des déguisements, celui des accessoires de coiffure, celui de la broderie, de la porcelaine, des vêtements, des gravures, de la restauration, des antiquités etc.…

Sous le Second Empire, avec l’arrivée des Grands Magasins et de l’éclairage public, les passages perdront peu à peu de leur attractivité.

De nos jours, les parisiens redécouvrent peu à peu ces endroits désuets et nostalgiques d’un certain art de vivre.

Si beaucoup de ces passages sont souvent peu entretenus , voire abandonnés , d’autres gardent leur authenticité et nous racontent en direct « leur histoire glorieuse » .

Les galeries Vivienne, le passage du Caire, celui de la Trinité, le passage Ponceau et des dizaines d’autres disséminés dans toute la capitale gardent leur intérêt commercial et historique.

photo du passage du Grand Cerf
Le passage du Grand Cerf Paris II ème

Découverte du village gallo-romain de Loupian, Etang de Thau près de Mèze et Sète dans l'Hérault, Languedoc Roussillon


Carte: IGN 2744 OUEST

Point de départ : commune de Loupian (7 kms de Sète) canton de Mèze, puis boucle de 6 kms

Type : facile avec un dénivelé total de 37m

Durée : 1h15

Milieu : Garrigue et flore méditerranéennes.

Saison : toutes avec une préférence pour l’hiver et la mi-saison.

Terrain : chemins, passages goudronnés, sentiers dans la garrigue et dans les vignes.

Equipements : bonnes chaussures de randonnée, n'oubliez pas boissons et barres énergétiques.


En entrant dans ce petit village si près de la Méditerranée et de l’Etang de Thau, on est pris par l’histoire et les 20 siècles qui ont jalonné la vie de cette paisible contrée.

Déjà jouxtant la mairie, les fortifications du château médiéval rappellent le lointain passé de Loupian.

Photo du château médiéval de Loupian
Fortifications du château médiéval de Loupian


Le nom lui-même nous donne rendez-vous avec l’histoire, l’emblème du village ne vient que renforcer cette impression indescriptible que le passé, ici, à Loupian était d’une vitalité, d’un dynamisme économique et culturel intenses.

Loupian était-ce le village qui devait lutter contre les loups (lupus) ou contre l’envahisseur romain dont on retint le nom ?

On continue lors des fêtes patronales du mois d’août à honorer le loup et à travers cet animal tout un mythe qui en découle.

Loupian est sur la fameuse voie Domitia qui reliait Rome à la Narbonnaise, première province gauloise de l’époque romaine. Une forte activité animait la région, un commerce important drainait une population de viticulteurs, d’artisans, de conchyliculteurs et de marins.

Photo des parcs à moules de l'étang de Thau
Vue sur les parcs à moules de l'étang de Thau


A Loupian on cultivait, comme aujourd’hui, la vigne et les riches patriciens romains vivaient dans de somptueuses villas dont les mosaïques ornaient richement les pièces.
Sur l’étang de Thau, depuis des siècles, les loupianais comme leurs voisins de Bouzigues et de Mèze s’adonnent à l’élevage des moules et des huîtres.

Bouzigues et les parcs de thau
Bouzigues et les parcs à moules de l'étang de Thau


L’église du XVème siècle affirme sa présence par une monumentale construction qui sert de repère aux marcheurs.

Photo de l'église de Loupian
L'église de Loupian


En contrebas du coteau somnole le petit lac de Cambelliès installé dans une ancienne carrière de bauxite à présent désaffectée.

Photo du lac de Cambelliès
Le lac de Cambelliès

Le château-forteresse d'Angers et la tenture de l'Apocalypse

Angers.

D’un autoroute à l’autre, nous sommes nombreux à traverser la ville d’Angers. Cette ville n’est pas seulement la ville test pour les essais des radars que les forces de police installent dans tout le territoire national, c’est aussi une ville qui a connu son heure de gloire historique et nous passons actuellement au pied de sa forteresse. La construction de l’autoroute de contournement avance vite c’est pourquoi, avant sa mise en service, nous avons eu la curiosité de nous arrêter pour visiter cet ensemble qui nous intrigue tant.

Photo de l'enceinte du château d'Angers


La forteresse féodale a été construite par Blanche de Castille, mère de Saint Louis à partir de 1200 environ. Ce grand monument a été bien abîmé pendant les guerres de religions. Il en reste une belle porte d’entrée, et 17 tours qui ont été décapitées par nécessité guerrière.

La chapelle du XVème siècle est le centre de l’enceinte du petit logis royal qui a abrité la fastueuse cour des rois d’Anjou.

Photo de la chapelle de château d'Angers


On devrait pouvoir faire le tour des remparts avec vue sur les vignes et les jardins mais certains passages sont fermés.

La plus belle découverte à faire au milieu de cette forteresse est la galerie abritant la fameuse tenture de l’Apocalypse. Cette tenture réversible mondialement connue, longue à l’origine de 133 m sur 6 m de haut, fut fabriquée vers 1380. Elle servait à l’éducation religieuse mais elle n’était sortie partiellement qu’à l’occasion des évènements familiaux comme les baptêmes, les mariages etc… Pour moi c’est l’ ancêtre des vitraux dans son rôle et dans sa forme. Elle fut d’ailleurs exposée dans la cathédrale. Elle fut découpée en grand morceaux pour échapper à la révolution.

Image de la tenture de l'Apocalypse à Angers

La tenture de l'Apocalypse

Photo de la tenture de l'Apocalypse à Angers


C’est un vrai coup de cœur que l’on ressent en voyant cette œuvre d’art chargée d’histoire et de symboles. L’expression des valeurs profondes de l’être humain a pris des formes différentes à travers l’histoire mais l’important est de permettre à chacun de s’exprimer en profondeur.

Photo de la forteresse d'Angers

Alors dépêchez vous d’y aller avant que l’autoroute nouvelle n’éloigne de nos yeux et donc de nos envies ces richesses de la création humaine.

Le passage des Dames de Saint Chamond dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage des Dames de Saint Chamond se situe à Paris dans le deuxième arrondissement.

Les passages de Paris sont tous différents. Celui des Dames de Saint Chamond est plutôt un passage à travers des cours d'immeubles qui permet de se rendre de la rue Saint Denis (222) au Boulevard de Sébastopol (226), on parle d'une traboule.

La première cour est un peu lugubre, grisâtre et mal entretenue. La seconde est beaucoup plus élégante. C'est la cour de l'hôtel des Dames de Saint Chamond, construit en 1631 et dont la façade est classée aux Monuments Historiques. Le dernier étage a été rajouté ultérieurement. Le bâtiment ne fait plus office d'hôtel aujourd'hui, il est occupé par des bureaux pour la plupart dans la fabrication de prêt-à-porter.

Photo de vielle pancarte Paris
A cause des voûtes, défense d'entrer aux voitures de charge


Photo du passage des Dames de St Chamond
Le passage côté rue Saint Denis


Image de l'hôtel des Dames de Saint Chamond
Le porche de l'hôtel des Dames de Saint Chamond


Photo de l'hotel des Dames de Saint Chamond à Paris
L'hôtel des Dames de Saint Chamond avec le dernier étage (rajouté)

Histoire de l'alimentation biologique en France



Petite histoire de l'alimentation biologique en France.

En quelle année le ministère de l'agriculture française a-t-il lancé son plan de développement de l'agriculture bio ?
Le plan de développement de l'agriculture biologique en France a été lancé en 1997.


Quel était l'objectif du plan de développement de l'agriculture bio en 1997?
L'objectif était d'atteindre le million d'hectares cultivés en 2005.


Quel événement a permis à la filière bio de réellement démarrer ?
C'est la crise de la vache folle en 1996 qui a fait prendre conscience à la population et à l'Etat de la nécessité d'avoir une filière de produits biologiques.


Quel est le pays européen qui a le plus de surfaces agricoles bio ?
Le pays européen qui a le plus de surfaces bio est l'Italie. La France n'a apparait qu'en 5ème position.


Quels sont les 5 pays européens ayant les surfaces agricoles bios les plus importantes?
  1. Italie
  2. Allemagne
  3. Autriche
  4. Espagne
  5. France




A lire également :

Consommer des graines bio c'est excellent pour votre santé

Les vertus des graines germées issues de l'Agriculture biologique

Apiculteur bio en Corse

Cocktail Savoyard : Recette de la grolle Savoyarde

Les Ingrédients du cocktail de la Grolle Savoyarde. (Recette qui m'a été transmise par le restaurant la Table de Fifine à Samoens)

  • Du sucre en poudre bio (pas du sucre blanc en poudre mais du sucre en poudre bio)
  • Du café, l'équivalent d'une tasse par personne (très léger)
  • Des fruits frais: citrons et oranges
  • Comme alcool : de l'eau de vie, de la grappa et du cointreau (Le cointreau est une liqueur fabriquée par distillation d'écorces d'oranges douces et amères). 2 dl de chaque par personne


Comment préparer la Grolle :

  • Eplucher et découper les oranges et les citrons puis les mettre délicatement au fond de la grolle
  • Ajouter le café que vous avez préparé
  • Faire chauffer le cointreau, la grappa ainsi que l'eau de vie, et verser le tout dans la grolle.
  • Saupoudrer de sucre bio, il faut mettre beaucoup de sucre. Déposer également du sucre tout au tour de l'ouverture de la grole
  • Faire flamber le cocktail.


Puis déguster la grolle ! Attention à boire avec modération

photo de grolles
A lire : histoire et légendes de la grolle de savoie

Restaurant à découvrir : La table de Fifine à Samoens

Sortie vélo à Paris

Qu'est-ce qui pourrait bien nous pousser à nous lever à 5 heures du matin un dimanche?
Une sortie à vélo dans Paris loin de la foule, des voitures et du bruit! Allez, ça vaut le coup de faire un petit effort!

Nous partons sans trajet précis en tête avec l'envie de longer la Seine à la découverte des quais, des ponts et des monuments de la capitale. Nous commençons notre périple depuis la Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand sur les quais de Bercy. Les rues sont désertes, la Seine est calme et plate. Seuls les techniciens qui sont chargés de nettoyer la ville sont à l'œuvre, exactement comme dans la célèbre chanson de Jacques Dutronc...

Nous descendons la Seine direction le cœur de Paris. Notre Dame de Paris apparait, nous arrivons par l'arrière. Il n'y a toujours pas âme qui vive. C'est un régal! Nous traversons ensuite la Seine pour arriver au Musée du Louvre. Privilège extraordinaire, nous pouvons faire le tour de la place du Carrousel en vélo et en solitaire! Les lumières du jour levant donnent un charme particulier à cet endroit, le silence est roi, le lieu est magique. Les pyramides de verre, les bâtiments sculptés du musée, l'arc de triomphe du Carrousel sont à nous!

Photo Notre Dame de Paris
Notre Dame de Paris


Photo de la place du carrousel du Louvre Paris
Place du Carrousel du Louvre


Il est maintenant 7 heures et nous faisons l'ouverture du jardin des Tuileries. Nous devons poser pieds à terre, la circulation en vélo est interdite dans le jardin.
Seuls deux canards nous accompagnent près du bassin, les chaises sont inoccupées à cette heure. Quelques joggeurs arrivent pour profiter du calme de ce début de matinée.
Nous ressortons place de la Concorde et nous reprenons les bords de Seine pour arriver jusqu'à la Tour Eiffel. Nous suivons un cours instant le GR qui passe par là, nous faisons un petit tour du Champs de Mars histoire de voir la Dame sous tous les angles et nous repartons côté Trocadéro direction l'Arc de Triomphe. Ca monte un peu par ici! Oserons nous faire le tour du rond point? Challenge suprême des automobilistes provinciaux? Non, nous allons profiter du peu de circulation pour nous offrir une descente des Champs!
C'est l'heure où les fêtards sortent des "afters" branchés à la recherche d'un café et d'un croissant. Ouh... nous sommes loin de tout ça!
Retour place de la Condorde où nous rattrapons les quais de Seine fermés à la circulation ce dimanche matin. Les randonneurs en rollers et les cyclistes profitent de l'occasion.
Arrivés au niveau de la place de la Bastille, nous rejoignons l'avenue Daumesnil puis la promenade plantée ou "Coulée verte". Un peu de verdure nous fait le plus grand bien!
Les sportifs parisiens sont de plus en plus nombreux, il est l'heure pour nous de rentrer...

Photo de la Tour Eiffel
La Dame de fer


Photo de l'Arc de Triomphe
L'Arc de Triomphe

Le passage du Caire dans le quartier du sentier à Paris


Le passage du Caire se situe dans le deuxième arrondissement de Paris. Il possède trois entrées : 239 rue de Saint Denis, 44 rue du Caire et rue d'Alexandrie qui correspondent aux trois galeries : Saint-Denis, Sainte-Foy et galerie du Caire.
C'est le plus long passage de Paris, il mesure 370 mètres.

Il a été construit en 1799 et son nom provient de l'engouement des français pour l'Égypte au retour de l'expédition de Napoléon Bonaparte.
Sur la façade qui se trouve du côté de la place du Caire, on peut apercevoir trois effigies de la déesse Hathor, représentée sous les traits d'une vache (ici les oreilles). C'est le travail du sculpteur Garraud en 1828. Ces trois têtes sont surmontées d'une frise sculptée à caractères égyptiens.

Photo de la déesse Hathor au passage du Caire à Paris
La déesse Hathor


Le passage du Caire a été construit sur l'emplacement du couvent des Filles-Dieu. Les pierres tombales des religieuses servirent à couvrir le sol du passage.
La fameuse "Cour des miracles" se tenait non loin de là. Les mendiants, les "vendangeurs de coste" ou pickpockets de l'époque, les vrais-faux malades (pour lesquels la nuit accomplissait des miracles ;-) ) y avaient élu monarchie.

La petite histoire raconte que lorsque Napoléon III a supprimé l'obligation du timbre postal sur les circulaires de commerces, le passage alors dédié à l'industrie lithographique s'est vu faire de grosses économies qu'il a investi dans la couverture du passage par une verrière.

Aujourd'hui le passage du Caire est le plus représentatif des coulisses du "sentier". Il abrite les grossistes en vêtements et fournitures pour les boutiques de confection (mannequins, étiquetage). Il est en permanence fréquenté par les livreurs de tissus ou de vêtements.

Photo de la verrière du passage du Caire à Paris
La verrière du passage du Caire à Paris


Décor architectural du passage du Caire
Evocation égyptienne avec les pilastres du passage du Caire

Balade sur les pentes du volcan du Céressou, Hérault, Languedoc


Carte: IGN 2644 OUEST

Point de départ : Fontès (55KMS S-O de Montpellier)

Point d'arrivée : Boucle de 10 KMS

Type : assez facile avec un dénivelé total de 470M et un pic à 200M

Durée : 2 heures

Milieu : Alternance de passages très découverts et de sous-bois ombragés et très pentus

Saison : toutes avec une préférence pour l’hiver !eh oui ! Par vent du nord et ciel d’un bleu azur

Terrain : chemins, passages goudronnés, sentiers au milieu des vignes, pistes dans la garrigue

Equipements : bonnes chaussures de randonnée, n'oubliez pas boissons et barres énergétiques, mais si c’est en hiver des vêtements chauds.


En cet après-midi de décembre ensoleillé mais froid, (il fait à peine 3°C), nous arrivons à Fontès dans l’Hérault, et sommes immédiatement subjugués par la solide église romane du XIIIème siècle qui domine ce charmant petit village. Le soleil bas en cette saison illumine la masse de l’édifice et souligne les lignes sobres et légères des arcs, des voûtes, des façades et de l’imposant portail de bois clouté.

photo de l'eglise de Fontes en Herault


Nous descendons au bas du village et passons à gué la Boyne, paisible petit ruisseau qui sert de miroir aux arbustes qui le bordent. Mais ne vous y trompez pas, ce filet d’eau devient un impétueux torrent par temps de fortes pluies. Tel est le régime méditerranéen auxquelles sont soumises les rivières de ce Languedoc.

photo de la rivière la Boyne


Le sentier s’ouvre alors sur les vignes dont la nudité rougeâtre des sarments rivalise avec l’ocre de cette terre qui donne aux vins des coteaux du Languedoc des saveurs incomparables.

photo des vignes des coteaux du Languedoc


Plus loin, grâce à la ténacité des gens du pays et à leur entêtement, les oliviers que les hivers rigoureux des années 50 avaient fait disparaître, sont de retour.

photo des oliviers en randonnée au Cérésou


Peu à peu nous attaquons les pentes basaltiques du Céressou, témoin de l’activité volcanique de cette région à l’ère quaternaire. Tout près d’un amandier noueux des cactus aux épines longues et acérées poussent sur ce talus qui laisse déjà entrevoir une partie de la douce vallée où les villages de Neffiès, Caux, et Perret abritent une population de vignerons.

photo de cactus sur les pentes du Céressou


Le soleil est de plus en plus bas sur l’horizon et les paysages baignent dans une lumière qui les sublime. Les passages les plus exposés au Nord gardent encore les stigmates de la neige qui est tombée la veille, mais ce Midi là, région de contrastes violents et éphémères peut connaître en quelques heures un ciel pur et ensoleillé, une luminosité radieuse et généreuse puis un vent violent et cinglant qui apportera du Massif Central bourrasques de neige et verglas.

photo de neige dans l'Hérault


Sous les frondaisons de petits chênes poussent quelques fougères, nous sommes presque arrivés au « sommet » du volcan, altitude 200 mètres ! Un panorama à vous couper le souffle.
Quelques mas perdus au milieu de vignes se préparent pour une longue nuit d’hiver, la brume du soir tombe déjà. Nous dévalons l’autre versant et au loin apercevons à nouveau Fontès dont l’imposante église illuminée est encore plus majestueuse. Merci à Lili et Alain qui nous ont fait découvrir cette balade.

photo de rando Céressou

photo de l'église de Fontes illuminée

Le cimetière du Père-Lachaise , Paris XX ème arrondissement


Le cimetière du Père-Lachaise ouvert en 1804 par ordre du Consul Napoléon Bonaparte va permettre de donner « le droit à chaque citoyen d’être enterré quelle que soit sa race ou sa religion ». Les saltimbanques, les artistes, les comédiens, les mécréants, les athées, les excommuniés et les miséreux privés jusqu’à cette date de toute sépulture ont à présent droit à une dernière demeure.

Ce cimetière unique au monde est une des nécropoles les plus célèbres et les plus prestigieuses. Quelques deux millions de personnes lui rendent visite chaque année. Un instant émouvant et solennel réconcilie, lors de la visite, l’homme et la nature, la vie et la mort, l’angoisse et la sérénité.

Ici l’histoire donne rendez-vous au présent. Un million de personnes anonymes ou célèbres, pauvres ou richissimes y reposent à jamais, certains reconnus par leur destin tragique ou adorés pour leurs actes héroïques, d’autres ignorés pour n’avoir vécu qu’une vie ordinaire .

Image du cimetière du Père Lachaise à Paris


Ce premier cimetière laïc situé dans l’actuel XX ème arrondissement, était au XII ème siècle un vignoble que possédait l’évêque de Paris. Puis au XVII ème siècle les Jésuites transforment les bâtisses en maison de repos réservée aux religieux âgés et fatigués.

Louis XIV avait un conseiller et confesseur en la personne du Père François d’Aix de La Chaise qui venait souvent dans ce beau domaine. Le roi aida à l’embellissement de cette colline à l’est de Paris et le site garda le nom du célèbre confesseur royal.

Ces lieux sacrés, lourdement chargés d’histoire sont intimement liés à celle de la France et aux heures dramatiques de notre passé. Au bas du Mur des Fusillés de La Commune, Victor Hugo nous rappelle le sens de l’homme et celui de l’humanité « Ce que nous demandons à l’Avenir, ce que nous voulons de lui, c’est la justice, ce n’est pas la vengeance. »

Ces 44 hectares sont à la fois « un jardin extraordinaire », un musée de la sculpture, un livre ouvert sur l’architecture funéraire et un lieu de mémoire collective où la mémoire individuelle peut trouver ce qu’elle vient chercher en parcourant les innombrables divisions. Ceux qui y reposent, semblent vous écouter ou vous dire quelque chose.

Photo de statue au cimetière du père Lachaise


Des écrivains, des musiciens, des militaires, des hommes politiques , des artistes, des intellectuels, des fortunés, des déportés, côtoient à jamais des milliers d’hommes et de femmes humbles ou anonymes.

Ici, la nature (plus de 5000 arbres) et les hommes sont en harmonie, l’évocation historique est incessante et vous transmet son émotion.

Dans ce panthéon posé dans cet espace verdoyant, il est des tombes ignorées du passant et d’autres auxquelles le public voue un culte quasi idolâtrique : Jim Morrison, Héloïse et Abélard, Colette, Frédéric Chopin, Victor Noir, Edith Piaf, Simone Signoret et bien d’autres encore... jusqu'à tout récemment Henri Salvador.

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