Sports et Santé : le Blog de Véro

Les fortifications Vauban à Villefrance de Conflent


Villefranche-de-Conflent ville royale du pays Catalan Pyrénées Orientales Languedoc Roussillon.

Après nos trois jours de randonnées du côté de Font-Romeu et des Angles, nous reprenons la route du retour et "descendons" par la N 116, en direction de Perpignan. Nous traversons la ville fortifiée de Mont-Louis que Vauban (1633-1707) a construite. Les paysages de montagnes escarpées et de ravins vertigineux sont étourdissants. La voie ferrée du Train Jaune qui nous tient parfois compagnie, passe sur des ouvrages d'art très ingénieux.

Photo d'un viaduc pour le train jaune du pays Catalan.

Les ponts, tunnels et viaducs sont nombreux pour permettre à cette pittoresque ligne du "Train Jaune" des terres catalanes de relier Villefranche de Conflent, via Font-Romeu, à la gare internationale de La Tour de Carol qui ouvre les portes de l'Espagne en direction de Puigcerda et Barcelone!

Nous longeons la rivière Têt et arrivons à Villefranche de Conflent. C'est une vraie forteresse, bien gardée par son imposante porte d'entrée! Le Marquis Sébastien Le Preste de Vauban a une nouvelle fois signé l'aménagement de cette ville médiévale.

Photo de la porte principale du village fortifié de Villefranche-de-Conflent.
Villefranche est une parmi la centaine de places que Vauban,
fait Maréchal de France par le Roi Soleil, créa ou fortifia.


Ce génial architecte militaire protégea la France de Louis XIV par des villes ceinturées de remparts. Il voulait que son "pré carré" fût inexpugnable. Effectivement aucune des villes royales fortifiées ne fut prise à son époque, (à l'exception de Lille).

Vue des fortifications de Villefranche de Conflent en pays catalan.
La hauteur des fortifications assuraient l'invincibilité des villes telles que
celle de Villefranche de Conflent, véritable cadenas guerrier qui contrôlait la Têt et les trois vallées.


Ici, les habitants pouvaient soutenir un siège de plusieurs mois. Dans les greniers des maisons, hautes et étroites, les provisions, les réserves alimentaires étaient stockées. Au rez de chaussée, les petits commerçants et artisans avaient leurs échoppes. Aujourd'hui, il en va sensiblement de même, les petits restaurants et marchands de souvenirs ont remplacé le bottier, le cardeur de laine, le tisserand, le maréchal-ferrant et le soldat, car l'intérêt militaire stratégique de cette ville royale n'est plus de mise. Il n'y a plus de garnison.

Vue de la rue principale de Villefranche de Conflent.
La rue principale de Villefranche n'a guère changé depuis l'époque de Louis XIV.


Sur un piton rocheux qui surplombe la petite ville, se dresse le Fort Libéria. Ce furent des travaux gigantesques qui se réalisèrent sous l'autorité de Vauban. Plus tard, c'est Napoléon III qui décida au XIX ème siècle de relier la ville en contrebas et cet ouvrage fortifié, par un souterrain, celui des "1000 Marches".

Vue du Fort Libéria qui surplombe Villefranche.
Le Fort Libéria sécurisait la ville royale de Villefranche.
La France à cette époque était en guerre contre l'Espagne.


Les temps ont changé, la bataille pacifique que mène à présent Villefranche de Conflent, dite "la bien gardée", c'est celle qu'elle mène auprès de L'UNESCO pour obtenir son classement au Patrimoine Mondial.

A savoir:
Villefranche de Conflent (66500) appartient au Réseau des Sites Majeurs Vauban.

A voir ou à faire:
  • Les Fortifications de Villefranche.
  • Le Fort Libéria.
  • Les grottes des Canalettes, tel 04 68 05 74 29.
  • Randonnée dans les gorges de la Carança.


A prendre:
Le "Train Jaune" depuis Villefranche de Conflent jusqu'à La Tour de Carol.

Villes et villages voisins de Villefranche:
Corneilla-de-Conflent, Fuilla, Conat, Ria-Sirach, Serdinya, Fillols, Vernet-les-Bains, Codalet, Taurinya, Prades, Sahorre, Jujols, Clara, Casteil, Escaro, Catllar, Campôme, Nohèdes, Molitg-les-Bains.

Pourquoi ne par lire aussi :


Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis (Pyrénées Orientales) reconnus par l'UNESCO

L'architecture militaire de Vauban vient d'être reconnue et inscrite au Patrimoine Mondial de l'humanité par l'UNESCO.
C'est donc à ce titre que, le 7 juillet 2008, les villes des Pyrénées Orientales de Villefranche de Conflent, (pour son enceinte et ses forts) et Mont-Louis (pour sa citadelle), partiellement classées depuis 1920, ont été retenues parmi les 12 sites, forteresses et places fortes construites par Vauban au temps de Louis XIV.
C'est un long parcours qui s'est enfin achevé, couronné par cet illustre "label" UNESCO. Ces deux cités militaires avaient uni leurs efforts pour que leurs dossiers soient retenus et récompensés!

L'affiche qui engageait les deux places fortes sera vite remplacée par une autre qui louera le génie de cet architecte que les militaires d'aujourd'hui lui reconnaissent. Une visite sur ces deux sites militaires m'avait déjà permis d'apprécier le génie défensif de Vauban.

Photo de l'affiche de Villefranche de Conflent candidate à la reconnaissance par l'UNESCO


Les autres sites retenus par l'UNESCO sont:
  • la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais),
  • la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs),
  • les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde),
  • l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes),
  • la Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère),
  • la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle),
  • le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes),
  • la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin),
  • la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime),
  • les tours côtières de Tatihou/Saint-Vaast-la-Hougue (Manche).

La Ville Close et les remparts du port de Concarneau Finistère Bretagne

La ville de Concarneau est une des plus impressionnantes forteresses du littoral français. De son histoire, déjà très ancienne, on retiendra quelques évènements : Duguesclin, en 1370, bouta les Anglais hors de cet îlot fortifié, Henri IV reçut en 1594 les clés de la ville, Vauban, architecte militaire sous le règne de Louis XIV, rendit encore plus sûr ce port breton en le dotant de remparts imprenables avec ses chemins de ronde, ses créneaux et ses échauguettes qui permettaient ainsi de mieux surveiller les abords.


Photo de l'entrée fortifiée de la Ville Close de Concarneau
Un pont levis conduit à l'entrée fortifiée de la Ville Close


La Ville Close méritait véritablement ce qualificatif, car elle protégeait ses habitants de toutes intrusions. Elle fut longtemps un lieu protecteur pour "les braves gens" mais fut aussi une cache discrète pour "les gens malintentionnés"!

Photo de la porte de la ville close de Concarno
La porte de la Ville Close s'ouvre sur des ruelles commerçantes.


Photo de la rue principale en Ville close à Concarnau.
Il est très agréable de flâner dans la rue principale de la Ville Close.


En contrebas des robustes remparts de Vauban, le port de plaisance vit dans une tranquillité rassurante mais relative. Les décennies passées rappellent que les tempêtes peuvent être cruellement dévastatrices.

Photo des remparts de la Ville Close et du port de plaisance de Concarneau.


Le port de pêche qui est un des plus importants de Bretagne est, lui aussi, très bien abrité derrière les remparts de la Ville close

Photo de l'entrée du port de pêche de Concarneau.
Chenal d'entrée du port de pêche de Concarneau.


La flottille de pêche qui décharge sa cargaison de poissons sur les quais concarnois, situés derrière la Ville Close, emprunte le chenal portuaire qui longe les fortifications de la Ville Close.

Vue du port et de la Ville Close de Concarneau.


A visiter à Concarneau :
  • Le Musée de la pêche : 3, rue Vauban - 29900 Concarneau
  • Le Marinarium, laboratoire zoologique et physiologique maritime (Collège de France): Place de la Croix - 29900 Concarneau

A ne pas manquer :
  • La fête annuelle des Filets Bleus à la mi-août
  • Le salon du Livre Maritime de Concarneau. Festival "livre et mer" : Rencontres d'auteurs, conférences, débats, en avril.

Energies renouvelables : Four Solaire d'Odeillo-Font-Romeu-Via, Cerdagne, Pyrénées-Orientales (Languedoc-Roussillon)

La rapide et récente flambée des coûts du pétrole, la raréfaction des gisements d'origine fossile et les nouvelles formes de production de pétrole par la transformation de plantes agricoles inquiètent et agitent le monde entier. Ces facteurs vont, sans aucun doute, accélérer la recherche et le développement d'énergies renouvelables, qui respectent l'environnement, ne fragilisent pas les cultures vivrières des régions agricoles et pourvoient à l'alimentation des populations les plus défavorisées.
C'est la visite faite au Four Solaire d'Odeillo Font-Romeu dans cette belle région de la Cerdagne, située au cœur des Pyrénées Orientales, qui nous rappelle que des chercheurs et scientifiques français avaient ouvert, il y a plus de 50 ans, la voie vers ces énergies renouvelables.

(Remarque: par malchance, en ce jour de juin, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages!)

Vue du four solaire dans la vallée d'Odeillo Font-Romeu.
Le Four Solaire bien exposé dans la vallée, au soleil de la Cerdagne.


C'est donc dans les années 1950 que l'idée d'utiliser le soleil comme source d'énergie s'est concrétisée. Un premier four solaire à Mont-Louis près de Font-Romeu voit le jour, expérience concluante qui conduit les ingénieurs à passer à l'échelle industrielle. Le site d'Odeillo-Font-Romeu est choisi. C'est la région de France dont l'ensoleillement annuel est le plus grand. Mais c'est aussi la région où le vent est présent, donnant à l'atmosphère cette pureté nécessaire au bon réfléchissement des rayons solaires sur les panneaux.

Photo de panneaux miroirs solaires ou héliostats qui captent l'énergie.
Les 63 panneaux miroirs ou héliostats captent puis réfléchissent les rayons du soleil.


La production d'électricité débute vers 1970. La grande parabole constituée de 1830 miroirs reçoit des 63 héliostats les rayons du soleil qui, à leur tour sont renvoyés vers un petit foyer circulaire de 40cm de diamètre. Cette convergence génère une incroyable concentration d'énergie qui sera convertie en électricité.

Photo de la grande parabole du four solaire et du foyer concentrateur d'énergie.
La grande parabole d'Odeillo qui renvoie les rayons vers le foyer concentrateur d'énergie.


Une merveilleuse découverte technologique qui fournit une énergie non polluante, "gratuite", inépuisable et renouvelable. Beaucoup de régions comme cette vallée catalane pourraient être partiellement fournies en électricité solaire. Mais des choix stratégiques ont été arrêtés vers les années 1974 qui s'orientèrent vers une énergie d'origine atomique.
Les données ayant très sensiblement évolué, les chemins de la production énergétique retrouveront-ils un jour cette voie écologique que des précurseurs, visionnaires pour leur époque, avaient ouverte?

Photo de la vallée d'Odeillo-Font-Romeu.


C'est dans la vallée d'Odeillo-Font-Romeu-Via, qu'il y a le plus bel ensoleillement d'Europe, près de 3000 heures par an!. En outre, à cette altitude (1700 m), la dispersion atmosphérique est très faible et le rayonnement solaire est direct.

Photo du four solaire d'Odeillo.


Ce site de production énergétique solaire est à présent un centre de recherche et d'expérimentation sur la résistance des nouveaux matériaux et des matériaux de l'industrie spatiale et aérospatiale qui sont soumis à d'importantes et brutales différences de températures. C'est un lieu de pédagogie planétaire auprès duquel petits et grands apprendront à respecter notre terre si fragile! Il faut aller visiter "Héliodyssée" qui est un laboratoire et une antenne du Centre National de la Recherche Scientifique.

Photo du site devenu centre de recherche fondamentale à Odeillo.


Pour se rendre au four solaire:
  • Adresse :Héliodyssée 7 rue du four solaire à Font-Romeu-Odeillo (66120), tel: 04 68 30 77 86.

  • Par route : depuis Perpignan prendre la N 116, direction Font-Romeu, le Four solaire est à 3 km de Font-Romeu par la D 29.
  • Par train : prendre le "train jaune" qui relie la gare de Villefranche-de-Conflent à celle de Latour-de-Carol, paysages à couper le souffle, le train suit le cours de la Têt.

A visiter également:
  • Le four solaire de Mont-Louis (66210), ou "Comment a-t-on apprivoisé le Feu du Ciel?" : chauffe-eau, cuiseurs et lampes solaires, photopiles.
  • La centrale solaire de Thémis à Targasonne (66120).
  • La ville-forteresse de Vauban à Mont-Louis à 6km de Font-Romeu.
  • La ville-forteresse de Vauban à Villefranche-de-Conflent.

Le passage Sainte Foy dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage Sainte Foy est situé dans le deuxième arrondissement de Paris.
Il débute 14 rue Sainte Foy pour se terminer au 261 rue Saint Denis.
Ce passage un peu glauque est à plusieurs niveaux. Un escalier correspond à l'ancienne contrescarpe du rempart des fortifications de Paris (Charles V). A deux pas de là, les rues de Cléry et d'Aboukir, qui sont parallèles, remplacent les chemins de ronde intérieur et extérieur. Le passage a été reconstruit en 1813.

Nous sommes en plein cœur du quartier du sentier. Quelques ateliers de couture occupent les locaux désertés du passage. Vous avez vu "La vérité si je mens" ?

Photo de l'escalier du passage Sainte Foy
L'escalier ancienne contrescarpe des fortifications Charles V


Photo du passage Sainte Foy à Paris
Passage déserté et un peu glauque


Photo des habitations passage Ste foy


Image du passage Sainte Foy à Paris


Photo de la sortie du passage Ste Foy
L'autre bout du passage Sainte Foy, 261 rue Saint Denis

Découverte du village gallo-romain de Loupian, Etang de Thau près de Mèze et Sète dans l'Hérault, Languedoc Roussillon


Carte: IGN 2744 OUEST

Point de départ : commune de Loupian (7 kms de Sète) canton de Mèze, puis boucle de 6 kms

Type : facile avec un dénivelé total de 37m

Durée : 1h15

Milieu : Garrigue et flore méditerranéennes.

Saison : toutes avec une préférence pour l’hiver et la mi-saison.

Terrain : chemins, passages goudronnés, sentiers dans la garrigue et dans les vignes.

Equipements : bonnes chaussures de randonnée, n'oubliez pas boissons et barres énergétiques.


En entrant dans ce petit village si près de la Méditerranée et de l’Etang de Thau, on est pris par l’histoire et les 20 siècles qui ont jalonné la vie de cette paisible contrée.

Déjà jouxtant la mairie, les fortifications du château médiéval rappellent le lointain passé de Loupian.

Photo du château médiéval de Loupian
Fortifications du château médiéval de Loupian


Le nom lui-même nous donne rendez-vous avec l’histoire, l’emblème du village ne vient que renforcer cette impression indescriptible que le passé, ici, à Loupian était d’une vitalité, d’un dynamisme économique et culturel intenses.

Loupian était-ce le village qui devait lutter contre les loups (lupus) ou contre l’envahisseur romain dont on retint le nom ?

On continue lors des fêtes patronales du mois d’août à honorer le loup et à travers cet animal tout un mythe qui en découle.

Loupian est sur la fameuse voie Domitia qui reliait Rome à la Narbonnaise, première province gauloise de l’époque romaine. Une forte activité animait la région, un commerce important drainait une population de viticulteurs, d’artisans, de conchyliculteurs et de marins.

Photo des parcs à moules de l'étang de Thau
Vue sur les parcs à moules de l'étang de Thau


A Loupian on cultivait, comme aujourd’hui, la vigne et les riches patriciens romains vivaient dans de somptueuses villas dont les mosaïques ornaient richement les pièces.
Sur l’étang de Thau, depuis des siècles, les loupianais comme leurs voisins de Bouzigues et de Mèze s’adonnent à l’élevage des moules et des huîtres.

Bouzigues et les parcs de thau
Bouzigues et les parcs à moules de l'étang de Thau


L’église du XVème siècle affirme sa présence par une monumentale construction qui sert de repère aux marcheurs.

Photo de l'église de Loupian
L'église de Loupian


En contrebas du coteau somnole le petit lac de Cambelliès installé dans une ancienne carrière de bauxite à présent désaffectée.

Photo du lac de Cambelliès
Le lac de Cambelliès

Latour De Carol Pyrénées Orientales Roussillon.

Entre Font-Romeu et Le Pas de La Case sur la route d'Andorre, le village médiéval de Latour De Carol connaît une activité touristique régulière grâce à la gare internationale entre l'Espagne et la France. Ce carrefour ferroviaire relie, par le Train Jaune, au départ de Villefranche de Conflent, toutes les stations de la haute Cerdagne à la ville de Perpignan. Par le TER, la région communique avec Toulouse via Ax-les-Thermes situé dans la vallée de l'Ariège.

Photo de la fontaine de Latour de Carol.
L'eau des Pyrénées voisines coule dans la fontaine du centre du bourg.


Dans ce village de haute vallée, situé à 1200 mètres, une rue principale dessert quelques ruelles adjacentes qui sont bordées de maisons anciennes.

Photo de ruelles à La Tour de Carol.
Maisons montagnardes de Latour de Carol.


Les passages d'une ruelle à l'autre se faisaient par les porches. Certains gardent encore gravés sur leur fronton un repère historique.

Photo d'un porche à Latour de Carol.
Le Porche "Route vieille d'Espagne"
rappelle que la Frontière est toute proche!


L'activité pastorale des montagnards pyrénéens était encore forte au début du XXème siècle. Les maisons en hauteur permettaient de conserver le grain et le foin pour tout l'hiver.

Vue d'une des petites rues de Latour de Carol.
Maisons en hauteur à Latour de Carol


Tableau de la place du village de la Tour de Carol.
Ce tableau de la place du village de Latour de Carol
transcrit l'atmosphère festive et bon enfant de ce coin de Cerdagne.


Les communes voisines de Latour de Carol (code postal : 66760) sont:
Enveitg, Ur, Dorres, Bourg-Madame, Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes, Porta, Palau-de-Cerdagne, Porté-Puymorens, Osséja, Estavar, Targassonne, Nahuja, Sainte-Léocadie, Égat, Err

Randonnée au Pic Carlit près de Font-Romeu Pyrénées Orientales (Languedoc Roussillon)

En ce mois de juin, les stations de sports d'hiver de Font-Romeu et de Pyrénées 2000 (commune de Bolquère) sont fermées. L'été n'est pas encore là, mais peu importe, la nature est tellement belle au printemps! La montagne n'est plus la même, la palette des couleurs est bien plus riche. A la symphonie des blancs d'hiver succède une mélodie multicolore . Le groupe de joyeux randonneurs, bon pied, bon œil, encadré par notre guide Guillaume, part du Lac des Bouillouses à 2000 mètres, (commune de Mont-Louis), avec la ferme intention de gravir la référence des sommets majeurs des Pyrénées Orientales : le Carlit qui culmine à 2921 m. La météo n'est pas très optimiste, ciel couvert, averses, vent. Qu'à cela ne tienne, nous sommes bien équipés, nous avons le feu vert de Guillaume.

Vue du massif du Capcir où culmine le Pic Carlit
Un panorama en demi teinte sur le massif du Capcir
où le Pic ou Puig (en catalan) Carlit culmine à plus de 2920 mètres.


Les premières pentes sont raides et le dénivelé important. Notre guide nous teste, il monte à son rythme et nous nous accrochons! Un rapide regard vers ce troupeau de chevaux en liberté qui passent une grande partie de l'année dans ce massif. Mais nous prenons garde, les poulains sont auprès de leurs mères et les chevaux nous observent. Nous restons à distance. Quelques vaches les ont rejoints dans ces alpages enveloppés déjà de cotonneux nuages.

Photo de chevaux en semi-liberté dans le massif du Capcir.
Les premiers signes de fin d'hiver sont là:
chevaux et vaches investissent les massifs!


Dans les sous-bois et les prés gorgés d'eau en cette période de fonte des neiges, les fleurs de printemps éclosent, gentianes, daphnés, narcisses, genêts. Les myrtilles seront mûres dans quelques mois, mais nous ne serons plus là!

Photo de fleurs de gentiane sur le massif du Carlit.
Les premières fleurs de gentiane éclosent.
Les racines entrent dans la composition d'un apéritif à base de gentiane.


L'ascension se poursuit. Le guide nous ménage quelques temps de pause afin de récupérer. Partout, des filets d'eau descendent des sommets. Les sonnailles des troupeaux se font de plus en plus rares. Nous voilà rendus à 2300 mètres.

Photo de l'ascension du Pic Carlit, longeant un ruisseau d'altitude.
Nous longeons un de ces ruisseaux qui
dévalent du Puig Carlit pour former ensuite la Têt.


La vallée de cette rivière catalane, longue de 120 Km, est classée " Pays d'art et d'histoire" par le Ministère de la Culture. Villefranche de Conflent au confluent de la Têt et du Cady est un de ces villages chargés d'art et d'histoire.
Les chemins en lacets nous approchent peu à peu du sommet. Le calme des cimes est entrecoupé du bruit de nos pas dans les éboulis de plus en plus fréquents. La température a baissé, les averses nous refroidissent, la neige est là, nous passons prudemment sur des névés. La plus belle des récompenses serait de voir détaler des isards, voler des aigles. Nous savons que des sangliers sont passés là, ils ont labouré le sol.
Une courte halte s'impose au refuge des Frères Aymar pour nous désaltérer avant de poursuivre la montée.

Photo d'un refuge d'altitude dans le massif pyrénéen du Capcir.
Ce refuge est au bord d'un de ces lacs glaciaires qui
forment un véritable chapelet sur toutes les pentes du massif pyrénéen du Capcir.


Après trois heures de marche, nous en avons vu des lacs! Il y en a une bonne vingtaine, des lacs verts, des lacs froids, des lacs de pelouse et des lacs polaires. Celui au bord duquel nous allons nous "restaurer", fait partie de ces lacs dits "polaires". Il est gelé et sa couche de glace est assez épaisse par endroit.

Photo d'un lac dit polaire au pied du Carlit.
La neige, les plaques de glace sur le lac,
le ciel bas et orageux,voilà notre décor du midi!


Après le café, notre guide nous invite à stopper là notre ascension, il faudra bien nous y résoudre. Sa prudence face aux conditions climatiques l'emporte sur toute autre velléité de poursuivre jusqu'au sommet.
Nous redescendons et sur le chemin du retour, une famille de mouflons déguerpit en contrebas d'un sentier étroit. Dommage pour la photo, j'avais rangé mon appareil! Une de nos randonneuses a trouvé deux bois de chevreuil, symbolique trophée, souvenir de cette randonnée pyrénéenne!

Pour faire l'ascension du Carlit:
  • prévoir environ 7h de marche.
  • être bien équipé de chaussures, de vêtements, de provisions, de tel,de trousse.
  • prendre un guide si vous ne connaissez pas bien les lieux.
  • partir du Lac des Bouillouses à 2000 mètres.


La faune du Capcir: le cerf élaphe, le chat sauvage, le chevreuil, l'hermine, la marmotte, l'isard, le mouflon, l'aigle royal, le gypaète barbu, le grand tétra, le lagopède, le vautour.

A voir dans les environs:


Orthographes incorrectes : "Carlite FontRomeu Pyrénnées", "Font Romeux Bouillousses Pirénées", "Capcire Carlitt"

Les villes et villages proches de Font-Romeu-Odeillo-Via : Égat, Bolquère, Targassonne, Eyne, Saillagouse, Estavar, Cabanasse, Llo, Saint-Pierre-dels-Forcats, Mont-Louis, Llagonne, Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes, Err, Sainte-Léocadie, Planès, Angles, Dorres, Sauto, Nahuja, Ur, Osséja, Bourg-Madame, Matemale, Fontpédrouse

Laroque dans les Cévennes du Sud (Hérault) Région Languedoc Roussillon

A quelques encablures de Ganges, la route que nous suivons nous ouvre les portes de ce village fortifié, construit au bord de l'Hérault. L'Église et le château se reflètent dans les eaux limpides de la rivière. Laroque se mire et s'admire sur ce miroir naturel qui se trouble puis se brise lorsque les fortes pluies qui s'abattent sur les monts de la Serrane et les Cévennes viennent gonfler le lit du fleuve, transformé subitement en un impétueux torrent.

photo de la chapelle à Laroque
La petite église de Laroque au bord de l'Hérault.


Dès le XII ème siècle, des fortifications furent érigées pour la protection du village et pour la sécurisation de la route qui suit cette voie fluviale.

Image de l'église fortifiée de Laroque
Sur un piton rocheux s'est construite l'Eglise et son château.


La rivière s'élargit parfois, elle est alors navigable en canoë-kayak et on peut sans trop de danger s'y baigner.

Image d'un plan d'eau sur l'Hérault
Plagette dans une boucle de l'Hérault.


Au XVII et XVIII ème siècles, on cultivait le mûrier pour le vers à soie dont on tirait la fameuse soie naturelle que l'on filait ici même dans cette vallée cévenole. Les nombreuses filatures pour les bas et collants de luxe, installées sur les berges de la rivière ont peu à peu disparu avec l'apparition de la soie artificielle.

Vue d'une ancienne filature de soie à Laroque
Une ancienne filature de soie transformée en résidence de standing.


Il reste encore quelques usines de bas et collants de luxe à la sortie de Laroque.

Photo de Ganges


Laroque (code postal 34190) est un agréable village cévenol qui a gardé tout son charme dans les ruelles étroites autour du château. Les amoureux de baignades goûteront aux plaisirs d'un bain rafraîchissant dans les eaux claires de l'Hérault.

Orthographe admise: La roque.

Orthographes incorrectes : "Cévenes", "Laroc"

Trévignon commune de Trégunc Finistère Bretagne

La ville de Trégunc possède un littoral de 23 km qui s'étend depuis Concarneau jusqu'à Névez et Pont-Aven. Les paysages côtiers y sont très variés. Des étendues rocheuses, semées de blocs granitiques imposants, alternent avec de longues plages de sable que j'ai pu arpenter: celles de Pouldohan, Kerdalé, Kerlaëren, Pendruc, sans oublier la plage de Kérouini (autorisée aux adeptes du naturisme). Des étangs littoraux, zone naturelle protégée, sont séparés de l'Océan Atlantique par de fragiles dunes. Ils sont le refuge de nidification de nombreuses espèces d'oiseaux: sarcelles, foulques, canards, grèbes. La flore y est également riche: obione, roseaux, salicorne, soude, iris.
La pointe de Trévignon est un éperon rocheux, formant une défense naturelle qui abrite un port où les petits patrons pêcheurs et les plaisanciers mouillent leurs bateaux.

Photo du port de Trévignon à Trégunc
Le port de la Pointe de Trévignon et sa jetée protectrice


Cet édifice sur pilotis est le hangar où se trouve le bateau de sauvetage de la S.N.S.M. Il est toujours prêt à glisser sur ses rails et à prendre la mer à la moindre alerte. Son équipage comme tous ceux des autres sociétés de sauvetage est composé de marins aguerris et bénévoles.

Photo du hangar de la SNSM
Le bateau de sauvetage aux couleurs orange
attend sous le hangar un ordre de sortie en mer


Sur cette Pointe, un fortin datant certainement de Vauban, servait à garder la baie de Concarneau. Le même poste de vigie étaient à Beg Meil sur la commune de Fouesnant. Vers la fin du XIX ème siècle, les Domaines Nationaux vendent au Docteur Arthaud l'édifice qu'il enrichit d'un château de style écossais! A présent, la propriété appartient à un particulier.

Photo du château de Trévignon à Trégunc

Le château sur la Pointe de Trévignon

Photo du chateau à la pointe de Trévignon


Pour s’y rendre :

Depuis Concarneau ou Pont-Aven : prendre la Départementale D 783 jusqu’à Trégunc puis suivre Trévignon.

A visiter:

L'abbaye de Mazan en Ardèche Région Rhône-Alpes

Mazan l'Abbaye est une commune du département de l'Ardèche. Ce petit village de la Montagne culmine à une altitude de 1450 mètres environ. Il compte quelques deux cents habitants qui se consacrent à l'agriculture céréalière, à l'élevage et à la sylviculture. Il mérite d'être découvert à pied et en automne, lorsque les brumes d'octobre tentent de faire oublier l'été!
 Photo de la montagne ardéchoise à l'automne
La montagne ardéchoise à l'automne.


Le village, traversé par le ruisseau Mazan, possède en son sein les ruines d'une étonnante abbaye cistercienne érigée sur cette plateau, vers 1120, par des moines de l'ordre de Saint-Benoît. Ce monastère est classé monument historique à l'inventaire du Patrimoine Français.

Photo de l'abbaye romane de Mazan en Ardèche
L'Abbaye fortifiée de Mazan.


Ces religieux, en réaction aux dérives excessives de certains ecclésiastiques de l'époque, mènent une vie de silence et de pauvreté. Par leur travail , ils apportent une certaine forme de richesse sur ce plateau ardéchois.

photo du plateau et de la rivière Ardèche
Plateau ardéchois entaillé par la rivière Ardèche.


Mais cette communauté religieuse prospère fut attaquée maintes fois entre 1337 et 1453, pendant la Guerre de Cent Ans, par les mercenaires restés inactifs lors de périodes de trêves. Plus tard, ce furent les Huguenots, qui, au XVII ème siècle, pillèrent ce monastère. A la Révolution française, le couvent est pratiquement déserté. Les siècles suivants finiront par avoir raison de tout l'édifice dont les pierres servirent à la construction de maisons dans le village et ses environs.

Photo des ruines de l'abbatiale fortifiée de Mazan en Ardèche
Ruines de l'Abbatiale de Mazan.


Le cloître et ses allées couvertes font l'objet d'une restauration qui met en valeur la sobriété de cet art roman si dépouillé!

photo du cloître roman de Mazan en Ardèche
Allée du Cloître de Mazan.


Un essai de plan permet de comprendre l'importance de cette abbaye au Moyen-Age. Les bâtiments conventuels de style roman comprenaient une église, un réfectoire, un jardin près du cloître, une sacristie, un cellier, un scriptorium ou bibliothèque, et à l'étage, un dortoir pour les moines, un autre pour les convers ou nouveaux convertis. Mais il y avait aussi des tours ou échauguettes pour assurer la surveillance des alentours.

Photo du plan de l'abbaye fortifiée de Mazan en Ardèche
Plan de l'abbaye de Mazan
et de ses fortifications au XIVème siècle.


Pour s'y rendre:
  • depuis Mende par la N 88.
  • depuis Aubenas par la N 102.
  • depuis Le Puy en Velay par la N 102.

Dans les alentours:
  • Les gorges de l'Ardèche à Vallon Pont d'Arc.
  • La forêt domaniale de Mazan.
  • Les cascades de Malachamp.
  • Le mont Gerbier des Joncs, ( source de la Loire).
  • Le lac d'Issarles.
  • L'auberge de Peyrebelle ( Auberge Rouge).

Les Sites de l'Annuaire