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Patrimoine religieux et culturel dans l'Hérault 34


Photos de l'Eglise médiévale de Montblanc Hérault Languedoc Roussillon

L'Église Sainte Eulalie de Mérida et son clocher permettent de repérer le village viticole de Montblanc à plusieurs kilomètres à la ronde. Il suffit de circuler sur la Nationale 113, de se balader sur le serre dans la garrigue pour voir ce "phare" historique que des générations de montblanais ont côtoyé.

Photo du clocher et du porche qui mène à l'Eglise de Montblanc.

Autrefois cette église fortifiée était protégée par des remparts. Un porche du XII ème siècle cadenassé par une porte massive devait filtrer les entrées

Photo de la porte d'accès au sommet du clocher de Montblanc.


Avec ses 32 mètres de hauteur, le clocher était un excellent vigile. Un guetteur avait à ses pied un large panorama des environs. Un intrus était vite repéré!

Vue de la tour de fortification du château vieux de Montblanc.


L'épaisseur des murs de cette tour du Château Vieux du XII ème donne une image exacte de ces constructions religieuses et politiques faites pour protéger les populations paysannes.

Photo de la Maison du Consul de Montblanc.


Le bourg était administré par un Consul dont la Maison Consulaire jouxtait l'Église de Sainte Eulalie. Elle s'adossait au remparts du château. La mise en valeur toute récente de ce patrimoine permet de revisiter le passé et d'en préserver la mémoire.

Photo de la place de l'Eglise de Montblanc.


Autour de l'Église, la vie quotidienne s'est organisée, de petits commerçants facilitent la vie des habitants.

Photo du clocher de Montblanc depuis le château d'eau.


Au couchant, depuis le Château d'eau du village, la magie des couleurs permet au clocher de se parer d'ocre!

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La Chapelle Notre-Dame-de-Roubignac dans l'Hérault


La Chapelle Notre-Dame-de-Roubignac : sur la commune d’Octon près de Lodève dans l’Hérault, carte Ign n°2643 (Lodève Ouest)

Sur le plateau qui domine le Lac du Salagou et le village d’Octon, il y avait très probablement au VI ème siècle (époque wisighotique) un édifice religieux, détruit au fil du temps. Il fut reconstruit au X ème siècle par l’évêque Saint Fulcran de Lodève. Depuis toujours, les habitants du hameau des Valarèdes enterrent leurs morts dans le minuscule cimetière qui entoure la chapelle. Ce site, classé monument historique en 1954, fait de la chapelle de Notre Dame de Roubignac un des plus importants monuments de l’art roman de la région lodévoise.

Pour vous y rendre : Par l’A75, en venant de Montpellier : sortie 55. En venant de Millau : sortie 54. Aller à Octon, se garer sur la place du village et prendre le sentier balisé, après le château (2kms) continuer jusqu’au plateau, la chapelle est à 3kms.

Photo de la chapelle Notre Dame de Roubignac dans l'Hérault

Chapelle Art Roman de la région Lodévoise

Photo de la chapelle d'Octon

Balade dans le vieux village de Saint-Thibéry dans l'Hérault

Quelques kilomètres avant de se jeter dans la Méditerranée, le fleuve Hérault passe à Saint-Thibéry. C'est un petit village viticole près des Côtes de Thongue. Son histoire est intimement liée à la colonisation Romaine. Il y a plus de 2 000 ans, la via Domitia passait dans la cité enjambant le fleuve au Pont-Romain pour rejoindre Narbonne et continuer vers Valence en Espagne.
Le chœur de ce village mérite une balade dans ces ruelles étroites qui conduisent à l'église mais également aux "orgues basaltiques" qui surplombent la ville. C'est une curiosité géologique due aux volcans du Mont Ramus qui dominent la petite cité languedocienne.

Photo du village de Saint-Thibéry Hérault
Panorama du village et de l'abbaye, depuis le mont Ramus


L'abbaye fut fondée au VIII ème siècle, par Attilio disciple de Saint-Benoît d'Aniane. Situé sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, cet édifice religieux sera le centre d'un important pèlerinage durant tout le Moyen-Age. Il fut partiellement détruit pendant la Guerre de Cent-Ans.

Photo de la nef de l'église abbatiale de Saint-Thibéry Hérault
Nef de l'Eglise abbatiale de Saint-Thibéry


Depuis les Journées du Patrimoine, on peut voir à nouveau deux grands tableaux du XVII ème siècle, qui jadis décoraient le Réfectoire des moines de cette abbaye. "La Cène" et "Le Repas chez Simon" illustrent la vie du Christ. L'artiste anonyme prend son inspiration chez le peintre Nicolas Poussin (1594-1665) installé à Rome. Les copies des grands maîtres étaient, à la fin de XVII ème siècle, encouragées par l'Académie de Peinture et de Sculpture créée en 1648. C'était une forme d'apprentissage et d'acquisition des connaissances afin de mieux maîtriser cet art de la peinture.

Photo de tableau La Cène du Christ
Tableau du dernier repas du Christ : La Cène


Photo de tableau Repas du Christ chez l'apôtre Simon
Le Christ prenant son repas chez l'apôtre Simon


Les volcans ont fourni aux habitants un matériau de construction idéal : les moellons de basalte pour l'édification des maisons et les pavés pour l'empierrement des ruelles du centre de Saint-Thibéry. Il y a 2,5 millions d'années, l'activité volcanique était forte dans la région. Elle cessa il y a environ 700 000 ans. Ces éruptions ont ainsi formé d'étonnantes concrétions dans le village de Saint-Thibéry appelées ici, "Orgues basaltiques".

Photo des orgues basaltiques à Saint-Thibéry en Languedoc
Orgues basaltiques dans le village


Ces carrières du Mont Ramus sont toujours exploitées. Les procédés sont plus modernes de nos jours, mais au début du XX ème siècle, les ouvriers des carrières devaient travailler dur pour extraire cette roche.

Photo de la carrière de basalte à saint-Thibéry dans l'Hérault
Photo des mineurs carriers extrayant le basalte du Mont Ramus


Ce fut une promenade fort instructive dans ce village de la basse vallée de l'Hérault que je recommande aux marcheurs et randonneurs s'ils ont l'opportunité de visiter ce coin de Languedoc !

Sur les toits d'une église romane à Montblanc Hérault Languedoc

L'occasion était trop belle! Une inauguration aussi prestigieuse que celle qui concerne les travaux de rénovation d'un monument classé, ne demande aucun temps de réflexion. Ce jour-là, il y avait foule sur les marches de l'Église Sainte Eulalie de Mérida à Montblanc.
Monsieur le Maire et les autorités politiques de la Région, suivis par de nombreux montblanais, ont grimpé sur le toit de l'Eglise, pour fêter la fin du chantier de rénovation, mais aussi pour mieux comprendre l'histoire de cette église qui ressemble plus à une forteresse qu'à un édifice religieux et enfin pour admirer au passage la vue imprenable sur tout le territoire de la commune.

Photo du campanile de l'église de Montblanc.


Le campanile du XII ème siècle a fait peau neuve! Il semble bien fragile devant l'imposante masse du clocher qui fut construit au XIV ème siècle et lui servit de protecteur.
Pour assurer la sécurité de tous les visiteurs qui se pressaient sur les toits de l'église romane du village, les pompiers avaient un œil vigilant près du Campanile dont la cloche rythmait les temps forts d'une journée de labeur. Au XVII ème siècle, une horloge mécanique fut installée sur une façade du clocher. Mais d'un regard perspicace et averti, nous devinons qu'un cadran solaire devait également indiquer l'heure aux villageois.

Photo du cadran solaire gravé sur la façade du clocher de Montblanc.
L'horloge solaire de 1821 donnait une heure précise aux habitants d'autrefois.


Mais ne faut-il pas vivre avec son temps? A présent, c'est une horloge électronique qui déclenche la traditionnelle cloche qui sonne les heures et les demies.

Photo de la tourelle du Château Vieux de Montblanc.
La Tourelle du Château Vieux a résisté au temps, elle confirme bien que
cette église jouait un rôle protecteur des âmes mais aussi des corps!


Le regard sur toute la plaine viticole que la rivière Thongue, affluent de l'Hérault, irrigue, nous informe de la capacité guerrière et stratégique de cette Tourelle et des autres qui ne sont plus là pour en témoigner.

Photo des maisons médiévales adossées à l'Église forteresse de Montblanc.
Le village historique de Montblanc et ses maisons médiévales étaient sous la protection
des remparts de la forteresse dont les murs avaient une épaisseur de deux mètres.


Après ce bol d'air, le groupe redescend précautionneusement les marches étroites et circulaires du minuscule escalier pour apprécier la pureté de l'art religieux roman.

Photo de l'abside de style roman en l'Église de Montblanc.
L'abside, nef de l'Église Sainte Eulalie de Montblanc est de style roman,
pureté des lignes et dépouillement architectural.


Photo de la chapelle Saint Roch de Montblanc avec ses voûtes en ogives.
Cette chapelle latérale, dédiée à Saint Roch, fut rajoutée deux siècles plus tard.
C'est l'époque des arcs en ogives qui supportent la voûte des églises et des chapelles.


Un patrimoine singulier, une mémoire léguée aux générations suivantes voilà deux bonnes raisons de s'arrêter dans ce village de Montblanc pour prendre le temps de le visiter!

Le Château Abbaye de Cassan 34320 Roujan - Hérault (Région Languedoc Roussillon)

Il suffit de quitter l’autoroute A75 en prenant la sortie «PEZENAS », superbe cité royale où Molière joua de nombreuses fois en l’honneur de Louis XIV et de son protecteur, Armand de Bourbon, Prince de Conti. Nous voilà au cœur d’un terroir viticole qui produit des vins de qualité, reconnus pour la plupart en A.O.C (appellation d’origine contrôlée) : les vins de Faugères, Saint Saturnin, Montpeyroux, Cote de Thongue etc….. La route qui mène de Pézenas à Roujan est bordée de platanes majestueux et ombragés que les rois avaient coutume de planter sur les trajets qu’ils empruntaient.

Quelques kilomètres suffisent pour découvrir le château abbaye de Cassan posé au milieu des vignes et des oliviers.

Photo de la façade principale du château de Cassan dans l'Hérault
Façade principale du château de Cassan


Dans un des couloirs, une exposition est consacrée aux graves évènements de 1907 liés à la mévente du vin et donc au désespoir des vignerons qui ne pouvaient plus nourrir leurs familles. Ils se soulevèrent et la troupe, envoyée par G.Clémenceau pour réprimer les manifestants, refusa de tirer sur les viticulteurs. Les plus anciens furent à jamais marqués. Ces journées noires sont inscrites pour toujours dans la mémoire collective de cette région du Languedoc Roussillon.

Exposition au château de Cassan
Texte de la banderole traduit de l’occitan :
« Avoir tant de bon vin et ne pas pouvoir manger de pain »


Ce château abbaye impressionne par les dimensions de ses bâtiments mais aussi par l’harmonie des proportions. Ce petit prieuré du XI ème siècle fut le refuge de moines et de chanoines qui abandonnèrent la cathédrale de Béziers décadente pour retrouver un sens religieux à leur engagement dans une humble chapelle située entre Pézenas et Roujan.

Au XII ème siècle l’aristocratie locale, fit la renommée de ce lieu et par ses dons, elle permit l’édification de la plus grande église romane du Languedoc.

Photo de la plus grande église romane du Languedoc
La plus grande église romane du Languedoc


Pendant de nombreuses années, l’abbaye rayonne sur toute la région et régit des dizaines de villages et villes du Bas- Languedoc.

Au XIII ème siècle, Louis IX déclare ce lieu « Prieuré royal », il est alors fortifié car la région est soumise à rudes convoitises.

Photo de la tour et du clocheton du château de Cassan près de Pezenas
La tour et le clocheton du château de Cassan


Le monastère change d’orientation au XVIII ème siècle, les moines sont chassés par la Révolution, puis en 1790 le Prince de Conti, descendant d’Armand de Bourbon, acquiert l’abbaye pour y installer sa maîtresse, Madame de Brimont.

Les cuisines et les grandes salles sont restructurées pour de brillantes réceptions, le monastère devient alors le Château de Cassan tel qu’il existe de nos jours.

Photo de l'herboristerie du château de Cassan dans l'Hérault
L'herboristerie du château de Cassan


Après avoir été propriété de l’Etat au XIX ème et une partie du XX ème siècle, le château de Cassan est un domaine privé dont les propriétaires organisent des réceptions, des séminaires et des expositions qui leur permettent ainsi d’entretenir les pièces et le parc de ce patrimoine exceptionnel.

Photo de la façade princière du château de Cassan
La façade princière et ses innombrables fenêtres

Découverte de Tourbes, village millénaire de l'Hérault

Des collines où poussent la garrigue et les bois de pins, des coteaux où l'on cultive la vigne, une vue à 180° sur toute la plaine qui descend vers Castelnau de Guers puis vers Agde et ses plages, tel est l'environnement naturel dans lequel Tourbes s'est construit au fil des siècles. C'est un village viticole, à 5 km de Pézenas, au cœur du vignoble languedocien. Au X ème siècle, ce hameau et sa petite église du nom de Torves devient Torreves. Au XIII ème, le roi Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis, décide de construire un édifice religieux imposant qui scellera son autorité dans cette région nouvellement acquise : ce sera l'Église Saint-Saturnin qui devient alors un des principaux monuments religieux des communes rurales du diocèse de Béziers et de sa cathédrale.

Photo de l'église Saint-Saturnin de Tourbes Hérault
Eglise saint-Saturnin en forme de vaisseau cruciforme


Les ouvertures dans la nef sont éclairées par de magnifiques vitraux du XVII ème qui retracent la vie de saints et de religieux.

Photo des vitraux de la nef de l'église de Tourbes en Languedoc
Vitraux qui illuminent l'autel de marbre de Caunes


La tour carrée, percée de fenêtres à double lancette, donne sur le toit de l'église, où la croix est surmontée d'un coq symbole de la séparation de l'Église et de l'État.

Photo de Tourbes depuis le toit de l'église
Sur le toit de l'église avec vue sur le vieux village


Une promenade dans le cœur du village et le passé millénaire ressurgit aussitôt. La maison médiévale avec son puits et une cour distributive qui dessert les différents niveaux de ce superbe édifice nous replonge au XIV ème siècle.

Photo de la place du Donjon de Tourbes en Languedoc Roussillon
Maison du Moyen-Age sur la place du Donjon



Les remparts n'existent plus, la pression démographique les a fait sauter. A partir de 1860, l'Eldorado du Vin écrit son histoire languedocienne. La guerre de 1914 arrêtera cette épopée viticole, mais certains riches vignerons de l'époque eurent la possibilité d'édifier de belles demeures. Certaines, comme ici, à Tourbes, dans les villages. D'autres, beaucoup plus somptueuses, verront le jour dans les vignes, ce sont les châteaux. Il en reste une soixantaine dans toute la région de Béziers.

Photo de maison vigneronne à Tourbes Hérault
Maison vigneronne près du cœur du village de Tourbes


Le village languedocien reste blotti autour de son église, souvent fortifiée et de sa mairie, appelée jadis la maison du Consul. Tourbes n'échappe pas à cette architecture villageoise. La perspective du haut de l'Eglise Saint-Saturnin le confirme.

Vue sur le toit  des maisons du village de Tourbes
Urbanisme traditionnel languedocien

Photos de l'Hérault après les fortes pluies de Mai.

Quelques jours avant les forts orages de la fin Mai, l'Hérault coulait paisiblement, tel un long fleuve tranquille! Il traversait la ville de Gignac à un rythme de sénateur! Point de remous, point de tourbillons!

photo de l'Hérault sous le vieux pont de Gignac.
Les eaux sont calmes, pas de courant sous le plus vieux pont sur l'Hérault à Gignac.


Mais après les grosses précipitations, les eaux de ruissellement du plateau du Larzac se déversent dans le fleuve au niveau des gorges de l'Hérault et tombent en cascades.

Photo de cascades dans les gorges de l'Hérault.
Après les pluies l'eau tombe en cascades.

Au pont du Diable après Saint Guilhem le Désert, l'eau jaillit de partout! Les tourbillons et les remous sont multiples.

Image d'une cascade près du Pont du Diable.
L'eau se déverse en cascades et tombe dans les gorges de L'Hérault.

Dans les passage étroits, lorsque la faille se resserre le fleuve devient dangereux et la navigation en canoë-kayak est impossible.

Photo du défilé dans les gorges de l'Hérault après de fortes pluies.


Arrivé dans la plaine, le fleuve s'est gonflé de tous ses petits affluents et il atteint des seuils critiques. Il est même sorti de son lit à Saint-Thibéry du côté du Moulin à blé et du Pont Romain.

Photo de l'Hérault en crue à Saint-Thibéry.


Ici, au Pont Romain, le courant est violent lorsque le débit augmente en période de fortes précipitations.

Photo de l'Hérault sous les arches du Pont Romain


L'aspect des berges du fleuve est complètement bouleversé après une période pluvieuse et orageuse, on peut s'en rendre compte en comparant les photos prises en période de bas niveau d'eau.

Visite de la Chapelle de Kernascléden près de Plouay (Morbihan)

Après ma promenade sur les bords du Scorff du côté de Plouay, je me devais de consacrer un peu de temps à la visite de La Chapelle qui, en matière d'art religieux breton, fait référence. Elle se trouve à une dizaine de kilomètres de Plouay, sur la petite commune de Kernascléden, à 20 minutes de Lorient.
La chapelle Notre-Dame est une excellente représentation de ce que fut, au XV ème siècle, l'art gothique dans ce qu'il a de plus "flamboyant" ! Ce fut dans les années 1420 que les Comtes de Rohan en décidèrent l'édification.

photo de la chapelle de Kernascléden Morbihan
La chapelle dite aux "mille clochetons" surprend par son envergure !


Il n'y a pas une pierre qui ne soit sculptée. Une surcharge artistique qui illustre cette exubérante représentation de l'art religieux de ce siècle dédié au gothique.

Photo de Notre Dame de kernascléden en Bretagne
Les outrages du temps laissent sur la pierre les stigmates de l'érosion


Les femmes et les hommes entraient par deux porches séparés. Ils abritent toujours les statues de Saints, dont la polychromie est toujours visible.

Photo du porche de la chapelle de Kernascléden
Le porche des hommes avec ses statues et ses dentelles de granit


Photo du porche des femmes à Notre Dame de Kernascleden
Sous leur porche, les femmes pouvaient voir les statues des douze Apôtres


L'intérieur de cette petite église donne une idée de cet art polychrome. De grandes fresques murales racontent la vie de Marie et de Jésus, dépeignent l'Enfer, illustrent la Danse Macabre rappelant la terrible et destructrice Grande Peste de 1356.

Photo de fresques de la chapelle de kernascleden en Bretagne
Les fresques polychromes de la chapelle




Cette église, classée au titre des monuments historiques, recèle des richesses gothiques que j'ai eu plaisir de découvrir. Je recommande le détour aux gens curieux de cet art religieux fait pour impressionner les fidèles du Moyen-Age.

A voir dans les environs :
  • La maison de la chauve souris à Kernascléden
  • La chapelle Saint-Fiacre au Faouët (construite probablement par le même architecte)
  • Un village breton d’autrefois à Poul Fetan
  • Un village médiéval à Melrand

Agde perle noire de l'Hérault en Languedoc

L'Hérault, long de plus de 150 km que nous suivons depuis plusieurs jours, nous attend à Agde, illustre cité grecque.
Les failles calcaires, les défilés abrupts et les gorges étroites comme celles du Pont du Diable ne sont qu'un lointain souvenir pour notre fleuve méditerranéen. Il s'est assagi en entrant dans la plaine et il devient encore plus calme en approchant de son embouchure!

Photo de l'Hérault en arrivant à Agde.
Le fleuve coule tranquillement à l'entrée d'Agde.


Agathé Tyché ou "La bonne Fortune" est le nom de ce comptoir que les grecs créent au VI ème siècle avant Jésus-Christ et c'est aussi la dernière ville que traverse l'Hérault avant de se jeter dans la Méditerranée au Grau d'Agde.

Image de la ville d'Agde au bord de l'Hérault.
La ville d'Agde s'est d'abord construite au bord du fleuve.


Les commerçants grecs achetaient la laine des brebis du Larzac, le blé de la plaine languedocienne, le sel abondant des étangs de Thau et de Maguelone. Avec les pierres basaltiques des volcans voisins, ils taillaient des meules qu'ils expédiaient pour les moulins en Grèce. Ces marchands apportaient le vin et l'huile d'olive. C'est ainsi que la vigne et l'olivier colonisèrent peu à peu les terres languedocienne. Les oliveraies de Clermont l'Hérault, les vignes de Castelnau de Guers et de toute la région en sont les dignes héritiers!
Les derniers volcans de la chaîne d'Auvergne situés à Saint-Thibéry fournissaient aux bâtisseurs de l'époque cette pierre noire. Agde, ville fortifiée, devrait donc son surnom de "perle noire" à la couleur sombre de ses remparts et de sa robuste cathédrale Saint-Etienne.

Photo de l'imposante cathédrale Saint-Etienne d'Agde.
L'imposante cathédrale Saint-Etienne et ses remparts en basalte noir.


La ville d'Agde bien située sur la Méditerranée ne cessa d'attiser les convoitises. Grecs, Romains, Wisigoths, Sarrasins, Vikings, Chrétiens l'occupèrent à tour de rôle.
Aujourd'hui, Agde est une ville de 20000 habitants, qui accueille beaucoup d'estivants. Ses trois stations balnéaires, Le Cap d'Agde, Le Grau d'Agde et la Tamarissière ont chacune des styles de vacances très différents. Mais la ville a le privilège d'avoir été reconnue par les autorités comme "Station nautique" et elle a le label de "Tourisme Handicap".
Le tourisme et la pêche occupent de nos jours une place essentielle dans l'économie locale.

Vue des quais d'Agde.
Les petits bateaux de pêche peuvent remonter jusqu'aux quais de la ville pour y décharger le poisson.


Le cœur de la vieille ville a gardé ses ruelles étroites, ses maisons serrées. Il ne reste que quelques vestiges des remparts de l'époque. La ville neuve, comme beaucoup de villes du Sud, a grandi hors les murs .

Photo de ruelles du vieux Agde.
Le vieux Agde conserve ses quartiers anciens, où l'ombre
et la fraîcheur sont précieusement gardées par l'exigüité des rues.

A savoir:
Agde, code postal 34300, est à équidistance de Béziers et de Sète (25kms).
S'y rendre:
Par train: TGV gare d'Agde.
Par avion: Aéroports de Béziers-Cap d'Agde et de Montpellier Méditerranée.
Par route: Autoroute A9 La Languedocienne, sortie: Agde-Pézenas.
Par mer: Port de plaisance du Cap d'Agde.
A voir sur place:
Le Musée agathois.
Le Canal du Midi.
Le Fort Brescou.
Le Musée de l'Ephèbe au Cap.
La cathédrale Saint-Etienne.
A visiter dans les environs:
Pézenas, ville de Molière.
Marseillan sur l'étang de Thau.
Saint Guilhem le Désert, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les gorges de l'Hérault

Pourquoi des gorges dans ce Haut Languedoc ?

Cette partie des hauts cantons du département s’appuie sur les Cévennes et sur le Causse du Larzac.
Sur ces collines et plateaux calcaires, au fil des millénaires, les ruisseaux et rivières ont creusé leurs lits pour rejoindre plus au Sud la Méditerranée.
Ainsi l’Hérault né à 1400m sur le plateau cévenol, dévale, tel un torrent, les pentes en une dizaine de kilomètres pour atteindre Saint Guilhem le Désert à l’altitude de 500 mètres, avec un dénivelé de près de 1000 mètres, ce qui est considérable. Les crues climatologiques ont eu raison de la roche qui s’est étroitement ouverte, en lacets profonds dans un relief particulièrement accidenté couvert de garrigues.
Les gorges sont donc le résultat de ce long et incessant travail d’érosion qui a donné aux paysages cette majesté dans des profondeurs pouvant atteindre 300 m.
Ces gorges chaotiques supportent la comparaison avec certains canyons américains.

Photo des gorges de l'Hérault

Découverte du village gallo-romain de Loupian, Etang de Thau près de Mèze et Sète dans l'Hérault, Languedoc Roussillon


Carte: IGN 2744 OUEST

Point de départ : commune de Loupian (7 kms de Sète) canton de Mèze, puis boucle de 6 kms

Type : facile avec un dénivelé total de 37m

Durée : 1h15

Milieu : Garrigue et flore méditerranéennes.

Saison : toutes avec une préférence pour l’hiver et la mi-saison.

Terrain : chemins, passages goudronnés, sentiers dans la garrigue et dans les vignes.

Equipements : bonnes chaussures de randonnée, n'oubliez pas boissons et barres énergétiques.


En entrant dans ce petit village si près de la Méditerranée et de l’Etang de Thau, on est pris par l’histoire et les 20 siècles qui ont jalonné la vie de cette paisible contrée.

Déjà jouxtant la mairie, les fortifications du château médiéval rappellent le lointain passé de Loupian.

Photo du château médiéval de Loupian
Fortifications du château médiéval de Loupian


Le nom lui-même nous donne rendez-vous avec l’histoire, l’emblème du village ne vient que renforcer cette impression indescriptible que le passé, ici, à Loupian était d’une vitalité, d’un dynamisme économique et culturel intenses.

Loupian était-ce le village qui devait lutter contre les loups (lupus) ou contre l’envahisseur romain dont on retint le nom ?

On continue lors des fêtes patronales du mois d’août à honorer le loup et à travers cet animal tout un mythe qui en découle.

Loupian est sur la fameuse voie Domitia qui reliait Rome à la Narbonnaise, première province gauloise de l’époque romaine. Une forte activité animait la région, un commerce important drainait une population de viticulteurs, d’artisans, de conchyliculteurs et de marins.

Photo des parcs à moules de l'étang de Thau
Vue sur les parcs à moules de l'étang de Thau


A Loupian on cultivait, comme aujourd’hui, la vigne et les riches patriciens romains vivaient dans de somptueuses villas dont les mosaïques ornaient richement les pièces.
Sur l’étang de Thau, depuis des siècles, les loupianais comme leurs voisins de Bouzigues et de Mèze s’adonnent à l’élevage des moules et des huîtres.

Bouzigues et les parcs de thau
Bouzigues et les parcs à moules de l'étang de Thau


L’église du XVème siècle affirme sa présence par une monumentale construction qui sert de repère aux marcheurs.

Photo de l'église de Loupian
L'église de Loupian


En contrebas du coteau somnole le petit lac de Cambelliès installé dans une ancienne carrière de bauxite à présent désaffectée.

Photo du lac de Cambelliès
Le lac de Cambelliès

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