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La civilisation Inca


Le Macchupichu, cité perdue des Incas Pérou

Nous avons pris le train à Ollantaytambo pour atteindre Aguascalientes à la lisière de la forêt amazonienne (durée 1H30). Un car nous élève jusqu'au site archéologique de Machu- Picchu. Nous sommes à 130 Km à l'Est de Cusco, à une altitude moyenne de 2400 m. C'est une zone subtropicale qui connait un climat tempéré, où l'humidité favorise le développement d'une végétation assez luxuriante. La brume matinale dévoile peu à peu cette citadelle que la forêt pré-amazonienne avait recouverte pendant plusieurs siècles. Ce n'est qu'en 1911 que l'archéologue américain, Hiram Bingham découvrit ce joyau de la civilisation Inca que Francisco Pizarro et les conquérants espagnols cherchèrent en vain dès le XV ème siècle.

Photo du Macchu Pichu au Pérou
Vue générale du site du Macchu Pichu


Il fallut plus de 10 années pour extirper de sa gangue végétale les ruines de cette ville amérindienne. Véritable forteresse préservées des regards malveillants. A dos de lamas, les indiens transportaient depuis Cuzco une terre noire et fertile sur laquelle ils cultivaient la coca et le maïs. Depuis la Tour ronde du Temple du Soleil on a une perspective inoubliable sur la vallée de l'Urubamba et ses abrupts vertigineux qui protégeaient la "cité perdue" de l'intrusion des prédateurs.

Photo de la vallée de l'Urubamba au Pérou
Au fond de la vallée coule l'Urubamba


Sur les terrasses du Macchupichu ("vieille montagne" en Quéchua), l'eau descendait des sommets et coulait dans 16 fontaines, unies par des canaux taillés à même la roche. Dans cette ville du XIV ème siècle devaient vivre un millier d'Incas. Les "Vierges du Soleil" entretenaient les temples et lieux sacrés. Les nombreuses sépultures féminines en témoignent.

Photo du temple aux trois portes à Macchu Pichu au pérou
Le Temple du Soleil et la zone agricole en terrasses


Les Indiens Quéchuas empruntaient la Porte du Soleil lors de leurs déplacements guerriers ou commerciaux. Ils pratiquaient avec succès l'art de la guerre mais ils maîtrisaient parfaitement l'art de la salaison et de la déshydratation des aliments. Ces techniques leur assuraient une nourriture pour toute l'année.

Photo de lama au temple du Soleil à Macchu Pichu
Lama "entretenant" les pelouses du Temple du Soleil !


L'autel du soleil, l'Intihuantana est sculpté au sommet d'un bloc pyramidal. C'est du haut de ce lieu sacré que les grands prêtres et l'Empereur s'adressaient au peuple. C'est aussi de cet emplacement que les savants Incas observaient le Soleil et le ciel.

Photo de l'Intihuantana au Macchu Pichu
L'autel sacré qui ancrait le soleil


La "jeune montagne" ou "huaynapicchu" en quéchua est un impressionnant piton rocheux qui domine tout le Machupichu. Son ascension requiert une certaine endurance car le sentier qui mène à son sommet est très escarpé.

Photo du Huaynapicchu au Pérou
Le Huaynapicchu


Le sanctuaire de Macchu-Picchu fut déclaré en 1983 Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité par l’UNESCO.

Voyage dans les Andes péruviennes

Nous arrivons à Lima, capitale du Pérou, en bordure de l'océan pacifique. Nous y passons une courte nuit avant de prendre l'avion qui nous déposera à Cuzco, ancienne capitale de l'Empire Inca. Nos premières pensées sur ces terres andines, difficilement accessibles, sont pour ces prestigieuses et néanmoins mystérieuses civilisations pré-incasiques. Celles des indiens Mochicas, des Chimus, des Aymaras puis des Chancas, ces peuples panandins, vivant sur les hauts-plateaux et dans les hautes vallées des Andes. Chasseurs et cueilleurs, il y a 10 000 ans, puis cultivateurs vers 1200 AV J-C. "La civilisation du maïs" était en train de naître et avec elle l'Empire Inca (le haricot qui fut la base de l'alimentation, fut peu à peu associé au maïs, d'une plus grande valeur nutritive).

Photo d'un Inca calculant avec son quipu
Dignitaire Inca comptant sur sa "calculette" ou quipu


La tribu des Incas établie à Cuzco ("centre du monde" en Quechua), en soumettant les autres tribus, allait construire, à la fin du XIII ème siècle, le plus grand empire précolombien de la région. Les messagers de l'empereur ("Sapa Inca" fils du Soleil) lui rendaient quotidiennement des comptes grâce à ce système comptable fait de cordelettes colorées et de nœuds, ou "quipu".

A 3300 m, les collines entourant la capitale historique des Incas, offrent une vue générale de la ville qui témoigne de sa splendeur architecturale passée. Les paysannes et leurs enfants font paître leurs troupeaux de lamas aux portes de Cuzco.

Photo de bergères indiennes à Cuzco
Femmes et enfants indiens avec leurs lamas
sur les hauteurs de Cuzco


Tout près de Cuzco, les trois murailles cyclopéennes de la Forteresse de Sacsayhuamán s'étagent en zigzag. Difficile de percer le secret de ces géniaux bâtisseurs, qui ajustèrent au millimètre ces énormes blocs de pierres. Faisant de ce site militaire et religieux, une citadelle quasi inexpugnable qui protégeait la capitale Cuzco de toutes intrusions ou attaques.

Photo de la Forteresse de Sacsayhuamán au Pérou
Forteresse de Sacsayhuamán près de Cuzco


La domestication du lama fut un des principaux ressorts de l'épanouissement de la civilisation inca. Animal de bât, pourvoyeur de lait, de viande, de laine, cet animal fournit également à l'homme le cuir, les tendons et les os. Mais aussi, par ses excréments ou "taquias", le combustible fort utile à ces altitudes.
Photo d'une fileuse de laine de lama
Indienne filant au fuseau la laine de lama


Si pour l'esquimau le phoque est une richesse, si pour le Népalais le yak est un bien précieux, si pour le Saharien le dromadaire est une chance, pour l'Indien des Andes, le lama est une heureuse providence.

Photo de lamas sur l'Altiplano
Lamas en liberté sur le plateau andin


Le haricot (purutu en Quechua), la pomme de terre (papa en Quechua) et le maïs ( divinisé par les Amérindiens) sont les trois plantes vivrières de l'alimentation andine. Il existe d'innombrables variétés de Maïs. On a pu en voir sur les marchés dans les bourgades que nous avons traversées. "Les hommes de Maïs" (Hombres de Maiz") de l'écrivain guatémaltèque, Miguel Angel Asturias, évoque parfaitement la civilisation née de cette culture.

Photo de variété de maïs
Variétés de maïs au marché de Pisac


(Un grand merci à Monique et Hervé pour leur contribution)

Pourquoi ne pas lire aussi :


De Cuzco à Pisac au Pérou

Le Conquistador espagnol Francisco Pizarro puis ses successeurs érigèrent, dès le XV ème siècle, sur l'ancien site religieux inca, la cathédrale de Cuzco, (=nombril du monde en Quéchua). Ils démontèrent une partie des pierres volcaniques de la forteresse voisine de Sacsayhuamán.

Photo de la Plaza de Armas et de la Cathédrale de Cuzco
Cathédrale de Cuzco sur la plaza de Armas


Dans vallée sacrée de la rivière Vilcanota adossée à la cordillère de l'Urubamba, et affluente du fleuve Apurimac (qui se jette dans l'Amazone), les paysans vivent de cultures et d'élevage.

Photo d'indienne de l'Urubamba
Paysanne de la haute vallée de la cordillère de l'Urubamba


C'est à Tambomachay, distant d'une dizaine de kilomètres de Cuzco, que l'Empereur Inca avait coutume de prendre son bain. Ces sources sacrées coulent de terrasses en terrasses. L'eau de ces fontaines est d'une étonnante clarté et d'une grande pureté. Les blocs de pierres de plusieurs tonnes qui furent transportés sur des kilomètres puis ajustés sur place, restent un énigme technique. Les Incas ne connaissaient pas la roue. N'utilisaient-ils donc que la seule force humaine et animale ?

Photo des fontaines de Tambomachay au Pérou
Site sacré des sources de Tambomachay
réservées aux bains de L'Empereur Inca


A Pisac, les terrasses jadis cultivées par les indiens, sont peu à peu délaissées. Le réchauffement climatique et la disparition de la neige ont partiellement asséché les terres. Le "temple du soleil et celui de la lune" datant de la civilisation kenko ne furent jamais détruits par les maîtres des lieux, les Incas.

photo du temple du soleil à Pisac
Temple du soleil et terrasses agricoles de Pisac


Le marché de Pisac est très animé. Les tisserandes proposent aux chalands des lainages colorés, des chapeaux de feutre et de nombreux autres produits. Les petites échoppes regorgent de cet artisanat, importante source de revenus pour ces indiens de la cordillère qui vivent très modestement.

Photo d'une boutique d'artisanat à Pisac
Boutique d'artisanat au marché de Pisac

Les colorants naturels extraits des végétaux sont utilisés par les fileuses et les tisserandes locales pour la teinture des laines de lama et d'alpaga.

photo de colorants végétaux marché de Pisac
Colorants pour la teinture des lainages

Retour à la porte de Mweka en descendant le Kilimandjaro (9/9)


Vendredi 29 juin:
Ce matin nous apercevons une dernière fois, Kibo, étincelant au soleil. Après un au revoir à nos porteurs, nous mettons 2h30 pour rejoindre la porte de Mweka. Nous retournons à la civilisation. Nous aurons parcouru 90 km en 6 jours, engrangé des tonnes de souvenirs inaltérables et vécu un immense moment de bonheur même si j’aurai aimé rester encore plus longtemps au sommet…l’ivresse des hauteurs!

panorama à Uhuru peak kilimandjaro



Aurélie, tu as fait un voyage magnifique en Tanzanie et tu as eu raison de t'accrocher pour aller jusqu'en haut du Kili! J'espère vraiment qu'un jour nous aurons l'opportunité de voyager ensemble et de vivre de tels moments sportifs! Encore bravo pour ce reportage-photo et à bientôt!

Le Macchupichu, cité perdue des Incas Pérou

Nous avons pris le train à Ollantaytambo pour atteindre Aguascalientes à la lisière de la forêt amazonienne (durée 1H30). Un car nous élève jusqu'au site archéologique de Machu- Picchu. Nous sommes à 130 Km à l'Est de Cusco, à une altitude moyenne de 2400 m. C'est une zone subtropicale qui connait un climat tempéré, où l'humidité favorise le développement d'une végétation assez luxuriante. La brume matinale dévoile peu à peu cette citadelle que la forêt pré-amazonienne avait recouverte pendant plusieurs siècles. Ce n'est qu'en 1911 que l'archéologue américain, Hiram Bingham découvrit ce joyau de la civilisation Inca que Francisco Pizarro et les conquérants espagnols cherchèrent en vain dès le XV ème siècle.

Photo du Macchu Pichu au Pérou
Vue générale du site du Macchu Pichu


Il fallut plus de 10 années pour extirper de sa gangue végétale les ruines de cette ville amérindienne. Véritable forteresse préservées des regards malveillants. A dos de lamas, les indiens transportaient depuis Cuzco une terre noire et fertile sur laquelle ils cultivaient la coca et le maïs. Depuis la Tour ronde du Temple du Soleil on a une perspective inoubliable sur la vallée de l'Urubamba et ses abrupts vertigineux qui protégeaient la "cité perdue" de l'intrusion des prédateurs.

Photo de la vallée de l'Urubamba au Pérou
Au fond de la vallée coule l'Urubamba


Sur les terrasses du Macchupichu ("vieille montagne" en Quéchua), l'eau descendait des sommets et coulait dans 16 fontaines, unies par des canaux taillés à même la roche. Dans cette ville du XIV ème siècle devaient vivre un millier d'Incas. Les "Vierges du Soleil" entretenaient les temples et lieux sacrés. Les nombreuses sépultures féminines en témoignent.

Photo du temple aux trois portes à Macchu Pichu au pérou
Le Temple du Soleil et la zone agricole en terrasses


Les Indiens Quéchuas empruntaient la Porte du Soleil lors de leurs déplacements guerriers ou commerciaux. Ils pratiquaient avec succès l'art de la guerre mais ils maîtrisaient parfaitement l'art de la salaison et de la déshydratation des aliments. Ces techniques leur assuraient une nourriture pour toute l'année.

Photo de lama au temple du Soleil à Macchu Pichu
Lama "entretenant" les pelouses du Temple du Soleil !


L'autel du soleil, l'Intihuantana est sculpté au sommet d'un bloc pyramidal. C'est du haut de ce lieu sacré que les grands prêtres et l'Empereur s'adressaient au peuple. C'est aussi de cet emplacement que les savants Incas observaient le Soleil et le ciel.

Photo de l'Intihuantana au Macchu Pichu
L'autel sacré qui ancrait le soleil


La "jeune montagne" ou "huaynapicchu" en quéchua est un impressionnant piton rocheux qui domine tout le Machupichu. Son ascension requiert une certaine endurance car le sentier qui mène à son sommet est très escarpé.

Photo du Huaynapicchu au Pérou
Le Huaynapicchu


Le sanctuaire de Macchu-Picchu fut déclaré en 1983 Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité par l’UNESCO.

Le Salar d'Uyuni et le Lipez en Bolivie

Nous descendons encore dans l'extrême Sud de la Bolivie et approchons du Chili. Les pistes sont toujours aussi cahoteuses, les paysages aussi féériques, les échelles du temps et de l'espace démesurées.
Nous voilà sur le plus grand désert de sel du monde. Le Salar, c'est 40 km de long, 12 000 km2 de surface, 4 à 5 mètres de sel puis une couche de glaise qui précède une nouvelle épaisseur de sel, cette superposition se répète parfois sur 40 mètres de profondeur ! Ajoutez-y une altitude dépassant les 4000 m, un soleil implacable, un vent lancinant, une atmosphère purifiée, sans nuage et vous avez tous les ingrédients pour vivre les plus beaux mirages de votre vie ! Un délire de couleurs, un air embrasé, une mer de sel, des lagunes, un spectacle fantasmagorique !

Photo du Volcan Ollague Bolivie
Volcan Ollague 5850 mètres


Non, ce n'est pas un mirage, au pied du volcan Ollague, d'où s'échappent des fumerolles, un lama court sur une immense étendue de sel.

Au milieu de cette mer de sel, sur l'île Incahuasi, composée de stromatolites (des algues fossilisées formant un tapis de pierres) et de roches volcaniques, poussent d'immenses cactus, quand on sait qu'il y a là, le plus vieux et le plus haut cactus du monde (1200 ans et 12 m), on se doit d'être modeste !

Photo de la forêt de cactus au Salar Uyuni Bolivie
Forêt de cactus candélabres sur le Salar Uyuni


A perte de vue des tas de sel que les indiens du village de Colchani récoltent. Ils y ajoutent de l'iode et ils le conditionnent pour toute la Bolivie.

Photo du Salar Uyuni en Bolivie
Des tonnes de sel sur le Salar Uyuni


Quelques familles de Colchani exploitent cette inépuisable ressource salée. Ici, le sel est partout présent, aujourd'hui c'est jour de fête !

Photo famille d'indiens à Colchani Bolivie
Indiens de Colchani devant leur maison au toit de chaume


Nous avons même couché dans un hôtel construit en sel : les murs, les sièges, les lits, les tables, sont sculptés dans le sel. Mais rassurez-vous, la salle de bains était en briques et les couvertures en peau de lamas !

chambre d'hôtel en sel à Colchani Bolivie
Toute cette chambre est en sel !


La petite cité de San Juan est un site archéologique où il nous a été donné de voir une momie inca, parfaitement conservée dans les stromatolites du Salar.

Photo corps momifié à San Juan au Salar Uyuni Bolivie
Corps momifié 200 ans Après-Jésus-Christ

Le site maya de Chichen Itza au Mexique

La construction de la ville de Chichen Itza remonte au VI ème siècle.
Au X ème siècle la civilisation maya toltèque en fait un immense centre religieux étendu sur 300 hectares.
Le site est dédié au dieu Kukulkan, le serpent à plumes.

La pyramide principale est El Castillo ou pyramide de Kukulkan. Elle est haute de 24 mètres. Les 91 marches des escaliers des 4 faces de la pyramide représentent les 364 jours de l'année, le dernier plateau faisant office du 365 ème. La pyramide représente un véritable calendrier solaire.
A la base de l'escalier principal, on retrouve deux grosses têtes de serpents. De profil, les arrêtes des 9 plateaux représentent leurs corps ; les jeux de lumière lors des équinoxes de mars et septembre leur donnent vie dans un spectacle grandiose de la nature.
La crypte de la pyramide renferme un trésor toltèque : un trône en forme de jaguar aux yeux de jade.

Photo d'El Castillo à Chichen itza Mexique
El Castillo


Photo de la pyramide de Kukulkan
ou la pyramide de Kukulkan


Derrière El Castillo se trouve l'immense temple des guerriers du jaguar. En hauteur, sur le dernier pallier, les deux colonnes courbées que vous voyez sur la photo sont deux queues de serpents dont les têtes sont au sol. Face à ces serpents, un chac-mool, personnage sculpté accoudé sur le sol et sur le ventre duquel se faisaient les offrandes.
Au pied du temple, le temple des 1000 colonnes (en fait il y en a environ 600). Chaque pilier est à l'effigie de Kukulkan ou d'un guerrier maya toltèque.

Photo du temple des guerriers du jaguar a Chichen itza
Le temple des guerriers du jaguar


Un peu à l'écart du site se trouve l'Observatoire. Les mayas étaient spécialisés dans l'étude des mouvements des étoiles.
Il y a également deux cénotes à Chichen Itza. Deux sortes de puits naturels d'assez grande taille dans lesquelles se faisaient des sacrifices ou des offrandes. On ne plonge pas dans ceux-là ;-)

Photo de la coupole de l'observatoire
La coupole de l'observatoire


Orthographes incorrectes : maia, mailla, maias

Les mouflons dans les gorges de Colombières dans l'Hérault Région Languedoc-Roussillon

La randonnée que nous avons effectuée dans les Gorges de Colombières près de Béziers fut certes sportive mais l'effort consenti par le petit groupe fut bien récompensé par l'heureuse rencontre avec les mouflons du massif du Caroux.
Le pur hasard a voulu que mes yeux se portent très haut, sur le flanc opposé à notre ascension. Un instant d'incertitude puis l'assurance que nous étions observés !!!
D'abord par cette drôle de sentinelle, immobile, sortie tout droit de l'île de Pâques !

Photo du rocher du Caroux
Magie de l'érosion ou véritable statue Inca ?


Encore d'autres guetteurs, mais qui sont-ils ? La distance est trop importante. Leur silhouette nous laisse penser à de jeunes mouflons.

Photo de jeunes mouflons du Caroux
Jeunes mouflons du Caroux surveillant notre montée


Nous grimpons silencieusement, une femelle en contre-bas des jeunes mouflons broute l'herbe rare sur une plateforme rocheuse puis se redresse et nous regarde fixement. Elle se sait en sécurité, puisque, ici, dans le Parc Régional du Haut-Languedoc, cet animal est protégé.

Photo d'un mouflon femelle dans le parc Régional du Caroux
Mouflon femelle dans les gorges de Colombières


Le mâle dominant toute la scène ne s'est pas laissé prendre par notre objectif, haut perché, au bord de la falaise, il n'a daigné se montrer que très subrepticement !

photo d'un mouflon du Haut Languedoc
Mouflon inquiet de notre approche pacifique !


Puis rassuré de nos bonnes intentions, ce mâle adulte et bien portant, décide de s'éloigner lentement, manière de me laisser le temps de lui tirer "le portrait" !

Photo de mouflon mâle dans la Colombière
Mouflon mâle sur piton rocheux de la Colombière


De telles rencontres vous transportent de joie, vous font aimer encore plus la nature dans ce qu'elle a de sauvage et de beau. Vous repartez alors, avec la certitude que ce monde-là, vous devez le visiter et le préserver.

Voir également : les chamois et bouquetins au refuge de Sales près de Samoëns dans les Alpes.

Les salines de Maras au Pérou

Nous avons quitté le site du Macchu Picchu par le car puis par le petit train jusqu'à Ollantaytambo. C'est dans cette forteresse dédiée au Soleil que, en 1536, l'empereur Inca, Manco Capac, résista aux conquistadors espagnols, avant d'être assassiné en 1545 par Diego de Almagro.

Photo du temple du Soleil à Ollantaytambo Pérou
Temple-Forteresse du Soleil à Ollantaytambo


Nous arrivons dans le pays de la tribu des Maras qui, avant d'être assujettis par les Incas, exploitaient les ressources naturelles de sel de cette vallée encaissée (= quebrada en espagnol). Depuis des siècles, les familles indiennes de la région, se transmettent par héritage, ces milliers de bassins où se dépose ce bien si précieux qu'est le sel gemme.

Du haut de la falaise, située au cœur de la "Vallée sacrée des Incas", les quelques 4000 bassins ne sont que de petites tâches blanches qui scintillent au soleil de la cordillère !

Panorama des salines de Maras au Pérou
Les salines de Maras


On aperçoit plus nettement cette mosaïque de petits étangs qui sont alimentés par une eau saline qui sourd de la montagne à une température moyenne de 25°C. De petits canaux la dirigent sur chacun des bassins. L'eau s'évaporant, une fleur de sel se dépose que les indiens, viendront récolter le moment venu. La fleur est destinée à l'alimentation du bétail, le sel cristallisé ira à la consommation humaine.

Photo des bassins de Maras au Pérou
Chaque bassin est clos par des terre-pleins
qui communiquent entre eux


Les indiens s'activent quotidiennement sur ces salines. Ils revendront le sel à une coopérative pour quelques "soles" péruviens.

Photo d'indiens allant à la saline de Maras
Famille d'indiens au bord des salines


Le travail y est harassant, souvent sans sandales, le dos courbé pendant des heures, les indiens pataugent dans une eau agressive. Le sel, matière première aussi précieuse que l'or, fut l'objet de terribles convoitises du temps des Incas. Il contribuait à la bonne conservation des aliments.

Photo d'indienne travaillant dans les salines
Indienne travaillant dans les salines


On devine, perdu dans l'étendu des bassins, un indien travaillant laborieusement sur un des étangs de la saline de Maras.

Photo d'un travailleur indien sur la saline à Maras au Pérou
Indien récoltant le sel de la saline de Maras

Chinchero, porte de la Vallée sacrée des Incas au Pérou

Chinchero est une bourgade de 3000 habitants environ qui contrôle l'accès à la Vallée Sacrée des Incas. C'est un centre agricole que les conquistadors ont investi pour reconstruire, sur les ruines d'un temple solaire indien, une église chrétienne.
Chincheros est distant d'une trentaine de kilomètres de Cuzco. Village d'altitude andine à 3700 mètres environ, son nom viendrait de "chinchilla", lapin à longue queue qui pullulait jadis dans les parages mais qui a pratiquement disparu (mangé?..).

Les indiennes de Chinchero, regroupées en association travaillent la laine des lamas qu'elles lavent avec des racines d'arbres.Elles teignent les pelotes en les trempant dans des végétaux ou dans des cochenilles.

Photo de teinture de la laine à Chinchero Pérou
Teinture de la laine sur le marché textile de Chinchero


C'est ensuite le temps (qui pour les indiens n'a pas la même valeur que le nôtre!) très long du tissage manuel.

Photo de tisseuses indiennes de chinchero du Pérou
Indiennes de la coopérative de tissage à Chinchero


Derrière les tisseuses, on devine les pelotes de laine de couleurs naturelles qui attendent d'être tendues sur le métier à tisser. Celui-ci n'a pas changé depuis l'époque Inca.

Photo d'un métier à tisser quéchua
Tissage ancestral à Chincheros


Les manteaux, couvertures, tentures en laine de lamas sont d'une très grande variété de tons, de couleurs et de motifs.

Photo de motifs de tentures indiennes
Motifs et coloris vifs et variés des tissus péruviens


Sur le marché de Chincheros, les paysannes vendent aussi dans des récipients émaillés des légumes et tubercules locaux, issus de leurs champs : pommes de terre ou papas, lisa, maïs, quinoa, fève, haricot.

Photo de quinoa, lisa, fève, papas du Pérou
Quinoa, fèves, maïs, papas sur le marché de Chinchero


Dans toutes les maisons, construites souvent en mur de pisée ou "adobe", une petite cour intérieure est réservée à l'élevage de la volaille, du cochon de lait, mais aussi du cochon d'inde ou "cuy" en quéchua . Les indiens apprécient ce petit animal pour sa chair !

Photo de cochons d'Inde au Pérou
Cochons d'Inde dans une maison de Chinchero

La Chine de XI’an à la foire de Bourges

La foire de Bourges n’est pas seulement une manifestation commerciale mais c’est aussi l’occasion de créer une manifestation culturelle. Cette 89ème foire accueille une magnifique exposition sur la Chine ancienne. Est-ce un effet de mode ou une opportunité ?

En 1974, deux paysans qui creusaient un puits ont découvert un énorme site archéologique dans la province de XI’an en Chine.
Le premier empereur de Chine, Qin, a voulu avoir un mausolée digne de lui. Pour cela le mausolée construit entre une rivière ( qu’il a rempli de mercure par précaution contre les pillards ) et une colline a été entouré par une armée de soldats debout en terre cuite. C'est aussi l'empereur Qin qui a fait construire la muraille de Chine, longue de 6 700 km qui est le seul monument, construit par les hommes, qui soit visible de la lune.

Photo statue empereur Qin
L'empereur Qin


La construction du mausolée de 247 à 208 avant Jésus Christ a duré 39 ans. 720 000 travailleurs y travaillaient.
La fabrication des statues en terre cuite commençait toujours par les pieds puis les jambes, tout était moulé puis cuit, sauf les têtes qui étaient moulées puis sculptées pour les personnaliser avant cuisson.
Toutes les statues étaient peintes lors de la découverte mais la peinture s’est altérée et deux ans plus tard il n’en restait plus que quelques traces.
La fosse n° 1 occupe une surface de 14 260 m2. C’est la plus imposante. Le public est invité à découvrir les soldats à partir d’une passerelle qui surplombe la fosse. Les soldats y sont en ordre de bataille avec leurs armes. On estime que cette fosse contient 6 000 soldats et 45 chars.

Photo soldats terre cuite chine
Les soldats en terre cuite


La fosse n°2 a été mise au jour en 1976, sa surface est de 6 000 m2. 1 300 soldats et 89 chars y sont enterrés. Par son ordonnancement, la fosse n° 2 est considérée comme une véritable œuvre d’art. Ses quatre ordres de bataille en forment un grand et deviennent une unité de bataille indépendante.

Photo expo chine Bourges
Chaque visage est unique


La fosse n°3 découverte en mai 1976 est probablement le quartier général de l’armée ( 650 m2 seulement ). 68 guerriers et 4 chevaux forment un cortège de gardiens.

Photo statue soldat chinois terre cuite
Des pièces historiques uniques au monde


Les fantassins portaient des vestes longues de couleur vertes, rouges ou bleu ciel.

Photo de tranchée en Chine
Photo de la tranchée en Chine


La fosse dite des quadriges coloriés en bronze a été découverte en 1980, il s’agit de 2 chars à haut parasol. Ces deux pièces ont été retrouvées en mille morceaux.
Huit ans ont été nécessaires pour la restauration. Ces pièces sont uniques au monde.
Cette exposition de valeur montre combien la civilisation chinoise était développée bien avant notre ère.

Sur le marché de Pisac au Pérou

Sur le marché de Pisac affluent les produits de l'agriculture locale. Tous les fruits et légumes qui poussent dans les hautes vallées andines se retrouvent ici, dans ce village rural à 3 000 mètres d'altitude. Le paysan indien cultive méticuleusement son lopin de terre. Les moyens techniques dont il dispose sont très archaïques. La production est fort modeste. Depuis 1972, une réforme agraire a rendu en partie la terre ancestrale, propriété des grandes fermes ou "haciendas" foncières, aux communautés indiennes constituées en coopératives agricoles.
Photo d'indiennes des Andes à Pisac
Paysannes de Pisac vendant leurs productions de fruits et légumes


On vient ici pour acheter chevreaux, porcelets, volailles que l'on élèvera dans la cour commune du hameau. Quant aux visiteurs, ils n'ont que l'embarras du choix pour rapporter des sacs, des "ponchos", des couvertures patiemment tissées par les indiennes dans leur communauté.

Photo d'une indienne avec son chevreau
Petite Indienne de Pisac veillant sur son chevreau


Les indiens du Pérou comme leurs frères de Bolivie et des autres pays andins sont très attachés à leurs coutumes. Ils portent fièrement le costume et tous les attributs traditionnels : chapeaux de feutre emblème national du peuple indien (= sombrero hongo), bonnet de laine, poncho ou "manta" et sandales en cuir de lama.
Cet indien continue à parler le quéchua, sa langue natale et s'habille comme étaient vêtus ses ancêtres Incas.

Photo d'un vieil indien de Pisac au Pérou
Indien au visage buriné par le vent et le soleil
de la cordillère des Andes


Les indiennes tissent des toiles couvertes de motifs animaliers (le lama, le jaguar, le serpent). Animaux sacrés du panthéon religieux qui sont depuis toujours, profondément respectés par les amérindiens. On y trouve aussi la représentation du dieu créateur : Viracocha, divinité inca de la pluie qui créa près du Lac Titicaca, le soleil, la lune, les étoiles, puis les tribus indiennes des Andes et enfin le reste du monde.

Photo de toiles du Pérou
Tissus en laine de lamas teintés
de colorants végétaux


Les femmes indiennes, comme les hommes, restent fidèles au costume traditionnel. Elles agrémentent parfois leur chapeau de la "Cantuta", fleur nationale, emblème du Pérou. Cette fleur rouge, blanche ou jaune, dédiée au roi soleil est portée par les femmes célibataires. Parfois, la "Cantuta" accompagne le mort dans sa sépulture, elle apaisera sa soif. On la trouve aussi accrochée à la porte de la maison, c'est un signe ostentatoire d'hospitalité indienne.

Photo d'une indienne en costume du Pérou
Indienne de Pisac arborant la Cantatuta sur son chapeau


Autrefois, les indiens pratiquaient les cultures en terrasses au pied du Temple du Soleil, sur les collines de Pisac. Il n'en est rien actuellement. Un projet de recherche agronomique tente cependant d'étudier la croissance de certains végétaux en fonction de leur emplacement sur les terrasses.

Photo des terrasses au temple du soleil à Pisac
Le site de Pisac

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