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Photos des ruelles circulaires de Puechabon


Puechabon village en circulade dans l'Hérault en Languedoc Roussillon


Après la randonnée pédestre à Ganges dans le nord du département de l'Hérault, nous avons flâné sur les routes sinueuses des hauts cantons. Tout à coup la chaussée se rétrécit sévèrement annonçant un passage difficile, c'est la traversée d'une minuscule agglomération bordée de murailles derrière lesquelles se cachent les habitations. Qu'à cela ne tienne, nous faisons halte. C'est Puechabon, un de ces villages du Moyen Âge, dont l'originalité architecturale devait être une réponse à un impérieux besoin de protection.

Vue de Puechabon dans l'Hérault
Le village de Puechabon blottit autour de son église.


On découvre alors un urbanisme typique du Languedoc: un point central et haut perché, autour duquel se dessine un cercle concentrique fait de ruelles et de maisons qui s'enroulent littéralement jusqu'au sommet. Ce sont des villages construits en "circulades".

Image de ruelles à Puechabon
Les ruelles circulaires conduisent jusqu'au haut du village.


Ces bourgades du Moyen Âge étaient ainsi protégées par des remparts et deux portes d'accès étroitement surveillées.

Photo d'une porte d'accès à Puechabon.
Une des portes permettant d'entrer dans le village en "circulade".


Ces anneaux circulaires apportent convivialité et fraîcheur dans les habitations de ce petit village de Puechabon. L'origine occitane du mot "puech" ou "pioch" est clairement identifiée. Un "puech" est un site élevé, un promontoire, un piton. Ceci explique bien le nom de cette bourgade au nord du département de l'Hérault.

Photo d'un porche à Puechabon
Les porches sont des points de communication d'une ruelle à l'autre.


La vie dans ces villages languedociens est à l'image des paysages qui les entourent. Ici sur ces hauts cantons, la garrigue s'étend à perte de vue, parfois une faille calcaire apporte une cassure et rend les communications et les déplacements plus difficiles d'un hameau à l'autre. La désertification des campagnes fut un phénomène social du XX ème siècle, il semble à présent que ces contrées soient plus attractives pour des jeunes qui travaillent en ville, et rentrent le soir dans ces hameaux paisibles.

Photo de la garrigue autour de Puechabon
La garrigue est partout présente autour du village de Puechabon.


A propos de Puechabon (code postal de Puechabon : 34150): une population de 350 habitants. Altitude de 160 m. Ganges et Aniane sont à quelques kilomètres.

Les communes les plus proches de Puechabon: Aniane, Argelliers, Saint-Jean-de-Fos, Boissière, Saint-Guilhem-le-Désert, Viols-le-Fort, Gignac, Lagamas, Vailhauquès, Montpeyroux, Viols-en-Laval, Montarnaud, Causse-de-la-Selle, Pégairolles-de-Buèges, Murles, Saint-Paul-et-Valmalle, Arboras, Saint-André-de-Sangonis, Saint-Saturnin-de-Lucian, Jonquières.

A propos des "circulades": cette géographie urbaine date du Moyen Âge, les villages languedociens ainsi construits sont presque toujours sur un piton rocheux et ils s'adossent à un édifice religieux et ou à un château fortifié. Certains font un lien direct entre la "circulade" et le symbole chrétien du cercle. Mais rien ne permet actuellement de confirmer cette hypothèse. Plus concrètement ces systèmes architecturaux étaient des moyens de défense, la Guerre de Cent Ans a vu fleurir ce type de structures villageoises. Les campagnes n'étaient pas sûres. Il fallait bien que les paysans se protègent des intrusions des "routiers", ces brigands de grands chemins qui écumaient les contrées isolées.

Quelques villages de l'Hérault construits en "circulade" : Alignan-du-Vent, Balaruc-le-Vieux, Castries, Caux, Cessenon-sur-Orb, Fabrègues, Fouzilhon, Le Pouget, Margon, Murviel-lès-Béziers, Nézignan-l'Évêque, Paulhan, Poussan, Puimisson, Puissalicon, Puisserguier, Roujan, Saint-Geniès-de-Fontedit, Saint-Jean-de-Fos, Saint-Pargoire, Saint-Pons-de-Mauchiens.

Pourquoi ne par lire aussi :


Les passages à Paris

Avec l’avènement de la vie sédentaire, toutes les sociétés y compris les plus anciennes ont organisé la vie économique de leurs cités dans un cadre d’échanges, de troc. Les plus vieux sites urbains dédiés au commerce local sont les souks arabes, toujours aussi vivants et colorés qu’aux temps de l’hégémonie arabo-musulmane.
Ceux de Marrakech, Rabat, Fès ou Tanger, pour ne citer qu’eux, témoignent de leur extraordinaire dynamisme.

En Europe, les villes du Moyen-âge puis de la Renaissance ont également favorisé l’échange dans les ruelles étroites.

A Paris, très vite s’est imposée l’idée de permettre aux passants, acheteurs en puissance, de pouvoir flâner, « en toute sécurité », dans les rues et ruelles commerçantes de la capitale. Le piéton devait être éloigné des « embarras de Paris », du vacarme des encombrements, des risques de circulation, de la boue et des intempéries.

Les rues de la rive droite de la Seine se couvrent au XIX siècle de verrières et s’ornent de coupoles lumineuses, les passages verront donc le passant s’offrir des instants de calme, dans ces havres de paix relative.

Peu à peu chaque passage se spécialisera dans une activité très précise : le commerce des tissus, celui des déguisements, celui des accessoires de coiffure, celui de la broderie, de la porcelaine, des vêtements, des gravures, de la restauration, des antiquités etc.…

Sous le Second Empire, avec l’arrivée des Grands Magasins et de l’éclairage public, les passages perdront peu à peu de leur attractivité.

De nos jours, les parisiens redécouvrent peu à peu ces endroits désuets et nostalgiques d’un certain art de vivre.

Si beaucoup de ces passages sont souvent peu entretenus , voire abandonnés , d’autres gardent leur authenticité et nous racontent en direct « leur histoire glorieuse » .

Les galeries Vivienne, le passage du Caire, celui de la Trinité, le passage Ponceau et des dizaines d’autres disséminés dans toute la capitale gardent leur intérêt commercial et historique.

photo du passage du Grand Cerf
Le passage du Grand Cerf Paris II ème

A la découverte de Pézenas dans la plaine de l’Hérault, Région du Languedoc-Roussillon

La petite ville de Pézenas située au carrefour du Bas Languedoc et de l’arrière pays de l’Hérault est traversée par la Peyne. La commune s’enorgueillit d’être la seule cité du département classée « ville d’art».

Montpellier est à 50 Km à l’est et Béziers à 20 Km à l’ouest, l’autoroute A75 ( Paris-Clermont-Ferrand-Béziers) lui donne un accès national facile et pratique.

Jadis Pézenas eut son heure de gloire du temps des fameuses Foires du Languedoc que fréquentaient les marchands de tout le bassin méditerranéen. Les draps, le vin, l’huile d’olive y figuraient en bonne place sur les étals colorés et joyeux de la place au « trois-six ».

Photo de ruelle à Pézenas
Bâtisse et ruelle à Pézenas


Les quartiers du centre, aux ruelles étroites, regorgent de bâtisses du XVI et XVII ème siècles.

Photo d'escalier à Pézenas
Hôtel particulier de Pézenas


Les grands hôtels particuliers de l’époque de Louis XIV témoignent de l’importance de Pézenas où se tinrent les Etats Généraux du Languedoc.

Photo de vieux quartier à Pézenas
Les vieux quartiers de Pézenas


C’est dans ce Languedoc dynamique que Molière vint donner ses plus belles pièces qu’il jouait avec son « Illustre Théâtre » entre 1646 et 1657.

Le Prince de Conti, ami et protecteur de Molière mourut en 1666, dans le château de la Grange des Prés à la sortie de la ville.

Photo de haut de porte sculpté
Haut de porte sculpté


A l’ombre de La collégiale Saint Jean du XVIII ème siècle d’étroites ruelles cachent de magnifiques portes patriarcales.

Photo de la Collégiale St Jean
La Collégiale Saint Jean


Bobby Lapointe humoriste, chanteur était un «piscenois » qui porta haut les couleurs de sa ville. Il mourut à l’âge de 50 ans en 1972.

Vingt ans plus tard c’était au tour de Jean Bène, sénateur et fondateur du quotidien régional « Midi Libre » de disparaître à jamais de sa terre natale.

Pézenas et ses petits pâtés sont indissociables, depuis que Lord Clive, gouverneur des Indes, en rapporta la recette en 1768. Le mélange du « sucré-salé » est un vrai cadeau du ciel pour des papilles gourmandes !

Depuis Pézenas, il est facile de partir à la découverte des sites des hauts cantons de l’Hérault (Octon, le Cirque de Mourèze, le Lac du Salagou, Saint Guilhem le Désert) et d’aller sur le littoral du côté de Maguelonne, Loupian ou la Gardiole.

Latour De Carol Pyrénées Orientales Roussillon.

Entre Font-Romeu et Le Pas de La Case sur la route d'Andorre, le village médiéval de Latour De Carol connaît une activité touristique régulière grâce à la gare internationale entre l'Espagne et la France. Ce carrefour ferroviaire relie, par le Train Jaune, au départ de Villefranche de Conflent, toutes les stations de la haute Cerdagne à la ville de Perpignan. Par le TER, la région communique avec Toulouse via Ax-les-Thermes situé dans la vallée de l'Ariège.

Photo de la fontaine de Latour de Carol.
L'eau des Pyrénées voisines coule dans la fontaine du centre du bourg.


Dans ce village de haute vallée, situé à 1200 mètres, une rue principale dessert quelques ruelles adjacentes qui sont bordées de maisons anciennes.

Photo de ruelles à La Tour de Carol.
Maisons montagnardes de Latour de Carol.


Les passages d'une ruelle à l'autre se faisaient par les porches. Certains gardent encore gravés sur leur fronton un repère historique.

Photo d'un porche à Latour de Carol.
Le Porche "Route vieille d'Espagne"
rappelle que la Frontière est toute proche!


L'activité pastorale des montagnards pyrénéens était encore forte au début du XXème siècle. Les maisons en hauteur permettaient de conserver le grain et le foin pour tout l'hiver.

Vue d'une des petites rues de Latour de Carol.
Maisons en hauteur à Latour de Carol


Tableau de la place du village de la Tour de Carol.
Ce tableau de la place du village de Latour de Carol
transcrit l'atmosphère festive et bon enfant de ce coin de Cerdagne.


Les communes voisines de Latour de Carol (code postal : 66760) sont:
Enveitg, Ur, Dorres, Bourg-Madame, Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes, Porta, Palau-de-Cerdagne, Porté-Puymorens, Osséja, Estavar, Targassonne, Nahuja, Sainte-Léocadie, Égat, Err

Les gels et crèmes contre les jambes lourdes


Les gels contre les jambes lourdes :

Comment bien appliquer les crèmes contre les jambes lourdes ? :
Elles doivent être appliquées en massages circulaires de bas en haut de la jambe. La forme spray peut même être parfois utilisée au travers des bas de contention. Elles ne doivent pas être utilisées sur des plaies, des ulcères, les muqueuses ou l'eczéma.

A quelle fréquence appliquer les crèmes contre les jambes lourdes ? :
Appliqués deux ou trois fois par jour, ils apportent un soulagement non négligeable. Ils sont quasiment tous à base de plantes. Conservés au frigo, ils amènent une sensation de fraicheur et de légèreté en fin de journée.

Exemple de crèmes et gels décongestionnant pour les jambes lourdes (à noter qu'aucun n'est remboursé et aucun ne nécessite une ordonnance pour être délivré) :
  • Jouvence de l'Abbé Soury (hamamélis extrait fluide, viburnum extrait fluide hydroalcoolique)
  • Antistax (vigne rouge)
  • Hirucrème (extrait d'Hirudo medicinalis ou sangsue)
  • Vitiveine (Vigne rouge, Fragon, Hamamélis et Marronnier d'Inde, huile essentielle de Cyprès et huile essentielle de Lavande)
  • Gel circulation-légèreté et beauté des jambes des 3 chênes (Papaye, Marron d'Inde, Vigne Rouge, Géranium Robert et Noix de Cyprès)
  • Esberiven crème (héparine sodique, mélilot extrait)
  • Cyclo 3 crème (extrait sec de fragon, extrait fluide de mélilot)

Photo Jouvence de l'Abbé Soury gelPhoto d'Antistax gel jambes lourdes
Photo de gels contre les jambes lourdes

La Ville Close et les remparts du port de Concarneau Finistère Bretagne

La ville de Concarneau est une des plus impressionnantes forteresses du littoral français. De son histoire, déjà très ancienne, on retiendra quelques évènements : Duguesclin, en 1370, bouta les Anglais hors de cet îlot fortifié, Henri IV reçut en 1594 les clés de la ville, Vauban, architecte militaire sous le règne de Louis XIV, rendit encore plus sûr ce port breton en le dotant de remparts imprenables avec ses chemins de ronde, ses créneaux et ses échauguettes qui permettaient ainsi de mieux surveiller les abords.


Photo de l'entrée fortifiée de la Ville Close de Concarneau
Un pont levis conduit à l'entrée fortifiée de la Ville Close


La Ville Close méritait véritablement ce qualificatif, car elle protégeait ses habitants de toutes intrusions. Elle fut longtemps un lieu protecteur pour "les braves gens" mais fut aussi une cache discrète pour "les gens malintentionnés"!

Photo de la porte de la ville close de Concarno
La porte de la Ville Close s'ouvre sur des ruelles commerçantes.


Photo de la rue principale en Ville close à Concarnau.
Il est très agréable de flâner dans la rue principale de la Ville Close.


En contrebas des robustes remparts de Vauban, le port de plaisance vit dans une tranquillité rassurante mais relative. Les décennies passées rappellent que les tempêtes peuvent être cruellement dévastatrices.

Photo des remparts de la Ville Close et du port de plaisance de Concarneau.


Le port de pêche qui est un des plus importants de Bretagne est, lui aussi, très bien abrité derrière les remparts de la Ville close

Photo de l'entrée du port de pêche de Concarneau.
Chenal d'entrée du port de pêche de Concarneau.


La flottille de pêche qui décharge sa cargaison de poissons sur les quais concarnois, situés derrière la Ville Close, emprunte le chenal portuaire qui longe les fortifications de la Ville Close.

Vue du port et de la Ville Close de Concarneau.


A visiter à Concarneau :
  • Le Musée de la pêche : 3, rue Vauban - 29900 Concarneau
  • Le Marinarium, laboratoire zoologique et physiologique maritime (Collège de France): Place de la Croix - 29900 Concarneau

A ne pas manquer :
  • La fête annuelle des Filets Bleus à la mi-août
  • Le salon du Livre Maritime de Concarneau. Festival "livre et mer" : Rencontres d'auteurs, conférences, débats, en avril.

Le passage du Caire dans le quartier du sentier à Paris


Le passage du Caire se situe dans le deuxième arrondissement de Paris. Il possède trois entrées : 239 rue de Saint Denis, 44 rue du Caire et rue d'Alexandrie qui correspondent aux trois galeries : Saint-Denis, Sainte-Foy et galerie du Caire.
C'est le plus long passage de Paris, il mesure 370 mètres.

Il a été construit en 1799 et son nom provient de l'engouement des français pour l'Égypte au retour de l'expédition de Napoléon Bonaparte.
Sur la façade qui se trouve du côté de la place du Caire, on peut apercevoir trois effigies de la déesse Hathor, représentée sous les traits d'une vache (ici les oreilles). C'est le travail du sculpteur Garraud en 1828. Ces trois têtes sont surmontées d'une frise sculptée à caractères égyptiens.

Photo de la déesse Hathor au passage du Caire à Paris
La déesse Hathor


Le passage du Caire a été construit sur l'emplacement du couvent des Filles-Dieu. Les pierres tombales des religieuses servirent à couvrir le sol du passage.
La fameuse "Cour des miracles" se tenait non loin de là. Les mendiants, les "vendangeurs de coste" ou pickpockets de l'époque, les vrais-faux malades (pour lesquels la nuit accomplissait des miracles ;-) ) y avaient élu monarchie.

La petite histoire raconte que lorsque Napoléon III a supprimé l'obligation du timbre postal sur les circulaires de commerces, le passage alors dédié à l'industrie lithographique s'est vu faire de grosses économies qu'il a investi dans la couverture du passage par une verrière.

Aujourd'hui le passage du Caire est le plus représentatif des coulisses du "sentier". Il abrite les grossistes en vêtements et fournitures pour les boutiques de confection (mannequins, étiquetage). Il est en permanence fréquenté par les livreurs de tissus ou de vêtements.

Photo de la verrière du passage du Caire à Paris
La verrière du passage du Caire à Paris


Décor architectural du passage du Caire
Evocation égyptienne avec les pilastres du passage du Caire

Saint Guilhem le Désert, canton d’Aniane, département de l’Hérault, région Languedoc Roussillon

Nous quittons l’autoroute A75, sortie Saint Guilhem le Désert. Montpellier à l’Est est à 42 km, Béziers et Pézenas sont au Sud–Ouest.

Un village dans les gorges de l’Hérault portant un nom de Saint, quoi d’anormal ?
Rien. Mais une précision supplémentaire en guise d’appendice : « Le désert ».
Tiens ! Tiens ! Bizarre ! Non ?
Explications :
Ce lieu-dit au bord du Verdus, affluent de l’Hérault, n’est autre qu’un monde où règnent le minéral et le végétal, où le silence n’est trahi que par le bruit du ruissellement de l’eau du Verdus et par le vent hurlant qui tourbillonne et se joue du dénivelé des falaises calcaires aux abrupts impressionnants.

Photo du village de Saint Guilhem le désert


Mais cela aurait-il suffi à convaincre le Comte de Toulouse et Duc d’Aquitaine Guillaume de Gellone, fidèle soldat de Charlemagne, à poser là son sac en l’an 805 ?
Non.
Ce noble guerrier, veuf de surcroît, trouve dans ce relief rocailleux et boisé, un surplus pour son âme triste, usée par les combats que menait l’empereur Charlemagne : un monde de solitude, celle qui est propice à la méditation, au recueillement et au retour sur soi. Cet endroit est pour lui un véritable Désert, où l’homme n’a pas encore investi l’espace, où la nature impose son règne minéral et végétal. C’est donc là que Guilhem (nom de Guillaume en Occitan) va vivre les dernières années de sa vie.

Saint Guilhem le Désert est-il resté sans âme qui vive ?
Non.
Depuis le VIII° siècle ce petit village médiéval de quelques deux cents habitants est un haut lieu de rencontres spirituelles ou religieuses. Le monastère roman et l’abbaye de Gellone furent le sanctuaire de centaines de moines bénédictins ainsi que le refuge des pèlerins en partance pour Saint Jacques de Compostelle. Etape obligée sur le chemin de Saint Jacques, mais aussi temps fort d’une spiritualité qui traverse tous les siècles et qui ne s’est jamais démentie.

Depuis 1998, le village est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour avoir été un lieu de passage pour les innombrables pèlerins qui y firent étape.

Photo de l'abbaye romane de Saint Guilhem le désert

L'Abbaye de Saint Guilhem le désert

Photo de l'intérieur de l'abbaye de Saint Guilhem le désert


Les communes les plus proches de Saint-Guilhem le Désert (code postal 34150) sont: Saint-Jean-de-Fos, Montpeyroux, Arboras, Puéchabon, Aniane, Lagamas, Saint-Saturnin-de-Lucian, Pégairolles-de-Buèges, Jonquières, Gignac, Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries, Saint-Guiraud, Saint-André-de-Sangonis, Saint-Privat, Saint-Jean-de-la-Blaquière, Argelliers, Saint-Félix-de-Lodez, Boissière, Causse-de-la-Selle.

La Bastide Pradines sur les Causses du Larzac Aveyron ( Région Midi Pyrénées)

Lors de notre "circuit Larzac Templier Hospitalier", nous avons longé la rivière Cernon, traversé le village fortifié de Sainte Eulalie de Cernon puis grimpé un piton rocheux pour atteindre La Bastide Pradines.

L'ascension se fait par une minuscule route accrochée à la faille calcaire qui surplombe la vallée. Les maisons de ce village médiéval sont regroupées dans d'étroites ruelles qui serpentent autour de la petite église. Le château du Castel ou de Granieyras date du XII ème siècle. C'était un grenier fortifié qui permettait aux villageois de protéger leurs récoltes des intempéries et des pillards.

La Bastide Pradines fait partie de la centaine de communes du Parc Naturel des Grands Causses de l'Aveyron.

Image de La Bastide Pradines
Image de La Bastide Pradines depuis la vallée du Cernon
blottie dans un nid d'aigle rocheux


Vue panoramique du plateau du Larzac
Vue panoramique sur les Causses depuis le village fortifié


Photo de la Bastide Pradines
Maisons regroupées autour du château et de l'église

Sur les toits d'une église romane à Montblanc Hérault Languedoc

L'occasion était trop belle! Une inauguration aussi prestigieuse que celle qui concerne les travaux de rénovation d'un monument classé, ne demande aucun temps de réflexion. Ce jour-là, il y avait foule sur les marches de l'Église Sainte Eulalie de Mérida à Montblanc.
Monsieur le Maire et les autorités politiques de la Région, suivis par de nombreux montblanais, ont grimpé sur le toit de l'Eglise, pour fêter la fin du chantier de rénovation, mais aussi pour mieux comprendre l'histoire de cette église qui ressemble plus à une forteresse qu'à un édifice religieux et enfin pour admirer au passage la vue imprenable sur tout le territoire de la commune.

Photo du campanile de l'église de Montblanc.


Le campanile du XII ème siècle a fait peau neuve! Il semble bien fragile devant l'imposante masse du clocher qui fut construit au XIV ème siècle et lui servit de protecteur.
Pour assurer la sécurité de tous les visiteurs qui se pressaient sur les toits de l'église romane du village, les pompiers avaient un œil vigilant près du Campanile dont la cloche rythmait les temps forts d'une journée de labeur. Au XVII ème siècle, une horloge mécanique fut installée sur une façade du clocher. Mais d'un regard perspicace et averti, nous devinons qu'un cadran solaire devait également indiquer l'heure aux villageois.

Photo du cadran solaire gravé sur la façade du clocher de Montblanc.
L'horloge solaire de 1821 donnait une heure précise aux habitants d'autrefois.


Mais ne faut-il pas vivre avec son temps? A présent, c'est une horloge électronique qui déclenche la traditionnelle cloche qui sonne les heures et les demies.

Photo de la tourelle du Château Vieux de Montblanc.
La Tourelle du Château Vieux a résisté au temps, elle confirme bien que
cette église jouait un rôle protecteur des âmes mais aussi des corps!


Le regard sur toute la plaine viticole que la rivière Thongue, affluent de l'Hérault, irrigue, nous informe de la capacité guerrière et stratégique de cette Tourelle et des autres qui ne sont plus là pour en témoigner.

Photo des maisons médiévales adossées à l'Église forteresse de Montblanc.
Le village historique de Montblanc et ses maisons médiévales étaient sous la protection
des remparts de la forteresse dont les murs avaient une épaisseur de deux mètres.


Après ce bol d'air, le groupe redescend précautionneusement les marches étroites et circulaires du minuscule escalier pour apprécier la pureté de l'art religieux roman.

Photo de l'abside de style roman en l'Église de Montblanc.
L'abside, nef de l'Église Sainte Eulalie de Montblanc est de style roman,
pureté des lignes et dépouillement architectural.


Photo de la chapelle Saint Roch de Montblanc avec ses voûtes en ogives.
Cette chapelle latérale, dédiée à Saint Roch, fut rajoutée deux siècles plus tard.
C'est l'époque des arcs en ogives qui supportent la voûte des églises et des chapelles.


Un patrimoine singulier, une mémoire léguée aux générations suivantes voilà deux bonnes raisons de s'arrêter dans ce village de Montblanc pour prendre le temps de le visiter!

Agde perle noire de l'Hérault en Languedoc

L'Hérault, long de plus de 150 km que nous suivons depuis plusieurs jours, nous attend à Agde, illustre cité grecque.
Les failles calcaires, les défilés abrupts et les gorges étroites comme celles du Pont du Diable ne sont qu'un lointain souvenir pour notre fleuve méditerranéen. Il s'est assagi en entrant dans la plaine et il devient encore plus calme en approchant de son embouchure!

Photo de l'Hérault en arrivant à Agde.
Le fleuve coule tranquillement à l'entrée d'Agde.


Agathé Tyché ou "La bonne Fortune" est le nom de ce comptoir que les grecs créent au VI ème siècle avant Jésus-Christ et c'est aussi la dernière ville que traverse l'Hérault avant de se jeter dans la Méditerranée au Grau d'Agde.

Image de la ville d'Agde au bord de l'Hérault.
La ville d'Agde s'est d'abord construite au bord du fleuve.


Les commerçants grecs achetaient la laine des brebis du Larzac, le blé de la plaine languedocienne, le sel abondant des étangs de Thau et de Maguelone. Avec les pierres basaltiques des volcans voisins, ils taillaient des meules qu'ils expédiaient pour les moulins en Grèce. Ces marchands apportaient le vin et l'huile d'olive. C'est ainsi que la vigne et l'olivier colonisèrent peu à peu les terres languedocienne. Les oliveraies de Clermont l'Hérault, les vignes de Castelnau de Guers et de toute la région en sont les dignes héritiers!
Les derniers volcans de la chaîne d'Auvergne situés à Saint-Thibéry fournissaient aux bâtisseurs de l'époque cette pierre noire. Agde, ville fortifiée, devrait donc son surnom de "perle noire" à la couleur sombre de ses remparts et de sa robuste cathédrale Saint-Etienne.

Photo de l'imposante cathédrale Saint-Etienne d'Agde.
L'imposante cathédrale Saint-Etienne et ses remparts en basalte noir.


La ville d'Agde bien située sur la Méditerranée ne cessa d'attiser les convoitises. Grecs, Romains, Wisigoths, Sarrasins, Vikings, Chrétiens l'occupèrent à tour de rôle.
Aujourd'hui, Agde est une ville de 20000 habitants, qui accueille beaucoup d'estivants. Ses trois stations balnéaires, Le Cap d'Agde, Le Grau d'Agde et la Tamarissière ont chacune des styles de vacances très différents. Mais la ville a le privilège d'avoir été reconnue par les autorités comme "Station nautique" et elle a le label de "Tourisme Handicap".
Le tourisme et la pêche occupent de nos jours une place essentielle dans l'économie locale.

Vue des quais d'Agde.
Les petits bateaux de pêche peuvent remonter jusqu'aux quais de la ville pour y décharger le poisson.


Le cœur de la vieille ville a gardé ses ruelles étroites, ses maisons serrées. Il ne reste que quelques vestiges des remparts de l'époque. La ville neuve, comme beaucoup de villes du Sud, a grandi hors les murs .

Photo de ruelles du vieux Agde.
Le vieux Agde conserve ses quartiers anciens, où l'ombre
et la fraîcheur sont précieusement gardées par l'exigüité des rues.

A savoir:
Agde, code postal 34300, est à équidistance de Béziers et de Sète (25kms).
S'y rendre:
Par train: TGV gare d'Agde.
Par avion: Aéroports de Béziers-Cap d'Agde et de Montpellier Méditerranée.
Par route: Autoroute A9 La Languedocienne, sortie: Agde-Pézenas.
Par mer: Port de plaisance du Cap d'Agde.
A voir sur place:
Le Musée agathois.
Le Canal du Midi.
Le Fort Brescou.
Le Musée de l'Ephèbe au Cap.
La cathédrale Saint-Etienne.
A visiter dans les environs:
Pézenas, ville de Molière.
Marseillan sur l'étang de Thau.
Saint Guilhem le Désert, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

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