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Les participants et les concurrents à la régate Bouvet Rames Guyane


La Bouvet Rames Guyane : les concurrents parisiens de la course transatlantique à l'aviron


Logo Bouvet rames Guyane

La Bouvet Rames Guyane est une course d'avirons en solitaire, sans escale et sans assistance, qui relie Saint Louis du Sénégal à Cayenne en Guyane. Le départ sera donné le 8 mars 2009. Une trentaine de concurrents effectueront la traversée sur leur embarcation insubmersible.

Les concurrents parisiens sont au nombre de trois. Didier et Patricia Lemoine (père et fille) et Jean Luc Torre s'affronteront à la force de leurs bras en traversant l'Atlantique à la rame.

Didier Lemoine a participé, il y a deux ans, à la première édition de la Bouvet Rames Guyane. Malgré son abandon à seulement 25 miles de l'arrivée, coincé par les courants, il garde un souvenir incroyable de cette course en solitaire à la rame et ne pense depuis qu'à repartir. «J’ai quand même ramé d’un seul bras presque tout du long alors quand j’ai loupé la ligne d’arrivée à seulement 25 milles, je l’avais mauvaise. J’ai su dès ce moment que je repartirai.» Plus que jamais motivé à terminer cette course inachevée, il prépare son bateau (et celui de sa fille), prêt à 98%, avec un safran tout neuf (le sien avait fait défaut lors de l'édition précédente).

Patricia Lemoine tente la course pour la première fois. Quand elle a vu partir son père il y a deux ans, elle s'est demandée pourquoi elle restait à terre. « J’ai l’impression d’avoir vécu la course à travers celle de mon père, il faut maintenant que je passe de la théorie à la pratique.»Elle a acheté le bateau de Christophe henry et son père le lui prépare. Entre Paris et Shangaï, Patricia travaille les bras sur des rameurs en salle et n'attends plus que la mer. C'est motivée, engagée et pleine d'énergie qu'elle participera au prologue à l'Ile de Ré.

Photo de Patricia et Didier Lemoine BRG
Patricia et Didier Lemoine,
concurrents à la Bouvet Rames Guyane 2009


Metteur en scène dans le civil, Jean Luc Torre découvre le monde de la construction navale, du sponsoring et du temps qui passe trop vite. Entre le festival d'Avignon et la saison culturelle, il se remet en course pour être prêt pour le prologue. « L’objectif, c’est d’être prêt pour le prologue. Je ne serai peut-être pas à la jauge mais je serai là.»

Le prologue aura lieu du 7 au 12 septembre à l'Ile de Ré. Les candidats suivront des formations pratiques (sécurité, survie, météo, production audiovisuelle, nourriture, règles de jauge et de course). Une régate à l'aviron sera organisée en présence des journalistes et des partenaires le samedi 11 septembre.

Plus d'infos sur la course transatlantique en solitaire à l'aviron : www.bouvet-ramesguyane.com

Image parcours Bouvet Rames Guyane

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La Bouvet Rames Guyane : bientôt le prologue à l'Ile de Ré

Logo BRG


Le prologue de la course transatlantique à l'aviron, la Bouvet Rames Guyane, approche. C'est dans quelques jours, du 7 au 12 octobre, que les concurrents ont rendez-vous sur l'Ile de Ré. Les skippers seront formés sur les notions de sécurité, sur la météo et les productions audiovisuelles. Les règles de jauge et de course seront précisées. En conclusion de ces cinq jours intensifs, les skippers des bateaux pourront participer à une régate le samedi.

Tous les concurrents seront réunis à Saint Martin de Ré. Parisiens, costarmoricains, angevins, guyanais et autres citadins se retrouveront dès mardi avec armes et canots. Les bateaux sont pour certains à peine sortis des chantiers de construction, la mise à l'eau sera un bon test ! Certains bateaux arrivent de loin : « Les bateaux des guyanais sont arrivés par cargo à Rouen mardi dernier, les autres arriveront par la route. »

Lors de l'édition 2006 de la Bouvet Rames Guyane
Crédit photo : Jody Amiet


C'est à l'Ile de Ré que, depuis la première édition de la course, les rameurs se réunissent pour le prologue et les régates d'avant saison. L'île charentaise est aussi un endroit idéal pour les retours de transat en arrière saison.

Les concurrents seront réunis avant d'affronter, seuls, vents et courants. Les stages de préparation dispensés pendant le prologue les prépareront à naviguer en sécurité, à comprendre et à adapter leur stratégie en fonction de la météo et à utiliser le matériel audiovisuel. La jauge des bateaux est une étape obligatoire à Saint Martin de Ré pour éviter les 48h de pénalités dont écoperont au départ de Saint Louis du Sénégal ceux qui ne s'y seraient pas présentés.

Le prologue est l'occasion pour les concurrents de partager leurs expériences avant de s'affronter dans la course en solitaire.

Logo bouvet rames guyane

Course à l'aviron du Sénégal à la Guyane : les concurrents guyanais

Logo Bouvet Rames Guyane


Patrick Deixonne (créateur de raids) et Pascal Vaudé (chef d'entreprise dans le nautisme) étaient déjà de la partie lors de la première édition de la Bouvet Rames Guyane : Patrick en tant que concurrent, Pascal en tant que préparateur de son bateau. Cette année, les deux concurrents guyanais seront dans la course.

Patrick part cette fois avec d'autres ambitions, reléguant celles de gagner au placard pour mieux profiter de l'expérience personnelle et de la rencontre avec la mer.

Lors de la première édition de la course, Patrick avait non seulement été victime de la "barre de Saint Louis" (une vague ravageuse) au niveau matériel (bateau abimé et remplacé in extrémis grâce aux talents de Pascal, Loïc et Philippe) mais également au niveau physique. Après son deuxième départ improvisé, son genou le contraint à abandonner avec un bel épanchement de synovie. Il est rapatrié.

Photo de la régate Ile de Ré aviron
Photo prise lors du prologue à l'Ile de Ré


Pascal Vaudé prend le départ pour la première fois après avoir préparé le bateau de Patrick la première année. « Au départ, j’étais là pour Patrick, mais à Saint Louis, je me suis dit la prochaine je la fais » . Il part serein, décidé à profiter pleinement de l'aventure et à assouvir sa deuxième passion qu'est la pêche. Il emmène d'ailleurs dans ses "bagages" gros sel, huile d'olive et citrons verts !

Parcours Bouvet Rames Guyane

La Bouvet Rames Guyane : Jean Jacques Gauthier vainqueur du prologue à l'Ile de Ré

Logo Bouvet Rames Guyane


Le soleil est au rendez-vous ce 11 octobre pour le prologue de la course transatlantique à l'aviron qui reliera Saint Louis du Sénégal à Cayenne en Guyane. 18 des 21 concurrents inscrits pour la troisième édition de la course en solitaire qui débutera en mars prochain, sont venus participer au prologue à l'Ile de Ré. Les remparts de Saint Martin de Ré accueillent les nouveaux marins prêts à en démordre avec la mer. Du néophyte au récidiviste, tous viennent régater et se former aux notions de sécurité et de météo.

Le guyanais Jean-Pierre Lacroix a déjà participé à la première édition de la Bouvet Rames Guyane : « Ce fut vraiment une aventure incroyable et j’y retourne parce que je veux en profiter davantage. Pour la première édition j’ai un peu subit la course, ce n’était pas mon élément, je n’y connaissais rien, mais maintenant je sais… l’oiseau qui vient vivre quelques jours avec toi sur le bateau, le globicéphale qui te rend visite, le requin qui t’accompagne un bout de chemin, le voyage au plus près de l’eau, les reins qui sentent la mer, les mains qui touchent l’eau ».

Photo de mise à l'eau d'aviron
Mise à l'eau des bateaux à Saint Martin de Ré


Photo du prologue de la Bouvet Rames Guyane
Le prologue servira de répétition générale pour la course


C'est Jean Jacques Gauthier (Ramencœur) qui remporte la régate. 55 minutes pour effectuer les 3,9 milles du parcours rétais sur une belle mer. Il faut dire qu'il est champion d'aviron de mer ! Mathieu Bonnier et Rémy Alnet le talonnent avec les temps de 58 mn et 58 mn et 30 s alors que les néophytes ne rament pas encore forcément tout droit ! Au mois de mars 2009, ils auront tout le temps nécessaire pour trouver la bonne trajectoire et le bon rythme.

Photo de Jean Jacques Gauthier à l'aviron
Le vainqueur du prologue : Jean Jacques Gauthier


Parcours Bouvet Rames Guyane

La Bouvet Rames Guyane : les concurrents costarmoricains

Bouvet Rames Guyane aviron

La Bouvet Rames Guyane est une course en aviron en solitaire qui reliera, en mars prochain, Saint Louis du Sénégal aux côtes de Cayenne en Guyane. Une trentaine de rameurs préparent dors et déjà leur bateau et affinent leurs entrainements pour traverser l'Atlantique dans les meilleures conditions. Les Côtes d'Armor sont représentées par trois valeureux concurrents : Christophe Lemur, Gilles Ponthieux et Jean-Pierre Habold.

Jean Pierre Habold a déjà participé à la première édition de la course à la rame mais dans la création du site internet, cette année il mettra ses muscles au service de la course, encouragé par Laurent Bourgnon avec qui il a beaucoup travaillé. Gabier de bordée, il connaît bien la mer et mettra toute sa passion et sa détermination pour réaliser cette traversée.

Gilles Ponthieux aime les sports d'endurance « natation, marathon, compétition… ». Du haut de ses 50 ans, c'est un sportif confirmé et prêt à tenter l'aventure.

Christophe Lemur est le petit jeune du trio (33 ans). Il aime la compétition et se fait remarquer en tennis. Il « a entendu parler de la course à la télé » et s'engage sportivement dans la course.

Les trois concurrents costarmoricains.
De gauche à droite : Jean-Pierre Habold, Gilles Ponthieux, Christophe Lemur


Les trois costarmoricains sont soudés ce qui n'enlève rien à leur motivations personnelles. Il courent non seulement pour le sport mais mènent également un projet pédagogiques auprès des écoles pour sensibiliser sur la pollution des mers. « Cette course est un défi personnel mais également pour l’environnement. C’est une course propre. »
Jean Pierre Habold construit son canot avec l'aide des élèves de l'école des charpentiers de marine et de leur professeur Bernard Ficatié. Gilles Ponthieux a transformé quelque peu le bateau qu'il a racheté à Sophie Macé et participe déjà à quelques courses en Angleterre et en Irlande. Christophe Lemur a, lui, assemblé son aviron insubmersible de 8 mètres au début du mois d'août avec le soutien de sa famille.

Les trois concurrents costarmoricains à la Bouvet Rames Guyane ne rêvent plus que de prendre le départ pour 40 à 60 jours de mer et de couvrir, à la rame, les 4 700 km qui séparent le Sénégal de la Guyane.

Course en solitaire à l'aviron

La Bouvet Rames Guyane : baptème du bateau Bouvet "Twinea"

Logo Bouvet rames Guyane


Les bateaux se préparent petit à petit pour l'aventure transatlantique en aviron qui débutera en mars prochain. Hier avait lieu, à Angers, le baptême du bateau de l'entreprise angevine sponsor Bouvet S.A. L'aviron Twinea a été mis à l'eau en présence de 700 personnes après sa bénédiction par le prêtre Jo Bréheret.

L'évènement a été marqué par la présence du médaillé de bronze français en aviron aux Jeux Olympiques de Pékin Julien Bahain, parrain du bateau. Le maire d'Angers, Jean-Claude Antonini, ainsi que le maire de la Membrolle sur Longuénée (où est localisée l'entreprise de menuiserie Bouvet) ont encouragé Eric Lainé, le skipper du bateau pour cette traversée de l'Atlantique à la rame.

Photo aviron Eric Lainé
Eric Lainé sur Twinéa lors du baptême du bateau à Angers


Eric Lainé est agent de maîtrise et responsable magasin dans l'entreprise de menuiserie Bouvet S.A. Patrick Bouvet s'est félicité de l'engouement et de l'engagement de ses salariés pour le projet de construction du bateau et pour leur participation à la course. « C’est une aventure qui a fédéré tous les acteurs de l’entreprise, ce qui était mon objectif premier ». L'équipe technique a œuvré tous les samedis après midi pour que l'aviron de mer insubmersible soit prêt à temps.

Eric Lainé et Sylvie Birien (sa remplaçante) ont tous deux reçu du médaillé olympique un T-shirt des J.O de Pékin en signe de soutien et d'encouragements.

Course aviron transatlantique

La Bouvet Rames Guyane : les entrainements des concurrents

Logo Course Bouvet Rames Guyane


En attendant le prologue qui se déroulera du 7 au 12 octobre prochain à l'Ile de Ré, les concurrents s'entrainent plus que jamais pour la course transatlantique à l'aviron et en solitaire de mars 2009. Les concurrents Jean-Jacques Gauthier, Mathieu Bonnier, Pierre Katz et Rémy Alnet nous en disent plus sur l'avancée de leur entrainement.

Jean Jacques Gauthier se souvient du requin de 4 mètres qui avait attaqué son bateau lors de la traversée de l'Atlantique (Les Canaries - la Barbade) alors qu'il était avec son co-équipier Pierre Deroi. Pour son aventure en solitaire, il a décidé de se préparer psychologiquement et physiquement en s'entourant de professionnels : psychologue, kinésithérapeute, nutritionniste, docteur en sport, navigateur, météorologue, professeur de sommeil. Le champion d'aviron s'entraîne tous les jours : « En ce moment, je m’entraîne pour le championnat de France d’aviron de mer, le soir sur ma machine et tous les jours en salle de musculation». Le but est de pouvoir maintenir un rythme de pulsations cardiaques important pendant 13 à 14h ! Une préparation de marathonien !

Pour Mathieu Bonnier qui a racheté le bateau du vainqueur de la première édition de la Bouvet Rames Guyane (Romain Vergé), la préparation se fait avec un entraineur de Lorient. Le physique et le mental sont deux éléments indissociables pour affronter une telle épreuve sportive. Mathieu Bonnier a bien l'intention de la terminer au mieux !

Pierre Katz est un néophyte question aviron mais, sportif accompli, il connaît bien la mer. Ses séances de rames ne sont pas aussi fréquentes qu'il le souhaiterait mais la préparation physique s'intensifie à l'approche du prologue. Son bateau sera bientôt à l'eau. La course sera avant tout pour lui un défi personnel et une aventure humaine.

Rémy Alnet cherche, comme Pierre Katz, l'expérience de la solitude en mer et l'aventure humaine. La compétition vient en second plan. Pour l'instant, il s'entraine avec un autre concurrent (Jean Pierre Vennat) : « On a prévu de faire Cherbourg-Saint Vaast la Hougue aller-retour. Ça doit faire quelque chose comme 100 km ». De quoi avoir les premières sensations de la course avec leur bateau et de goûter à l'expérience d'une nuit en mer. Rémy Alnet a déjà traversé trois fois La Manche à l'aviron.

Jean Pierre Lacroix et Patrick Hoyau dans la Bouvet Rames Guyane



Suite de la présentation des concurrents guyanais dans la course transatlantique en solitaire à la rame. En mars prochain, ils seront 7 à représenter le pays d'arrivée de la course : la Guyane.

  • Jean Pierre Lacroix : chef d'entreprise dans le bâtiment et le génie civil.
La deuxième participation à la course de Jean Pierre Lacroix (après celle de 2006) sera toujours axée sur la compétition. Non seulement, il souhaite repartir communier avec l'océan et ses rencontres magiques, mais il met tout en œuvre pour être bien placé dans la course.
Il était resté très discret sur ses impressions lors de la première édition. Pendant le prologue à l'Ile de Ré, les souvenirs remontent : « C’est vraiment quelque chose de très spécial d’être si près de l’eau, on est dans l’eau, on la touche, on la frôle, on vit avec les animaux dans cet univers hyper organisé qu’est l’océan ». Il se rappelle avec émotion la rencontre avec un baleineau qui l'avait suivi pendant un bout de chemin, les oiseaux qui l'ont accompagné, la pêche en solitaire... Pour cette nouvelle traversée, il est mieux préparé à l'élément "mer" et prêt pour la compétition.

Photo de Jean Pierre Lacroix à l'aviron
Jean Pierre Lacroix lors du prologue à l'Ile de Ré
Crédit Photo : 54° West - Photo : Igor Meijer

  • Patrick Hoyau : responsable technique dans l'aérospatial.
Première expérience pour Patrick Hoyau. Physiquement, il se sent prêt. L'entraînement avec Charles Bergère a été intense. « On a passé cinq jours et cinq nuits en mer lorsqu’on a fait Saint Georges-Cayenne, c’était très instructif et je pense même indispensable. J’ai pu résoudre un tas de problèmes que je n’aurais pas pu déceler sans cette longue navigation, il y avait du jeu dans les safrans, les cales n’étaient pas bien réglées… ». Patrick est un grand sportif et il connaît bien la mer et les côtes guyanaises. Il part pour se battre et compte bien profiter de ses connaissances du "terrain" à l'arrivée comme un atout par rapport aux autres concurrents.

Deux concurrents à suivre sérieusement donc...

Photo de Patrick Hoyau à l'aviron
Patrick Hoyau à la rame à l'Ile de Ré
Crédit Photo : 54° West - Photo : Igor Meijer


Quelques rappels sur la Bouvet Rames Guyane :
  • départ le 8 mars 2009
  • course à la rame en solitaire sans escale ni assistance
  • 2 600 milles nautiques (4 700 km) de Saint Louis du Sénégal à Cayenne en Guyanne
  • durée : 40 à 60 jours de mer


La Bouvet Rames Guyane : Charles Bergère le benjamin guyanais

Logo Bouvet Rames Guyane


7 concurrents guyanais s'affronteront en mars prochain lors de la course transatlantique à la rame et en solitaire, qui reliera le Sénégal à la Guyane :
  • Karl Barranco, conseiller en gestion du patrimoine
  • Charles Bergère, benjamin de la course, agriculteur à Sinnamary
  • Patrick Deixonne, créateur de raids aventure
  • Henri-Georges Hidair, directeur du centre d’économie rural de Guyane-Réseau Cer France
  • Patrick Hoyau, responsable technique dans l’aérospatial
  • Jean-Pierre Lacroix, chef d’entreprise dans le bâtiment et le génie civil
  • Pascal Vaudé, chef d’entreprise dans le nautisme
Le plus jeune d'entre eux, Charles Bergère, n'a que 29 ans. Ses deux passions sont la forêt et la mer. Il a déjà beaucoup profité de la première dans sa jeunesse, il se lance dans l'aventure prochainement pour la seconde.

Enfant, Charles Bergère a appris à connaître la forêt équatoriale grâce à ses parents avec qui il partait en expédition. Comme de véritables aventuriers des temps modernes, ils arpentaient les sous-bois en se nourrissant de leur chasse (souvent du singe) et en installant leur bivouac entre les arbres. Les morsures de serpents venimeux leur ont fait de belles frayeurs, sa mère et lui furent sérieusement blessés. Mais leur force est immense et les épreuves ne font que la renforcer.

Côté mer, c'est un oncle maternel qui lui fait mordre à l'hameçon. Ce voileux lui transmet son amour de la mer et Charles navigue maintenant régulièrement sur un catamaran de sport habitable, il s'essaye aussi à la rame. C'est avec les encouragements de sa femme et de sa mère qu'il va tenter l'aventure en mars prochain pour un défit unique en solitaire.

Photo de Charles Bergère
Photo de Charles Bergère – Benjamin de l’épreuve
Credit Photo: 54° West - Photo: Igor Meijer


Régates de Laser sur le plan d'eau du Cap Coz de Fouesnant (Finistère)


Le National Laser 2008, Championnat de France Laser et Coupe de France : au Cap Coz à Fouesnant.

C'est une rencontre sportive traditionnelle qui a lieu tous les ans dans la baie de Fouesnant. La plage du Cap Coz connait alors une animation toute particulière. Près de trois cents bateaux vont représenter toutes les fédérations régionales de France. En effet, le long week-end du premier Mai voit arriver, des quatre coins de France, des régatiers qui, quatre jours durant, vont en découdre, embarqués sur de rapides Laser.

Image de bateau Laser



Photo de dériveur Laser


La plage sablonneuse du Cap Coz est un site idéal pour préparer les bateaux qui vont naviguer dans la baie de Concarneau et Fouesnant.
Plusieurs catégories de courses permettent aux skippeurs de tous âges de participer aux régates. Que l'on soit débutant ou confirmé, adolescent ou adulte, homme ou femme, il y a toujours une possibilité de courir. Les jeunes qui démarrent en compétition ont une voile plus petite, le mât est un peu incurvé vers l'arrière. mais la coque du Laser à la même jauge que celle des bateaux olympiques. Les voiles des coureurs olympiques sont marquées d'un triangle bleu au sommet et à la base. Pour la série olympique féminine, la marque est un losange rouge positionnée également en haut et en bas.


 photo de bateaux Lasers prêts pour régater


Le comité de course balise le parcours et positionne les bouées de virement et la ligne de départ en fonction de l'orientation du vent. Les départs sont des moments de grandes tensions nerveuses.

Image de dériveurs Laser


Les priorités sont soumises à des règles très strictes. Un refus de priorité est pénalisé. Chaque coureur apprend toutes les règles de navigation dans les nombreuses Ecoles de Voile Française et les Centres Nautiques. Le centre nautique du Cap Coz forme de nombreux coureurs. Dans un autre registre, L'Ecole de course au large de La Forêt Fouesnant est également une pépinière de grands skippeurs.

A lire également :

L'aviron de mer : origines, descriptif, pratique et évolution


L'aviron de mer n'est pas nouveau : dans toutes les civilisations, la propulsion à rames a été l'un des premiers moyens pour l'homme de se déplacer sur des espaces fluviaux ou maritimes.
Les matériels et façons de ramer peuvent être différents suivant les pays et les cultures, mais des jonques chinoises aux galères romaines, en passant par les drakkars viking, le principe reste le même : appui sur l'eau et transmission de l'action/réaction au bateau avec effet de levier, puis retour dans l'air qui possède un coefficient de frottement bien moindre que l'eau et donc n'annule pas la poussée.

Photo de la yole des neiges
Le snow rowing ... ou la yole des neiges...


Généralement à bancs fixes (cf. yoles de Bantry utilisées lors des guerres napoléoniennes ), l'aviron de mer a bénéficié depuis 25 ans d'améliorations techniques importantes issues de l'aviron de rivière. Sièges à coulisse permettant de pousser avec les jambes en plus du dos et des bras, avirons en carbone plus légers (mais plus fragiles !), bateaux en polymère plus légers et rigides que leurs équivalents en bois, hydrodynamique optimisée par des architectes navals (cf. site de Marc Ginisty concepteur d'aviron). Tous ces éléments ont contribué à rendre l'aviron de mer aujourd'hui à la fois plus accessible et plus performant.

Belle photo de yole
L'aviron de mer, fin comme un oiseau ...


L'aviron est reconnu comme étant un sport complet (on trouve généralement dans les salles de sport des machines appelées "ergomètre" qui simulent le mouvement du rameur ; par exemple les rameurs Concept2). L'ensemble du corps est sollicité : jambes, bras, abdos, dorsaux, pectoraux et ... cerveau pour synchroniser tout ça ! De grands groupes musculaires sont sollicités, ce qui demande au cœur de monter en régime pour fournir l'oxygène nécessaire (l'aviron de mer est un effort aérobie alactique) : excellent pour tout le système cardiovasculaire. Enfin la souplesse elliptique du mouvement et la résistance proportionnelle à la puissance développée fait de ce sport un des moins traumatisants.

En loisir, l'aviron de mer permet de faire des ballades sympathiques dans des cadres magnifiques comme Plougonvelin :

Situation de Plougonvelin dans le Finistère Nord
.

Une fois qu'un niveau technique minimum est atteint (compter 3 mois avec une sortie par semaine), il permet aussi de faire des randonnées : par exemple Le Conquet - Molène , de la plage du Trez-Hir à Plougonvelin aux Tas de Pois sur la presqu'île de Crozon (Tas de Pois dans l'alignement de la pointe de Pen-Hir).

Pratiquée en compétition, l'aviron de mer permet de mieux connaître ses limites en se mesurant aux autres et d'essayer de les repousser par l'entraînement physique et technique. Les courses sont plus longues qu'en rivière (6km pour les femmes et 12km pour les hommes) et constituées d'un parcours matérialisé par des bouées. Le sens marin est également primordial pour la gestion de la dérive (vent et courant), des vagues (partir au surf peut faire la différence) et des autres bateaux (règles de priorité à appliquer aux virements de bouées).

La saison de compétition commence par le championnat régional (de Bretagne en ce qui me concerne) de mars à juin. C'est l'occasion de rencontrer d'autres clubs dans une ambiance sympathique et festive. Au calendrier se trouve également à cette période des courses dites "open" qui sont donc ouvertes à tous les rameurs : débutants comme confirmés sont réunis par l'envie de se tirer la bourre sur un plan d'eau. (voir le calendrier des compétitions du club d'aviron de Plougonvelin)



Début octobre se déroulent les championnats de France d'aviron de mer. En 2007, 600 compétiteurs s'étaient donnés rendez-vous à Saint-Malo. Nous avons pu ramer devant les hauts murs de la cité corsaire, cadre exceptionnel pour une compétition dont le niveau augmente chaque année. Une météo splendide et un super accueil par nos amis Malouins ont fait de cette compétition un événement inoubliable.

A ne pas manquer si vous passez par là : la galette saucisse (divin après une course !)
A voir : de superbes photos du championnat de France 2007 par Stéphane Maillard.

L'année précédente, la compétition s'était déroulée au Havre.

Arrivée 4X+ seniors championnats de France 2006 le Havre
Arrivée 4x+ séniors hommes aux Championnats de France Le Havre 2006


Enfin la saison 2007 s'est terminée en apothéose fin octobre par les premiers championnats du monde FISA des clubs d'aviron de mer à Cannes Mandelieu.
Les prochains championnats du monde des clubs d'aviron de mer se dérouleront du 17 octobre au 19 octobre 2008 à San Remo en Italie.

A noter dans le domaine de l'extrême, des courses transatlantiques à la rame se sont créées : la Bouvet Rames Guyane dont la seconde édition s'élancera en 2009 de Saint-Louis du Sénégal à Cayenne. En solitaire, sans escale et sans assistance, une vingtaine de rameurs se sont déjà inscrit pour participer à cette aventure qui commence à entrer dans la légende.

L'aviron de mer est souvent perçu comme une sous-discipline par rapport à l'aviron de rivière, discipline reine très médiatisée lors des jeux olympiques. Mais comme le soulignait Adrien Hardy, double champion du monde et médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes à l'issue d'un duel revanche face aux slovènes lors de la dernière journée des championnats du monde à Cannes Mandelieu : "Il y a quelques différences techniques, mais ramer c'est ramer !".

Superbe article sur l'aviron de mer écrit par Pascal ou Pak B le nouveau roi du snow!

Crédits photos à : Chantal M., Erwan A. et Fabienne L.F. (et un grand merci de ma part!)

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