Uhuru peak kilimandjaro
Publié dans Ascension du Kilimandjaro - Folks
Jeudi 28 juin :
La journée débute par le mur du petit-déjeuner : deux heures d’ascension en file indienne, de la façade rocheuse de Barranco. Nous devons passer par une étroite corniche surplombant 600 m de vide, avant de rejoindre le circuit sud jusqu’à Barafu hut . Il fait froid, les nausées viennent au fur à mesure de la montée. Le Mawenzi (5 149 m), un des 3 sommets avec Shira et Kibo, s’offre majestueux et au-dessus de nos têtes.
Nous allons dormir presque à l’altitude du Mont Blanc! Nous dînons tôt et dormons de 19h30 à 23h.
Le réveil est très difficile : Bon gré, mal gré, je m’équipe contre le froid. 0h00 : Départ pour Uhuru Peak (le pic de la liberté). Pole Pole (doucement), c’est le mot d’ordre qui nous est répété continuellement. Nous nous engageons dans un pierrier sans fin pour atteindre le toit de l’Afrique. Il parait que je suis toute blanche, d’ailleurs, ça ne va pas, j’ai des vertiges et des nausées. Je suis obligée de quitter le groupe dès le début, je ne tient plus debout. Édouard, un des assistants-guides, reste avec moi. Toutes les 10 min, je suis obligée de m’arrêter, le « docteur » du groupe qui est aussi le cuisiner me donne … du thé sucré! Je suis sur le point d’abandonner, je me dis que chaque mètre que je marche en plus, ça sera d’autant plus à marcher pour rentrer à la tente. Je fais part de me pensées à Édouard, qui me répond : fais ce que tu veux mais n’abandonne pas! Bon d’accord, encore quelques mètres… Je suis persuadée de ne pas arriver jusqu’en haut.
La nuit est pourtant magnifique, la lune nous éclaire, la montagne parait imprenable, mais si proche. Quelques personnes redescendent, et à chaque fois que nous les croisons, Édouard m’assure que je suis meilleure qu’eux, maigre consolation… Et puis les premières neiges, éternelles… Et le vent, un vent glacial qui a causé bien des tourments aux membres de mon groupe (je l’apprendrai plus tard), qui me cingle les joues mais qui me vivifie. J’ai la lèvre supérieure gelée et je ne peux plus parler mais je me sens mieux. Et je commence à y croire. Surtout qu’Édouard m’assure que nous sommes dans les temps pour voir le lever du soleil en haut. Je peux marcher plus longtemps, nous ne faisons une pause que toutes les ½ h. J’arrive à dépasser quelques personnes! Yes! Je ne suis plus la dernière. On se met a chanter :
Jambo, Jambo bwana (bonjour, bonjour, monsieur)
Habari gani (quelles sont les nouvelles?)
Nzuri sana (tout va bien)
Wageni, mwakaribishua (les visiteurs, soyez les bienvenus)
Kilimanjaro hakunamatata (Kilimandjaro, pas de problèmes)

Non, plus de problèmes, nous dépassons un groupe d’américains plutôt lents. J’ai dû pour cela marcher un peu plus vite et je suis très essoufflée, c’est là qu’on se recompte qu’il y a beaucoup moins d’oxygène à cette altitude. Nous arrivons à Stella Point à 5732 m et le Soleil se lève. L’immense caldeira du volcan, recouverte d’un épais manteau neigeux, se dévoile dans les premiers rais orangés du jour. Je m’équipe avec mes lunettes de glaciers, il fait -20 ° C.
Édouard et moi partons le long de la crête enneigée du volcan pour Uhuru Peak, retrouvailles avec le groupe, embrassades cris de joie. Un sentiment d’immense joie mêlé de fierté m’envahit. J’arrive à Uhuru Peak. Nous prenons les photos souvenirs sous le panneau de bois célébrant le « point le plus haut point d’Afrique ». C’est la récompense tant attendue après une semaine de marche et d’efforts.
Je profite au maximum de la vue inimaginable des ces glaciers. Le froid étant intense, je sors rapidement mon appareil photo pour quelques shoot pas vraiment cadrés!
Et puis, déjà, il faut redescendre! Le soleil est brûlant, nous arrivons au campement à 10h10 : 10h10 de marche non-stop. Après 1 h de sieste bouillante sous la tente et un repas bien mérité, nous descendons vers le camp de Mweka (3 100 m). On retrouve la végétation de la garrigue et des sous-bois. Nous arrivons au camp à 16h00.
Sur les 32 dernières heures nous avons marché près de 21 h, dure journée mais pleine d’émotions. Nous nous offrons un coca bien mérité.





















Mardi 19 juin :
Nous partons ce matin pour le lac Natron. Les eaux qui alimentent le lac Natron descendent à la saison des pluies des volcans Gelei (2 942 m), Sambu (2 043 m) et Lengai (2 878 m). Elles arrivent dans le lac, saturées en carbonate de sodium. Le lac de faible profondeur, se transforme en immense saline et les sels qui cristallisent sous l'effet du soleil forme le Natron (Na2CO3 cristallisé).
A la saison sèche, le niveau du lac est très bas, plus de la moitié du lac est à sec,...
Le soleil est au rendez-vous ce matin, le spectacle n'a rien à voir avec celui d'hier ! Nous entamons sérieusement notre descente pour dormir mille mètres plus bas ce soir. Depuis notre lodge à Diengboche, nous apercevons clairement le Lhotse et l'Island peak enfin découverts. Du coup, nous remonterions bien sur Chhunkhung (!!!) mais les 7 heures de marche qui nous attendent nous rappellent à l'ordre...
Le Lhotse (8414 m) à gauche et Island peak (6189 m)
Island peak enfin...
Mercredi 20 juin:
Nous partons dans le Serengeti, « plaines infinies » en massaï. Le parc couvre 14 763 km2. Une colonne de gnous de 40 km de long progresse lentement à travers la plaine. Il y en a près d’un million cinq en tout avec 300 000 zèbres, autant de gazelles de Thomson et environ 30 000 gazelles de Grant. Il faut 2 semaines à la colonne entière pour passer à un point donné.
Nous croisons des gazelles de Thomson, des milliers de gnous bleus, des impalas, des chacals, des...
Nous avons passé une deuxième nuit à Lobuche après l'ascension du Kala Pattar.
Nos sacs de couchage n'étaient plus seulement remplis de nos batteries d'appareil photo mais également des belles images que nous avions emmagasinées sur la journée d'hier.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le ciel est bouché ce matin, un hélicoptère se pose et vient chercher un touriste atteint du mal des montagnes pour le redescendre dans la vallée.
Aujourd'hui, nous partons vers...
Vendredi 22 juin :
Nous partons vers le cratère du Ngorongoro. Avant d’arriver nous nous arrêtons dans un boma, petit village massaï. Les cases rondes à toit plat sont disposées en cercle. Les enclos pour le bétail et les chèvres sont situés à l’intérieur du cercle. Dans cette petite case se réunissent les parents, les enfants, et les petits du bétail! L’atmosphère y est très enfumée car il y a un feu de bois au milieu de la case et une seule minuscule fenêtre.
Nous arrivons dans le...
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