INTERVIEW D’AUDE MAILLARD, DOCTEUR EN PHARMACIE et AROMATHERAPEUTE SUR PARIS et DANS LES YVELINES
Quels sont les meilleurs moyens de prévention contre le papillomavirus selon vous ?
AM : la propagation de cette infection, comme pour toutes les MST, se ralentit considérablement grâce au port du préservatif. Il ne constitue pas néanmoins un moyen de prévention sûr puisqu’il semble qu’il puisse y avoir contamination par contact cutané avec des zones non couvertes par le préservatif.
D’autre part, le vaccin semble avoir une efficacité très moyenne, puisqu’elle dépend de la nature du HPV et du terrain immunitaire. L’industrie pharmaceutique manque de recul sur le sujet, l’efficacité réelle de la vaccination ne pourra être établie que dans les prochaines décennies... Une chose est sûre, l’interdiction récente de publicités encourageant cette vaccination montre bien un recul très net de l’enthousiasme porté à la médicamentation classique. La prévention n’est donc pas évidente, si ce n’est qu’un frottis réalisé régulièrement reste plus efficace que le vaccin en lui-même pour réagir au plus vite.
En aromathérapie, existe-t-il des huiles essentielles actives sur le papillomavirus ?
AM : la majorité des huiles essentielles présentent des propriétés virucides, mais certaines plus particulièrement ont une excellente activité sur le virus du papillome humain. Comme celle d’eucalyptus à cryptone, de giroflier ou de sauge officinale, entre autres. A ma connaissance, il n’existe pas d’autre traitement curatif sur ce virus. Pour que l’aromathérapie soit efficace, il est important d’associer les huiles essentielles entre elles. Le choix de leur nature et de leur dose dépend du type de HPV, de sa localisation, de son ancienneté et bien sûr de l’individu traité. Pour espérer éradiquer le virus de la sphère gynécologique, la prise en charge doit être globale : traitement loco-régional (ovules, crème), mais également rééquilibrage du terrain pour favoriser une bonne immunité. Ce point essentiel sous entend des mesures prises en matière d’alimentation, de gestion de ses émotions et d’hygiène de vie en général.
Quels sont les pronostics sur une infection à HPV avérée ?
AM : nous disposons de peu de recul encore pour envisager des chiffres. Mais ce qui se dessine serait une guérison à hauteur d’environ 70 % de la population traitée. En tous les cas, ces traitements d’aromathérapie ne présagent d’aucun effet indésirable, lorsqu’ils sont prescrits par un aromathérapeute, après une bonne évaluation de la pathologie et une adaptation au sujet malade.
Quels sont les résultats obtenus avec les huiles essentielles chez les femmes porteuses du papillomavirus de votre clientèle ?
AM : déjà, la proportion de clientes concernées par cette infection est grandissante. Le papillomavirus semble donc gagner du terrain, et l’objectif reste de prévenir au mieux la survenue du cancer du col de l’utérus. Pour le moment, aucun cancer n’a été déclaré à ce jour et de nombreux cas de normalisation complète de frottis s’observent après 2 à 3 mois de traitement.
Pour contacter Aude Maillard, retrouvez la sur son site et consultez son article sur le
traitement du papillomavirus par les huiles essentielles
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