Sports et Santé : le Blog de Véro

Photographies du Carnaval


Carnaval au village de Montblanc, Hérault Région Languedoc Roussillon

Si l’on en croit nos éminents linguistes, le mot Carnaval aurait des origines latines : carno = la chair, la viande, et aval = avaler. Cette période d’avant Carême était propice à la bonne chair, anticipant de fait le jeûne imposé par l’Eglise 40 jours avant les fêtes de Pâques. Le Mardi Gras clôturait cette période de festivités parfois intenses et souvent endiablées. Ce jour là, tout est permis, les danses, les tenues, les déguisements, les libations, les gens se « défoulent » !

Carnaval est fêté dans le monde entier, pour mémoire ceux de Venise, de Rio, de la Nouvelle-Orléans, de La Martinique, de La Guadeloupe, de Binche en Belgique, de Nice, de Québec sont renommés.

Mais dans beaucoup de villes et de villages de France les coutumes perdurent : grands et petits honorent à leur façon les derniers jours débridés précédant la période pascale.

Photo du carnaval de Montblanc


A Montblanc, petite commune de 2500 habitants, dans le sud du département de l’Hérault, les traditions ne se sont pas perdues, elles ont simplement évolué. Les batailles de farine sont toujours des moments joyeux au cours desquels chaque « enfarineur » essaie « d’enfariner » l’autre. Les rues se couvrent de blanc, tout comme les acteurs, souvent très jeunes.

Il fut un temps où les adultes envahissaient la place du village et organisaient des « enfarinades » mémorables autour de la « Marianne ».

Aujourd’hui, c’est devant la mairie que « Monsieur Carnaval » a été jugé pour la vie de déluré qu’il a menée.

photo de monsieur carnaval à Montblanc


Ce « mauvais garçon », épouvantail garni de paille, a, selon la sentence prononcée par « Maître » Pierre, procureur du village, mérité la mort !

Une sentence qui a impressionné tous les enfants du village : « il doit être brûlé sur le champ ! ». Les bourreaux n’ont pas hésité à exécuter la décision irrévocable et ce grand échalas fut hissé court, et en quelques instants son corps s’est enflammé, laissant les petits bouche bée.

photo du bucher de monsieur carnaval


Une sympathique « ronde » autour du feu rassembla une kyrielle d’enfants déguisés, qui avaient encore, pour certains d’entre eux, les stigmates de la « guerre » de la farine sur leur visage! Ainsi Monsieur Carnaval nous a quittés, mais un autre reviendra l'année prochaine qui connaîtra le même sort! Tradition oblige!

photo de ronde au carnaval

Pourquoi ne pas lire aussi :


La barrière de corail au Mexique

Les fonds marins sont décidément très riches du côté de Playa del Carmen au Mexique. Gorgones, anémones et éponges rivalisent d'originalité dans leurs formes et leurs couleurs. La barrière de corail mexicaine est la deuxième plus grande au monde après celle de l'Australie. C'est le paradis des coraux et poissons en tous genres! Le Yucatan est vraiment une région que je recommande aux plongeurs.
Voici quelques photos des fonds sous marins... de quoi vous mettre l'eau à la bouche....

Photo de la flore sous marine au Mexique
Paysage sous marin et gorgones


L'éponge vase
L'éponge-vase (Niphates digitalis)


Image sous marine à Playa del Carmen
Richesse des fonds marins à Playa del Carmen


Image d'éponges violettes
Une espèce parmi les éponges

Livre : " Hors jeux : Rugby et gastronomie, la rencontre au sommet " de Phillipe Boé et Denis Rouvre (et avec Jean Sulpice !)


Le livre Hors jeux : rugby et gastronomie, la rencontre au sommet est incontournable pour les fans de rugby et les fins gourmets. Ce beau livre de photographies et de recettes est paru aux Editions de l'If le 10 septembre 2007.

Un livre de 230 pages pour marier le rugby et la gastronomie, et conçu par Philippe Boé critique gastronomique et passionné de rugby!

Le livre est organisé en trois parties :
  • les 170 premières pages sont consacrées aux photographies des duels cuisiniers-rugbymen
  • les suivantes présentent 57 recettes des grands chefs venant de pays participant à la coupe du monde de Rugby
  • Le troisième et dernier volet s'attache à la terre, aux terroirs
Philippe Boé veut montrer que les rugbymen et les cuisiniers ont en commun la convivialité, le sens du contact et le même goût des bonnes choses. On n'imagine pas une troisième mi-temps sans un bon repas sympathique. Une rencontre au sommet très réussie donc entre la gastronomie et le rugby, des photos sublimes et des recettes alléchantes (et réalisables!).

Voici quelques exemples de "couples" cuisinier-rugbyman qui m'ont interpellée (quelques uns de mes chouchous du stade français...) :
  • Michel SARRAN (Toulouse 31) avec Frédéric MICHALAK
  • Jean COUSSAU (Magescq 40) avec son neveu Raphaël IBANEZ
  • Alexandre GAUTHIER (Montreuil sur Mer 62) avec Christophe DOMINICI
  • Guy SAVOY (Paris 75) avec André BONIFACE
  • Stéphane CARRADE (Jurançon 64) et Damien TRAILLE
  • Flora MIKULA (Paris 75) et Serge BETSEN


Photo de la couverture du livre Hors jeux rugby et gastronomie
Couverture du livre Hors jeux : Rugby et gastronomie, la rencontre au sommet
Caroline ROSTANG et Sébastien CHABAL


Jean Sulpice


Jean Sulpice chef cuisinier
Ce sont les jets d'eau qui rendent floue ma photo;-)
Jean Sulpice nous a raconté qu'il avait été arosé au kärcher pour cette photo!


Présentation de l'éditeur :
Avec Hors Jeux, la ligue Nationale de Rugby a voulu vous faire partager la convivialité du rugby, ses joies, ses valeurs. Rien ne vaut un bon petit plat, pour se retrouver et refaire le monde. Aller au stade, c'est poursuivre l'invitation à faire briller les pupilles et régaler les papilles.
Les chefs et les joueurs ont saisi la balle au bond et se sont laissés mitonner aux petits oignons par Philippe Boé et Denis Rouvre. Ces artistes du ballon ovale et des fourneaux ont formé, pour l'occasion, des duos exceptionnels. Ils nous livrent de belles complicités, avec humour et générosité, illustrant, les liens intimes qui unissent le rugby et la gastronomie. Hors Jeux, un livre à déguster et, surtout, à consommer sans modération. Comme un bon match.

Le passage du Prado dans le dixième arrondissement de Paris


Le passage du Prado se trouve à Paris dans le dixième arrondissement (métro château d'eau). Il commence au 12 rue du Faubourg Saint Denis et termine 120 mètres plus loin au 18-20 Boulevard Saint Denis.C'est un des rares passages de Paris à être en angle droit.
Le passage s'appelait à ses débuts (1785) le passage du Bois de Boulogne, il fût rebaptisé en 1930 en clin d'oeil au musée du Prado à Madrid.
C'était à l'origine un passage découvert, il n'a été couvert qu'en 1925.

Malgré les apparences premières, ce passage est magnifique. C'est l'un des plus décorés que j'ai vu. Tendance Art déco sur les plafonds avec les arcades en carton-pierre (mélange de sable et de carton moulé sur une armature en fer), à l'angle droit une belle rotonde surmontée d'une verrière.
Le pays dominant dans ce passage est la Turquie (pizzeria, salon de thé) mais le brassage des genres est de mise (barbier coiffeur indien - on s'y croirait!, restaurant mauricien, pâtisserie pakistanaise...).

Photo de l'entrée du passage du Prado
L'entrée du passage du Prado, 12 rue du Faubourg Saint Denis


Image du passage du Prado à Paris
Le passage du Prado à Paris


Photo du décor Art-déco du passage du Prado
Décor Art déco du passage du Prado


photo de la rotonde du passage du prado
Verrière de la rotonde du passage du Prado

Exposition de photos du photographe Robert Doisneau : photographies en noir et blanc de Paris et de la banlieue Parisienne. Expo à Rambouillet.



Etant une fan des photos de Robert Doisneau, je ne pouvais pas rater l'exposition d'une partie de ses oeuvres à Rambouillet. 140 photos du photographe étaient présentées au Palais du roi de Rome, à Rambouillet. J'ai adoré flâner dans le palais du Roi de Rome et découvrir à travers l'appareil de l'artiste les visages de gens anonymes devenus célèbres (Colette, Jean Cocteau, Picasso, Jacques Prévert, Jean Marais). Les photos en noir et blanc de Paris et de sa banlieue sont superbes, dépaysantes, spontanées et tellement poétiques.

exposition Robert Doisneau à Rambouillet


Les plus anciennes photos exposées datent de 1934 et les plus récentes de 1988. Les photos exposées de Robert Doisneau que j'ai préférées :

Doisneau le Baiser de l'hotel de ville


  • « Les frères, rue Lacène »
  • « Tati's Bicycle »
  • « Le Fox-terrier au Pont des Arts »
  • « La concierge, rue Jacob »
  • «la Place Saint-Germain-des-Prés »
  • « la dernière valse du 14 juillet 1945 »
  • « Au club du Vieux Colombier »
  • « Le baiser de l’Hôtel de ville »
  • « Le bal de l’hôtel Lambert »
  • « le vernissage de la galerie Charpentier »
  • « Les trois diadèmes »


photo de Doisneau l'école


J'ai aussi bien aimé les photos très personnelles de Doisneau le jour de son mariage avec Pierrette ainsi que les photos avec ses petits-enfants. Cette très belle exposition des oeuvres de Robert Doisneau était gratuite mais elle est maintenant terminée :=( Elle était présentée par la Communauté de communes Plaines et Forêts d’Yveline. Le berceau de La famille Doisneau est dans le sud des Yvelines. Robert Doisneau a également rencontré sa femme Pierrette à Raizeux (environ 10 kms de Rambouillet). Le couple Doisneau est d'ailleurs enterré à Raizeux.

Doisneau photos de Paris


Pour en savoir plus sur Robert Doisneau :
Bibiographie de Robert Doisneau (source Wikipedia) :
  • 1912 : Naissance à Gentilly, Val-de-Marne dans une famille bourgeoise
  • 1929 : Diplôme de graveur et de lithographe de l’école Estienne
  • 1930 : Intégration de l’Atelier Ullmann en tant que photographe publicitaire
  • 1931 : Intègre l’atelier d’André Vigneau où il découvrira la Nouvelle Objectivité photographique
  • 1932 : 1er reportage diffusé dans l’Exelsior
  • 1934-39 : Photographe publicitaire chez Renault. Il sera licencié au bout de 5 ans pour absentéisme.
  • 1946 : Intègre l’agence Rapho
  • 1947 : Rencontre Robert Giraud chez l'antiquaire Romi. Début d'une longue amitié et d'une collaboration fructueuse.
  • 1949 : Parution de l’un de ses ouvrages les plus importants, Banlieue de Paris avec des textes de Blaise Cendrars
  • 1949-52 : Photographe pour le Vogue français avant de s’installer comme photographe free-lance.
  • 1956 : prix Niépce
  • 1960 : Expose individuellement au musée d'Art moderne de Chicago
  • 1992 : Rétrospective au Museum of Modern Art, Oxford
  • 1994 : Mort à Montrouge. Enterré à Raizeux (78) aux côtés de sa femme.
Videos reportages sur l'oeuvre de Robert Doisneau (vidéo issues de Dailymotion):

La Ville Close et les remparts du port de Concarneau Finistère Bretagne

La ville de Concarneau est une des plus impressionnantes forteresses du littoral français. De son histoire, déjà très ancienne, on retiendra quelques évènements : Duguesclin, en 1370, bouta les Anglais hors de cet îlot fortifié, Henri IV reçut en 1594 les clés de la ville, Vauban, architecte militaire sous le règne de Louis XIV, rendit encore plus sûr ce port breton en le dotant de remparts imprenables avec ses chemins de ronde, ses créneaux et ses échauguettes qui permettaient ainsi de mieux surveiller les abords.


Photo de l'entrée fortifiée de la Ville Close de Concarneau
Un pont levis conduit à l'entrée fortifiée de la Ville Close


La Ville Close méritait véritablement ce qualificatif, car elle protégeait ses habitants de toutes intrusions. Elle fut longtemps un lieu protecteur pour "les braves gens" mais fut aussi une cache discrète pour "les gens malintentionnés"!

Photo de la porte de la ville close de Concarno
La porte de la Ville Close s'ouvre sur des ruelles commerçantes.


Photo de la rue principale en Ville close à Concarnau.
Il est très agréable de flâner dans la rue principale de la Ville Close.


En contrebas des robustes remparts de Vauban, le port de plaisance vit dans une tranquillité rassurante mais relative. Les décennies passées rappellent que les tempêtes peuvent être cruellement dévastatrices.

Photo des remparts de la Ville Close et du port de plaisance de Concarneau.


Le port de pêche qui est un des plus importants de Bretagne est, lui aussi, très bien abrité derrière les remparts de la Ville close

Photo de l'entrée du port de pêche de Concarneau.
Chenal d'entrée du port de pêche de Concarneau.


La flottille de pêche qui décharge sa cargaison de poissons sur les quais concarnois, situés derrière la Ville Close, emprunte le chenal portuaire qui longe les fortifications de la Ville Close.

Vue du port et de la Ville Close de Concarneau.


A visiter à Concarneau :
  • Le Musée de la pêche : 3, rue Vauban - 29900 Concarneau
  • Le Marinarium, laboratoire zoologique et physiologique maritime (Collège de France): Place de la Croix - 29900 Concarneau

A ne pas manquer :
  • La fête annuelle des Filets Bleus à la mi-août
  • Le salon du Livre Maritime de Concarneau. Festival "livre et mer" : Rencontres d'auteurs, conférences, débats, en avril.

Le port ostréicole du Bélon en Finistère région Bretagne

Les commune de Riec-sur-Bélon, de Moëlan-sur-mer et de Pont-Aven en Finistère, possèdent sur leurs territoires des sites d'une rare beauté et d'une authenticité indéniable : les rivières Aven et Bélon dont les deux embouchures sont voisines jouissent d'un exceptionnel cadre naturel. Sur leurs rives qui s'élargissent fabuleusement en s'approchant de leurs estuaires, une végétation dense de genêts et d'ajoncs cache des trésors que j'ai eu le loisir de découvrir en empruntant les sentiers côtiers.

Photo embouchure de l'Aven et du Belon
Embouchures des rivières Belon et Aven depuis Kerfany les pins


Photo du port de Belon
Le port du Bélon à marée haute


Le petit port du Bélon accueille des bateaux de plaisance qui mouillent le long des berges de la rivière, mais c'est aussi dans une de ses anses que les petits pêcheurs professionnels accostent quotidiennement pour décharger le produit de leur pêche. Quel plaisir d'acheter sur le quai des langoustines vivantes, des soles, des merluchons, des crabes et des araignées de mer!

Photo du port du Bélon à marée basse.
Le port du Bélon à marée basse


Lors de coefficients importants des marées, les abords de la rivière se découvrent et les bateaux ont "les pieds au sec" ! Régulièrement, l'océan pénètre assez loin dans ce bras de mer ou ria, renouvelant ainsi l'eau riche de plancton et de sels minéraux, dont se nourrissent les huîtres que des ostréiculteurs passionnés élèvent ici!

La rivière Bélon a donné son nom aux huîtres dites "plates" dont le goût de noisette est un délice pour les gourmets! Consommées depuis la plus haute Antiquité, les huîtres sont de nos jours affinées et élevées dans des poches grillagées posées sur des armatures en métal ou "tables". Ces coquillages restituent aux dégustateurs toutes les saveurs générées par le brassage des eaux douces descendant des massifs bretons et des eaux salées venues de l'Océan tout proche.

Photo des tables d'affinage des huîtres Bélon
Les Bélons sont des huîtres affinées dans la rivière


Image du port de Bélon
Le port de Bélon


A découvrir:

A la découverte de Pézenas dans la plaine de l’Hérault, Région du Languedoc-Roussillon

La petite ville de Pézenas située au carrefour du Bas Languedoc et de l’arrière pays de l’Hérault est traversée par la Peyne. La commune s’enorgueillit d’être la seule cité du département classée « ville d’art».

Montpellier est à 50 Km à l’est et Béziers à 20 Km à l’ouest, l’autoroute A75 ( Paris-Clermont-Ferrand-Béziers) lui donne un accès national facile et pratique.

Jadis Pézenas eut son heure de gloire du temps des fameuses Foires du Languedoc que fréquentaient les marchands de tout le bassin méditerranéen. Les draps, le vin, l’huile d’olive y figuraient en bonne place sur les étals colorés et joyeux de la place au « trois-six ».

Photo de ruelle à Pézenas
Bâtisse et ruelle à Pézenas


Les quartiers du centre, aux ruelles étroites, regorgent de bâtisses du XVI et XVII ème siècles.

Photo d'escalier à Pézenas
Hôtel particulier de Pézenas


Les grands hôtels particuliers de l’époque de Louis XIV témoignent de l’importance de Pézenas où se tinrent les Etats Généraux du Languedoc.

Photo de vieux quartier à Pézenas
Les vieux quartiers de Pézenas


C’est dans ce Languedoc dynamique que Molière vint donner ses plus belles pièces qu’il jouait avec son « Illustre Théâtre » entre 1646 et 1657.

Le Prince de Conti, ami et protecteur de Molière mourut en 1666, dans le château de la Grange des Prés à la sortie de la ville.

Photo de haut de porte sculpté
Haut de porte sculpté


A l’ombre de La collégiale Saint Jean du XVIII ème siècle d’étroites ruelles cachent de magnifiques portes patriarcales.

Photo de la Collégiale St Jean
La Collégiale Saint Jean


Bobby Lapointe humoriste, chanteur était un «piscenois » qui porta haut les couleurs de sa ville. Il mourut à l’âge de 50 ans en 1972.

Vingt ans plus tard c’était au tour de Jean Bène, sénateur et fondateur du quotidien régional « Midi Libre » de disparaître à jamais de sa terre natale.

Pézenas et ses petits pâtés sont indissociables, depuis que Lord Clive, gouverneur des Indes, en rapporta la recette en 1768. Le mélange du « sucré-salé » est un vrai cadeau du ciel pour des papilles gourmandes !

Depuis Pézenas, il est facile de partir à la découverte des sites des hauts cantons de l’Hérault (Octon, le Cirque de Mourèze, le Lac du Salagou, Saint Guilhem le Désert) et d’aller sur le littoral du côté de Maguelonne, Loupian ou la Gardiole.

Le château-forteresse d'Angers et la tenture de l'Apocalypse

Angers.

D’un autoroute à l’autre, nous sommes nombreux à traverser la ville d’Angers. Cette ville n’est pas seulement la ville test pour les essais des radars que les forces de police installent dans tout le territoire national, c’est aussi une ville qui a connu son heure de gloire historique et nous passons actuellement au pied de sa forteresse. La construction de l’autoroute de contournement avance vite c’est pourquoi, avant sa mise en service, nous avons eu la curiosité de nous arrêter pour visiter cet ensemble qui nous intrigue tant.

Photo de l'enceinte du château d'Angers


La forteresse féodale a été construite par Blanche de Castille, mère de Saint Louis à partir de 1200 environ. Ce grand monument a été bien abîmé pendant les guerres de religions. Il en reste une belle porte d’entrée, et 17 tours qui ont été décapitées par nécessité guerrière.

La chapelle du XVème siècle est le centre de l’enceinte du petit logis royal qui a abrité la fastueuse cour des rois d’Anjou.

Photo de la chapelle de château d'Angers


On devrait pouvoir faire le tour des remparts avec vue sur les vignes et les jardins mais certains passages sont fermés.

La plus belle découverte à faire au milieu de cette forteresse est la galerie abritant la fameuse tenture de l’Apocalypse. Cette tenture réversible mondialement connue, longue à l’origine de 133 m sur 6 m de haut, fut fabriquée vers 1380. Elle servait à l’éducation religieuse mais elle n’était sortie partiellement qu’à l’occasion des évènements familiaux comme les baptêmes, les mariages etc… Pour moi c’est l’ ancêtre des vitraux dans son rôle et dans sa forme. Elle fut d’ailleurs exposée dans la cathédrale. Elle fut découpée en grand morceaux pour échapper à la révolution.

Image de la tenture de l'Apocalypse à Angers

La tenture de l'Apocalypse

Photo de la tenture de l'Apocalypse à Angers


C’est un vrai coup de cœur que l’on ressent en voyant cette œuvre d’art chargée d’histoire et de symboles. L’expression des valeurs profondes de l’être humain a pris des formes différentes à travers l’histoire mais l’important est de permettre à chacun de s’exprimer en profondeur.

Photo de la forteresse d'Angers

Alors dépêchez vous d’y aller avant que l’autoroute nouvelle n’éloigne de nos yeux et donc de nos envies ces richesses de la création humaine.

La route des phares passe par celui de Penmarc’h (Finistère)

Bien connu de tous les marins qui le croisent, le phare d’Eckmühl situé à l’extrême ouest du pays Bigouden sur la commune de Penmarc’h (« tête de cheval » en breton) est aussi connu des touristes qui visitent cette pointe du Finistère.

Photo du phare d'Eckmühl
Au pied du phare d’Eckmühl


Depuis 1897, grâce aux dons de la famille du Maréchal d’Empire Davout, prince d’Eckmühl, les 65 mètres de ce phare dominent cette côte granitique plate mais extrêmement découpée.

Sa silhouette massive s’inscrit dans ce paysage régulièrement balayé par les puissants vents d’Ouest qui ne tolèrent qu’une végétation basse susceptible de résister aux tempêtes.

Ce majestueux édifice, inlassable guide maritime, éclaire la route des navigateurs qui peuvent voir l’éclat de son feu à plus de 40 km au large.
Sa portée est aussi impressionnante que sa stature, il faut gravir les 300 marches pour se hisser au sommet et découvrir toute la baie et cette dentelle côtière que la mer a dessinée depuis des temps immémoriaux.

Trois générations de phares sont présentes sur ce site : celui de « la Vieille Tour », celui de « Penmarc’h » et enfin, celui d’Eckmühl.
Ils soulignent l’impérieuse nécessité de tels équipements au service d’une navigation plus sécurisée dans un contexte chaotique de rochers disséminés sur cette route maritime très fréquentée.

Photo des trois phares d'Eckmuhl
Les trois phares d’Eckmühl


De là-haut, un sentiment de fragilité ne peut que rendre le visiteur humble face aux éléments déchaînés. Mais ce même passant ne peut qu’être admiratif devant le courage et la volonté sans faille que les marins bretons et leurs familles n’ont cessé d’avoir pour s’aventurer sur cet océan aux humeurs changeantes.

Photo de la côte à Penmarch
La côte à Penmarc'h


L’écrivain, Pierre Jakez-Helias, pour ne parler que de lui, a écrit de merveilleuses pages sur la vie rude des habitants de ce « Cap ».
La littérature, certes, mais les cimetières aussi, témoignent à jamais des drames des disparus en mer et de la déchirure des familles.

L’échelle de Beaufort donne une idée des conditions infernales qui souvent accompagnent les marins sur ces lieux de pêche, dangereux et meurtriers.

L'échelle de Beaufort

Bien abrités des vagues déferlantes, les 3 petits ports de Saint Guénolé, de Kérity ou de Saint-Pierre de la commune de Penmarc’h, vivent au rythme des marées.

Préparatifs sur les quais


Le départ et le retour des bateaux sont toujours des moments importants. Les bars, les maquereaux, les langoustines et autres crustacés sont des prises qui font la renommée de ces pêcheurs.

Photo du port de Saint Guénolé
Le port de Saint Guénolé


Sur le port voisin du Guilvinec la flottille de pêche est la troisième de la région. C’est le port langoustinier par excellence.

Randonnée près de Samoëns : le refuge de Sales et le passage du dérochoir


Carte IGN : 3530 Samoëns ET

Départ : Le parking du Lignon. De Samoëns se rendre jusqu'à Sixt, traverser le pont en suivant la direction de la Cascade du Rouget, passer devant celle-ci et continuer la route jusqu'au bout, une aire de retournement et un parking termine la route.

Difficulté : assez facile jusqu'au refuge puis plus costaud (mais classé facile) jusqu'au dérochoir.

Dénivelé : 690 m jusqu'au refuge et 340 m jusqu'au dérochoir.

Temps de parcours : 2h pour le refuge puis 1h30 pour le dérochoir.

Nature du terrain : sentier empierré puis alpage et pierrier. Réserve naturelle de Sixt-Passy.

Itinéraire : du parking du Lignon, suivre le GR5 qui passe par le site classé des Cascades de la Sauffaz et de la Pleureuse de Sales. La mise en jambe est un peu brutale, la pente dans la forêt est plutôt raide mais l'arrivée aux cascades est magnifique. La Sauffaz (à gauche sur la photo) est alimentée par les eaux du torrent de Sales, la Pleureuse (dont l'eau est potable) est alimentée par des sources d'origine mal connue à son sommet.

Photo cascade de la pleureuse et Sauffaz Samoëns
Cascades de la Sauffaz et de la Pleureuse de Sales


Quelques mètres plus haut le chemin se divise, prendre le sentier de droite (une variante du GR96) direction Refuge de Sales, Dérochoir, Refuge de Platé et laisser Anterne à gauche. Là, on peut profiter d'un peu de terrain plat (le plan clos) le long du torrent de Sales que l'on suit du début à la fin de la randonnée. A notre gauche : la pointe de Sales.
Traverser la deuxième passerelle (en bois), la première ne mène nulle part de toutes façons! Remonter le torrent de Sales sur le chemin étroit qui passe près de la roche (le Pas de Sales) pour arriver jusqu'à la cascade de Sales.

Photo de la cascade de Sales
La cascade de Sales


Le sentier longe les gorges de Sales pour arriver quelques lacets plus haut à la cascade du Trainant . Un rocher caractéristique la surplombe, je l'ai baptisé "tête de cheval" à cause de sa forme. A partir de cet endroit, bouquetins et chamois sont rois et il est difficile de ne pas en voir! Les marmottes aiment aussi se faire réchauffer au soleil et leur cri strident annonce notre arrivée.

Photo cascade du Trainant Sixte fer à cheval
La cascade du Trainant


Là, je ne sais plus où donner de la tête : une marmotte à gauche, une grotte avec une famille bouquetin à droite, des chamois à portée de main gauche... c'est un vrai festival! Nous apercevons déjà au loin une croix qui, d'expérience, annonce la chapelle et de refuge de Sales. Tiens, la barrière qui parque les vaches en altitude n'est pas encore posée!
La Chapelle de Sales fait partie du Sentier des Chapelles et des Oratoires, sa date de construction est sujette à controverse, 1617, 1642 ou avant? L'autel de la chapelle est gravé dans le rocher, quelques randonneurs y déposent des fleurs en guise de prières.

Photo de la chapelle de Sales
La chapelle de Sales, au fond le Dérochoir enneigé


Quelques pas plus loin, les chalets et le refuge de Sales apparaissent. Une petite pose s'impose! Un abreuvoir (eau potable) destinés aux randonneurs est au coeur de ce petit "village" d'altitude.

Photo du refuge de Sales
Le refuge de Sales


Photo abreuvoir à Sales, Sixt
La fontaine-abreuvoir


La montée au dérochoir s'annonce difficile vu l'enneigement, nous ne sommes pas équipés. Nous montons jusqu'au Grand Pré en passant par le bassin taillé dans la pierre puis nous rebroussons malheureusement chemin. Pas de Mont Blanc aujourd'hui.... Le retour se fait par le même itinéraire, les mêmes chamois et bouquetins, les mêmes cascades et le même torrent. C'est vraiment ma randonnée préférée tellement elle associe l'eau, les animaux et le panorama! C'est mon pèlerinage annuel obligatoire!

Vue sur le massif du Ruan
Vue sur le massif du Ruan au retour

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