Sports-Santé : le Blog de Véro

Treck Everest Kala Patar

Je m'envole d'ici quelques jours pour un trek au Népal avec Terres d'Aventures. Nous allons jusqu'au Kala Patar (5600m) au pied de l'Everest. Je suis en plein préparatifs ! J'essaie d'établir une liste des affaires à emmener pour ce trek dans la vallée de l'Everest :

Pour le froid (il fait actuellement -12°C la nuit au camp de base de l'Everest) :
  • des gants
  • un bonnet
  • une veste imperméable respirante
  • un sur-pantalon respirant
  • des sous vêtements techniques (T-shirt à manches longues respirant type Odlo, Helly Hansen...)
  • deux pantalons de trekking
  • une polaire
  • un pull de laine
  • un poncho pour la pluie
Pour le chaud ou le soleil (il fait actuellement 28 à 30°C à Katmandou l'après midi) :
  • une casquette
  • des t-shirts en matières techniques respirantes (1 T-shirt pour 2 jours de marche)
  • un short
  • un maillot de bain (qui pourra servir pour la toilette dans les rivières)
Autres :
  • des sous vêtements
  • des chaussettes de randonnées (1 paire pour 2 jours de marche)
  • des chaussures de randonnée "rodées"
  • une tenue pour Katmandou
  • une paire de chaussures détente
  • des lunettes de soleil performantes pour la forte luminosité en altitude
  • une poche à eau
  • une lampe frontale
Petit matériel :
  • mon appareil photo avec batteries et cartes mémoire
  • nécessaire de toilette minimum
  • serviette de toilette à séchage rapide (type chamois synthétique)
  • des boules quies (utiles dans les lodges)
  • du papier toilette
  • une crème solaire
  • un sac de couchage pouvant aller confortablement jusqu'à moins 10°C
  • ma pharmacie personnelle
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Photo de l'Everest et de la chaine du Nuptse et Lhotse

Après une deuxième nuit d'acclimation à Namché Bazar, nous quittons la foule pour dormir ce soir à Pangboche à 3930 m d'altitude.

Le trek auquel je m'attendais commence vraiment.

Le ciel est bleu azur comme promis par le programme (n'est-ce pas Patrice ?), la visibilité est excellente et rien n'empêchera les 6 à 7 heures de marche qui nous attendent.

L'altitude commence à se faire sentir, les premiers maux de tête sont persistants, les premiers comprimés de Diamox sont avalés par certains d'entre nous.

Le souffle commence à manquer, le rythme lent de Diké est finalement bien apprécié dans ces conditions !

Le parcours est en dents de scie : Namché Bazar est à 3436 m, nous descendrons à 3200 m au bord de la rivière pour remonter à 3930 m. Tout au long du sentier les vues sur les montagnes du Khumbu oriental sont à couper le souffle (qui n'est déjà plus trop là !) ...

Un chörten arrête notre groupe de trekkers pour une série de photos plus époustouflantes les unes que les autres.

On admire enfin notre Everest, celui pour lequel nous sommes venus !

Photo de l'Everest et de la chaine du Nuptse et Lhotse
La chaîne du Nuptse ( 7861 m) et le Lhotse (8414 m) devant l'Everest


Nous sommes aussi en admiration devant l'Ama Dablam que nous avions vu pour la première fois depuis Khumjung. Pendant le trek, nous le verrons sous sa face sud, ouest et nord. Il est majestueux ! Un gros sérac à son sommet sert de camp de base. Booooouuu je n'aimerais pas dormir à cet endroit !
A notre gauche, nous avons le Taboche et le Cholatse peak.

Photo de chörten et Ama Dablam
Le majestueux Ama Dablam (6856 m)


Photo d'un sérac sur l'Ama Dablam
Un beau sérac sur l'Ama Dablam


Nous descendons en compagnie des yaks (des vrais cette fois-ci, l'altitude leur convient mieux) jusqu'à la rivière que nous traversons encore par un pont suspendu. Nous déjeunerons à Phunki Tanga à 3250 m.

Photo de la Dudh Kosi River
Drapeaux à prières sur la Dudh Kosi


Belle photo de yak au Népal
Un yak


Le chemin reprend ensuite du dénivelé positif. 600 mètres de dénivelé sans le moindre replat. La première moitié du trajet nous élève en lacets dans la forêt jusqu'à un emplacement de repos où les premiers arrivés n'auront que l'envie de repartir pour ne pas se refroidir. Dans la deuxième partie, la pente faiblit mais elle reste encore forte. Nous montons vers Tengboche, célèbre pour son grand monastère. Le sentier passe près d'une source jusqu'à arriver au kani (porte) de Tengboche. Nous visiterons le monastère sur le chemin du retour car il nous reste encore une heure et demie avant d'attendre notre lodge pour la nuit.

Passé Tengboche, nous redescendons par la forêt avec quelques passages raides (enfin, ils le seront surtout dans l'autre sens !). Le sentier devient plat quand nous traversons Deboche où un petit champ de plantes médicinales planté par les lamas de Tengboche attire notre attention. Un pont non suspendu mais métallique et rigide nous fait traverser le torrent Imja kola. La pente reprend ensuite pour un effort final jusqu'au lodge de Pangboche.

Photo du Tamserku
Vue du lodge à Pangboche, le Kangtega (6685 m)


Ce soir, nous ressentons vraiment le froid pour la première fois. Aurélie et moi dormons chambre 108, un chiffre sacré pour les bouddhistes, la nuit ne pourra qu'être bonne.

Photo de l'altiport de Sengbotché au Népal

Il a plu toute la nuit... Ce matin les sommets sont bouchés, nous sommes tous un peu déçus... Qu'importe, pour cette journée d'acclimatation nous partons vers les villages sherpas de Khumjung et Khunde au pied de la montagne sacrée (Khumbi Yla 5761 m).

C'est une petite journée de marche qui nous conduira jusqu'à 3780 m avant de redescendre dormir à Namché Bazar.


La journée démarre par une montée raide et franche. Nous passons à proximité de l'altiport de Sengbotche très prisé des japonnais. C'est le plus haut aérodrome du Khumbu.

La signification sherpa de Sengbotche est "long replat dans la colline", endroit idéal pour y implanter un aéroport !!! Les petits avions Twin Otter ont cependant besoin de davantage de longueur de piste pour s'y poser.
Sengbotche est plus un lieu-dit qu'un village.

On y trouve quelques lodges et un bâtiment entrepôt de la société Asian Airlines. Si un jour le développement de ce petit aérodrome se fait, il pourrait causer du tort à Namché Bazar en amenant directement les tekkers à une altitude plus élevée.

Sur le chemin nous apercevons pour la première fois l'oiseau national népalais : un faisan très coloré (Lophophorous impejanus).

Photo de l'altiport de Sengbotché au Népal
L'altiport de Sengbotché


Nous nous dirigeons vers l'hôtel favoris des japonnais : l'Everest View Hotel. L'hôtel est construit à l'extrémité d'un éperon d'où la vue sur les montagnes du Khumbu oriental et sur celles du massif Hinku Honku est extraordinaire. Enfin... par beau temps !!! Nous ne verrons malheureusement aucun sommet ! Nous apercevons tout de même au premier plan les villages de Phortse (village en terrasse), le monastère de Tengboche par lequel nous passerons demain et, encore derrière, le village de Pangboche. Le sommet de Taboche Peak s'est à peine dévoilé pendant une demie seconde...
L'hôtel (il ne s'agit plus ici d'un lodge) comprend 22 chambres destinées à une clientèle aisée (environ 150$ la nuit). A ce prix là, l'eau et l'électricité et le chauffage sont compris !

Carte de l'Everest view hôtel Népal
Faute de panorama, la carte de l'Everest view Hotel !


C'est sur la terrasse de l'hôtel que nous apprenons le terrible accident d'avion qui a eu lieu le matin même à Lukla. Le même avion que nous avions eu tant de mal à prendre (cf nos péripéties de voyage) vient de s'écraser sur la piste de Lukla en raison du brouillard ! 19 personnes sont mortes dans l'accident dont 12 touristes allemands, 2 autres ressortissants étrangers, leur guide de trek, le pilote et l'hôtesse de l'air. Apparemment le co-pilote serait gravement blessé. Nous sommes tous touchés par la nouvelle ! Il ne faudra pas trop y penser au retour...

Nous redescendons un peu sur le sentier qui nous mène à Khumjung. La vue sur les deux villages de Khumjung et Khundé est parfaite. Les toits sont peints en verts pour une meilleure harmonie avec la nature.

Photo de Khumjung et Khundé au Népal
A gauche le village de Khundé, à droite Khumjung


Avant de redescendre jusqu'à ces villages, nous stoppons parce que le ciel est en train de se dégager !! Nous avons enfin le droit à un sommet enneigé, voire deux ! Nous ne voulons plus repartir de peur d'en rater un autre !

Photo du Taboche et Cholatse Peak au Népal
Cholatse (6335 m) et Taboche peak (6367 m)


Une fois à Khumjung, c'est le merveilleux Ama Dablam (6856 m) qui illuminera notre repas.

Photo de l'Ama Dablam au Népal
L'Ama Dablam ou Dame Blanche, mère des sherpas

Photo de l'Everest vu d'avion

Après une trop courte nuit, nous nous levons à 5h pour rejoindre l'aéroport de Lukla. Est-ce que le temps sera favorable à un décollage dans de bonnes conditions ? L'accident mortel de la semaine dernière est encore bien frais dans nos têtes. Visiblement le ciel est dégagé, la pleine lune encore visible rend le spectacle d'adieu tout particulier.

Photo de pleine lune à Lukla
Pleine lune matinale à Lukla


Nous partirons avec le quatrième avion de la matinée. L'attente n'est pas trop longue mais quelque peu angoissante. Nous recevons un nouveau Khada (foulard) de la part de l'équipe népalaise que nous quittons ici. Diké, Puri, petit Lhakpa attendrons ici le prochain groupe de trekkers, seul notre guide nous accompagnera jusqu'à Katmandou. La pesée rituelle des sacs et la fouille corporelle nous occuperont encore quelques instants avant l'arrivée en salle d'embarquement.

Photo de pesée de bagages à Lukla
Pesée des bagages


Le bruit de ces petits avions est impressionnant mais ça veut dire que l'on va pouvoir partir et passer plus de temps à Katmandou (au bord de la piscine ou dans la jungle des quartiers commerçants de Thamel ?). Notre tour arrive et il faut, comme à l'aller, embraquer rapidement. Et là... stop... demi-tour toute ! On nous annonce que l'aéroport de Katmandou est fermé pour cause de brouillard !!!!! Nooooon !!!! La pression monte mais on ne nous fera pas monter dans un avion si le temps n'est pas certain, nous rentrons jusqu'à nouvel ordre ! Par je ne sais quel miracle, 10 minutes plus tard, l'aéroport est de nouveau ouvert et cette fois-ci nous allons vraiment décoller.

Photo d'avion Yéti Airlines
Notre avion avant l'embarquement


Le ciel paraît clair, nous survolons quelques nuages mais rien d'anormal. La chaîne de l'Himalaya est visible sur une grande longueur. Cette fois-ci c'est définitivement la dernière fois que nous voyons l'Everest. Adieu le Khumbu ...

Photo de l'Everest vu d'avion
L'Everest vu d'avion

Récit de voyage rando Népal

Le jour tant attendu arrive enfin. Nous devons nous préparer à prendre l'avion pour Lukla dès son passage après la première "livraison" matinale de trekkers en provenance de Katmandou. Il faut être prêts, sans connaître vraiment l'heure d'embarquement... Si jamais la météo nous permet d'embarquer, il ne faudra pas manquer l'occasion de rejoindre la ville départ du trek.

Lever à 5h30 au chant du coq (des coqs !!!) avec une vue splendide sur le Numbur ensoleillé. Le petit déjeuner qui nous suivra (nous poursuivra !!) jusqu'à la fin de l'aventure est constitué de pommes de terre sautées à l'ail, d'œufs (au plat ou en omelette) et d'une sorte de chapati (pain indien à mi-chemin entre la crêpe et le beignet) à base de farine de riz. Le tout est accompagné du traditionnel thé noir à volonté.

Nous sommes à 7h à l'altiport de Phaplu, nous voyons quelques avions passer au carrefour des montagnes. Par chance, il ne nous faut attendre qu'un petit quart d'heure avant de retrouver notre petit avion bi-moteur (Twin Otter). En à peine dix minutes de vol, nous arrivons à Lukla à 2800 m d'altitude, à 125 Km de Katmandou. Quel luxe ! La piste de 350 m de long est goudronnée ! Ça ne fait que 4 ans mais c'est vraiment très appréciable ! L'altiport de Lukla est vraiment enclavé dans les montagnes et est jugé comme l'un des plus techniques au monde pour les pilotes ! Pour nous, l'arrivée est finalement beaucoup moins impressionnante que lors de nos péripéties de la veille ;-)

Photo de la piste de l'aéroport de Lukla Népal
La piste d'atterrissage de l'aéroport de Lukla


L'aérodrome de Lukla a été construit dans les années 1960 par Sir Edmund Hillary (premier homme a avoir gravi l'Everest en 1953 avec le sherpa Tenzing Norgay). Au départ, il n'y avait qu'un seul avion à un moteur. L'aéroport permet l'accès aux nombreuses expéditions vers le Toit du monde. Sir Edmund Hillary a participé activement au développement de la région du Khumbu où vit la communauté Sherpa, il y construit écoles, hôpitaux, aéroports.

Atterrissage sur la piste de l'aéroport Tenzing Hillary
Atterrissage sur la piste de l'aéroport Tenzing Hillary à Lukla


Nous débarquons rapidement et nous retrouvons face à une foule de népalais scotchés au grillage. Rares sont ceux qui attendent vraiment un avion, la plupart sont à l'affût d'un éventuel emploi de porteurs, de cuisinier de trek, de yakman ou sont tout simplement là par curiosité. L'arrivée d'un hélicoptère de touristes japonnais en route pour les hauts sommets en captivera plus d'un !

Photo de l'altiport de Lukla
Foule de népalais à l'arrivée de l'avion


Nous suivons notre guide Lhakpa à travers l'unique rue de Lukla jusqu'au lodge Mera qui nous hébergera au retour du trek. Pour l'instant, c'est l'heure du thé. Nous allons patienter jusqu'à 10h30 pour éventuellement retrouver nos deux compagnons de route anglais perdus à Doha. Nous savons juste qu'ils sont bien arrivés à Katmandou. Petit brun de shopping dans la rue, la contrefaçon est reine ici. Vous trouverez tout l'équipement nécessaire au trek et à l'alpinisme dans les marques les plus connues comme The North Face, Mammut, Patagonia, Lekki... la qualité et l'efficacité ne sont pas garanties ! De nombreux lodges occupent également une bonne partie des bâtiments de la rue. La ville de Lukla est éclairée par un puissant groupe électrogène, l'eau potable et le bois y sont abondants.

Photo de pharmacie au Népal
La pharmacie de Lukla


Notre guide nous présente l'équipe qui nous accompagnera jusqu'au retour : Puri (de l'ethnie Gurung) sera le sirdar, il gère l'équipe des assistants. Diké et Lhakpa (un autre sherpa qui parle un peu le français) seront les assistants. Nous aurons également 4 zopkés (hybride entre le yak et la vache) pour porter nos gros sacs. Nicolas, si tu veux bien me transmettre les noms de ces belles bêtes en commentaires, ce serait sympa ;-)

Photo de zopké au Népal
Les zopkés en attente de chargement


Nos compagnons anglais n'arrivant toujours pas, nous prenons enfin la route du trek. Nous sommes tous plus qu'impatients de marcher enfin ! La porte qui nous ouvre la voie vers la vallée de l'Everest est à l'effigie de Passang Lhamu. Elle est la première femme népalaise et sherpani a avoir gravi l'Everest en 1993 au prix de sa vie et de celle de son sherpa.
Nous prenons la route vers Phakding. Nous descendons doucement jusqu'aux bords de la rivière Dudh Kosi puis remontons lentement vers Phakding à 2610 m.

Photo de la porte de l'Everest à Lukla
La porte à la mémoire de Passang Lhamu, sherpani vainqueur de l'Everest


NB : Le prix aller-retour du vol Katmandou/Lukla est de 200€, la taxe d'aéroport est de 2X170 roupies népalaises soit environ 34€.

Le jardin botanique alpin de Shomare au Népal

Le soleil est au rendez-vous ce matin, le spectacle n'a rien à voir avec celui d'hier ! Nous entamons sérieusement notre descente pour dormir mille mètres plus bas ce soir. Depuis notre lodge à Diengboche, nous apercevons clairement le Lhotse et l'Island peak enfin découverts. Du coup, nous remonterions bien sur Chhunkhung (!!!) mais les 7 heures de marche qui nous attendent nous rappellent à l'ordre...

Photo du Lhotse et de Island peak Népal
Le Lhotse (8414 m) à gauche et Island peak (6189 m)


Image d'Island peak
Island peak enfin découvert


Voilà la vue depuis le chorten qui domine Diengboche. Nos fidèles Kangtega et Thamserku sont là. Ils nous suivrons toute la journée. A notre gauche, l'Ama Dablam et, derrière nous, l'Everest et ses compères habituels, on ne s'en lasse pas !

Photo de Kangtega et Thamserku depuis Diengboche
Le chorten de Diengboche devant Kangtega et Thamserku


Photo de chorten devant l'Ama Dablam
L'Ama Dablam à notre gauche


Nous repassons par des endroits déjà connus. C'est ainsi que l'on retrouve le petit jardin botanique de Shomare, le lodge dans lequel nous avions dormis à Pangboche (chambre 108) et, après une montée raide qui classera Ian, Yannick, Audrey et Nicolas en pôle position, nous rejoignons le monastère de Tengboche. Pause déjeuner et visite du monastère en guise de dessert.

Le jardin botanique de Shomare
Le jardin botanique alpin


Photo de l'Everest et Lhotse
Derrière nous, Everest, Nuptse, Lhotse (depuis Tengboche)


La journée de descente s'avère en fait très physique puisque, après être redescendus au niveau de la Dudh kosi, une montée interminable nous attend pour rejoindre Sanasa. Un petit coup d'isostar ne suffira pas à compenser les méfaits du nez bouché ! Enfin, entre la tourista, la bronchite de Seb et Jocelyne qui a une corne de yak qui lui pousse dans l'oeil, notre équipe s'en sort très bien et sans se plaindre ! Les plus chanceux d'entre nous auront la chance d'observer un daim musqué au détour d'un tournant.

Nous arrivons au lodge qui se trouve juste en face d'une "bakery" (boulangerie), nous aurait-on promis des croissants ?

Photo de cloche de yak
A Sanasa, les cloches de yaks

Trekking Evrest

Le départ de notre trek se fait à partir de Lukla à 2840 m d'altitude et nous irons, si tout va bien, jusqu'au sommet du Kala Pattar à 5645 m.

La vallée de l'Everest est très accidentée et nous devrons souvent descendre au niveau de la rivière Dudh Kosi pour mieux remonter sur l'autre rive.

Le trajet d'aujourd'hui nous fait descendre de 2800 m à 2492 m pour remonter jusqu'à 2610 m à Phakding.

Il nous faudra environ 3 heures de marche. Nous croisons sur notre chemin de nombreux monuments religieux :
  • les mani (litho mani) sont des pierres plates sur lesquelles sont gravés des mantra, des prières, des dessins. Ces murs à prières sont placés sur les chemins, ils peuvent former de véritables monuments que l'on contourne toujours par la gauche

  • les moulins à prières (mani korlo) sont nombreux sur les routes et aux abords des monastères, là aussi c'est dans le sens des aiguilles d'une montre qu'il faut les faire tourner

  • les chötar sont des mâts supportant les drapeaux à prières, ils sont en général placés de façon verticale.

Photo de litho mani au Népal
Litho mani ou mur à prière à Ghat au Népal


Nous remontons tranquillement en passant par de petits villages décorés de leurs drapeaux à prières. La température est clémente, il fait même un peu chaud pour marcher, pour l'instant nous sommes toujours en T-shirt.

Photo de village népalais
Sur la route vers Phakding


Nous traversons plusieurs fois la Dudh Kosi sur les fameux ponts suspendus népalais qui se faisaient plus rares dans la région des Annapurnas. Ici, ils se succèdent, plus ou moins décorés de leurs drapeaux et plus ou moins longs. Y croiser une caravane de yaks ou de zopkés laisse quelques bonnes impressions ! Vertigineux s'abstenir !

Image de pont suspendu au Népal
Un pont suspendu au dessus de la Dudh Kosi


Le trajet emprunte un large sentier très fréquenté par les nombreux trekkers et les animaux de bât. C'est le seul itinéraire pour rejoindre Namché Bazar d'où partirons les différentes expéditions dans le Khumbu. On ne peut pas dire que l'on se sente seul ! Le sentier ne présente pas d'intérêt particulier, la vue sur les montagnes est limitée car nous sommes dans la partie basse du vallon.
Nous stoppons pour le déjeuner au Sherpa Kitchen de Tadokoshi, les anglais auxquels nous pouvons désormais donner un prénom et un visage nous ont enfin rejoints. Ce sont Ian et Yannick. Quelques gouttes de pluie ne nous empêcherons pas de repartir. A partir de maintenant, le dénivelé sera positif jusqu'à l'arrivée au lodge.

Photo de chorom et mani au Népal
Litho mani et chorom sur le chemin vers Phakding


Nous progressons au rythme des moulins à prières et, moins poétique, des "embouteillages" vers Phakding où nous logerons pour la nuit au Khumbu Traveller's Guest House. Une douche tiède attend les plus courageux (ou les plus sales ?).

Photo de lodge à Phakding
Notre lodge pour la nuit à Phakding


L'après-midi sera animé par une visite libre du village aux parfums d'ail et de feu de bois et aux ruelles de terre parsemées de bouses de yaks.

Photo de légumes au Népal
Frigo ou buanderie ?

Contes et légendes Népalais

Si le yéti a existé, il aurait été chassé du Khumbu à cause de la trop grande fréquentation des hommes dans la forêt...


Le monastère de Khumjung possède un scalp de yéti.

Il y a plusieurs générations, avant la construction du monastère, les peuples de Thame, Namché, Khunde et Khumjung célébraient ensemble tous les ans la fête de Dumji à Thame.

Après un certain temps, une dispute éclata au sujet de l'organisation de la fête.

Les peuples de Khunde, Namché et Khumjung quittèrent Thame pour Khumjung.

Les habitants de Khumjung attendaient de la part de ceux de Thame un cadeau symbolique significatif comme peut être des drapeaux à prières, des textes sacrés bouddhistes ou encore des instruments du rituel sacré.

Ils furent surpris de ne recevoir qu'un scalp de yéti. Les villageois de Khumjung furent si offensés par ce mesquin cadeau qu'ils le renvoyèrent aux expéditeurs.
Ce n'est que récemment, après l''intérêt croissant de la communauté scientifique occidentale, des touristes, des héros de l'alpinisme (y compris celui de Sir Edmund Hillary et de leaders locaux comme Konchok Chumbi Sherpa) que la valeur culturelle et biologique du scalp a été reconnue.

La quasi totalité des sherpas croient en son existence. Ils assimilent le yéti à un mauvais bouddha.

Une légende raconte que des sherpas cherchant à se débarrasser du yéti qui décimait leurs troupeaux, se réunirent au sommet d'une montagne avec deux bassines. L'une était remplie d'eau, l'autre d'un alcool transparent. Les sherpas burent l'eau toute la soirée et, une fois qu'ils furent partis, le yéti doué d'un sens profond de l'imitation but la bassine d'alcool. Cela facilita la capture de la bête saoule.

Il n'existe aucune preuve indiscutable de son existence. Aucun poil, aucune dent, aucun os n'ont révélé autre appartenance que celle de caprins.

Photo d'un scalp de yéti
Le scalp du yéti exposé au monastère de Khumjung !


Photo d'empreinte de Yéti
Les empreintes laissées par le yéti


La légende du yéti ou Abominable homme des neiges fait couler beaucoup d'encre dans le Solu Khumbu. Ces créatures ont été cherchées et chassées mais rarement vues. Le yéti, selon la légende, a une forme humanoïde, il habite les hauteurs et les régions reculées de l'Himalaya. La taille du yéti serait de 6 à 8 pieds, il aurait un crane conique, des oreilles pointues, une zone imberbe sur la poitrine et un visage humain. La créature est connue pour avoir un mauvais caractère et pour attaquer quiconque s'aventurerait trop près. Les sherpas parlent de la force surhumaine du yéti et de sa capacité à tuer yaks et enfants.

Les sherpas distinguent trois différents types de yéti : Drema ou Telma, le messager des calamités, Chuti qui chasse chèvres, moutons et yaks, Mite, Miti ou Midre qui attaque également les animaux et parfois l'homme. Les sherpas croient que la découverte de mystérieuses empreintes dans la neige et plusieurs morts accidentelles de yaks accréditent la légende.

Station de ski La Garde

Le domaine skiable Alpe d'Huez/Massif des Grandes Rousses regroupe 5 stations : Auris en Oisans, La Garde, Oz en Oisans, Vaujany et Villard Reculas.

Les pistes du domaine skiable sont situées sur un plateau exposé plein sud ce qui garantit à la station un ensoleillement maximal.

300 jours de soleil par an sur l'Alpe tout de même !

La particularité du domaine est de voir augmenter la difficulté technique des pistes avec l'altitude.

Autour du village, les pistes sont souvent vertes ou bleues, plus vous montez plus les pistes deviennent rouges ou noires.


La piste noire du Tunnel est l'une des plus pentues qui existe.

Le "mur" à la sortie du fameux tunnel qui transperce les Grandes Rousses a une pente de 30° (après un remaniement parce qu'à l'origine la pente était de 35°).

Les parties les plus pentues des pistes noires ont habituellement une pente de 25°.

Photo de l'Alpe d'Huez
Le village de l'Alpe d'Huez au dessus de la mer de nuages


Photo de piste de ski à l'Alpe d'Huez
Depuis le clocher de Macle en regardant vers le Nord Ouest


La piste noire de Sarenne démarre également du sommet de la station au Pic Blanc (3300m), sa couleur est davantage due à sa longueur (c'est la plus longue piste du monde) qu'à sa pente. Elle est le départ de nombreux itinéraires de hors piste.

A l'inverse vers le bas de la station, deux zones protégées sont aménagées pour accueillir les enfants et les débutants : la Baby ou Rifnel et la piste Respect où la vitesse est interdite !

Photo de vent sur les sommets enneigés
Les sommets fument, la neige vole


Panorama du clocher de Macle Alpe Huez
Sommet à l'arrivée du télécabine Marmottes II


Quatre descentes de 2000 m de dénivelé environ vous permettent sur le domaine de l'Alpe d'Huez/Massif des Grandes Rousses, de cumuler 8000 m descente (validé par un diplôme s'il vous plaît !).
La première descente (sans remontée mécanique) consiste à rejoindre la Villette (1295 m) depuis le Pic Blanc (3300m) en passant par la piste noire du tunnel, la piste rouge des Rousses jusqu'à l'Alpette, la piste bleue des chalets jusqu'à Montfrais et la piste bleue de Vaujaniate jusqu'à la Villette.

La deuxième descente consiste à rejoindre Oz en Oisans (1350m) depuis le Pic Blanc en empruntant la piste noire du tunnel jusqu'à 2700, la piste rouge des chamois jusqu'à 2100, la piste rouge de Poutran et la piste rouge de l'Olmet jusqu'à Oz.

La troisième est la fameuse piste noire de Sarenne dont je vous ai déjà parlé.

La quatrième et dernière consiste à relier le plus haut point de la station au plus bas point : départ du Pic Blanc, puis piste noire du Tunnel jusqu'à 2700, piste rouge des Rousses jusqu'à l'Alpette, piste bleue des chalets et piste noire de la Fare jusqu'à l'Enversin d'Oz à 1125 m.

Le diplôme validant la descente de ce 8000 cumulé est remis en échange d'un euro reversé à l'association "A chacun son Everest" qui aide les enfants atteints de cancer ou de leucémie à guérir mieux en atteignant leur sommet.

Photo de la piste noire de la Brèche
La piste noire de la Brèche qui descend du Pic Blanc


Photo de petites coulées d'avalanche
Quelques petites coulées d'avalanche au sommet

Itinéraire Camp de base de l'éverest

Première vraie journée de marche et premières précautions à prendre en raison de l'altitude croissante : il faut boire beaucoup (2 à 3 litres par jour) pour limiter le risque d'avoir le mal des montagnes.

Nous avons aujourd'hui un dénivelé positif de 900 mètres et 6 heures de marche à effectuer.

On n'attend que ça !

La journée commence à 7h par notre petit déjeuner préféré...

Les assistants chargent les zopkés devant le lodge, chaque animal peut porter jusqu'à 100 kg mais ils n'auront en charge "que" quatre sacs de trekkers soit environ 70 kg.


La journée sera ponctuée par la traversée de nombreux ponts suspendus, je n'en ai jamais vu autant !

Nous remontons, dans la forêt, la vallée de la Dudh Kosi. La route est toujours aussi fréquentée.

Photo de zopké chargé au Népal
Chargement des zopkés


Photo de yak sur pont suspendu
Nos zopkés sur le pont suspendu à la sortie de Phakding


Nous suivrons la Dudh Kosi pendant un bon moment en la traversant régulièrement. Le parcours prend un peu l'aspect de montagnes russes, on descend pour mieux remonter. Nous traversons les villages de Rimijung (avec son monastère Pemachholing vieux de 350 ans) et de Toktok. Ils revendiquent tous deux la protection de la faune (léopard des neiges, faisan, daim musqué) et de la flore (rhododendrons). Une belle chute d'eau tombe en cascade à notre gauche après Toktok, l'eau est d'une limpidité incroyable.

Photo de la rivière Dudh Kosi au Népal
La rivière de lait Dudh Kosi que nous suivons


Enfin, au détour d'un petit virage, c'est l'apparition ! Enfin un sommet enneigé et grandiose ! C'est le Thamserku, haut de 6618 m. Nous sommes tous vraiment impatients de monter encore et d'en voir davantage. Le Thamserku sera notre allié pendant une bonne partie du trek, sa forme caractéristique le rendra facilement reconnaissable.

Photo du Thamserku au Népal
Première apparition du Thamserku (6618 m)


Nous déjeunons à Monjo (2840m). Il ne faut pas trop s'alourdir car, après le repas, la montée vers Namché Bazar n'offrira aucun replat !
Comme souvent au Népal, le chemin de randonnée est ponctué de marches... de nombreuses marches... d'interminables marches ! Mais nous sommes venus aussi pour le sport, non ? En tous cas, moi, je me régale ! Nous apercevons quelques animaux sauvages que nous prenons pour des chamois, il s'agit sans doute de daims musqués.

Nous arrivons rapidement à l'entrée du Parc national de Sagarmatha (le nom népalais de l'Everest). Tout le territoire du Khumbu (un des soixante districts du Népal) est inclus à l'intérieur du Parc. Les autres accès au Khumbu se font par de hauts cols d'altitude supérieure à 5400 m. Puri s'occupe des formalités de contrôle des permis de trek obligatoires à partir de cet endroit.

Photo entrée du parc de Sagarmatha
L'entrée du Parc national de Sagarmatha


Juste après le "véritable" escalier qui descend derrière le kani (porche ouvert sur les deux côtés et abritant des moulins à prières), la montée raide vers Namché Bazar commence. Le groupe commence à s'étendre, chacun son rythme, les pauses de Diké nous permettront de nous rassembler. Après 5h40 de marche, nous arrivons dans la capitale du Khumbu : Namché Bazar, à 3446 m. Nous allons y passer deux nuits pour permettre une bonne acclimatation à l'altitude.

Photo de Namché Bazar Népal
Namché bazar au cœur du Khumbu


Petite anecdote : la soirée au lodge fut agrémentée d'une énigme que je vous confie.

"Le facteur de Namché Bazar se rend chez son ami. Quel âge ont les 3 filles de cet ami sachant que le produit de leur âge fait 36, que la somme de leur âge fait un de plus que le numéro de la maison d'en face et que l'ainée est blonde ? " Je vous laisse réfléchir... moi j'ai trouvé !