Sports et Santé : le Blog de Véro

Photo du refuge de la Vogealle


Randonnée dans la réserve de Sixt : le refuge et le lac de la Vogealle (par le Pas du Boret)

Carte IGN : 3530 ET

Départ : le parking du cirque de Fer à Cheval au bout de la route de Sixt Fer à Cheval

Difficulté : difficile

Dénivelé : 947 m jusqu'au refuge de la Vogealle puis 100 m jusqu'au lac

Temps de parcours : 3h15 pour le refuge puis 30 min pour le lac de la Vogealle

Nature du terrain : sentiers d'alpages, pierriers

Itinéraire : GR de pays le Tour des Dents Blanches.

La randonnée vers le lac de Vogealle débute calmement par une petite partie du sentier d'interprétation du Cirque de Fer à Cheval. Prendre la passerelle de la Samosse puis tourner à droite direction la buvette de Prazon. Juste avant celle-ci prendre le sentier du Pas de Boret. Cette montée très pentue se fait le long de la paroi rocheuse grâce à des câbles (c'est un sentier vivement déconseillé en cas de pluie). Le haut de cette première et rude ascension atteint l'orée de la forêt et le chalet buvette du Boret. Dos à nous, le glacier du Ruan, le glacier de Prazon et la Massif du Tenneverge, époustouflants!

Photo du pas du Boret
Les câbles lors de l'ascension du Pas du Boret


Mais ce n'est pas fini... ça continue de monter sec! La deuxième partie de l'ascension se fait dans l'alpage jusqu'à gagner une zone d'éboulis sous le Dard (voir la croix de la Pierre du Dard). Le chemin balisé en rouge dans ce gros éboulis passe par le sommet du Dardet. Après 3h de marche, j'atteins enfin la cuvette où se niche le refuge de la Vogealle. 1901 m d'altitude. La vue est splendide sur les glaciers du Prazon et du Ruan.

Photo du refuge de la Vogealle
Le refuge de la Vogealle


30 minutes plus haut, c'est l'émerveillement devant le lac de la Vogealle encore entouré de neige et sur lequel flotte quelques "icebergs". La neige plonge dans le lac pour y fondre, les couleurs sont incroyablement belles. Le lac est généralement en eau jusqu'au début du mois d'août. Face à moi, la Pointe Droite, à ma droite la montagne de Sageroux, derrière mois le Tenneverge et le glacier de Prazon.

Photo du lac de la Vogealle
Arrivée dans la neige au lac de la Vogealle


Image du lac de la Vogealle
La Pointe droite et le lac de la Vogealle


Photo du glacier du Prazon
De l'autre côté, les glaciers du Prazon et du Ruan


Le retour se fait par le même itinéraire. Il est possible (comme à l'aller) de passer par le Fond de la Combe (fléché), le chemin est plus long mais moins pentu. Etant donné que l'orage menace, je choisis le chemin le plus rapide.
Voici une petite vue sympathique sur le glacier du Ruan lors de la descente .

Photo du glacier du Ruan
Le glacier du Ruan

Pourquoi ne pas lire aussi :


Carte et profil de la randonnée vers le lac de la Vogealle

Le report des coordonnées GPS sur Google earth et dans Géorando permet d'avoir une bonne vue d'ensemble de la randonnée qui mène au refuge et au lac de la Vogealle. Le trajet exploité correspond à l'aller jusqu'au lac.

Je suis étonnée de voir le D+ (dénivelé positif) de 1597m! La différence d'altitude entre le point de départ et l'arrivée est de 1105m et je n'ai pas eu l'impression de descendre les 492m! Un peu physique la rando mais ça fait du bien! La distance réelle du parcours aller est de 8,93 km.

Carte tridimensionnelle de la randonnée Lac de Vogealle
Carte tridimensionnelle de la randonnée exploitée avec Google Earth


Profil rando lac Vogealle
Le profil de la randonnée

Itinéraire sur carte et profil de la randonnée vers le refuge de Sales (commune de Sixt)


Voici ce que donne le report de la randonnée vers le refuge de Sales et le passage du dérochoir sur les cartes de Géorando. A priori le Gps a mal fonctionné au départ.
Le profil de la randonnée montre une altitude maximale à 1897 m pour une altitude de départ à 1180 m. Le dénivelé positif est de 717 m. La distance réelle parcourue est de 17,3 km.

Carte topographique randonnée de Sales
Itinéraire de la rando vu depuis l'arrivée


Profil de la randonnée vers refuge de Sales
Le profil de la rando (je ne sais pas ce qui s'est passé au début???)

Chamois et bouquetins de la rando du refuge de Sales

Voici une sélection de photos des animaux sauvages rencontrés pendant la randonnée qui mène au refuge de Sales. J'espère ne pas me tromper de noms entre chamois et bouquetins parce que j'avoue que parfois la différence n'est pas évidente. N'hésitez pas à me donner vos avis!

Chez les chamois, le petit s'appelle le cabri et la femelle la chèvre.
Chez les bouquetins, le jeune est le cabri et la femelle est l'étagne. Les mâles sont aussi appelés "boucs".

Photo de chamois
Chamois rencontré au dessus de la cascade de Sales


Photo de bouquetin
Bouquetin


Photo de bouquetin à grandes cornes
Ce bouquetin était sur le sentier de randonnée!


Photo de grotte avec bouquetins
La grotte où, chaque année, on retrouve les bouquetins.
N'y aurait-il pas un heureux évènement en vue?


Photo des bouquetins de sales
La famille bouquetin au complet

Fleur blanche des Alpes : la Pulsatille ou l'Anémone des Alpes

La Pulsatille des Alpes (Pulsatilla alpina) fait partie de la famille des Renonculacées. Il s'agit d'une plante protégée qu'il est interdit de cueillir.
Ses fleurs sont blanches sur les sols calcaires et jaunes en terrain siliceux (Anémone soufrée).
La pulsatille alpine est une plante toxique, son ingestion entraine des troubles respiratoires et cardiaques.

J'ai pris ces photos de Pulsatille des Alpes au cours de 3 randonnées différentes. Les deux premières ont été prises fin juin au dessus des cascades de la Sauffaz et de la Pleureuse de Sales. J'ai photographié la plante entière en montant vers le refuge de la Vogealle et enfin la dernière à proximité du lac de Gers début juillet.

Photo de l'Anémone des Alpes

La fleur blanche de l'Anémone pulsatille des Alpes

Photo de la Pulsatille des Alpes


Image de la pulsatille des Alpes
La plante entière


Photo du fruit de la pulsatille
Le fruit caractéristique de l'Anémone des Alpes


Photo du fruit de l'anémone des Alpes
Le fruit, un peu plus tard

Photos de marmottes en allant vers le refuge de Sales


La marmotte fait partie de la même famille que l'écureuil, les Sciuridae.
Elle hiberne en hiver d'octobre à mars puis au printemps vient la période de reproduction. La gestation dure 33 à 34 jours et les naissances s'étalent en général sur les mois de juin et juillet.

La marmotte est majoritairement herbivore mais peut aussi parfois se nourrir de criquets, de vers de terre et de larves. Elle ne boit pas, c'est la rosée qui se trouve sur les plantes qu'elle ingère et leur composition en eau qui la désaltère.

La marmotte siffle. Son cri strident s'entend a un kilomètre. Un seul cri signifie un danger immédiat, plusieurs cris signifient un danger lointain.
La durée de vie d'une marmotte est d'un peu plus de 15 ans.

Photo de Marmota marmota
Marmota marmota


Image de grosse marmotte
Marmotte de profil


Photo de marmotte
La marmotte assise en chandelier


Image de marmotte
Je retrouve cette marmotte chaque année au pied de la cascade de Sales

Circuit de randonnée : refuge de Bostan, col de Bostan, tête de Bostan, refuge du col de la Golèse


Carte IGN : 3530 ET

Départ : Parking du Plan aux Arches. De Samoëns, prendre la direction "les Moulins" puis les "Allamands". Traverser le hameau en continuant la route sur 800 mètres, c'est le troisième et dernier parking.

Difficulté : classé facile jusqu'au refuge de Bostan puis assez facile pour la suite.

Dénivelé : 673 m jusqu'au refuge de Bostan puis 521 m jusqu'au col puis 5 m (pour moi c'est plus?) jusqu'à la tête de Bostan.

Temps de parcours : 2h jusqu'au refuge de Bostan puis 1h45 jusqu'au col puis 30 min jusqu'à la tête de Bostan.

Nature du terrain : Départ dans la forêt puis sentier dans les lappiaz puis alpages.

Itinéraire : le sentier suit le GR de pays Le Tour des Dents Blanches.
La randonnée commence par une série de lacets dans la forêt de Bostan jusqu'à atteindre le vallon de Bostan. Un chalet d'alpages (piégé!) et un bassin taillé dans la pierre nous amènent petit à petit au refuge de Bostan. Sur notre droite, les Dents d'Oddaz forment une paroi abrupte qui suivra notre trajet jusqu'au col. Le décor de lappiaz et la diversité des couleurs des fleurs alpines contrastent avec la lumière blanche du soleil en face de nous (dommage pour les photos).

Photo du refuge de Bostan
Le refuge de Bostan


Une fois le refuge passé, on aperçoit au loin le col de Bostan. Le sentier se fait plus étroit et plus pentu, les névés sont de plus en plus fréquents.
A notre gauche, la crète de l'Avouille puis la tête de Bostan, à notre droite, toujours les Dents d'Oddaz.

Nous arrivons dans la combe des Verdets, c'est la première fois que je vois de l'eau dans le lac des Verdets! La neige est tombée en abondance cette année et il est encore tôt dans la saison.

Photo du col de Bostan
Au loin, le col de Bostan


Photo du lac des Verdets Samoëns
Le lac éphémère des Verdets


Le terrain est humide et glissant avec toute cette neige qui fond. Le chemin n'est pas facile à repérer sous les névés, heureusement je suis les traces d'un randonneur matinal qui me précède et puis, au pire, c'est tout droit! J'ai encore une fois oublié mes bâtons de randonnée à la maison...
Le décor est splendide, l'arrivée dans la neige est rafraichissante! Les cloches des moutons résonnent dans la montagne mais, pour l'instant, je n'arrive pas à les distinguer.
Ça y est le col est là, la frontière suisse est à nos pieds. Le panorama est grandiose sur les Dents blanches à droite, les Dents du midi (?) en face et le vert vallon du Val d'Illiez en Suisse.

Photo des Dents d'Oddaz
Névés sur les Dents d'Oddaz


Photo des Dents du midi depuis le col de Bostan
Les Dents du Midi depuis le col de Bossetan (orthographe suisse)


Après de bonnes minutes d'observation et d'admiration, je reprends la route vers la tête de Bostan qui s'élève quelques mètres plus haut sur la gauche après la tête de Verdet. La pente est moins forte et une vue extraordinaire sur le Mont Blanc s'offre au dessus des Dents d'Oddaz. Au sommet de la tête de Bostan deux cairns indiquent le chemin. Nouveau panorama magique sur la Suisse, les Dents blanches, "les terres maudites" à nos pieds, le col de la Golèse et la vallée de Morzine.

Photo de la tête de Bostan
Le cairn de la tête de Bostan, au loin, le Mont Blanc


La descente vers le refuge du col de la Golèse passe par la pointe de l'Avouille. C'est le moment où la batterie de mon GPS décide de me lâcher. Je rencontre enfin le troupeau de moutons dont les cloches résonnaient tout à l'heure et je continue le sentier vers le col de la Golèse. Une fois au refuge, il reste une petite heure de descente par un large sentier carrossable sur lequel je croise des vaches aux mœurs bien étranges que certains d'entre vous doivent connaître (...). Bref, une randonnée bien agréable dans un décor escarpé et une vue incroyable sur les Alpes suisses et le Mont Blanc.

Photo du refuge du col de la Golèse
Le refuge du col de la Golèse

Randonnée descente de La Colombière par La Fage dans l'Hérault en Languedoc

Les Gorges de Colombières accusent un fort dénivelé qui exige pour l'ascension une bonne condition physique. Dans sa deuxième partie qui commence au refuge de La Fage, les difficultés sont moindres mais, attention, la descente requiert autant de vigilance que pendant la montée. Les sentiers sinueux, dissimulent, sous un tapis roux de feuilles sèches, quelques surprises : un trou, un caillou instable, un sol humide et glissant.

Photo du Refuge de La Fage dans l'Hérault
Refuge de La Fage à 850 m dans le massif du Caroux


Le ruisseau de l'Arles que nous avons remonté depuis la commune de Colombières prend ici sa source. Son image se reflète dans ce miroir d'eau immobile !

Photo de la source de l'Arles
Source de l'Arles près du refuge de La Fage


Une chemin pentu débouche sur le point culminant du plateau, le rocher des Estrets. Un vent vivifiant inonde le ciel de gros nuages menaçants. On ne se lasse pas de la vue sur la plaine et le massif du Caroux .

Photo du rocher des Estrets commune de Rosis
A 890 m, le rocher des Estrets près de la commune de Rosis.


Commence alors la descente par le chemin des Fleisses. Les 18 tournants en épingle à cheveux sont à négocier avec agilité et prudence. Fleisses est un mot occitan qui vient du latin "Flexus" = courbe, tournant. Nous serons à 300 m d'altitude au bout de ce sentier.

Photo du chemin des Fleisses
Bruyères sur le chemin des Fleisses


Nos pas empruntent ceux des hommes du néolithique (2500 ans avant Jésus-Christ) qui par ce chemin antique conduisaient leur bétail en transhumance.
Depuis l'Epoque Romaine, cette "route commerciale" permettait des échanges de nourriture (céréales, viande, gibier, etc...) entre les habitants de la vallée et ceux des plateaux.

Dans les anfractuosités du relief et du sol calcaire, les charbonniers du siècle dernier vivaient dans des maisons troglodytes.

Photo de maisons troglodytes à Colombières
Maisons troglodytes des charbonniers


Après 2h30 de descente, nous avons quitté l'arête de La Fage pour revenir à notre point de départ, la place du village de Colombières.

Randonnée près de Samoëns : le refuge de Sales et le passage du dérochoir


Carte IGN : 3530 Samoëns ET

Départ : Le parking du Lignon. De Samoëns se rendre jusqu'à Sixt, traverser le pont en suivant la direction de la Cascade du Rouget, passer devant celle-ci et continuer la route jusqu'au bout, une aire de retournement et un parking termine la route.

Difficulté : assez facile jusqu'au refuge puis plus costaud (mais classé facile) jusqu'au dérochoir.

Dénivelé : 690 m jusqu'au refuge et 340 m jusqu'au dérochoir.

Temps de parcours : 2h pour le refuge puis 1h30 pour le dérochoir.

Nature du terrain : sentier empierré puis alpage et pierrier. Réserve naturelle de Sixt-Passy.

Itinéraire : du parking du Lignon, suivre le GR5 qui passe par le site classé des Cascades de la Sauffaz et de la Pleureuse de Sales. La mise en jambe est un peu brutale, la pente dans la forêt est plutôt raide mais l'arrivée aux cascades est magnifique. La Sauffaz (à gauche sur la photo) est alimentée par les eaux du torrent de Sales, la Pleureuse (dont l'eau est potable) est alimentée par des sources d'origine mal connue à son sommet.

Photo cascade de la pleureuse et Sauffaz Samoëns
Cascades de la Sauffaz et de la Pleureuse de Sales


Quelques mètres plus haut le chemin se divise, prendre le sentier de droite (une variante du GR96) direction Refuge de Sales, Dérochoir, Refuge de Platé et laisser Anterne à gauche. Là, on peut profiter d'un peu de terrain plat (le plan clos) le long du torrent de Sales que l'on suit du début à la fin de la randonnée. A notre gauche : la pointe de Sales.
Traverser la deuxième passerelle (en bois), la première ne mène nulle part de toutes façons! Remonter le torrent de Sales sur le chemin étroit qui passe près de la roche (le Pas de Sales) pour arriver jusqu'à la cascade de Sales.

Photo de la cascade de Sales
La cascade de Sales


Le sentier longe les gorges de Sales pour arriver quelques lacets plus haut à la cascade du Trainant . Un rocher caractéristique la surplombe, je l'ai baptisé "tête de cheval" à cause de sa forme. A partir de cet endroit, bouquetins et chamois sont rois et il est difficile de ne pas en voir! Les marmottes aiment aussi se faire réchauffer au soleil et leur cri strident annonce notre arrivée.

Photo cascade du Trainant Sixte fer à cheval
La cascade du Trainant


Là, je ne sais plus où donner de la tête : une marmotte à gauche, une grotte avec une famille bouquetin à droite, des chamois à portée de main gauche... c'est un vrai festival! Nous apercevons déjà au loin une croix qui, d'expérience, annonce la chapelle et de refuge de Sales. Tiens, la barrière qui parque les vaches en altitude n'est pas encore posée!
La Chapelle de Sales fait partie du Sentier des Chapelles et des Oratoires, sa date de construction est sujette à controverse, 1617, 1642 ou avant? L'autel de la chapelle est gravé dans le rocher, quelques randonneurs y déposent des fleurs en guise de prières.

Photo de la chapelle de Sales
La chapelle de Sales, au fond le Dérochoir enneigé


Quelques pas plus loin, les chalets et le refuge de Sales apparaissent. Une petite pose s'impose! Un abreuvoir (eau potable) destinés aux randonneurs est au coeur de ce petit "village" d'altitude.

Photo du refuge de Sales
Le refuge de Sales


Photo abreuvoir à Sales, Sixt
La fontaine-abreuvoir


La montée au dérochoir s'annonce difficile vu l'enneigement, nous ne sommes pas équipés. Nous montons jusqu'au Grand Pré en passant par le bassin taillé dans la pierre puis nous rebroussons malheureusement chemin. Pas de Mont Blanc aujourd'hui.... Le retour se fait par le même itinéraire, les mêmes chamois et bouquetins, les mêmes cascades et le même torrent. C'est vraiment ma randonnée préférée tellement elle associe l'eau, les animaux et le panorama! C'est mon pèlerinage annuel obligatoire!

Vue sur le massif du Ruan
Vue sur le massif du Ruan au retour

Randonnée depuis Samoëns : le refuge de Folly et le Lac des chambres

Carte IGN : Top 25 3530 ET

Départ : au choix parking du Pied du Crêt (plus bas donc plus long) ou parking du Crêt. De Samoëns prendre la direction des "Allamands", 800 mètres après le hameau, il s'agit du premier et du deuxième parking. Je choisis de partir du parking du Crêt.

Difficulté : classé assez facile jusqu'au refuge de Folly puis assez difficile jusqu'au Lac des Chambres.

Dénivelé : 561 jusqu'au refuge puis 542 jusqu'au lac.

Temps de parcours : 1h45 jusqu'au refuge puis 1h30 jusqu'au lac.

Nature du terrain : sentier forestier au début puis sentier d'alpages, pierrier et névés (au moins un).

Itinéraire : la randonnée démarre par un court sentier carrossable qui mène aux chalets du Crêt. Le chemin devient sentier et emprunte un itinéraire équipé de câbles aménagé dans le rocher. C'est ensuite une ascension dans la forêt des Grands Bois jusqu'au site d'escalade du rocher du Tuet. Le chemin rejoint le sentier venant du Pied du Crêt. Des lacets ombragés dans la forêt mènent progressivement à l'alpage de Folly où l'on aperçoit très rapidement le refuge.

Image refuge de Folly Samoëns
Le refuge de Folly


Le refuge de Folly a été reconstruit deux fois après avoir été emporté puis détruit par des avalanches en 1977 et 1978. Il est actuellement perché 10 mètres plus haut qu'à l'origine, contre l'escarpement rocheux, et entièrement en béton depuis 1979.
Nous sommes à ce niveau là entre la chaîne des Dents d'Oddaz et du Tuet et la chaîne de la montagne du Criou avec sa Pointe Rousse. Un panneau indique la direction du Lac des Chambres et un sentier plutôt raide monte dans l'alpage. Environ trois quarts d'heure plus loin, on arrive au pied d'un pierrier enneigé. La pente est forte, les pierres roulent, la traversée du névé se fait prudemment. A partir de cet endroit, on entre dans la zone des "Eaux froides" à partir de laquelle arrivaient les avalanches responsables des vicissitudes du refuge de Folly.

Photo de pierrier en montagne
Le pierrier et son névé devant la Pointe des Chardonnières


Photo de montagne
Derrière nous, la tête du Fer à Cheval


Devant nous, la Pointe rousse du Criou


Le sentier continue de monter de façon raide jusqu'au Lac des Chambres. Ce lac n'est jamais totalement en eau, il est plus ou moins en banquise ou parsemé d'icebergs selon l'avancement de la saison mais les couleurs sont toujours surprenantes! On parle de lac pro-glaciaire. L'épaisseur de glace peut aller jusqu'à 13 m! Quand l'eau s'est infiltrée dans le sol, la glace se pose au fond de la cuvette irrégulière et se fracture pour offrir un paysage chaotique de blocs de glace. J'avoue que je n'ai jamais vu tant d'eau dans le lac.

Photo du Lac des Chambres Samoëns
Le Lac des Chambres


Photo de genets rampants
Des genets rampants au bord du Lac des Chambres


Le retour se fait par le même itinéraire. La vue sur la vallée du Haut Giffre est splendide. Samoëns est à nos pieds.

Vue sur la Vallée du Haut Giffre
La Vallée du Haut Giffre

Randonnée sur le GR 5 : refuge, lac et col d'Anterne

Carte IGN : 3530 ET

Départ : le parking du Lignon

Difficulté : assez facile jusqu'au refuge puis assez difficile jusqu'au col

Différence d'altitude : 768 m entre le Lignon et le refuge, 450 m entre le refuge et le col

Temps de parcours : 2h15 jusqu'au refuge puis 2h30 jusqu'au col

Nature du terrain : chemin forestier, sentier d'alpage et névés selon la saison

Itinéraire : suivre le GR 5 depuis le parking du Lignon (bifurquer à gauche et laisser le GR 96 qui mène à Sales sur la droite)

Le départ de la randonnée est un sentier commun avec celui qui mène au refuge de Sales. Les chemins se séparent un peu au-dessus des cascades de la Sauffaz et de la Pleureuse de Sales. Le GR 5 continue sur la gauche et va contourner la Pointe de Sales pour gagner le collet d'Anterne et sa croix. De beaux pylônes électriques rouges entachent un peu le paysage mais c'est vite oublié devant l'époustouflante vue sur la montagne d'Anterne et le Mont Blanc en toile de fond. Pas un nuage, l'ensoleillement de 100% prévu par météo France est bien au rendez-vous!
Il y avait très longtemps que je n'étais pas venue ici et j'avais oublié la beauté du lieu! A ma droite les imposants Rochers des Fizz, devant moi un plateau d'alpage où les marmottes sont reines!

Photo des rochers des Fizz Sixt
Les Rochers des Fizz et le Mont Blanc


Je gagne le refuge facilement, le terrain descend même un peu! Apparemment le refuge a fait le plein cette nuit, je croise de nombreux randonneurs qui redescendent et assiste à la préparation de ceux qui, comme moi, iront jusqu'au lac et au col d'Anterne. Le refuge porte le nom d'Alfred Wills (Birmingham) devenu spécialiste du Tenneverge et du Buet. C'est lui qui a effectué, en solitaire, la première ascension de l'arête Nord de la Pointe de Sales. C'était en 1860.

Photo du refuge d'Anterne Alfred Wills
Le refuge d'Anterne (Alfred Wills)

Photo panneau GR 5
Le GR 5 relie Nice à Amsterdam


Le sentier se raidit après le refuge et monte régulièrement jusqu'au Lac à 2061 m d'altitude. Je n'ai jamais vu autant de marmottes!!! Elles ne sont pas farouches en plus, elles poseraient presque pour qu'on les prenne en photo!
L'arrivée au Lac est magique, l'extrémité du Mont Blanc est visible. Pour le voir plus longtemps et ne pas risquer de le perdre je m'engage vers la droite du lac, au final ce n'est pas forcément une bonne idée. Non pas que le sentier soit déplaisant mais ,il est un peu plus long pour l'accès au col. Ce détour me permettra d'observer ce phénomène étrange : le lac se déverse dans une faille qui paraît minuscule. Il disparaît en quelques sortes. La résurgence du lac se fait 140 mètres plus bas au pied de la Pointe de Chardonnière, incroyable!!!

Photo du Lac d'Anterne Samoëns
Le Lac d'Anterne et le Mont Blanc

Photo d'eau en montagne
Le lac se déverse dans une minuscule faille


Après ce petit détour, je retrouve le sentier qui venait de la gauche du lac. La montée vers le col d'Anterne commence. Elle se fait le long des cascades qui descendent des frêtes de Moëde. Plus on monte, plus les névés sont importants. Il me faudra en traverser trois grands.

Photo du col d'Anterne
La montée au Col d'Anterne


L'arrivée au col est à couper le souffle!! Toute la chaîne du Mont Blanc à découvert! Pas un nuage, une visibilité parfaite!
Au final, j'aurai mis 3h30 pour accéder au col d'Anterne depuis le parking du Lignon. Le retour se fait par le même itinéraire.

Photo du Mont Blanc col d'Anterne
Décor à l'arrivée


Image du Col d'Anterne
La croix au sommet du Col d'Anterne

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