Sports et Santé : le Blog de Véro

Impressions de voyage en trek dans l'Himalaya


Descente de Diengboche à Sanasa (Népal)

Le soleil est au rendez-vous ce matin, le spectacle n'a rien à voir avec celui d'hier ! Nous entamons sérieusement notre descente pour dormir mille mètres plus bas ce soir. Depuis notre lodge à Diengboche, nous apercevons clairement le Lhotse et l'Island peak enfin découverts. Du coup, nous remonterions bien sur Chhunkhung (!!!) mais les 7 heures de marche qui nous attendent nous rappellent à l'ordre...

Photo du Lhotse et de Island peak Népal
Le Lhotse (8414 m) à gauche et Island peak (6189 m)


Image d'Island peak
Island peak enfin découvert


Voilà la vue depuis le chorten qui domine Diengboche. Nos fidèles Kangtega et Thamserku sont là. Ils nous suivrons toute la journée. A notre gauche, l'Ama Dablam et, derrière nous, l'Everest et ses compères habituels, on ne s'en lasse pas !

Photo de Kangtega et Thamserku depuis Diengboche
Le chorten de Diengboche devant Kangtega et Thamserku


Photo de chorten devant l'Ama Dablam
L'Ama Dablam à notre gauche


Nous repassons par des endroits déjà connus. C'est ainsi que l'on retrouve le petit jardin botanique de Shomare, le lodge dans lequel nous avions dormis à Pangboche (chambre 108) et, après une montée raide qui classera Ian, Yannick, Audrey et Nicolas en pôle position, nous rejoignons le monastère de Tengboche. Pause déjeuner et visite du monastère en guise de dessert.

Le jardin botanique de Shomare
Le jardin botanique alpin


Photo de l'Everest et Lhotse
Derrière nous, Everest, Nuptse, Lhotse (depuis Tengboche)


La journée de descente s'avère en fait très physique puisque, après être redescendus au niveau de la Dudh kosi, une montée interminable nous attend pour rejoindre Sanasa. Un petit coup d'isostar ne suffira pas à compenser les méfaits du nez bouché ! Enfin, entre la tourista, la bronchite de Seb et Jocelyne qui a une corne de yak qui lui pousse dans l'oeil, notre équipe s'en sort très bien et sans se plaindre ! Les plus chanceux d'entre nous auront la chance d'observer un daim musqué au détour d'un tournant.

Nous arrivons au lodge qui se trouve juste en face d'une "bakery" (boulangerie), nous aurait-on promis des croissants ?

Photo de cloche de yak
A Sanasa, les cloches de yaks

Pourquoi ne pas lire aussi :


Lunettes haute protection pour les hautes altitudes : les verres Bollé 100 Gun

Pour bien protéger mes yeux de l'intensité du soleil pendant mon trek vers le camp de base de l'Everest, il me fallait une paire de lunettes de soleil de qualité. C'est avec les conseils d'un vendeur du Vieux Campeur que je me suis décidée pour cette paire de lunettes Bollé.

"Les meilleurs verres du magasin selon moi !" m'a-t-il dit. Les verres 100 Gun de Bollé sont catégorie 4. Ils filtrent 100% des rayons infra-rouges et 100% de la lumière bleue. Ce sont, dixit le vendeur, ceux qu'utilisent les chasseurs alpins français ! La monture par contre n'est pas la même ;-).
Les verres 100 Gun Bollé sont adaptés à la luminosité de haute altitude. La protection est maximale et le confort visuel parfait. Ils sont brun foncé.

La monture est la monture Spiral avec ses Thermogrip au bout des branches et au niveau du nez pour absorber l'humidité et permettre un confort et une adhérence optimale. Les lunettes sont ventilées pour éviter la buée.

Conseils d'entretien pour nettoyer les lunettes :
  • Passer simplement la chamoisine fournie avec les lunettes ou passer les lunettes sous l'eau froide avec du liquide vaisselle.
  • Sécher avec un torchon ou un mouchoir en papier mais jamais avec du sopalin (qui contient des fibres de verre).
  • Ne jamais utiliser d'eau chaude qui enlèverait le traitement de la face interne du verre.
Je vous donne rendez-vous après mon trek pour les impressions "sur le terrain".

Photo de lunettes de soleil Bollé
Les lunettes de soleil Bollé monture Spiral et verres 100 Gun

Pangboche, son monastère et ses montagnes

Nous nous levons à 7h, il fait 8 degrés dans la salle du petit déjeuner ! Il fait très beau, il n'y a pas un nuage !
Nous démarrons la journée par la visite rapide du monastère de Pangboche. Il se situe un peu en hauteur par rapport au lodge où nous avons dormi.

Le monastère date du 16 ème siècle. Il est plutôt sombre et froid. Nous y voyons la photo du vieux lama que nous avons croisé hier sur le chemin. On y retrouve les doubles 108 textes sacrés de Bouddha, la déesse de la compassion, les 7 coupelles d'eau, les 7 bougies, les offrandes de riz... J'avoue que j'ai bien plus envie de marcher que d'écouter Lhakpa. Aujourd'hui, nous allons franchir la barre des 4000 m !

Photo de trek à Pangboche Népal
Ascension vers le monastère


Photo du monastère de Pangboche
Le monastère de Pangboche


A l'extérieur, le monument offre une palette de couleurs rougeoyantes et un panorama splendide ! Kangtega, Tamserku, Ama Dablam, on ne sait plus où donner de la tête !

Photo de décoration de monastère népalais
Détail à l'entrée du monastère


Photo du Kangtega à Pangboche
Le Kangtega (6685 m) depuis la cour intérieure du monastère


Image Kangtega et Tamserku au Népal
Pose devant Les Kangtega et Tamserku ...


Vue du monastère de Pangboche
La vue depuis le monastère vers la vallée

Voyage au Népal : le vol Paris Katmandou

Comment se rendre au Népal ?
De nombreux tour-opérateurs proposent des circuits et séjours au Népal. Il n'y a que l'embarras du choix... Agences de voyages, organisateurs de voyages spécialisés, associations sportives, sites internet dégriffés... Pour ma part, j'ai choisi de partir avec Terres d'aventure, une agence spécialisée dans le voyage à pied.

L'aventure commence ce 3 octobre avec un rendez-vous à l'aéroport parisien Roissy Charles de Gaule à 19h45 pour un vol Paris/Katmandou via Doha au Qatar départ 22h15. Rendez-vous à CDG 1 - porte 32 - hall 6 - espace Tour opérateurs - comptoir Terres d'aventure. J'y retrouve Aurélie (lire son récit de l'ascension du Kilimanjaro). Petit à petit, nos compagnons de voyage arrivent. Nous serons 15 à partager l'aventure. Le temps de remplir la feuille de présence, de nous confier quelques documents à emmener au Népal et nous voilà accompagnés par une responsable locale jusqu'au comptoir d'enregistrement des bagages. C'est parti pour une expérience inoubliable au pays du trek : le Népal.

Photo d'avion pour le Népal
Notre avion à Doha


Nous volons avec la compagnie Qatar Airways dans un airbus industrie A340-600. Dans l'avion, nous échangeons nos premières impressions et expériences de voyages, de quoi faire vite connaissances. Entre Paris et Doha, le trajet aérien durera 6h35. Nous arrivons à 5h50 heure locale et devons patienter jusqu'à 9h05 pour prendre notre correspondance pour Katmandou. Cela nous laisse le temps de visiter rapidement les boutiques de duty-free et de croiser nombre d'émirs en robe blanche et foulard ou encore des femmes complètement voilées de noir. L'ambiance n'est pas encore aux achats, la fatigue nous permettra juste de nous rafraichir, restaurer et dormir un peu.

Photo de l'aéroport de Doha au Qatar
L'aéroport de Doha au Qatar


Nous embarquons finalement assez rapidement (trop rapidement pour nos deux acolytes anglais qui rateront leur correspondance encore dans les bras de morphée !). Il s'agit cette fois-ci d'un avion airbus A 330-200. La durée de ce deuxième vol est de 4h40, l'idéal serait de dormir pour être en forme à l'arrivée.

Photo d'embarquement en avion
Embarquement pour le Népal !


Le trajet se passera sans perturbation jusqu'à Katmandou. On ne peut pas dire que nous sommes très frais mais l'excitation est maximale, nous n'avons qu'une hâte : que le trek débute !

Photo de l'aéroport international de Katmandou
L'aéroport international de Katmandou


Image arrivée aéroport Kathmandu
Namasté Népal ! Bienvenue au Népal !


L'organisation des formalités administratives obligatoires pour l'entrée au Népal laisse un peu à désirer. Il nous faudra un temps démesuré pour obtenir un visa (purement administratif puisque les fonctionnaires locaux n'ont qu'à peine regarder nos visages et nos passeports). Coût du visa sur place 25$ et une photo d'identité pour un trek de 15 jours. Un petit formulaire d'immigration nous occupera encore un peu.

Nous voilà enfin dans la capitale du Népal, la température à 16h30 (heure locale) est de 29°C. Nous profitons du temps que nous laisse les retardataires pour changer quelques devises et acheter de l'eau. Notre guide népalais nous attend, il nous remet solennellement le foulard de bienvenue ou Khada et nous emmène jusqu'à un mini-bus qui nous emmène à notre hôtel à Katmandou. La climatisation nous met immédiatement dans l'ambiance locale : quelques petits ventilateurs bruyants et archaïques nous font profiter de la poussière et des senteurs de cette capitale qui est malheureusement connue pour sa pollution. Katmandou serait la deuxième ville la plus polluée du monde derrière Mexico...

Vol Lukla / Katmandou

Après une trop courte nuit, nous nous levons à 5h pour rejoindre l'aéroport de Lukla. Est-ce que le temps sera favorable à un décollage dans de bonnes conditions ? L'accident mortel de la semaine dernière est encore bien frais dans nos têtes. Visiblement le ciel est dégagé, la pleine lune encore visible rend le spectacle d'adieu tout particulier.

Photo de pleine lune à Lukla
Pleine lune matinale à Lukla


Nous partirons avec le quatrième avion de la matinée. L'attente n'est pas trop longue mais quelque peu angoissante. Nous recevons un nouveau Khada (foulard) de la part de l'équipe népalaise que nous quittons ici. Diké, Puri, petit Lhakpa attendrons ici le prochain groupe de trekkers, seul notre guide nous accompagnera jusqu'à Katmandou. La pesée rituelle des sacs et la fouille corporelle nous occuperont encore quelques instants avant l'arrivée en salle d'embarquement.

Photo de pesée de bagages à Lukla
Pesée des bagages


Le bruit de ces petits avions est impressionnant mais ça veut dire que l'on va pouvoir partir et passer plus de temps à Katmandou (au bord de la piscine ou dans la jungle des quartiers commerçants de Thamel ?). Notre tour arrive et il faut, comme à l'aller, embraquer rapidement. Et là... stop... demi-tour toute ! On nous annonce que l'aéroport de Katmandou est fermé pour cause de brouillard !!!!! Nooooon !!!! La pression monte mais on ne nous fera pas monter dans un avion si le temps n'est pas certain, nous rentrons jusqu'à nouvel ordre ! Par je ne sais quel miracle, 10 minutes plus tard, l'aéroport est de nouveau ouvert et cette fois-ci nous allons vraiment décoller.

Photo d'avion Yéti Airlines
Notre avion avant l'embarquement


Le ciel paraît clair, nous survolons quelques nuages mais rien d'anormal. La chaîne de l'Himalaya est visible sur une grande longueur. Cette fois-ci c'est définitivement la dernière fois que nous voyons l'Everest. Adieu le Khumbu ...

Photo de l'Everest vu d'avion
L'Everest vu d'avion

Retour de trek : de Sanasa à Monjo via Namche Bazar

Personne n'a envie de rentrer... Nos pas nous guideront tout de même 300 m plus bas, à Namché Bazar, le temps de faire un peu de shopping, puis 600 mètres plus bas à Monjo. C'est la dernière fois que nous verrons l'Everest... Ça commence à sentir la fin.

Vue sur l'Everest
L'Everest derrière nous une dernière fois...


Nous empruntons le sentier très fréquenté en cette haute saison du trekking au Népal. A Namché,que nous connaissons bien maintenant, c'est l'occasion de faire quelques achats. Les bonnets de lama qu'achèteront mes compagnons de voyage (gage pour avoir perdu à un jeu de cartes !) susciteront de nombreuses parties de rires. Ils furent l'attraction tout au long du chemin, ne laissant aucun népalais indifférents et laissant dubitatifs les touristes qui ne connaissent pas la signification de ce chapeau. Non ce n'est pas un Chicken hat !

Photo de bonnets de lamas
Souvenirs du Népal


Entre Namché Bazar et Monjo c'est une longue et franche descente dans la forêt qui nous attend. Nous croisons autant de touristes que de yaks et c'est parfois folklorique ! Le sentier poussiéreux dévale la pente au milieu d'arbres dont je ne connais pas le nom (des sapins surement mais aussi des arbres avec une espèce de gui à boules noires) enfin c'est bien agréable de pouvoir se lâcher dans la descente. Le groupe s'étire et se reforme à chaque fois que les premiers sont arrêtés par un passage de yaks. Une magnifique vue sur le Thamserku s'offre à nous.

Image du Thamserku
Le Thamserku (6608 m)


Nous arrivons en bas de la porte du parc national de Sagarmatha. La montée se fait plus facilement que celle de la veille. Puri s'occupe de faire tamponner nos permis de trek et nous profitons de la vue tridimensionnelle qu'offre la carte à l'intérieur du bâtiment. Nous pouvons visualiser tout le trajet effectué et mesurer l'importance de la distance parcourue. Le Kala Patar nous paraît bien petit à côté de tous ces hauts sommets !

La descente continue ensuite doucement vers Monjo en passant par de petits villages et leurs monuments religieux. Nous logerons dans un lodge où nous avions déjeuné à l'aller. Le poêle à la bouse de yak nous attend.

Photo de source au Népal
Tout le monde à le droit de se désaltérer !


Photo de chorom vers Monjo
Un chorom vers Monjo


Trek au Népal : l'ascension du Kala Pattar

Le jour tant attendu est arrivé ! Nous nous levons à 4 h pour pouvoir faire l'aller-retour dans la journée et revenir dormir à Lobuche ce soir. Départ à la lampe frontale par moins 5 degrés ! C'est incroyable comme la luminosité peut être importante à cette altitude, nos lampes ne nous seront pas utiles bien longtemps. Le lever de soleil se fait derrière nous, éclairant petit à petit les hauts sommets enneigés, c'est magnifique !

Photo de lever de soleil sur les montagnes népalaises
Derrière nous, le soleil se lève


Nous prenons le sentier tracé dans les pâturages puis dans les caillasses, vers le Nord. La montée est régulière et lente le long de la moraine du glacier de Khumbu. Les tonnes de pierres charriées par le glacier forment une langue minérale que nous remontons. Face à nous, le Pumo Ri au chevet duquel nous nous rendons. L'instant d'après c'est au tour du Lingtren de nous saluer. Ma poche à eau mal refermée crée quelques stalactites en bas de mon sac à dos, l'incident est vite réparé.

Photo du Pumori au Népal
Le Pumo Ri (7165 m)


Photo du Lingtren au Népal
Le Lingtren (6749 m)


Nous faisons une halte à Gorak Shep où se trouvent quelques lodges et un lac. Nous apercevons alors le sommet du Kala Pattar au loin, dans l'ombre. Petite pause "Bounty" et thé le temps de se réchauffer. Quelques faisans nous tiennent compagnie. Je ne sais pas pourquoi mais Gora Shep signifie "grand corbeau mort"...

Photo du faisan de l'Himalaya
Un faisan à Gorak Shep (5140 m)


La dernière partie de l'ascension démarre, nous avons le sommet de l'Everest juste à notre droite, il grandit avec l'élévation. En bas, la moraine laisse apparaitre, entre les alluvions, des blocs de glace et quelques petits lacs de neige fondue. La vue devient de plus en plus belle au fur et à mesure de la progression.

Photo de la moraine du glacier de l'Everest
La moraine du glacier du Khumbu


Photo de l'Everest vu du Népal
Enfin l'Everest (8850 m) !


Le sommet du Kala Pattar semble se rapprocher sans jamais que nous ne puissions l'atteindre. Le terrain est strictement minéral, c'est un amas de pierres plus ou moins grosses selon les passages. Nous passons à 5545 m, au niveau de "l'ancien" sommet du Kala Pattar qui a vite été délaissé au profit de celui qui est matérialisé par un cairn 100 mètres plus haut.

Les drapeaux à prières colorent notre arrivée. Tout le monde se félicite, l'émotion est immense, chacun a donné tout ce qu'il avait. Le moment est intense !

Photo du Kala Pattar
Le sommet du Kala Pattar (5645 m)


Image du Pumori au Népal
Le Pumo Ri et les drapeaux à prière depuis le sommet


Le temps passe trop vite, nous resterions bien là encore des heures à contempler notre Sagarmatha (nom népalais de l'Everest). Les appareils photos fument, quelques larmes coulent, le cognac est de sortie (tout ça dans le désordre mais c'est l'euphorie). Une belle photo de groupe immortalisera notre ascension, merci à tous !

Photo de groupe au sommet du Kala Pattar
La photo de groupe devant l'Everest

Le monastère de Tengboche, Khumbu, Népal

Le monastère (ou gompa = lieu désertique) de Tengboché est perché dans une clairière à 3860 mètres d'altitude. C'est le plus grand que nous visiterons, il est considéré comme un haut lieu du bouddhisme. Autrefois, le lieu était désert et propice à la méditation, aujourd'hui de nombreux lodges, un poste de police et un centre téléphonique entourent le gompa. Sa situation sur la route de la vallée de l'Everest attirent également de nombreux touristes. Il abrite une cinquantaine de lamas et de novices.

Photo du monastère de Tengboche Népal
Le monastère de Tengboche


Photo de l'entrée du monastère de tengboche
L'entrée colorée du monastère


Décoration du monastère de Tengboche
Dragon et moulins à prières colorés

Le monastère a été construit en 1923 à l'initiative du lama Shanga Dorjee. Un tremblement de terre le détruit en 1934 et un incendie le ravage en 1989. Sa reconstruction le rend plus grand et plus beau, il continue de s'agrandir chaque année. La communauté religieuse est riche et possède la plupart des lodges environnants. Le monastère est électrifié.
Nous avons la chance d'assister à une cérémonie de prières. La musique est envoûtante, les lamas récitent les textes sacrés en se prosternant, le moment est émouvant.


Photo de cérémonie au monastère de Tengboche
Cérémonie de prières à l'intérieur du monastère


Image depuis le monastère de Tengboche
Vue depuis le monastère

Trekking au Népal : le balcon des Annapurnas. Carnet de voyage d'une randonnée de 15 jours dans la chaîne de l'Himalaya.



Namasté! (Bonjour en népalais)
J'ai eu la chance d'effectuer un trek au Népal d'une petite quinzaine de jours.
Nous sommes douze marcheurs et nous avons un sherpa pour deux. Notre porteur portera nos bagages tout au long du trek. Toute une équipe de sherpas cuisiniers nous accompagne aussi, certains portent les ustensiles de cuisine, d'autres les réserves de nourritures, d'autres encore transportent sur leur dos (leur tête!!) les tentes qui serviront à faire la cuisine... Les sherpas sont plus nombreux que nous! Ils sont tous heureux d'être là et plein de joie de vivre! Ils nous suivront, ou nous devanceront en tongues, nous doublant parfois dans les montées en chantant! Il faut dire qu'ils ont l'habitude! A l'origine, les sherpas du Népal sont les habitants de la région de l'Everest (à l'Est du Népal), ils sont de plus en plus impliqués dans le portage dans les treks d'altitude. Voici une petite photo de moi (juste pour la postérité!) avec le sac de mon sherpa! Pas facile de se lever avec 40 kg sur la tête!!

photo de sherpa au Népal


Notre trek débute de Pokhara. Nous partons vers Hile, Ghorepani, Poon Hill, Tadapani, Chomrung, Ghandruk et Potana pour revenir ensuite à Pokhara. Nous démarrons dans une région de collines boisées qui séparent la jungle du Téraï de la chaîne de l'Himalaya. C'est à travers une forêt de rhododendrons népalais (des arbres de plusieurs mêtres!!!) que nous marchons, accompagnés de singes peureux. Les rhododendrons sont à fleurs rouges, roses ou blanches et parfois quelques orchidées parasites y sont accrochées.
Nous traversons de nombreux et fameux ponts suspendus sur lesquels nos sherpas se balancent, et nous montons des centaines de "marches" (comme vous le voyez en arrière plan de la photo) qui jallonent les sentiers de randonnée au Népal.


Forêt de rhododendrons au Népal photo de pont suspendu au Népal


Nous passons la journée à monter pour atteindre le col de Ghorepani (2870m). Nous traversons quelques villages pauvres où le tourisme n'a pas encore fait ses ravages et où les enfants ne nous sautent pas dessus. Ils sont tout au contraire curieux de nous rencontrer et de faire connaissance. Les plus téméraires et ceux qui ont eu la chance d'aller à l'école, s'essayent à quelques mots d'anglais. Pour d'autres comme ici, c'est l'heure des devoirs, et on s'applique!

photo d'enfants au Népal


Nous traversons des paysages grandioses. Les vues sur le Manaslu (8125m), le Macchapuchare (la montagne sacrée que personne n'a le droit d'escalader), les Annapurnas sont à couper le souffle! L'Annapurna I culmine à 8091m quand même! Savez-vous que le nom Himalaya est un mot sanscrit qui signifie "demeure des neiges"? Qu'il y a 14 sommets de plus de 8000 m dans la chaine himalayenne?

photo des Annapurnas IV et II


photo de la chaine de l'himalaya


Nous dormons en lodge ou en camp. Dans les villages, les Newars (les habitants de cette région) sont toujours aussi paisibles malgré la guerre civile qui ravage leur pays. La religion majoritaire au Népal est l'hindouïsme (bien avant le bouddhisme) et les pratiques sont très suivies. J'ai eu l'occasion de suivre une "messe" hindouïste et l'honneur suprême de recevoir le tika (un mélange de cendres et d'offrande de fleurs) sur le front. Un moment fort, très fort en émotion! Inoubliable!

Ce soir nous nous couchons tôt après les 7 heures de marche de la journée. Cette nuit nous nous levons à 4 heures du matin pour monter à Poon hill (3250m) pour voir le lever du soleil sur la chaine himalayenne! Un panorama de 360 degrés de toute beauté! Les plus hauts sommets du monde à porter de mains : le Daulagiri (8167m), les Annapurnas, les Nilgiris...et toujours le Macchapuchare (6997m) avec son sommet en forme de queue de poisson (fish tail).

Après ces émotions nous continuons jusqu'au col de Jaljala (2900m) où nous planterons notre camp pour la nuit. Ce soir là j'ai mangé des fougères pour la première fois, je trouve que cela ressemble au goût de nos haricots verts (le tout bien épicé bien sûr!).
Tiens, je ne vous ai pas parlé du plat typiquement népalais : le Dal Bhat. Il s'agit de riz blanc (Bhat), d'une soupe de lentilles (Dal), de légumes au curry et de piment. Un plat bien relevé!! Les sherpas ne mangent que ça, c'est à dire que c'est plein de bonnes calories pour leur dur labeur... Les népalais mangent avec leur doigts (main gauche) et j'avoue que manger du riz avec les doigts ce n'est pas donné à tout le monde!! Un verre de Lassi (boisson népalaise à base de yaourt battu avec du sucre et de l'eau) et vous êtes repus pour la journée!!
Demain nous passerons la journée sur les crêtes pour rejoindre Tilahar...


image d'enfant au Népal

Namaste à ce petit bout d'homme dans le village de Tilahar.

La première partie du trek se termine, nous rentrons sur Pokhara...La guerre civile bat son plein au Népal et nous oblige, pour des questions de sécurité, à modifier notre parcours. Nous rencontrons de plus en plus de groupes armés (des adolescents le plus souvent) et des crimes sont commis dans les villages que nous traversons.

Une fois de retour à Katmandou, il est très difficile de retrouver la civilisation urbaine. Katmandou est une ville extrèmenent polluée, nous avons tous les yeux irrités et nous cherchons le ciel bleu que nous avons quitté... Mais le côté culturel du voyage commence et nous fait oublier tout ça. Bhaktapur, Patan avec leur nombreux temples bouddhistes et hindouïstes puis Bodnath (la ville de naissance de Bouddah) avec son stupa (l'équivalent de nos églises). Les stupas sont des monuments pleins à l'intérieur desquels on ne rentre pas, on en fait le tour (dans le sens des aiguilles d'une montre) en faisant tourner des moulins à prières. Les drapeaux que vous voyez sur la photo se retrouvent partout au Népal, ce sont des drapeaux à prières, en montagne ou dans les lieux sacrés il y en a partout! Sur chaque drapeau est rédigée une prière que le vent se chargera de transporter...

le stupa de bodnath au Népal


Ici je pose (après négociations....) avec deux sadhu (prononcez sadou), ces deux-là sont sûrement plus des attrape-touristes que de vrais sadhu mais bon... en principe un sadhu est un Saint homme hindou qui mène une vie d'ascète et d'errance avec pour seul souci la recherche du salut. Ils sont le plus souvent shivaïstes.

photo de saddouh au Népal


La meilleure saison pour partir faire un trek au Népal, c'est le mois de novembre (dépêcher vous!), enfin... cela dépend aussi à quelle altitude vous montez. La saison des pluies est terminée et il ne fait pas encore trop chaud pour marcher.
Ce voyage est pour moi aujourd'hui le plus beau voyage de ma vie. L'accueil des népalais, et surtout la sensation de paix intérieure que j'ai ressentie resteront gravés à jamais dans mon âme de voyageuse et je me suis promis que j'y retournerai!




Voyager en Grèce en camping car

Notre voyage à destination de la Grèce a été le premier grand voyage.
C’est un voyage facile qui permet de découvrir ce qu’est un voyage à l’étranger en camping-car. C’est un voyage en Europe, sans aucun problème ni de sécurité ni d’approvisionnement. C’est aussi un voyage qui permet d’approcher la source de la philosophie et de la démocratie. C’est en effet intéressant de découvrir les lieux où sont nés ces principes qui régissent aujourd’hui notre vie de tous les jours.

Le sud du Péloponnèse révèle une nature méditerranéenne agréable et des panoramas uniques comme ceux de la Baie d’Itilio.

Photo de camping-car dans le Péloponèse
Paysage du Péloponèse


Photo de camping car Baie d'Itilio
Bivouac en baie d'Itilio


Il ne faut pas manquer les Météores et les monastères difficiles d’accès mais indispensables à visiter.

Photo des météores en Grèce
Monastère des Météores


Que dire d’Athènes, la capitale de ce beau pays. Le Parthénon, les Cariatides...

Photo des cariatides à Athènes
Les cariatides à Athènes


Et n’hésitez pas à acheter les oranges qui sont vendues sur le bord des routes par des particuliers. Il fait généralement beau en Grèce et, si vous aimez les plages, vous trouverez aussi votre bonheur.

Vaccins obligatoires et conseillés pour un voyage au Népal

Je parle ici des vaccins nécessaires pour un voyage au Népal dans les régions montagneuses de l'Himalaya et non dans la vallée du Teraï proche de l'Inde où le paludisme sévit.

Il n'y a aucun vaccin obligatoire pour entrer au Népal (sauf celui-ci contre la fièvre jaune uniquement pour les personnes provenant d'un pays infecté : certains pays de l'Amérique du Sud et d'Afrique).

Les vaccinations conseillées sont celles couramment conseillées pour les voyages dans les pays où les conditions d'hygiène sont précaires :
  • Diphtérie, tétanos, polyo (faire un rappel tous les 10 ans)
  • Hépatite B (transmission par transfusion sanguine ou contact sexuel, actuellement les rappels ne sont plus obligatoires, un dosage des anti-corps anti-HBs dans le sang permet de vérifier l'immunisation)
  • Hépatite A (transmission par l'intermédiaire d'aliments, de boissons ou d'objets souillés)
  • Fièvre typhoïde (transmission par ingestion d'aliments ou de boissons contaminés par Salmonelle typhi, faire un rappel tous les 3 ans)
Le vaccin contre les méningites A et C est conseillé pour les treks au Népal d'une période d'au moins 4 semaines dans des régions rurales avec un contact étroit avec la population et ceci de décembre à juillet (rappel si besoin tous les 4 ans).

Le vaccin contre la rage (transmission par morsure de chiens, chats, singes, renards, animaux sauvages...) n'est indiqué que pour les groupes à risque comme les chasseurs, marchands de bétails, vétérinaires, gardes forestiers, ce qui est rarement le cas lors d'un voyage au Népal. Les personnes qui désireraient s'installer pour travailler en zone rurale peuvent envisager la vaccination avant le départ s'ils pensent ne pas pouvoir disposer d'un vaccin ou d'un sérum anti-rabique rapidement sur place en cas de morsure.

Le vaccin contre l'encéphalite japonaise (transmission par un moustique) n'est conseillé que pour les séjours prolongés dans le Teraï en période de mousson.

En ce qui concerne le paludisme, les moustiques sont extrêmement rares au dessus de 1500 m et la maladie ne sévit pas. Katmandou se situe à 1300 m, seuls les moyens de prévention de base (répulsifs anti-moustiques, moustiquaire, vêtements longs...) y sont recommandés. Le paludisme est présent au Népal surtout dans la vallée du Téraï (groupe 2).

Les recommandations classiques pour éviter les risques infectieux ou parasitaires sont plus que jamais à appliquer au Népal (lavage des mains, aliments cuits et chauds, pas d'eau non embouteillée, pas de glaçons etc...)

Photo carnet de vaccination
Pour moi, après vérification de mon carnet de vaccination,
ce sera un rappel du vaccin contre la fièvre typhoïde !


Pour plus d'informations, consultez les recommandations sanitaires pour le Népal de l'institut pasteur.

Les Sites de l'Annuaire