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Photo des rues de Villefranche de Conflent


Villefranche-de-Conflent ville royale du pays Catalan Pyrénées Orientales Languedoc Roussillon.

Après nos trois jours de randonnées du côté de Font-Romeu et des Angles, nous reprenons la route du retour et "descendons" par la N 116, en direction de Perpignan. Nous traversons la ville fortifiée de Mont-Louis que Vauban (1633-1707) a construite. Les paysages de montagnes escarpées et de ravins vertigineux sont étourdissants. La voie ferrée du Train Jaune qui nous tient parfois compagnie, passe sur des ouvrages d'art très ingénieux.

Photo d'un viaduc pour le train jaune du pays Catalan.

Les ponts, tunnels et viaducs sont nombreux pour permettre à cette pittoresque ligne du "Train Jaune" des terres catalanes de relier Villefranche de Conflent, via Font-Romeu, à la gare internationale de La Tour de Carol qui ouvre les portes de l'Espagne en direction de Puigcerda et Barcelone!

Nous longeons la rivière Têt et arrivons à Villefranche de Conflent. C'est une vraie forteresse, bien gardée par son imposante porte d'entrée! Le Marquis Sébastien Le Preste de Vauban a une nouvelle fois signé l'aménagement de cette ville médiévale.

Photo de la porte principale du village fortifié de Villefranche-de-Conflent.
Villefranche est une parmi la centaine de places que Vauban,
fait Maréchal de France par le Roi Soleil, créa ou fortifia.


Ce génial architecte militaire protégea la France de Louis XIV par des villes ceinturées de remparts. Il voulait que son "pré carré" fût inexpugnable. Effectivement aucune des villes royales fortifiées ne fut prise à son époque, (à l'exception de Lille).

Vue des fortifications de Villefranche de Conflent en pays catalan.
La hauteur des fortifications assuraient l'invincibilité des villes telles que
celle de Villefranche de Conflent, véritable cadenas guerrier qui contrôlait la Têt et les trois vallées.


Ici, les habitants pouvaient soutenir un siège de plusieurs mois. Dans les greniers des maisons, hautes et étroites, les provisions, les réserves alimentaires étaient stockées. Au rez de chaussée, les petits commerçants et artisans avaient leurs échoppes. Aujourd'hui, il en va sensiblement de même, les petits restaurants et marchands de souvenirs ont remplacé le bottier, le cardeur de laine, le tisserand, le maréchal-ferrant et le soldat, car l'intérêt militaire stratégique de cette ville royale n'est plus de mise. Il n'y a plus de garnison.

Vue de la rue principale de Villefranche de Conflent.
La rue principale de Villefranche n'a guère changé depuis l'époque de Louis XIV.


Sur un piton rocheux qui surplombe la petite ville, se dresse le Fort Libéria. Ce furent des travaux gigantesques qui se réalisèrent sous l'autorité de Vauban. Plus tard, c'est Napoléon III qui décida au XIX ème siècle de relier la ville en contrebas et cet ouvrage fortifié, par un souterrain, celui des "1000 Marches".

Vue du Fort Libéria qui surplombe Villefranche.
Le Fort Libéria sécurisait la ville royale de Villefranche.
La France à cette époque était en guerre contre l'Espagne.


Les temps ont changé, la bataille pacifique que mène à présent Villefranche de Conflent, dite "la bien gardée", c'est celle qu'elle mène auprès de L'UNESCO pour obtenir son classement au Patrimoine Mondial.

A savoir:
Villefranche de Conflent (66500) appartient au Réseau des Sites Majeurs Vauban.

A voir ou à faire:
  • Les Fortifications de Villefranche.
  • Le Fort Libéria.
  • Les grottes des Canalettes, tel 04 68 05 74 29.
  • Randonnée dans les gorges de la Carança.


A prendre:
Le "Train Jaune" depuis Villefranche de Conflent jusqu'à La Tour de Carol.

Villes et villages voisins de Villefranche:
Corneilla-de-Conflent, Fuilla, Conat, Ria-Sirach, Serdinya, Fillols, Vernet-les-Bains, Codalet, Taurinya, Prades, Sahorre, Jujols, Clara, Casteil, Escaro, Catllar, Campôme, Nohèdes, Molitg-les-Bains.

Pourquoi ne pas lire aussi :


Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis (Pyrénées Orientales) reconnus par l'UNESCO

L'architecture militaire de Vauban vient d'être reconnue et inscrite au Patrimoine Mondial de l'humanité par l'UNESCO.
C'est donc à ce titre que, le 7 juillet 2008, les villes des Pyrénées Orientales de Villefranche de Conflent, (pour son enceinte et ses forts) et Mont-Louis (pour sa citadelle), partiellement classées depuis 1920, ont été retenues parmi les 12 sites, forteresses et places fortes construites par Vauban au temps de Louis XIV.
C'est un long parcours qui s'est enfin achevé, couronné par cet illustre "label" UNESCO. Ces deux cités militaires avaient uni leurs efforts pour que leurs dossiers soient retenus et récompensés!

L'affiche qui engageait les deux places fortes sera vite remplacée par une autre qui louera le génie de cet architecte que les militaires d'aujourd'hui lui reconnaissent. Une visite sur ces deux sites militaires m'avait déjà permis d'apprécier le génie défensif de Vauban.

Photo de l'affiche de Villefranche de Conflent candidate à la reconnaissance par l'UNESCO


Les autres sites retenus par l'UNESCO sont:
  • la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais),
  • la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs),
  • les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde),
  • l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes),
  • la Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère),
  • la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle),
  • le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes),
  • la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin),
  • la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime),
  • les tours côtières de Tatihou/Saint-Vaast-la-Hougue (Manche).

Latour De Carol Pyrénées Orientales Roussillon.

Entre Font-Romeu et Le Pas de La Case sur la route d'Andorre, le village médiéval de Latour De Carol connaît une activité touristique régulière grâce à la gare internationale entre l'Espagne et la France. Ce carrefour ferroviaire relie, par le Train Jaune, au départ de Villefranche de Conflent, toutes les stations de la haute Cerdagne à la ville de Perpignan. Par le TER, la région communique avec Toulouse via Ax-les-Thermes situé dans la vallée de l'Ariège.

Photo de la fontaine de Latour de Carol.
L'eau des Pyrénées voisines coule dans la fontaine du centre du bourg.


Dans ce village de haute vallée, situé à 1200 mètres, une rue principale dessert quelques ruelles adjacentes qui sont bordées de maisons anciennes.

Photo de ruelles à La Tour de Carol.
Maisons montagnardes de Latour de Carol.


Les passages d'une ruelle à l'autre se faisaient par les porches. Certains gardent encore gravés sur leur fronton un repère historique.

Photo d'un porche à Latour de Carol.
Le Porche "Route vieille d'Espagne"
rappelle que la Frontière est toute proche!


L'activité pastorale des montagnards pyrénéens était encore forte au début du XXème siècle. Les maisons en hauteur permettaient de conserver le grain et le foin pour tout l'hiver.

Vue d'une des petites rues de Latour de Carol.
Maisons en hauteur à Latour de Carol


Tableau de la place du village de la Tour de Carol.
Ce tableau de la place du village de Latour de Carol
transcrit l'atmosphère festive et bon enfant de ce coin de Cerdagne.


Les communes voisines de Latour de Carol (code postal : 66760) sont:
Enveitg, Ur, Dorres, Bourg-Madame, Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes, Porta, Palau-de-Cerdagne, Porté-Puymorens, Osséja, Estavar, Targassonne, Nahuja, Sainte-Léocadie, Égat, Err

Bière blanche bio au malt d'épeautre, bière biologique


J'ai acheté une nouvelle bière bio dans le magasin bio des Nouveaux Robinsons : La Dame Blanche

Les caractéristiques de cette bière biologique blanche au malt d'épeautre:
  • Bière brassée avec de l'eau, du malt d'orge, du malt d'épeautre
  • Bière pur malt : aux malts d'épeautre et aux malts d'orge, il n'est pas rajouté de sucre.
  • Bières brassées avec du houblon pleine fleur (Houblonnées pleine fleur). La bière est donc brassée avec des fleurs fraiches de houblon et non pas des fleurs séchées de houblon, des granulés de houblon (pellets) ou des extraits de houblon. Le fait de brasser une bière avec du houblon pleine fleur donne plus d'arômes aux bières.
  • Brassage artisanal à l'ancienne
  • Certification ECOCERT, agriculture biologique logo AB
  • Bière non filtrée
  • Bière non pasteurisée sur levures
  • Bières élevées en bouteilles sur lie
  • Bière en bouteille de 33 cl et contenant 4% d'alcool
  • Bière sans ajout de gaz carbonique
  • Bière de dégustation qui se bonifie avec le temps, comme le vin (bières de garde)

Photo de la bière blanche bio

Biere blanche biologique au malt d'épeautre

Comment bien conserver la bière ? Il est conseillé de conserver les bouteilles de bière en position debout à l’abri de la lumière.

Les autres bières bio de la brasserie du Canardou :
  • Bière ambrée Korlène
  • Bière aux châtaignes
  • Bière aux noix
  • Bière blonde Félibrée
  • Bière brune La Nonnette Triple grain
  • Bière chanvrée A l'aven
  • Bière de Noël
  • Bière des faucheurs


Femme enceinte = 0 alcool

A propos de la Brasserie:
  • Brasserie fondée en 1997 dans une vieille ferme du Périgord
  • Nom du brasseur artisan : Jean Yves JEGO
  • Brasserie à dimension humaine
  • Le Canardou veut dire le petit canard en occitan


Brasserie artisanale du Canardou
Route de Montpon
24 610 VILLEFRANCHE DE LONCHAT, France
Téléphone de la Brasserie : 05 53 80 55 54
Fax de la Brasserie : 05 53 81 61 47

Villefranche-de-Lonchat est une commune de Dordogne 24, de la région d'Aquitaine. Le code postal de la ville de Villefranche de Lonchat est le 24610. Les villes et villages les plus proches de Villefranche-de-Lonchat sont : Carsac-de-Gurson, Minzac, Montpeyroux, Saint-Martin-de-Gurson, Francs, Tayac, Gours, Puynormand, Salles-de-Castillon, Saint-Cibard, Saint-Vivien, Moulin-Neuf, Saint-Philippe-d'Aiguille, Gardegan-et-Tourtirac, Saint-Sauveur-de-Puynormand, Bonneville-et-Saint-Avit-de-Fumadières, Saint-Michel-de-Montaigne, Montazeau, Pizou

Les départements de la région Aquitaine sont :
  • Le département de la Dordogne (24)
  • Le département de la Gironde (33)
  • Le département des Landes (40)
  • Le département du Lot-et-Garonne (47)
  • Le département des Pyrénées-Atlantiques (64)


Orthographes incorrectes : épautre, ephautre, malt, orje, fleures, oublon, alchol, alcol, halcol, ville franche de loncha

Energies renouvelables : Four Solaire d'Odeillo-Font-Romeu-Via, Cerdagne, Pyrénées-Orientales (Languedoc-Roussillon)

La rapide et récente flambée des coûts du pétrole, la raréfaction des gisements d'origine fossile et les nouvelles formes de production de pétrole par la transformation de plantes agricoles inquiètent et agitent le monde entier. Ces facteurs vont, sans aucun doute, accélérer la recherche et le développement d'énergies renouvelables, qui respectent l'environnement, ne fragilisent pas les cultures vivrières des régions agricoles et pourvoient à l'alimentation des populations les plus défavorisées.
C'est la visite faite au Four Solaire d'Odeillo Font-Romeu dans cette belle région de la Cerdagne, située au cœur des Pyrénées Orientales, qui nous rappelle que des chercheurs et scientifiques français avaient ouvert, il y a plus de 50 ans, la voie vers ces énergies renouvelables.

(Remarque: par malchance, en ce jour de juin, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages!)

Vue du four solaire dans la vallée d'Odeillo Font-Romeu.
Le Four Solaire bien exposé dans la vallée, au soleil de la Cerdagne.


C'est donc dans les années 1950 que l'idée d'utiliser le soleil comme source d'énergie s'est concrétisée. Un premier four solaire à Mont-Louis près de Font-Romeu voit le jour, expérience concluante qui conduit les ingénieurs à passer à l'échelle industrielle. Le site d'Odeillo-Font-Romeu est choisi. C'est la région de France dont l'ensoleillement annuel est le plus grand. Mais c'est aussi la région où le vent est présent, donnant à l'atmosphère cette pureté nécessaire au bon réfléchissement des rayons solaires sur les panneaux.

Photo de panneaux miroirs solaires ou héliostats qui captent l'énergie.
Les 63 panneaux miroirs ou héliostats captent puis réfléchissent les rayons du soleil.


La production d'électricité débute vers 1970. La grande parabole constituée de 1830 miroirs reçoit des 63 héliostats les rayons du soleil qui, à leur tour sont renvoyés vers un petit foyer circulaire de 40cm de diamètre. Cette convergence génère une incroyable concentration d'énergie qui sera convertie en électricité.

Photo de la grande parabole du four solaire et du foyer concentrateur d'énergie.
La grande parabole d'Odeillo qui renvoie les rayons vers le foyer concentrateur d'énergie.


Une merveilleuse découverte technologique qui fournit une énergie non polluante, "gratuite", inépuisable et renouvelable. Beaucoup de régions comme cette vallée catalane pourraient être partiellement fournies en électricité solaire. Mais des choix stratégiques ont été arrêtés vers les années 1974 qui s'orientèrent vers une énergie d'origine atomique.
Les données ayant très sensiblement évolué, les chemins de la production énergétique retrouveront-ils un jour cette voie écologique que des précurseurs, visionnaires pour leur époque, avaient ouverte?

Photo de la vallée d'Odeillo-Font-Romeu.


C'est dans la vallée d'Odeillo-Font-Romeu-Via, qu'il y a le plus bel ensoleillement d'Europe, près de 3000 heures par an!. En outre, à cette altitude (1700 m), la dispersion atmosphérique est très faible et le rayonnement solaire est direct.

Photo du four solaire d'Odeillo.


Ce site de production énergétique solaire est à présent un centre de recherche et d'expérimentation sur la résistance des nouveaux matériaux et des matériaux de l'industrie spatiale et aérospatiale qui sont soumis à d'importantes et brutales différences de températures. C'est un lieu de pédagogie planétaire auprès duquel petits et grands apprendront à respecter notre terre si fragile! Il faut aller visiter "Héliodyssée" qui est un laboratoire et une antenne du Centre National de la Recherche Scientifique.

Photo du site devenu centre de recherche fondamentale à Odeillo.


Pour se rendre au four solaire:
  • Adresse :Héliodyssée 7 rue du four solaire à Font-Romeu-Odeillo (66120), tel: 04 68 30 77 86.

  • Par route : depuis Perpignan prendre la N 116, direction Font-Romeu, le Four solaire est à 3 km de Font-Romeu par la D 29.
  • Par train : prendre le "train jaune" qui relie la gare de Villefranche-de-Conflent à celle de Latour-de-Carol, paysages à couper le souffle, le train suit le cours de la Têt.

A visiter également:
  • Le four solaire de Mont-Louis (66210), ou "Comment a-t-on apprivoisé le Feu du Ciel?" : chauffe-eau, cuiseurs et lampes solaires, photopiles.
  • La centrale solaire de Thémis à Targasonne (66120).
  • La ville-forteresse de Vauban à Mont-Louis à 6km de Font-Romeu.
  • La ville-forteresse de Vauban à Villefranche-de-Conflent.

Les passages à Paris

Avec l’avènement de la vie sédentaire, toutes les sociétés y compris les plus anciennes ont organisé la vie économique de leurs cités dans un cadre d’échanges, de troc. Les plus vieux sites urbains dédiés au commerce local sont les souks arabes, toujours aussi vivants et colorés qu’aux temps de l’hégémonie arabo-musulmane.
Ceux de Marrakech, Rabat, Fès ou Tanger, pour ne citer qu’eux, témoignent de leur extraordinaire dynamisme.

En Europe, les villes du Moyen-âge puis de la Renaissance ont également favorisé l’échange dans les ruelles étroites.

A Paris, très vite s’est imposée l’idée de permettre aux passants, acheteurs en puissance, de pouvoir flâner, « en toute sécurité », dans les rues et ruelles commerçantes de la capitale. Le piéton devait être éloigné des « embarras de Paris », du vacarme des encombrements, des risques de circulation, de la boue et des intempéries.

Les rues de la rive droite de la Seine se couvrent au XIX siècle de verrières et s’ornent de coupoles lumineuses, les passages verront donc le passant s’offrir des instants de calme, dans ces havres de paix relative.

Peu à peu chaque passage se spécialisera dans une activité très précise : le commerce des tissus, celui des déguisements, celui des accessoires de coiffure, celui de la broderie, de la porcelaine, des vêtements, des gravures, de la restauration, des antiquités etc.…

Sous le Second Empire, avec l’arrivée des Grands Magasins et de l’éclairage public, les passages perdront peu à peu de leur attractivité.

De nos jours, les parisiens redécouvrent peu à peu ces endroits désuets et nostalgiques d’un certain art de vivre.

Si beaucoup de ces passages sont souvent peu entretenus , voire abandonnés , d’autres gardent leur authenticité et nous racontent en direct « leur histoire glorieuse » .

Les galeries Vivienne, le passage du Caire, celui de la Trinité, le passage Ponceau et des dizaines d’autres disséminés dans toute la capitale gardent leur intérêt commercial et historique.

photo du passage du Grand Cerf
Le passage du Grand Cerf Paris II ème

Rue des degrés : la plus courte rue de Paris


La plus petite rue de Paris se situe dans le II ème arrondissement. Elle relie la rue Beauregard à la rue de Cléry.
Avec ses 5 mètres 75 de long, c'est la rue la plus courte de Paris. Elle n'est pas accessible en voiture puisqu'elle est constituée d'un escalier de 14 marches. Il n'y a aucune porte sur les murs qui la bordent.

Photo de la plus petite rue de Paris

Rue des degrés, Paris II ème

Photo de la plus courte rue de Paris



Randonnée au Pic Carlit près de Font-Romeu Pyrénées Orientales (Languedoc Roussillon)

En ce mois de juin, les stations de sports d'hiver de Font-Romeu et de Pyrénées 2000 (commune de Bolquère) sont fermées. L'été n'est pas encore là, mais peu importe, la nature est tellement belle au printemps! La montagne n'est plus la même, la palette des couleurs est bien plus riche. A la symphonie des blancs d'hiver succède une mélodie multicolore . Le groupe de joyeux randonneurs, bon pied, bon œil, encadré par notre guide Guillaume, part du Lac des Bouillouses à 2000 mètres, (commune de Mont-Louis), avec la ferme intention de gravir la référence des sommets majeurs des Pyrénées Orientales : le Carlit qui culmine à 2921 m. La météo n'est pas très optimiste, ciel couvert, averses, vent. Qu'à cela ne tienne, nous sommes bien équipés, nous avons le feu vert de Guillaume.

Vue du massif du Capcir où culmine le Pic Carlit
Un panorama en demi teinte sur le massif du Capcir
où le Pic ou Puig (en catalan) Carlit culmine à plus de 2920 mètres.


Les premières pentes sont raides et le dénivelé important. Notre guide nous teste, il monte à son rythme et nous nous accrochons! Un rapide regard vers ce troupeau de chevaux en liberté qui passent une grande partie de l'année dans ce massif. Mais nous prenons garde, les poulains sont auprès de leurs mères et les chevaux nous observent. Nous restons à distance. Quelques vaches les ont rejoints dans ces alpages enveloppés déjà de cotonneux nuages.

Photo de chevaux en semi-liberté dans le massif du Capcir.
Les premiers signes de fin d'hiver sont là:
chevaux et vaches investissent les massifs!


Dans les sous-bois et les prés gorgés d'eau en cette période de fonte des neiges, les fleurs de printemps éclosent, gentianes, daphnés, narcisses, genêts. Les myrtilles seront mûres dans quelques mois, mais nous ne serons plus là!

Photo de fleurs de gentiane sur le massif du Carlit.
Les premières fleurs de gentiane éclosent.
Les racines entrent dans la composition d'un apéritif à base de gentiane.


L'ascension se poursuit. Le guide nous ménage quelques temps de pause afin de récupérer. Partout, des filets d'eau descendent des sommets. Les sonnailles des troupeaux se font de plus en plus rares. Nous voilà rendus à 2300 mètres.

Photo de l'ascension du Pic Carlit, longeant un ruisseau d'altitude.
Nous longeons un de ces ruisseaux qui
dévalent du Puig Carlit pour former ensuite la Têt.


La vallée de cette rivière catalane, longue de 120 Km, est classée " Pays d'art et d'histoire" par le Ministère de la Culture. Villefranche de Conflent au confluent de la Têt et du Cady est un de ces villages chargés d'art et d'histoire.
Les chemins en lacets nous approchent peu à peu du sommet. Le calme des cimes est entrecoupé du bruit de nos pas dans les éboulis de plus en plus fréquents. La température a baissé, les averses nous refroidissent, la neige est là, nous passons prudemment sur des névés. La plus belle des récompenses serait de voir détaler des isards, voler des aigles. Nous savons que des sangliers sont passés là, ils ont labouré le sol.
Une courte halte s'impose au refuge des Frères Aymar pour nous désaltérer avant de poursuivre la montée.

Photo d'un refuge d'altitude dans le massif pyrénéen du Capcir.
Ce refuge est au bord d'un de ces lacs glaciaires qui
forment un véritable chapelet sur toutes les pentes du massif pyrénéen du Capcir.


Après trois heures de marche, nous en avons vu des lacs! Il y en a une bonne vingtaine, des lacs verts, des lacs froids, des lacs de pelouse et des lacs polaires. Celui au bord duquel nous allons nous "restaurer", fait partie de ces lacs dits "polaires". Il est gelé et sa couche de glace est assez épaisse par endroit.

Photo d'un lac dit polaire au pied du Carlit.
La neige, les plaques de glace sur le lac,
le ciel bas et orageux,voilà notre décor du midi!


Après le café, notre guide nous invite à stopper là notre ascension, il faudra bien nous y résoudre. Sa prudence face aux conditions climatiques l'emporte sur toute autre velléité de poursuivre jusqu'au sommet.
Nous redescendons et sur le chemin du retour, une famille de mouflons déguerpit en contrebas d'un sentier étroit. Dommage pour la photo, j'avais rangé mon appareil! Une de nos randonneuses a trouvé deux bois de chevreuil, symbolique trophée, souvenir de cette randonnée pyrénéenne!

Pour faire l'ascension du Carlit:
  • prévoir environ 7h de marche.
  • être bien équipé de chaussures, de vêtements, de provisions, de tel,de trousse.
  • prendre un guide si vous ne connaissez pas bien les lieux.
  • partir du Lac des Bouillouses à 2000 mètres.


La faune du Capcir: le cerf élaphe, le chat sauvage, le chevreuil, l'hermine, la marmotte, l'isard, le mouflon, l'aigle royal, le gypaète barbu, le grand tétra, le lagopède, le vautour.

A voir dans les environs:


Orthographes incorrectes : "Carlite FontRomeu Pyrénnées", "Font Romeux Bouillousses Pirénées", "Capcire Carlitt"

Les villes et villages proches de Font-Romeu-Odeillo-Via : Égat, Bolquère, Targassonne, Eyne, Saillagouse, Estavar, Cabanasse, Llo, Saint-Pierre-dels-Forcats, Mont-Louis, Llagonne, Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes, Err, Sainte-Léocadie, Planès, Angles, Dorres, Sauto, Nahuja, Ur, Osséja, Bourg-Madame, Matemale, Fontpédrouse

Féria de Montblanc dans l'Hérault Languedoc Roussillon

Ce village viticole situé entre Béziers et Pézenas organise chaque année une Féria qui attire de nombreux touristes et soude tout un village autour d'un projet commun : vivre deux jours de "douce folie" dans un cadre rural authentique.
Ambiance hispanique garantie, de nombreuses familles d'origine espagnole sont installées depuis longtemps dans la région. Leurs coutumes et traditions ont imprégné la vie du village. Les rues sont bouclées par des barrières de protection. La fête peut commencer.

Photo d'abrivado en feria
Les gardians font bloc autour des taureaux!


Le matin, c'est "l'abrivado". De fringants chevaux camargais montés par des gardians, encadrent des taureaux qu'ils guident dans les rues. Lors de ce jeu taurin, les jeunes vont tenter d'extraire du troupeau un des taureaux. Il faut de la force, des bras mais aussi une bonne dose de courage. Nul n'est à l'abri d'un coup de corne, d'une ruade ou d'une chute!

Photo de féria dans le sud de la France
Les jeunes tentent de détourner un taureau du groupe


Vers 17h, c'est la "capea". Cette petite corrida est menée par de jeunes élèves des écoles taurines. Ils s'exercent à cet art sur de jeunes taureaux dans une arène de campagne. Il n'y a pas de mise à mort. C'est un exercice à la cape d'où son nom de capea.

Photo de capea
L'apprenti torero affronte un petit taureau vif et volontaire


Lorsque le chaud soleil languedocien se fait moins ardent, les tréteaux résonnent de musiques et de chansons andalouses. Les "Sevillanas" rythment leurs pas de danse de "tacones" ou "zapateos" (talons et claquettes) au son des castagnettes et des chants "flamencos".

Photo de danses de Sevillanas
Les danseuses de "Sevillanas"


Un autre jeu taurin très médiatisé est le fameux "toro-piscine". Il obtient toujours autant de succès. Il faut amener la vachette dans la piscine. Le clou de ce petit spectacle c'est lorsque le coureur accompagne l'animal dans le bain! Mais, là aussi, il faut de l'agilité, du tempérament et de la chance.

Photo de de toro-piscine
Charge de la vachette, mieux vaut ne pas être sur son trajet!


A 22 heures le lâcher de taureaux ou "encierro" est un des moments les plus attendus par les amateurs d'émotions fortes. Cette tradition vient du plus profond des âges, du temps où l'homme affrontait cet animal mythique en vue de le dominer. La mythologie, l'histoire et la littérature regorgent de récits de combats et de légendes sur l'homme et le taureau.
Dans quelques villages languedociens, comme ici à Montblanc, la tradition se perpétue. Jusqu'à trois taureaux sont ainsi lâchés dans les rues. Des dizaines de jeunes vont les défier, s'approchant au plus près, courant devant eux, esquivant la charge, frôlant le coup de corne. Quelques courageux malchanceux garderont le souvenir douloureux de cet encierro. Rien de bien grave cependant, des bleus, des contusions, des égratignures.

Photo d'encierro
Taureau de plus de 200 kg prêt à charger


Les nuits sont courtes, vers minuit un "toro de fuego" ou taureau de feu, calé sur les épaules de Monsieur le Maire, danse au rythme d'un paso-doble qu'une "banda" ou groupes de musiciens jouent avec enthousiasme. La place de la Mairie s'embrase de ce feu d'artifice. Une soirée mousse rafraîchit les gens qui danseront jusqu'au petit matin.
Le village de Montblanc était pendant deux jours un petit coin d'Espagne grâce à l'association "Montblanc-Fiesta" et ses nombreux bénévoles et au concours de la municipalité.

A ne pas manquer en Août:
La Feria de Béziers : une semaine de spectacles équestres, taurins et de danse.

Le passage Sainte Foy dans le deuxième arrondissement de Paris


Le passage Sainte Foy est situé dans le deuxième arrondissement de Paris.
Il débute 14 rue Sainte Foy pour se terminer au 261 rue Saint Denis.
Ce passage un peu glauque est à plusieurs niveaux. Un escalier correspond à l'ancienne contrescarpe du rempart des fortifications de Paris (Charles V). A deux pas de là, les rues de Cléry et d'Aboukir, qui sont parallèles, remplacent les chemins de ronde intérieur et extérieur. Le passage a été reconstruit en 1813.

Nous sommes en plein cœur du quartier du sentier. Quelques ateliers de couture occupent les locaux désertés du passage. Vous avez vu "La vérité si je mens" ?

Photo de l'escalier du passage Sainte Foy
L'escalier ancienne contrescarpe des fortifications Charles V


Photo du passage Sainte Foy à Paris
Passage déserté et un peu glauque


Photo des habitations passage Ste foy


Image du passage Sainte Foy à Paris


Photo de la sortie du passage Ste Foy
L'autre bout du passage Sainte Foy, 261 rue Saint Denis

Vol intérieur Lamidanda - Phaplu au Népal

C'est toujours plein d'entrain que nous partons pour Phaplu. Cet atterrissage forcé à Lamidanda n'a en rien altéré notre bonne humeur et notre soif de trek ! Le vol ressemble au premier avec les mêmes sommets frôlés, les mêmes vues splendides sur des montagnes toute blanches et toute proches, et le même type... d'atterrissage !!! sur le gazon !!!

Vue des montagnes népalaises depuis l'avion
Vue aérienne sur les sommets népalais


La piste est un peu plus longue mais toujours aussi encastrée au cœur des montagnes ! Phaplu se situe à une altitude de 2470 m. Nous débarquons sous la pluie, les capes et blousons sortent vite de nos sacs et nous rejoignons le lodge qui nous accueille pour le repas du midi.

Photo de l'aérodrome de Phaplu au Népal
La piste d'atterrissage de Phaplu


Photo de logde à Phaplu
Notre lodge à Phaplu : le Shangri-La Guest house


Le repas du midi sera le plat traditionnel népalais ou Dal Bhat (de Bhat qui signifie riz blanc et Dal qui signifie lentilles). Il s'agit d'un plat composé de riz, d'une soupe de lentilles et de différents légumes épicés et parfois de viande de poulet ou de sanglier épicé. Aujourd'hui ce sera Dal Bhat avec des épinards chinois, du céléri, des choux et des pommes de terre.

Il sera impossible de se rendre aujourd'hui à Lukla, le brouillard ne se lèvera plus. Nous dormirons donc ici et profiterons de l'après midi pour découvrir le village voisin de Sallery et son monastère bouddhiste. Armés de nos protections anti-pluie, nous partons à pied à travers le village.

Photo du village de Sallery au Népal
Ruelle du village de Sallery


Les rues sont de terre, la majorité des toits sont en tôle ondulée peinte en bleu sans que cela n'est une signification particulière. Les enfants, en vacances en ce moment, jouent dans les rues et sont ravis de se faire photographier mais surtout de se voir sur les écrans de nos appareils photo. Les poules, poussins et coqs sont nombreux autour des habitations, une odeur de feu de bois (?) envahit le village. Notre chemin descend franchement jusqu'à remonter vers le monastère de Sallery.

Photo du monastère de Sallery au Népal
Le monastère de Sallery


Le monastère abrite 15 moines chowing. Sa construction a débuté il y a 15 ans et il est achevé depuis 2 ans seulement. Les frais, à la charge des habitants du village, pèsent lourd sur un budget tourné de préférence vers l'investissement dans d'autres activités plus lucratives. Nous assisterons à un appel à la prière au son de la conque et à la cérémonie suivie par de très jeunes apprentis moines. Les 7 rituelles coupelles d'eau, les 7 bougies et l'encens ne manqueront pas au rite prieural.

Photo d'enfant moine bouddiste
Les jeunes moines en formation


L'autel central accueille une statue de bouddha et de la déesse de la compassion que nous retrouverons dans la plupart des monastères que nous croiserons sur notre chemin. Les couleurs chatoyantes des 108 écrits de Bouddha entourent de chaque côté l'autel aux offrandes.

Photo de textes sacrés bouddhistes
Les 108 textes sacrés de Bouddah


Sallery est un petit village perché au dessus de la rivière Dudh Kosi (ce qui signifie grande rivière de lait à cause de la couleur blanche de ses eaux). Nous suivrons tout au long de ce trek cette rivière qui change de nom selon la vallée dans laquelle elle coule. Sur le chemin du retour nous assistons à un beau spectacle coloré dans le ciel et apercevons notre premier sommet enneigé : le Numbur. A 6959 m, c'est la montagne qui domine la tant attendue ville de Lukla.

Photo du Numbur au Népal

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