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La laguna Honda en Bolivie

Nous allons quitter à regret ces terres blanches du Salar d'Uyuni. Nous nous éloignerons de ces paysages lunaires plantés de cactus candélabres. Nous abandonnons ces lieux sublimes de ce Sud Lipez envoutants mais très hostiles, où la lutte pour la vie est un combat âprement disputé par les camélidés, les oiseaux, les renards et les viscaches. Mais nous sentons le besoin de sillonner encore ces déserts salés aux couleurs immaculées saupoudrés de petits lacs et lagunes sur un fond bleu d'altitude andine et de relief volcanique.

Photo de la Laguna Blanca sud Bolivie
La Laguna Blanca


On le devine sur la gauche, trois vigognes viennent brouter la hierba brava. Cette herbe courageuse ! qui pousse dans les parages des lagunes et sur les flancs des volcans. Les flamants ont investi de nombreuses lagunes. Ce sont d'insatiables pêcheurs, ils se nourrissent de ce plancton riche en carotène qui contribue à la coloration de leur plumage.

Photo de Flamant sur la lagune Charcota de Bolivie
Flamant de la Laguna Charcota


Le froid et l'altitude brûlent nos calories, il faut nous restaurer, nous nous invitons dans le cadre majestueux du Salar pour un pique-nique à 4800 mètres !

photo du Salar Laguna Blanca Bolivie
Repas au grand air de l'Altiplano


Une courte visite à la Laguna Honda, un peu plus profonde que les autres qui ont une hauteur d'eau moyenne d'environ 35 cm.

Photo de la laguna Honda en Bolivie
La Laguna Honda


Sur la route qui nous mène vers le Chili, un autocar a fini sa dernière traversée en plein désert. Il est l'observateur muet des touristes qui le croisent. Nous sommes perplexes et dubitatifs sur la fiabilité de la piste.

Photo d'un autocar abandonné sur l'Altiplano
Carcasse d'un autocar sur l'Altiplano


La frontière entre la Bolivie et le Chili est symbolisée par ce petit poste de douane. Peu d'activité. Mais nous voilà rassurés, une belle route rectiligne et goudronnée va nous descendre à des altitude plus raisonnables. De 4000m nous serons bientôt à 2000m. La vue est belle sur la Cordillère du Chili qui sera notre ultime destination.

Photo du poste frontière andin entre Chili et Bolivie
Poste frontière du Chili et de la Bolivie
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Inca Bolivie

Nous partons de Sucre pour aller sur le site minier de Potosi. Altitude moyenne de 4000 mètres.

Population de 140 000 habitants. Nous avons là, un important rendez-vous avec l'Histoire peu glorieuse de la Conquête.

La découverte des richesses minérales de Potosi ("le tonnerre" en Quéchua) et de son impressionnante colline, le Cerro Rico ("la riche colline" en espagnol) furent une véritable aubaine pour les Incas qui exploitèrent avant les Conquistadors ce pharaonique filon argentifère.

Ce fut aussi un formidable coup de" tonnerre" financier pour les Conquérants qui, in situ, frappaient monnaie pour la Couronne d'Espagne.

Des siècles durant, des millions d'Indiens et de Noirs extirpés des côtes africaines, creusèrent dans les pires conditions et moururent très jeunes dans les entrailles de cette montagne monstrueusement riche.

Les Quechuas et les Aymaras soumis à la "mita" (travail forcé) grattaient les parois fragiles des galeries avec pour seul outil un burin, un marteau, une pelle.

Photo de Potosi en Bolivie
Entrée de Potosi au pied du Cerro Rico,
pyramide en forme de cône


Photo du Cerro Rico à Potosi Bolivie
Au cœur du Cerro Rico


La colline, épuisée après tous ces siècles d'intenses exploitations, est devenue de moins en moins rentable. En 1985, l'État bolivien se retire de la mine, laissant sur le tas des milliers de familles d'Indiens, mineurs depuis des générations. Constitués en Coopératives minières, ils décidèrent de poursuivre. Ils sont actuellement quelques 10 000 indiens à creuser encore et encore à la recherche de résidus de minerais d'argent, de zinc, de plomb ou d'étain ou de pierres précieuses, travaillant dans des conditions d'hygiène et de sécurité très rudimentaires.

Photo de la rue de la Mine à Potosi
Rue de la Mine à Potosi


Comme eux, nous nous sommes faufilés dans une étroite galerie. Celles-ci se comptent par centaines sur tout le site minier de Potosi. Respectant la tradition, nous avons offert aux mineurs un bâton de dynamite, des boissons et des feuilles de coca, permettant ainsi aux Indiens d'acheter la clémence du Tio (qui est soit le Bon Dieu qui protège, soit le Diable responsable du mauvais coup du sort).

Photo à l'entrée des galeries de mines à Potosi Bolivie
Entrée dans la galerie des mines de Potosi


Nous rencontrons sur le parcours souterrain des poupées ou statuettes de Tios qui jalonnent le trajet, veillant ainsi sur la vie des mineurs et des visiteurs.

Photo d'un Tio à Potosi
Tio bienveillant, protecteur des mineurs,
couvert d'offrandes


Nous avons approché dans ces boyaux rocheux, les forçats d'un monde dit moderne. Ils sont les frères de sang et de cœur des mineurs de Germinal. Ce monde industriel impitoyable dont les lambeaux de ferrailles rouillent au soleil de l'Altiplano n'est que le souvenir déjà lointain d'un Empire déchu.

Photo des wagonnets de la mine de Potosi
Wagonnets qui jadis déversaient le minerai
extrait des entrailles du Cerro Rico

Photographie de la mer des Caraïbes à Tulum Mexique

La vague blanche que vous apercevez au loin, c'est la barrière de corail!

Image de plage paradisiaque à Tulum
Palmiers, sable blanc et mer turquoise à Tulum...


Photographie de la plage à Tuluum
La plage se situe juste au pied du site maya


Image de végétation luxuriante et mer turquoise à Tulum
Le vert de la végétation contraste avec le bleu du ciel et de la mer des Caraïbes


Image de baignade à Tulum
Baignade appréciable après la visite du site archéologique


D'autres belles (voire très belles) plages du Yucatan :
  • Plage d' Isla mujeres
  • Plage de Laguna de Bacalar
  • Plage d'Akumal
  • Plages de Cozumel (même si la plupart sont privées)

Cireur de chaussures


Notre voyage en Amérique du Sud se termine.


Nous avons commencé par le Pérou puis la Bolivie et le Chili.


Pour finir, nous allons passer une journée à Santiago.


La capitale du Chili est à équidistance des deux extrémités de ce pays longiligne, 4300 km de longueur.


Elle fut fondée le 12 février 1541 par Pedro de Valdivia.


Santiago jouit d'un climat méditerranéen : l'été, de novembre à mars, il fait 28°C.


En juillet, c'est l'hiver, mais c'est la douceur, il y a 8°C de moyenne. Les cordillères qui ceinturent la cuvette de Santiago semblent à portée de main.

La vie sociale s'organise autour de la Plaza de Armas, petits commerces, vendeurs à la sauvette, mais aussi lieu traditionnel des parades militaires. Ici, nous avons la preuve que les Sud américains ne sont pas aussi machistes qu'on le dit !

Photo de cireur de chaussures au Chili
Cireur de chaussures ou limpiabotas sur la Plaza de Armas de Santiago


Voici un autre aspect de la vie quotidienne ..... animale ! Une vie paisible pour ce chien dormant sur la Plaza de Armas. Ce ne fut pas toujours le cas. La ville connut de terribles séismes au XVI et XVII ème siècles. Régulièrement il y a des secousses auxquelles les Chiliens sont habitués.

Photo d'un chien à la Plaza de Armas à Santiago du Chili
Vie de chien au Chili !


Le Palacio de La Moneda qui était l'Hôtel des Monnaies devint le Palais présidentiel. Il connut des heures sombres durant l'été 1973. Le 11 Septembre, date décidément fatale, c'est le coup d'état : le Président Salvador Allende est renversé puis tué par les officiers de la Junte militaire. Le Chili va vivre des années de plomb sous Augusto Pinochet, de 1973 à 1990.

Photo du palacio de la Moneda à Santiago du Chili
Le palacio de la Moneda lieu de paisibles promenades


La cathédrale de Santiago date du XVIII ème. Elle est la cinquième à être construite sur ce site. Des tremblements de terre ont eu raison des précédentes.

Photo de la Cathédrale de Santiago du Chili
Cathédrale de Santiago du Chili


Trois nefs de 90 m de long constituent l'ossature de la cathédrale. Le marbre rose donne un aspect italien à l'édifice religieux.

Photo de l'intérieur de la Cathédrale de Santiago du Chili
Intérieur de la Cathédrale de Santiago du Chili


Nous ne tarderons pas à décoller pour La France, mais nous emportons dans nos bagages des images, des couleurs, des odeurs, des perspectives et des rencontres avec ces Indiens qui nous ont fait aimer encore plus l'Amérique du Sud !

Randonnée dans les montagnes Péruviennes

De Chincheros, nous revenons sur Cuzco que nous quittons le lendemain pour nous diriger vers le port de Puno, centre régional administratif et historique de l'Altiplano péruvien sur les rives du lac Titicaca.

C'est l'étape de montagne qui va nous conduire à des hauteurs qui peuvent déclencher le mal de l'altitude ou "soroche".

Le passage du col de la Raya à 4320 m nous dévoile la majesté de la Cordillère Royale.

L'oxygène se fait rare et le moindre mouvement un peu sec et rapide requiert un effort démesuré.

Nous descendons sur Puno et apercevons cette immense mer intérieure qui est 15 fois plus grande que le lac Léman, aussi vaste que la Corse.

C'est bien lui, le Lac Titicaca, le "Puma Gris" en dialecte Aymara, dont les profondeurs peuvent atteindre les 25 m.

Des camélidés et des ovins paissent tranquillement sur ses berges, des îles émergent à peine de l'eau, la cordillère bolivienne, couverte de neige, se distingue à l'horizon.

Photo du col de la raya au Pérou
Indienne avec son lama au passage du Col de La Raya


Photo du Lac Titicaca et de la Cordillère de Bolivie
Le Titicaca et les Andes de Bolivie enneigées dans le fond


C'est le plus haut lac navigable du monde. A 3812m d'altitude, de vrais navires croisent et pêchent sur une étendue de 8500 km2. On achemine ces bateaux en pièces détachées que l'on assemble sur place au bord du Titicaca.

Photo de navires en construction sur les berges du Titicaca Pérou
Navires en cours d'assemblage sur les berges du Titicaca


La tribu des indiens Uros (qui, au XIII ème siècle avaient fui devant l'arrivée belliqueuse des Incas) vit sur le lac. Ils tressent les joncs qui abondent ici et ils édifient de véritables îles flottantes. Ces îlots artificiels sont amarrés par des cordages à des pieux d'eucalyptus enfoncés dans le lac.

Photo de village flottant sur le Titicaca
Village flottant du Titicaca


Ces roseaux sont une matière première aux multiples usages. Le cœur est comestible, le jonc brûle pour la cuisine, la tige tressée couvrira le toit des maisons ou servira à construire les embarcations (totoras). La masse de cette plante herbacée aquatique sera le plancher flottant mais instable sur lequel vivent et travaillent les habitants. Ces Indiennes Uros n'ont-elles pas le pied marin ?

Photo d'indienne Uros sur le Lac Titicaca au Pérou
Femmes Uros s'approchant des berges du Lac


A bord de ces maisons qui flottent, la vie et les travaux ménagers sont les mêmes qu'à terre. La cuisinière prépare son repas familial dans une marmite posée sur un âtre en terre cuite. Les plats sont à base de poissons du lac, d'oiseaux ou de gibier chassés par les hommes, le tout accompagné généralement de galettes ou tortillas de maïs, arrosé de maté de coca.

Photo d'une cuisinière Uros au Titicaca Pérou
Indienne Uros préparant une cuisine traditionnelle

Cours de pilotage de kart sur glace, circuit de karting loisir de Val d'Isère

A côté de la piste de conduite sur glace voiture, serpente le circuit homologué de karting sur glace.

Un autre sport automobile, avec moins de chevaux cette fois, mais procurant tout autant de sensations !

La conduite d'un kart ne semble pas compliquée à première vue : pédale d'accélérateur au pied droit, pédale de frein au pied gauche, mains à 9H15 sur le volant qui tourne d'un quart de tour de chaque côté de butée à butée. L'essentiel est dit...

Le frein possède tout de même une particularité : la pression sur la pédale se fait en 2 temps avec une première phase où la pédale est souple et coupe simplement les gaz sans freiner et une deuxième phase où la pédale est plus dure et freine vraiment (les freins ne sont situés que sur les roues arrières).

Sur le circuit, le plus difficile consiste à enchainer les virages tout en conservant de la vitesse puisqu'il s'agit souvent de courses amicales ou de véritables compétitions sur glace. Quelques notions de conduite : si on continue d'accélérer en tournant le volant, le kart continue d'avancer tout droit, c'est un sous virage.

Si on lâche l'accélérateur en tournant le volant, les roues récupèrent de l'adhérence, le kart tourne, l'arrière du véhicule monoplace est délesté et pour garder de la glisse il faut appuyer à nouveau sur l'accélérateur, au contraire, pour arrêter la glisse, il faut lâcher l'accélérateur pour récupérer de l'adhérence. La solution est de faire tourner le kart avant le virage (même si on a un peu l'impression de tourner dans le mur) pour que le dérapage emmène le kart.

Lors de courses, les pilotes sont pesés et on ajoute plus ou moins de lest (jusqu'à 30 kg) pour réduire la différence de poids entre eux. Le poids du pilote joue énormément dans ce sport de glisse.

Photo de kart sur glace
Kart de chassis Sodikart, moteur Honda 270 cm³ 4 temps 9 CV


Photo sur circuit de karting sur neige
Les karts sont à propulsion

En cas de trajectoire incontrôlée se terminant dans le mur, le pilote doit sortir du kart et l'attraper par le kit carrosserie (les parties noires de protections des roues) ou par la poignée de devant pour le remettre dans la bonne direction avant de remonter à bord. Pour la pratique du karting de loisir, l'équipement se résume à un casque intégral, une bonne paire de gants et de bonnes chaussures de préférence montantes.

Image de pilote de kart
Course poursuite en kart, circuit outdoor


Image de dérapage en karting
Alan, en dérapage dans le virage

Pour plus de renseignements et pour réserver une session de karting, contacter Florent Alvernhes et son équipe :
Circuit de glace de Val d'Isère : Les Lèches 73150 Val d'Isère
tel : 04.79.06.21.40 site internet : www.circuitvaldisere.com

Photos du Perou

Sur le marché de Pisac affluent les produits de l'agriculture locale. Tous les fruits et légumes qui poussent dans les hautes vallées andines se retrouvent ici, dans ce village rural à 3 000 mètres d'altitude. Le paysan indien cultive méticuleusement son lopin de terre. Les moyens techniques dont il dispose sont très archaïques. La production est fort modeste. Depuis 1972, une réforme agraire a rendu en partie la terre ancestrale, propriété des grandes fermes ou "haciendas" foncières, aux communautés indiennes constituées en coopératives agricoles.
Photo d'indiennes des Andes à Pisac
Paysannes de Pisac vendant leurs productions de fruits et légumes


On vient ici pour acheter chevreaux, porcelets, volailles que l'on élèvera dans la cour commune du hameau. Quant aux visiteurs, ils n'ont que l'embarras du choix pour rapporter des sacs, des "ponchos", des couvertures patiemment tissées par les indiennes dans leur communauté.

Photo d'une indienne avec son chevreau
Petite Indienne de Pisac veillant sur son chevreau


Les indiens du Pérou comme leurs frères de Bolivie et des autres pays andins sont très attachés à leurs coutumes. Ils portent fièrement le costume et tous les attributs traditionnels : chapeaux de feutre emblème national du peuple indien (= sombrero hongo), bonnet de laine, poncho ou "manta" et sandales en cuir de lama.
Cet indien continue à parler le quéchua, sa langue natale et s'habille comme étaient vêtus ses ancêtres Incas.

Photo d'un vieil indien de Pisac au Pérou
Indien au visage buriné par le vent et le soleil
de la cordillère des Andes


Les indiennes tissent des toiles couvertes de motifs animaliers (le lama, le jaguar, le serpent). Animaux sacrés du panthéon religieux qui sont depuis toujours, profondément respectés par les amérindiens. On y trouve aussi la représentation du dieu créateur : Viracocha, divinité inca de la pluie qui créa près du Lac Titicaca, le soleil, la lune, les étoiles, puis les tribus indiennes des Andes et enfin le reste du monde.

Photo de toiles du Pérou
Tissus en laine de lamas teintés
de colorants végétaux


Les femmes indiennes, comme les hommes, restent fidèles au costume traditionnel. Elles agrémentent parfois leur chapeau de la "Cantuta", fleur nationale, emblème du Pérou. Cette fleur rouge, blanche ou jaune, dédiée au roi soleil est portée par les femmes célibataires. Parfois, la "Cantuta" accompagne le mort dans sa sépulture, elle apaisera sa soif. On la trouve aussi accrochée à la porte de la maison, c'est un signe ostentatoire d'hospitalité indienne.

Photo d'une indienne en costume du Pérou
Indienne de Pisac arborant la Cantatuta sur son chapeau


Autrefois, les indiens pratiquaient les cultures en terrasses au pied du Temple du Soleil, sur les collines de Pisac. Il n'en est rien actuellement. Un projet de recherche agronomique tente cependant d'étudier la croissance de certains végétaux en fonction de leur emplacement sur les terrasses.

Photo des terrasses au temple du soleil à Pisac
Le site de Pisac

Photo du désert de Atacama

Par cette nouvelle étape, nous allons voyager dans une partie du désert d'Atacama au Chili.

Les climatologues disent de lui qu'il est le désert le plus sec du monde.

Ils ont relevé une pluviométrie moyenne d'à peine 1 millimètre annuel.

Cette infime quantité de précipitation n'est atteinte en aucun autre point du globe.

Nous naviguons sur une piste de sable et de caillasses encadrée par des falaises dentelées et arides ou des gorges effilées.

Par moment, ce sont les ondulations de dune boursoufflées qui se succèdent, nous donnant l'impression d'être sur un terrain lunaire.

Désert ne signifie pas absence de vie. Dans tous les déserts de la planète, la nature, malgré toutes les contingences hostiles, trouve les conditions et les moyens d'exister. Les animaux nous donnent l'exemple de leur incroyable capacité d'adaptation. La vie est partout, parfois endémique, mais elle est. Elle se montre, à nous de l'observer. La voici en images !

photo du désert d'Atacama au Chili
Nous pénétrons dans le désert d'Atacama


Photo d'une Viscache au désert d'Atacama
Viscache du désert d'Atacama


Preuve de vie n° 1 : la viscache est un animal curieux. C'est à la fois, un lapin pour ses oreilles, un écureuil pour sa queue et une gerboise pour ses pattes. Elle est de la famille du chinchilla et du cochon d'inde. La viscache vit dans les formations rocheuses à fortes altitudes. On la trouve au Pérou, en Bolivie, en Argentine, se nourrissant d'herbes, de racines et de graines. Elle adore se dorer au soleil. Elle ne fuit pas l'homme !

Photo d'une vigogne à Atacama Chili
Vigogne dans le désert d'Atacama


Preuve de vie n° 2 : l'élégante vigogne. Ce mammifère camélidé d'Amérique du Sud habite sur les hauts plateaux froids et déserts de la cordillère des Andes, entre 3500 et 5800 m. La vigogne était très appréciée des Indiens Incas pour la laine de sa toison particulièrement fine. Cette laine soyeuse est de nos jours une matière luxueuse. Depuis l'arrivée des conquistadors espagnols, cet animal herbivore fut peu à peu décimé. En 1965 la loi interdit qu'on le chasse. Peu à peu, il reconquiert son territoire naturel. La vigogne peut atteindre les 40 km à l'heure, cette vitesse lui est fort utile face à ses principaux prédateurs naturels que sont le renard, le condor et le puma.

Photo du renard des Andes désert d'Atacama
Renard des Andes près d'une lagune d'Atacama


Preuve de vie n° 3 : le Renard des Andes (la Zorra, en espagnol). Il est comme le loup de la famille des canidés. Il se nourrit de rongeurs, de viscaches, d'oiseaux, de lézards, de vigognes et autres ovins. De petite taille, il n'est guère plus grand qu'un coyote. Mais c'est un prédateur très avisé et fort redoutable qui s'adapte à toutes les circonstances de chasse. Ce rusé légendaire est capable de faire le mort pour mieux sauter sur sa proie ! Mais, il sait, comme sur la photo, se montrer sociable et civilisé. Ne prend-t-il pas la pose devant la magnificence des sommets et le bleu diaphane de la lagune ?

photo du clocher de Socaire Chili
Petit clocher de Socaire


Preuve de vie n° 4 : après les animaux, les hommes, attachés à leurs croyances religieuses, prouvent qu'ici la vie est possible. Socaire, en pays aymara, est un petit hameau dans une oasis, dont la minuscule église est séparée de son clocher (campanal) et dont le toit et la porte sont en bois de cactus, pour mieux nous rappeler que nous sommes toujours dans un désert.

photo d'une paysanne indienne d'Atacama Chili
Paysanne aymara près de Castana d'Atacama


Preuve de vie n° 5 : la vie touristique est bien présente dans le désert ! J'en veux pour preuve ces longs moments de détente à 4000m d'altitude, dans ces sources d'eaux chaudes alimentées par les geysers. Dans ces piscines naturelles, l'eau jaillit à 36 degrés alors que dehors, la température est à peine à 10 degrés.

Photo de bains dans les sources près des geysers désert d'Atacama
Bains dans le désert d'Atacama

Séjour sportif à Dakhla au Maroc : kitesurf, pêche, hôtels riad

Dakhla, quand le désert plonge dans l'Océan...

Tout au sud du Royaume marocain, à l'un des derniers postes frontière avant la Mauritanie, apparait Dakhla, second port de pêche après Agadir à quelques 1000 kilomètres de là.

Dakhla vit essentiellement de ses côtes poissonneuses telle une pêche miraculeuse en plein désert. Dauphins, daurades royales, loups, saint-pierre, thons, espadons, requins, raies, baleines, la liste pourrait s'étendre à l'infini tellement ses eaux débordent d'espèces rares et protégées. A l'intérieur de la baie, la pêche est interdite aux professionnels, zone de reproduction pour de nombreuses espèces de poissons ; une pêche sportive y est tolérée.

Dakhla, fut une étape décisive de l'aéropostale vers Saint-Louis du Sénégal, le vent murmure encore les noms de Jean Mermoz ou d'Henri Guillaumet. Certainement que Saint-Exupery aurait pu s'inspirer de ces paysages du bout du monde pour écrire un jour dans son petit prince « à des milles et des milles de toute région habitée »...

Après le départ des espagnols en 1975, les habitants de Dakhla ont gardé des accents catalans et une hospitalité étonnante. Ici à leurs yeux, il n'y a pas de touristes mais juste des voyageurs...La Royal Air Maroc desservant la ville trois fois par semaine depuis Casablanca.
Cette immense région qui couvre le cinquième de la superficie du Royaume ne compte que 100 000 habitants, ici les populations d'origine mauritaniennes, sahraouis, marocaines s'entendent et se mêlent pour former un peuple haut en couleurs. Les femmes élégantes portent des mehftis chatoyants qu'elles promènent sur la corniche d'un pas nonchalant.

Crédit photo "Last sunset of 2010 in Dakhla" par Hugo!, Licence CC

Crédit photo "Kite en la laguna" par Fico, Licence CC


Avec ses 40 km de long et ses 6 kilomètres de large, la lagune prend des airs de mer intérieure avec ses îles, ses langues de sables, ses dauphins, ses élevages d'huitres et de palourdes, sa population de kitesurfers passionnés.

A Dakhla, il faudra prendre le temps de flâner, de s'arrêter prendre un verre au Samarkand où les bédouins sédentarisés ont le goût des rencontres et des grandes discussions baignées de vent et de soleil. Il faudra déguster la viande d'autruche ou de dromadaire, découvrir les huitres de Bretagne provenant de la lagune.
La beauté de ses paysages avec des sites d'exception comme la forêt d'acacias, la réserve biologique des phoques moines, la présence de dauphins, de gazelles mouflon et de flamants roses, sont autant d'atouts pour faire de Dakhla une des prochaines destinations balnéaires qui comptera.

Son climat idéal tempéré de 18 à 26 degrés avec l'influence de l'alizé maritime et du courant frais des Canaries, son ensoleillement à longueur d'année, ses plages de grande beauté, son grand choix de sports nautiques comme le surf casting, la pêche sous-marine, le Wind-surf, le kitesurf et la pêche au gros, la proximité du désert et ses trésors archéologiques font de Dakhla un lieu magique pour des vacances sportives ou reposantes. Les surfeurs ont célébré Dakhla comme le deuxième plus beau spot au monde de kitesurf après Hawaï.

Crédit photo DSCF0203 par hypermobility, Licence CC


Crédit photo "Back home" par Kola, Licence CC


Dakhla, ville calme et accueillante, est baignée tout au long de l'année de soleil et de vent. De l'eau chaude, du vent pour gonfler les voiles, des eaux poissonneuses, une nature préservée, des dunes de sable époustouflantes plongeant dans la lagune aux reflets d'émeraudes et de turquoises, font de l'endroit un lieu majestueux et magique.

Où loger à Dakhla ? Hébergements de charme ou plus roots...

Hotel Calipau Sahara Dakhla : sans conteste le meilleur petit déjeuner de la région, Bernard Vivien vous accueille avec chaleur et bons conseils dans son magnifique Riad marrakchis. Une adresse de charme et de confort, grande qualité de produits. Sa piscine à débordement sur la lagune est une merveille, ses chambres sont raffinées et confortables. Possibilité de louer un bateau à la réception.
Bab el Bahar, hôtel de standing européen de la chaine Best Western, impeccable, un sans faute, confortable, fonctionnel, très bonne table.
Camps de kitesurf Auberge des nomades, une institution. L'auberge se situe au fond de la lagune, à l'abri du vent, constituée de tentes bédouines et de quelques bungalows en bois. Surplombant la lagune aux portes du désert, l'endroit est magnifique. Dauphins et flamants roses sont assurés au petit déjeuner. Les repas sont délicieux et gargantuesques, un service attentionné et dévoué pour une cuisine marocaine teintée d'influences saharouies. Sidi, le maître des lieux aime sa région et sait le faire partager. L'activité est uniquement dédiée au kitesurf et au surf casting. L'endroit roots convient parfaitement à l'état d'esprit surfeur ou à des voyageurs à petit budget. Le prix du séjour est imbattable, 30 euros par jour en pension complète et l'accueil de Sidi est inoubliable.
Si vous êtes jeune, beau et sportif, c'est à Dakhla attitude que cela se passe, ambiance electro, bungalows pieds dans l'eau, tout est parfait, accueil impeccable, site sublime de beauté, ambiance assurée. Préférer les bungalows aux tentes. Repas variés et sportifs, matériel haut de gamme, c'est le 5 étoiles du kitesurf (Spa, massage, hammam, boutique).

Texte écrit par Olivia Allard www.palaisdessables.com