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Visite du cimetière du Py à Sete 34


Le cimetière du Py ou cimetière dit "des pauvres" à Sète dans l'Hérault.

Si le cimetière marin perché sur le Mont-Saint-Clair, écrasé de soleil, domine la Méditerranée et la ville de Sète, le cimetière du Py est tourné vers l'Etang de Thau, les pieds presque dans l'eau! Deux sites dans des environnements uniques, deux nécropoles qui attirent de nombreux visiteurs pour leurs illustres "hôtes"!

Photo du cimetière des pauvres à Sète.
Le cimetière dit "des pauvres" et ses allées de verdure
où cyprès et pins apportent fraicheur et ombre.


Dans ce cimetière du Py, les passants viennent "voir", (comme ils disent), Georges Brassens. Ils se recueillent timidement sur sa tombe qui est d'une impressionnante simplicité. Elle est à l'image de ce que fut la vie de ce sétois de poète, faite de travail, de discrétion, de générosité mais aussi de coups de gueule!

Photo de la tombe de Georges Brassens à Sète.


Creusée à même le sol, la tombe du poète, enterré aux côtés de sa famille, est recouverte d'une simple dalle. Le souci de l'homme était de rester anonyme parmi les anonymes. Ce rebelle, "anar", pensait avant tout "aux copains d'abord". Je crois que ceux-ci le lui rendent bien. Fidèle à l'homme qu'il était et à son œuvre, cette foule des anonymes se retrouve devant son tombeau avec l'envie de fredonner l'une de ses chansons!

photo de l'Epitaphe de Georges Brassens.
"Est-ce trop demander, sur mon petit lopin, plantez,
je vous prie, une espèce de pin, pin parasol de préférence"


Son vœu fut exaucé, un bel hommage lui est rendu, puisque à côté de son épitaphe, on a planté un pin parasol!

Pour voir la tombe de Georges Brassens: Aller au cimetière du Py, quartier des Métairies, près de l'Etang de Thau: section 9 Allée A.
Epitaphe extraite de la chanson: "Supplique pour être enterré à la plage de Sète" CD Philips-Phono Gram.
A visiter: L'espace Georges Brassens, boulevard Camille Blanc près du cimetière.

A voir à Paris:
  • La Bibliothèque Georges Brassens, rue Gassendi Paris XIVème.
  • La fresque de G. Brassens, Métro Porte des Lilas.

Pourquoi ne pas lire aussi :


Le cimetière marin sur le Mont Saint-Clair à Sète département de l'Hérault en Languedoc

De nombreux sétois et sétoises ont rendu célèbre leur ville natale. Certains de ces chers disparus reposent à jamais dans l'un des plus beaux sites funéraires du monde! Le cimetière marin perché sur les collines pentues du Mont Saint-Clair, domine la ville faisant face à l'immensité de la Méditerranée. Un cadre unique, un horizon à perte de vue et la belle bleue, infiniment bleue vous transportent soudain vers le mystère de la vie et le sens de l'au delà. Il faut flâner le long de ces allées étagées à flanc de colline lorsque le soleil de Midi vous inonde de sa chaleur.

Photo du cimetière marin à Sète.
Les tombes font face à la pureté d'un horizon céleste et marin infiniment bleu.
En contrebas le Théâtre de la Mer fondé par Jean Vilar


Les hasards de la visite vous arrêtent ici ou là devant des tombes de gens humbles comme devant celles de personnages plus connus. L'architecture des sépultures de ce cimetière méridional est souvent inspirée des coutumes et des traditions de l'Italie car la communauté italienne est nombreuse dans la ville de Sète. Les tombes sont de véritables monuments funéraires.

Photo de l'art funéraire à Sète.
Les caveaux sont des ouvrages typiques du Sud.


Photo de la tombe de Jean Vilar
Tombeau du sétois Jean Vilar, acteur, metteur en scène,
directeur de théâtre, créateur du Festival d'Avignon.


Le grand poète et résistant sétois Paul Valéry mort en 1945 eut des funérailles nationales à la demande du Général De Gaulle. Il repose dans ce cimetière qui lui inspira le sublime poème :" le cimetière marin". A la mémoire de Paul Valéry, les sétois décidèrent que ce cimetière Saint-Charles porterait désormais le nom du poème.

Photo de la tombe de Paul Valéry cimetière marin à Sète.
Paul Valéry repose dans ce cimetière
dont il admirait la beauté et la pureté du site.


Pour s'y rendre: sortie de Sète vers Agde par la Corniche, prendre direction le Mont Saint-Clair, le cimetière et le Musée Paul Valéry sont à mi parcours.
A visiter: Musée Paul Valéry, Beaux arts et traditions sétoises. Rue François Desnoyer à Sète.

Sète port maritime sur la Méditerranée dans l'Hérault Languedoc Roussillon

Si le littoral méditerranéen du Languedoc offre un relief relativement plat, les rares points élevés méritent une halte, car du haut d'une de ces collines ou d'un de ces caps la vue est imprenable.
Le mont Saint-Clair qui domine de ses 183 mètres la ville de Sète (45000 habitants), offre un panorama circulaire unique : la Méditerranée et ses longues plages de sable fin, l'étang de Thau et ses villages de conchyliculteurs, les vignobles de Listel, les contreforts du Larzac, les monts des Cévennes, le Canigou et les Pyrénées sont à vos pieds!

Image du Mont Saint-Clair à Sète
Le Mont Saint-Clair est un amer naturel que les marins connaissent bien!
Il est aussi un repère pour les terriens!


C'est le Roi Louis XIV qui entreprit la construction de Sète et de son port pour ses galères royales. Mais ce fut aussi Paul Riquet et Colbert qui firent déboucher le Canal du Midi à Sète. Quelle aubaine pour cette cité!

Photo du port de Sète depuis le Mont Saint-Clair
Le port moderne de Sète assure des liaisons régulières avec Tanger au Maroc.

Ce port de commerce, de pêche, de plaisance et de croisière a la particularité d'être installé au cœur de la commune, ce qui donne une animation singulièrement chaleureuse sur tous les quais.

Vue du port de Sète au cœur de la vile.


Les chalutiers, les thoniers et les petits bateaux artisanaux vendent sur la criée, près du célèbre quai de "la marine", leurs prises : encornets, sardines, thons, maquereaux, soles, rougets, etc... dans une ambiance colorée et souvent festive, malgré les grosses difficultés économiques que connait la filière "pêche".

Sète, entourée d'eau est une "île singulière" qui vit également des ressources que lui fournit l'Etang de Thau. Sur cette petite mer intérieure, les tables des éleveurs d'huitres et de moules sont scrupuleusement alignées. Les coquillages du bassin de Thau sont consommés dans toute la France.

Vue des tables et des parcs à huitres sur l'Etang de Thau


Depuis le Mont Saint-clair, on aperçoit l'ensemble de l'étang de Thau. La pratique de la voile et du nautisme se marient bien avec les activités des mytiliculteurs et des conchyliculteurs.

Photo de l'étang de Thau.


Sète, surnommée aussi "île bleue", c'est aussi une belle plage de sable fin et doré qui s'étend sur plus de 12 km pour rejoindre les plages d'Agde et du Cap d'Agde. La ville obtient depuis plusieurs années le "Pavillon bleu" des plages de France.
Si des écrivains tels que Paul Valéry évoquent Sète, son "toit tranquille, où marchent des colombes", et "la mer, la mer, toujours recommencée", Georges Brassens, enfant du pays, aimait se baigner sur "la plage de la Corniche".

Photo de la grande plage de la Corniche à Sète.
La plage de la Corniche chantée par G. Brassens et le Mont Saint-Clair de Sète.


A voir absolument:
Le Mont Saint-Clair.
Le cimetière marin décrit par Paul Valéry.
Le Théâtre de la Mer crée par Jean Vilar.
L'espace Georges Brassens et sa tombe au cimetière dit "des pauvres".
Le Canal royal et le quai de La Marine.

Pour se rendre à Sète (code postal 34200):
Autoroute A6 sorte Sète.
Aéroport de Montpellier Méditerranée.
Train TGV Gare SNCF de Sète.
Port de plaisance pour les voiliers.

A découvrir dans les environs:
Les villages de Marseillan, Mèze, Bouzigues sur l'Etang de Thau.
Vic-la Gardiole et son étang.
Agde la perle noire.
Frontignan et ses vignes de muscat.
Pézenas, cité de Molière.

Le cimetière du Père-Lachaise , Paris XX ème arrondissement


Le cimetière du Père-Lachaise ouvert en 1804 par ordre du Consul Napoléon Bonaparte va permettre de donner « le droit à chaque citoyen d’être enterré quelle que soit sa race ou sa religion ». Les saltimbanques, les artistes, les comédiens, les mécréants, les athées, les excommuniés et les miséreux privés jusqu’à cette date de toute sépulture ont à présent droit à une dernière demeure.

Ce cimetière unique au monde est une des nécropoles les plus célèbres et les plus prestigieuses. Quelques deux millions de personnes lui rendent visite chaque année. Un instant émouvant et solennel réconcilie, lors de la visite, l’homme et la nature, la vie et la mort, l’angoisse et la sérénité.

Ici l’histoire donne rendez-vous au présent. Un million de personnes anonymes ou célèbres, pauvres ou richissimes y reposent à jamais, certains reconnus par leur destin tragique ou adorés pour leurs actes héroïques, d’autres ignorés pour n’avoir vécu qu’une vie ordinaire .

Image du cimetière du Père Lachaise à Paris


Ce premier cimetière laïc situé dans l’actuel XX ème arrondissement, était au XII ème siècle un vignoble que possédait l’évêque de Paris. Puis au XVII ème siècle les Jésuites transforment les bâtisses en maison de repos réservée aux religieux âgés et fatigués.

Louis XIV avait un conseiller et confesseur en la personne du Père François d’Aix de La Chaise qui venait souvent dans ce beau domaine. Le roi aida à l’embellissement de cette colline à l’est de Paris et le site garda le nom du célèbre confesseur royal.

Ces lieux sacrés, lourdement chargés d’histoire sont intimement liés à celle de la France et aux heures dramatiques de notre passé. Au bas du Mur des Fusillés de La Commune, Victor Hugo nous rappelle le sens de l’homme et celui de l’humanité « Ce que nous demandons à l’Avenir, ce que nous voulons de lui, c’est la justice, ce n’est pas la vengeance. »

Ces 44 hectares sont à la fois « un jardin extraordinaire », un musée de la sculpture, un livre ouvert sur l’architecture funéraire et un lieu de mémoire collective où la mémoire individuelle peut trouver ce qu’elle vient chercher en parcourant les innombrables divisions. Ceux qui y reposent, semblent vous écouter ou vous dire quelque chose.

Photo de statue au cimetière du père Lachaise


Des écrivains, des musiciens, des militaires, des hommes politiques , des artistes, des intellectuels, des fortunés, des déportés, côtoient à jamais des milliers d’hommes et de femmes humbles ou anonymes.

Ici, la nature (plus de 5000 arbres) et les hommes sont en harmonie, l’évocation historique est incessante et vous transmet son émotion.

Dans ce panthéon posé dans cet espace verdoyant, il est des tombes ignorées du passant et d’autres auxquelles le public voue un culte quasi idolâtrique : Jim Morrison, Héloïse et Abélard, Colette, Frédéric Chopin, Victor Noir, Edith Piaf, Simone Signoret et bien d’autres encore... jusqu'à tout récemment Henri Salvador.

Le cimetière du Père Lachaise : Marcel Mangel , le Mime Marceau

Né le 22 mars 1923, à Strasbourg, dans une famille d’origine juive polonaise, Marcel Mangel connaît dès l’âge de 15 ans un premier exode vers Périgueux fuyant les troupes allemandes qui viennent d’envahir l’Alsace. En 1942, il entre en Résistance sous le pseudonyme de Marceau, son père déporté est assassiné à Auschwitz en 1944.

Considérant Charlot comme « son Dieu », ce Pierrot lunaire, va, à travers le personnage de Bip, redonner une nouvelle dimension à l’art de la pantomime dont la Commedia dell’arte se nourrissait.

Ce roi du silence a su élever au rang de langage universel l’art de la gestuelle. Les japonais, les américains, les russes l’ont très tôt considéré comme « un trésor vivant » qui suscite, par le regard et le mouvement, une intense et profonde émotion.
Observateur des traits et travers universels de l’humanité, explorateur de la société il a su dénoncer en mettant en lumière le côté dérisoire, superficiel et souvent dramatique de cette vie moderne.

En 1955, les Etats-Unis découvrent cet artiste frêle, au visage pâle,coiffé de son éternel chapeau fleuri, qui leur mime toutes les scènes drôles, tristes, burlesques ou tragiques du quotidien : le tireur de corde, le jardin public, les escaliers, la marche dans le vent. Il hypnotise les publics du monde entier dans un spectacle magique où l’artiste et les spectateurs vivent un instant unique et fusionnel plongés dans un silence poétique où « la parole n’est pas nécessaire pour exprimer ce que l’on a sur le cœur ».

De nombreux artistes, danseurs ou chanteurs se sont inspirés de sa géniale technique, tels que Michael Jackson, et Rudolf Noureïev.

Le personnage mythique de Bip et son auteur disparaissent le 22 septembre 2007.
Le Mime Marceau est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 21).

Photo de la tombe du mime Marceau au cimetière du Père Lachaise à Paris
La tombe du Mime Marceau
au cimetière du Père Lachaise


Date de naissance et de mort du Mime marceau

Le cimetière du Père Lachaise : Pierre Desproges

Ce parisien né à Pantin le 9 mai 1939 a pratiqué toute sa vie durant, la dérision, celle qui nous est utile face à la politique, celle qui nous aide face à la maladie, celle qu’il nous faut face à la mort, celle dont on a un besoin quotidien face aux aléas de la vie ordinaire.

« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » se plaisait-il de dire.

C’est en tournant en ridicule les comportements humains qu’il a, comme tous les humoristes universels, dénoncer l’égoïsme, la cupidité, l’appât du gain, et les autres travers de l’homme.

Mais il s’est toujours interdit de brocarder ceux qui n’avaient pas les moyens de se défendre.

Journaliste à L’Aurore, il anime une chronique décapante sur l’actualité, complice de Jacques Martin dans « Le Petit Rapporteur », puis sur France-Inter avec « Le Luron de Midi », Pierre Desproges n’a de cesse de pratiquer un humour noir et un cynisme féroce dont l’acidité fera mouche dans le petit monde des politiques.

A partir de 1984 , il est sur scène et dans toute la France qu’il sillonne avec joie et délectation, offrant au public la fraîcheur de ses « chroniques de la haine ordinaire ».

Ce vendeur en assurance-vie, ce pronostiqueur de courses hippiques, cet enquêteur à l’IFOP, devenu journaliste disparaît de la scène publique le 18 avril 1988, il a sa dernière demeure dans le cimetière parisien du Père Lachaise (division 10, face à la tombe de Chopin).

S’il ne fallait retenir qu’une citation de Pierre Desproges, ce serait :

« Dieu est peut-être éternel, mais pas autant que la connerie humaine »

Photo de la tombe de Pierre Desproges au Père Lachaise
Les cendres de Pierre Desproges furent dispersées à cet emplacement

Cimetière du Père Lachaise à Paris : Chopin


Frédéric Chopin, musicien compositeur pianiste polonais né le 1er mars 1810 près de Varsovie meurt de tuberculose le 17 octobre 1849 à l’âge de 39 ans.

Ce garçon, compositeur à 7 ans, donnait ses premiers concerts à 8 ans. C’est Joseph Elsner directeur du conservatoire de Varsovie qui découvre ce jeune prodige « doué d’un talent exceptionnel et d’un génie musical ». Il fréquente la jeunesse polonaise viscéralement hostile à l’invasion de la Pologne par la Russie.

En 1829, il achève ses études musicales.

Dès 1830, Chopin voyage et donne des concerts dans les milieux aristocratiques de Vienne, Munich, Stuttgart. Ses amis sont Mendelssohn, Berlioz, Liszt.

En 1831, il est à Paris. Le fabricant de pianos, Camille Pleyel pousse sa carrière. Il mène de front la création en tant que compositeur et l’enseignement en tant que professeur de musique.

De santé fragile, il tombe malade en 1835. Il rencontre George Sand en 1838. Elle sera sa compagne pendant neuf ans. Ces années-là furent les plus abouties. Il signa ses plus belles compositions, écrites loin de Paris, aux Baléares et dans la propriété provinciale de G. Sand à Nohant.

En 1848, il fait une dernière tournée de concerts, en Ecosse, en Angleterre d’où il revient épuisé. Pour une ultime fois, on l’applaudit chez son ami Pleyel le 16 février 1848.

Il meurt le 17 octobre 1849 à Paris.

Photo de la tombe de Chopin au Père Lachaise
La tombe de Chopin au cimetière du Père Lachaise


Chopin est enterré au Père Lachaise à Paris


Sa sœur respectera sa dernière volonté, en emportant son cœur dans une urne pour qu’il repose dans une chapelle de Varsovie.

Ce compositeur de « génie » est le seul à n’avoir écrit que pour le piano, sa musique prend son inspiration dans les chants et danses populaires de sa Pologne natale : Mazurkas, Polonaises. De ses Valses ne disait-il pas qu’il n’avait « rien de ce qu’il faut pour les valses viennoises. »

Les œuvres de Bach et de Mozart ont permis à ce romantique d’exprimer son talent de façon assez classique dans ses « Etudes » et dans ses « Sonates».

Frédéric Chopin qui repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris (XI ème division) , disait que « Bach est un astronome qui découvre les plus merveilleuses étoiles » que « Beethoven se mesure à l’univers » et il rajoutait parlant de lui : « Moi, je ne cherche qu’à exprimer l’âme et le cœur de l’Homme. »

Le cimetière du Père Lachaise : Jim Morrison


Né le 8 décembre 1943 en Floride, Jim Morrison décède le 3 Juillet 1971 à Paris.

Cet artiste américain, chanteur, musicien et poète connut une vie aussi courte que chaotique.

Fils d’un militaire, James Douglas Morrison reçut une éducation stricte et rigide contre laquelle il se dressa dès son adolescence.

Les fréquents déménagements au gré des affectations militaires de son père, lui font découvrir des mondes et des modes de vie très divers.

Doté d’un esprit vif et d’un sens de la contestation très acéré, Jim dévore les livres et se familiarise avec de nombreux auteurs, philosophes, poètes, dont Arthur Rimbaud auquel il vouera une admiration sans faille. C’est à l’université où il suivit des cours sur « la philosophie de la contestation » qu’il découvre les textes de Montaigne, Rousseau, Sartre.

En 1964, il fréquente les lieux les plus sordides de Los Angeles et devient un consommateur régulier de drogues fortes qui le transporte dans des hallucinations infernales.

Ce fin lettré connaît bien les cultures amérindiennes dans lesquelles il puise l’inspiration poétique et grâce auxquelles il abordera les rites chamaniques. C’est un « touche à tous les arts » (chanson, musique, film, poésie, écriture) qui défendra le pacifisme, dénoncera toutes formes de morale puritaine, d’autorité policière et d’exploitation des populations les plus faibles.

Il se définit comme un « natural-leader », et si le groupe qu’il crée, il l’appelle « the Doors » c’est qu’il voyait dans le symbolisme de la porte la dimension inquiétante et surnaturelle d’un au-delà inconnu.

"Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être". Le succès de ses chansons et de ses musiques est colossal, il est l’œuvre collective de ses trois compères Ray Manzarek, John Densmore et Robbie Krieger.

A 27 ans, cette vie débridée et sans limite lui donna rendez-vous avec la mort. La maladie, l’épuisement, la drogue et l’alcool eurent raison de Jim Morrison dont la dépouille repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris depuis Juillet 1971. Sa tombe (division 6) est l'une des plus visitées du cimetière. Elle est gardée en permanence et entourée de barrières de protection.

Des milliers de visiteurs viennent s’y recueillir, perpétrant son souvenir, en quête « d’inaccessibles étoiles » que Jacques Brel a cherché à atteindre.

Photo de la tombe de Jim Morrison au Père Lachaise à Paris
La tombe de Jim Morrison au cimetière du Père Lachaise à Paris


Image de la tombe de Jim Morrison
James Douglas Morrison meurt dans sa 28 ème année

Cimetière du Père Lachaise à Paris : Colette

Sidonie Gabrielle Colette, romancière française, née à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l’Yonne le 28 Janvier 1873 , décédée le 3 Août 1954 à Paris.

Sa famille bourguignonne était pauvre, mais sa rencontre, dès son adolescence avec le médiocre écrivain Henry Gauthier-Villars lui ouvre les portes d’un monde qu’elle ignorait. Celui qu’elle surnomma « Willy » lui fit connaître les cercles littéraires parisiens très « branchés » ainsi que le Paris mondain de la Belle Epoque.

Par amour pour son mari « Willy », elle écrivit ses souvenirs d'école, « Claudine à l’Ecole », « la maison de Claudine », « Claudine en ménage ». Ses succès littéraires étaient signés sans scrupule du nom de son « cher » Willy.

Peu à peu, Colette se libère de cette forme d’esclavage littéraire et intellectuel, assume son destin, trace sa nouvelle route, qui passe par le music-hall (1906-1912), n’hésitant pas à transgresser les tabous et à bouleverser « l’ordre moral ». Ses tenues légères et ses costumes provocateurs attireront la foule des spectateurs au Moulin Rouge ou au Bataclan mais elle s’attirera les foudres des critiques dans la presse.

Ses années follement débridées, ses aventures féminines, Colette les évoquera dans « La vagabonde », « L’envers du music-hall », « En tournée ».

Divorcée de Willy, elle épouse en 1912, le journaliste Henry de Jouvenel et affiche volontiers son épanouissement de femme libre, libre de choisir sa vie sentimentale et professionnelle au grand dam d’un machisme bien-pensant contre lequel elle lutta à travers ses écrits dans « le Matin » journal de son mari, rédacteur en chef.

De ce mariage, elle eut une fille surnommée « Bel-Gazou ».

En 1913, elle scandalise à nouveau l’opinion par le rôle d’initiatrice qu’elle joua auprès de Bertrand, fils de son propre mari. Elle écrit alors « Le blé en herbe », « Chéri ».

Sa rencontre avec Maurice Ravel et Jean Cocteau lui donne une aura supplémentaire.

Ses livres ont un franc succès, en 1945, elle est à l’Académie Goncourt qu’elle présidera en 1949.

En 1953, elle est décorée de la Légion d’Honneur. Sa vie sulfureuse fut dénoncée par les plus grandes autorités religieuses catholiques, mais à sa mort, en août 1954, les autorités politiques lui firent des funérailles nationales.

Elle repose avec sa fille au cimetière du Père-Lachaise à Paris (4 ème division).

photo de la tombe de Colette
Tombe de Colette au cimetière du Père Lachaise


Tombe de la fille de Colette


Deux de ses pensées résument bien le personnage de Colette et sa vie à la fois généreuse et sensible, libertine et provocatrice à souhait:

«Le difficile, ce n'est pas de donner, c'est de ne pas tout donner.»

« La femme est capable de tous les exercices de l'homme sauf de faire pipi debout contre un mur.»


Le cimetière du Père Lachaise : Héloïse et Abélard

Comment évoquer l’un en ignorant l’autre ? Ces deux figures illustres du Moyen Age sont intimement liées. Leur histoire commune avait ému en son temps et leur liaison tragique a traversé les siècles pour nous parvenir sans perdre la fraîcheur d’un amour impossible qui les entraîna dans d’horribles souffrances physiques, morales et spirituelles.

Pierre Abélard (1079-1142) théologien, philosophe âgé de 37 ans, tombe amoureux d’Héloïse (1101-1162), la belle étudiante de 22 ans d’origine noble, membre de la puissante famille des Montmorency (qui avait confié l’éducation de leur très sage jeune fille à ce respectueux et honorable enseignant).

"Sous prétexte d'étudier, nous nous livrions entiers à l'amour (...). Notre ardeur connut toutes les phases de l'amour ».

Mariés en secret, le scandale ne tarde pas à éclater et l’oncle Fulbert décide de punir sa nièce en l’enfermant dans un couvent et d’infliger au professeur Abélard le châtiment exemplaire qui mettrait fin à ses ambitions amoureuses. Et ce fut ainsi que Pierre fut châtré! (Alors que l’émasculation était à l’époque le sort que l’on réservait aux adultères !)

Mais loin de voir s’éteindre un amour interdit, cet outrageuse mutilation renforça les sentiments mutuels des deux amants, qui, bien que séparés, alimentaient leur commune passion dans une ardente correspondance épistolaire. Cet amour charnel laissa peu à peu place à un amour mystique dont « les lettres d’Abélard et d’Héloïse » retracent l’itinéraire.

Ce couple romanesque, malgré tous les interdits qu’ils durent surmonter n’ont cessé de s’aimer. En cela, ces amants sont d’une extraordinaire modernité. S’opposer aux pouvoirs religieux, aux poids des traditions familiales, n’a rendu que plus emblématique le destin de ce couple. Et ce qu’écrit Héloïse est digne du combat que mènent, toutes générations confondues, les femmes dans leur époque.

« Les plaisirs amoureux qu'ensemble nous avons goûtés ont pour moi tant de douceur que je ne parviens pas à les détester (...). Au cours même des solennités de la messe, où la prière devrait être plus pure encore, des images obscènes assaillent ma pauvre âme (...). Loin de gémir des fautes que j'ai commises, je pense en soupirant à celles que je ne peux plus commettre ».

Séparés par la mort, l’histoire, 6 siècles plus tard, finit par réunir pour l’éternité ces personnages hors du commun, puisque en 1817, la Mairie de Paris décida de transférer leurs cendres au cimetière parisien du Père Lachaise (division 7). Ce sont les "plus vieux" morts du cimetière.

Photo du tombeau classé d'Héloïse et Abélard
Le tombeau classé d'Héloïse et Abélard
en cours de rénovation


Photo de la statue d'Héloïse sur son tombeau
Héloïse sur son tombeau

Octon est une petite commune des Hauts cantons de l’Hérault

Octon, village de 400 habitants, dans le département de l’Hérault, (Région Languedoc Roussillon).


Octon est une petite commune des Hauts cantons de l’Hérault. C’est un village typique des premiers contreforts qui annoncent les Causses du Larzac, tout proches.

Non loin de la ville de Clermont l’Hérault, capitale mondiale du raisin de table, Octon vit de la culture de la vigne, de l’olivier mais aussi du tourisme. C’est une région riche d’un passé culturel et d’une variété de paysage à vous couper le souffle. Au bas du village les bords du lac du Salagou connaissent une affluence d’estivants, de marcheurs, de véliplanchistes qui préfèrent les plages de ce lac de barrage aux plages sablonneuses du littoral.

Le Château moyenâgeux des Lauzières impressionne par ses ruines et par l’ardeur des associations de bénévoles qui s’échinent à lui rendre vie. Plus haut, la chapelle de Roubignac avec son minuscule cimetière fait vite oublier les trépidants moments de la vie moderne.

Sur le chemin de Toucou, la végétation est bien méridionale, cactus, figuiers de barbarie fleurissent, abrités du vent du Larzac par les ravines de ruffes couleur ocre ou roches rouges.

Sur le plateau, des dolmens et quelques vaches d’Aubrac rendent la visite encore plus dépaysante.

C’est le pays des sangliers, des champignons et de la bonne « bouffe » !

Octon est facile d’accès, Béziers, Pézenas, Montpellier sont à quelques kilomètres.

Photo de l'église d'Octon
L'église d'Octon

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