Sports-Santé : le Blog de Véro

Triangle de pré-signalisation

Depuis le 1 er juillet 2008, tout automobiliste doit posséder dans son véhicule un triangle de pré-signalisation et un gilet réfléchissant. L'absence de ce kit de sécurité sera sanctionnée d'une amende à compter du 1 er octobre prochain (90€ par élément manquant).

Le gilet rétro-réfléchissant jaune fluorescent permet de signaler de jour comme de nuit la présence d'un automobiliste sur la chaussée. Ce gilet de sécurité doit être conforme à la norme européenne EN 471 (Vêtements de signalisation à haute visibilité pour usage professionnel). Cet équipement de protection individuelle devra porter la marque CE et être doté de deux bandes réfléchissantes horizontales de 5 cm de large. Le gilet de signalisation doit être conservé dans l'habitacle de la voiture pour être disponible avant toute sortie du véhicule.

Affiche publicitaire kit de sécurité auto
Sensibilisation à la sécurité routière


Le triangle de pré-signalisation réglementaire est rouge et catadioptrique (il réfléchit la lumière). Le marquage E suivi du numéro du pays d'homologation du triangle est apposé sur les réflecteurs. Le triangle de signalisation du véhicule doit être certifié par la norme E 27 R. En cas de panne ou d'immobilisation du véhicule sur la chaussée, le triangle doit être placé par l'automobiliste revêtu de son gilet de sécurité à au moins trente mètres du véhicule et avant un virage qui pourrait masquer le véhicule arrêté.

Photo du kit de sécurité voiture
Le kit de sécurité obligatoire en voiture


NB : depuis le 1 er septembre 2008, tous les cyclistes doivent porter un gilet réfléchissant lorsqu'ils roulent de nuit et hors agglomération.
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Pourquoi ne pas lire aussi :

Biberons et bisphénol A : suspension de commercialisation pour limiter les risques sur la santé de bébé

Le parlement français a finalement tranché : il suspend la production et la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA).

Le composant chimique reste autorisé pour l'instant dans les autres récipients alimentaires (intérieur des boites de conserves, boites hermétiques en plastiques, bonbonnes d'eau, vaisselle en plastique etc...).

Dans le domaine de la puériculture, les fabricants ont pris les devants et proposent, depuis plus d'un an pour les plus rigoureux, des accessoires sans bisphénol A, ni phtalates. Les biberons ne sont pas les seuls concernés par cette révolution : on trouve déjà des sucettes, des anneaux de dentition et des hochets sans bisphénol A, tous les objets susceptibles d'être portés à la bouche ne devraient bientôt plus contenir le BPA.
  • Qu'est-ce que le bisphénol A ?
Le bisphénol A est un composant du polycarbonate, il entre dans la fabrication de plastique (transparent et léger) et de résines.
  • Avantages des biberons en plastique par rapport aux biberons en verre ?

Photo d'anneau de dentition bébé
Anneau de dentition sans bisphénol A
Le biberon en plastique est plus léger (pour le nourrisson quand il sera en âge de le tenir tout seul et pour les parents avant). Il résiste beaucoup plus aux chocs et risque donc moins de se casser en tombant. Le biberon en verre, de part sa composition principalement minérale, est garanti sans bisphénol A et sans phtalates. Préférez les biberons en verre de type I (verre neutre avec un faible taux d'alumine, plus résistants que le verre de type III). La mention I est notée sur le fond du bib.

Photo de biberon en verre
Biberonnerie dBb en verre
  • Comment savoir si un biberon en plastique contient du bisphénol A ?
La mention "sans bisphénol A" devrait devenir obligatoire prochainement (comme c'est un atout commercial, les fabricants ne se privent pas de le mettre déjà en avant). D'autre part, le sigle de recyclage des plastiques (le triangle avec les flèches comme ci-dessous) renferme un chiffre qui détermine à quel groupe de plastique recyclable appartient le composant (regarder sous une bouteille d'eau pour voir en général le sigle avec le chiffre 1). Le polycarbonate appartient au groupe 7 donc si le chiffre précisé sur le biberon n'est pas le 7, le biberon ne contient pas de bisphénol A. Par contre, comme le code 7 concerne "les autres plastiques", ce n'est pas pour autant que le biberon est fait de polycarbonate. Le code de recyclage n'est pas non plus une mention obligatoire pour les plastiques, rien de tel donc que d'investir dans des biberons sur lesquels la composition est bien précisée.
Sachez aussi que plus un biberon est usé, plus il libère du bisphénol A.

Composé de plastique recyclable

Le logo est généralement accompagné d'un chiffre qui correspond à un type de plastique :
  • Le chiffre 1 : PET (bouteille d'eau)
  • Le chiffre 2 : PEHD (bouteille de détergent ou de shampoing)
  • Le chiffre 3 : PVC (tuyau d'eau gris, gaine électrique)
  • Le chiffre 4 : PELD (film d'emballage)
  • Le chiffre 5 : Polypropylène (bouchons de boisson gazeuzes)
  • Le chiffre 6 : Polystyrène (tableau de bord, isolation)
  • Le chiffre 7 : autres plastiques
  • Quels sont les risques à utiliser un biberon contenant du bisphénol A ?
Le bisphénol A ne se libère que quand il est porté à haute température ou qu'il subit l'action d'acides (chauffage au micro ondes, remplissage avec un liquide très chaud, lavage au lave vaisselle, stérilisation à chaud, dans ces 2 derniers cas il faudra attendre le refroidissement avant d'y verser le lait ou un autre liquide ...).
Le bisphénol A aurait des effets néfastes sur la santé : perturbateur endocrinien (hormonal), il provoquerait des troubles de la fertilité chez le garçon et de la puberté chez la fille (en mimant l'action des hormones œstrogènes). Il aurait des effets perturbateurs sur le système nerveux, la prostate et augmenterait le risque de diabète, de problèmes cardio-vasculaires, de cancers. Il ne faut cependant pas être alarmiste puisque le BPA doit être ingéré en grande quantité pour être nocif, il s'agit d'un principe de précaution.

Photo de biberons en plastique
Biberons en plastique sans BPA
  • Quelques exemples de marques de biberons sans bisphénol A :
  • Dodie MAM initiation et évolution sans bisphénol A et sans phtalates (biberon en polypropylène)
  • Avent Philips, biberon sans BPA (0 % de bisphénol A) composé de PES (polyéther sulfone)
  • Biberonnerie dBb Remond Regul'air en polypropylène
  • Biberons Evidence de Bébé confort sont disponibles en 2 matières innovantes : le polypropylène ou le PES (polyethersulfone)
  • Biberons Béaba : standard "fleur" BPA free
  • Biberon incassable NUK Winnie en silicone et col large

Pourquoi le skieur qui se trouve au dessus est prioritaire sur une piste de ski ?


Hier après midi, j'ai été renversée par un snowboarder. Le snowboarder est arrivé à grande vitesse dans mon dos et il m'a violemment percutée. Croyez-vous qu'il se serait arrêté pour me relever ou prendre de mes nouvelles! Et bien non, il a tout simplement tracé sa route. J'étais heureusement équipée de mon casque de snowboard, de mon short de protection et de mes protections pour les poignets. J'ai des courbatures ce matin au niveau de la nuque, mais rien de grave heureusement. Même si le port du casque n'est pas obligatoire, comme je l'ai déjà écrit, il est impératif à mon avis de le porter.

Selon l'association des médecins de montagne durant l'hiver 2006-2007 : Les médecins de Montagne ont pris en charge près de 140 000 blessés, sur les 8,5 millions de pratiquants de sports d’hiver en France. Douze personnes sont décédées sur les pistes durant l'hiver 2006-2007.

Je profite de cet accident pour rappeler les règles importantes du code de la glisse. Sur la neige comme sur la route, des règles de bonne conduite sont à adopter pour permettre à chacun de profiter pleinement de son séjour en montagne et d'évoluer en toute sécurité.

Les 10 règles d'or du bon skieur (règles éditées par la Fédération Internationale de Ski, la FIS):

  • 1 - Respect : respectez les autres skieurs et veillez à ne jamais mettre autrui en danger


  • 2 - Maîtrise : Maîtrisez à tout moment votre glisse et votre vitesse. Gérer sa vitesse en snowboard, en ski, en monoski, en snowscoot... est primordial! Comme en voiture, il y a des règles de vitesse à respecter quand vous descendez une piste de ski. Sans vouloir être alarmiste, il y a chaque année des accidents très graves sur les pistes de ski à cause d'une vitesse trop importante. Skier vite ne veut pas dire skier bien, j'en ai eu la preuve hier avec cet espèce de pseudo snowboarder!


  • Maîtrisez votre vitesse


  • 3 - Priorité : Rappelez-vous que tout skieur en dessous de vous sur la piste est prioritaire. Le skieur qui se trouve en amont (au dessus) a une position et une vision qui lui permettent de choisir une trajectoire. Le skieur en aval (en dessous) n'a évidement pas cette vision, il n'a ni des yeux dans le dos ni des rétroviseurs ! Le skieur amont détermine donc sa trajectoire en préservant la sécurité du skieur aval (le skieur qui est en dessous de lui). Le dépassement du skieur s'effectue en dessus, en dessous, par la droite ou la gauche.

  • affiche priorité au skieur aval

  • 4 - Distances : Gardez vos distances lors des dépassements. Le dépassement doit toujours se faire de manière assez large. Ce qui permettra d'éviter un mouvement inattendu du skieur doublé.


  • 5 - Croisement : Assurez-vous de ne géner personne au croisement des pistes ou lors d'un départ. Au croisement d'une ou de plusieurs pistes, le skieur doit s'assurer qu'il franchit l'intersection sans aucun danger pour lui même et pour les autres. Un skieur qui souhaite prendre une piste de ski doit s'assurer qu'il peut prendre la piste sans danger pour lui et pour les autres. Il est important de vérifier qu'en amont et en aval de la piste il n'y ait pas de danger.


  • 6 - Stationnement : Evitez de stationner au milieu de la piste ou derrière une bosse. Afin d'éviter les accidents, les skieurs ne doivent pas stationner dans des passages étroits et sans visibilité. Si vous chutez, vous devez libérer la piste le plus rapidement possible (dans la mesure du possible bien sûr). N'hésitez pas à vous faire aider pour libérer la piste.


  • 7 - Montée à pied : empruntez le bord de la piste pour remonter à pied. Lorsqu'un skieur souhaite remonter à pied une piste, il ne doit pas se mettre au milieu de la piste, mais il doit utiliser le bord de la piste pour remonter en toute sécurité.

  • 8 - Informations : Respectez les consignes, balisages, signalisations, et pensez à vous informer de la météo et de l'état des pistes.


  • 9 - Assistance : Donnez l'alerte le plus vite possible lors d'un accident et restez à la disposition des secouristes en cas de besoin. Les personnes qui sont témoins ou acteurs d'une collision doivent prêter assistance au skieur blessé et donner l'alerte aux pisteurs secouristes.


  • 10 - Identification : Faites-vous connaître si vous avez été témoin d'un accident sur le domaine skiable. Les témoins et les acteurs d'un accident sont tenus de faire connaître leur identité auprès du service de secours. En cas de besoin, et à la demande des secouristes, ils doivent se mettre à leur disposition.

Les consignes à suivre en cas d'accident:

Balisage en cas d'accident de ski


  • 1 - Il faut protéger le blessé pour être vu par les autres skieurs. Pour protéger le blessé il faut mettre des skis ou jalons en croix en amont du blessé
  • 2 - Il faut couvrir le blessé car un blessé se refroidit vite sur la neige. Pour couvrir le blessé utiliser un blouson, une couverture...
  • 3 - Il ne faut pas déplacer le blessé
  • 4 - Il faut éloigner les curieux
  • 5 - Il faut identifier l’endroit de l’accident afin que les secouristes trouvent rapidement le blessé. Pour identifier l'endroit, regardez la balise de piste la plus proche (le numéro, le nom, la couleur)
  • 6 - Il faut prévenir un professionnel de la station (pisteurs secouristes, personnel des remontées ). Les pisteurs secouristes et les personnels des remontées sont généralement au départ ou à l'arrivée de remontées mécaniques. Pensez à donner son nom au personnel de la station
  • 7 - Il faut attendre les secours sur le bord de la piste et rassurer le blessé
  • 8 - Il ne faut pas lui donner à boire ou à manger


En résumé : adaptez votre vitesse de glisse et votre comportement à vos propores capacités, aux conditions de la piste et de la météo, à l'état de la neige et à la densité du trafic. Et oui, il faut prendre en compte tous ces facteurs pour skier en toute confiance! Avant de glisser sur les pistes, je vous conseille de bien avoir en tête les règles de sécurité. Ces règles vous permettront de skier en harmonie avec les autres skieurs. Le ski, le snowboard, le monoski, le snowscoot sont des sports qui peuvent devenir dangereux en cas de non respect des règles de glisse.

A lire :
Les 10 règles du code de la glisse éditées par la Fédération Internationale de Ski (FIS)


Commentaire sur les règles édictées par la Fédération Internationale de Ski :

Le ski et le snowboard comme tout sport, comportent des risques. Les règles FIS constituent le cliché idéal du comportement du skieur et snowboarder diligent, prudent et conscient. Elles ont pour but d'éviter des accidents sur les pistes de ski. Le règles FIS s'appliquent à tous les skieurs et snowboarders qui doivent les connaître et les respecter. Celui qui provoque un accident en infraction des règles peut être civilement ou pénalement responsable.

Règle 1 : Le skieur ou snowboarder est responsable non seulement de son comportement fautif mais aussi de son matériel défaillant, même nouvellement développé.

Règle 2 : Les collisions sont souvent la conséquence d'une vitesse excessive, d'un comportement incontrôlé ou d'une observation insuffisante de la circulation sur la piste. Le skieur ou snowboarder doit pouvoir s'arrêter, virer ou évoluer à la limite de sa visibilité. Il doit aller lentement dans les zones encombrées et notamment au sommet, au bas de pistes et aux abords des remontées mécaniques.

Règle 3 : Le ski et le snowboard sont des sports d'évolution libre où chacun peut aller à sa convenance mais en respectant les règles, en tenant compte de ses capacités personnelles et du contexte momentané. La priorité est dûe au skieur ou au snowboarder qui précède. Celui qui avance derrière un autre doit conserver une distance suffisante pour prévenir toutes évolutions du skieur et snowboarder qui le précède.

Règle 4 : Les obligations du skieur ou du snowboarder qui en dépasse un autre restent impératives jusqu'à la complète exécution du dépassement et de telle façon que ce dépassement ne cause aucune difficulté au skieur et snowboarder dépassé. Cette obligation s'impose aussi au dépassement d'un skieur et snowboarder arrêté.

Règle 5 : L'expérience prouve que la pénétration ou le départ après un arrêt sur la piste peuvent être la cause d'un accident. Il est donc impératif que le skieur ou le snowboarder qui démarre, s'insère harmonieusement et sans danger pour lui et pour autrui dans la circulation générale de descente. Lorsqu'il se trouve alors en mouvement – bien que lentement – il jouit de nouveau du privilège selon la règle 3 envers les skieurs et snowboarders venant d'en haut ou par derrière. Le développement de skis carving et de snowboards permet aux usagers d'exécuter des virages vers l'amont. En virant vers l'amont, les usagers se déplacent à contresens du mouvement général de descente. Il est donc impératif que les skieurs et snowboarders qui exécutent des virages vers l'amont s'assurent à temps par un examen de l'amont qu'ils peuvent le faire sans danger pour eux et pour autrui.

Règle 6 : A l'exception des pistes larges le stationnement doit se faire sur le bord de la piste. Il n'est pas tolérable dans les passages étroits ou sans visibilité de l'amont.

Règle 7 : Les évolutions à contresens de la circulation générale sont perturbatrices et imprévisibles des autres skieurs et snowboarders. Les traces profondes faites par les pieds sont dangereuses.

Règle 8 : Les pistes sont balisées selon leur degré de difficulté décroissante en noir, rouge, bleu, vert. Le skieur et le snowboarder est libre de choisir sa piste. Les pistes sont équipées d'une signalisation de danger et de barrage (fermeture). Il est impératif de respecter cette signalisation mise en place dans l'intérêt des skieurs et snowboarders.

Règle 9 : L'assistance au skieur et snowboarder est une obligation de morale sportive lorsqu'elle n'est pas une obligation légale. Elle consiste à donner les premiers secours, à alerter le service de sécurité et à protéger l'endroit de l'accident. La FIS espère que le délit de fuite à ski et à snowboard sera sanctionné pénalement comme le délit de fuite sur la route, dans tous les pays où la législation ne le prévoit pas déjà.

Règle 10 : La relation des témoins est d'une grande importance pour la constitution d'un dossier d'accident. Chacun doit donc remplir ce devoir moral d'homme conscient. Les rapports des services de sauvetage et de la police ainsi que des photos aident considérablement à déterminer les éventuelles responsabilités.

A propos de la Fédération internationale de Ski (abrégé FIS) : La FIS est une association de fédérations nationales ayant pour but de développer le ski à l'échelle mondiale. La FIS a été fondée en février 1924, lors des premiers Jeux Olympiques d'hiver à Chamonix avec 14 nations membres pour compter de nos jours 104 associations affiliées. Tous les deux ans a lieu un congrès de la FIS dans le but de voir les axes, les projets et les nominations des membres. Plusieurs sujets y sont abordés comme la lutte contre le dopage, l'organisation des grands rendez-vous de ski, les stratégies médiatiques, le développement des sports ou la protection de l'environnement. La FIS gère les compétitions des disciplines suivantes: Ski de fond, Saut à ski, Combiné nordique, Ski alpin, Ski acrobatique, Snowboard, Ski de vitesse, Ski sur herbe et le Télémark (présentation et définition de la FIS sur wikipédia)