Aviron DamedeNage est un site consacré à l'aviron français sur lequel vous trouverez toutes les informations concernant ce sport nautique (dictionnaire, actualités, techiques...).
Explications sur les différentes embarcations : skiff, deux sans barreur ( pair-oar), double de couple, quatre sans barreur, quatre barré, quatre de couple, yolette, huit barré.
L'aviron aux jeux Olympiques de Pékin 2008 (reportages sportifs, vidéos, tableaux des courses et résultats, l'équipe olympique française à l'aviron, lieux des compétitions sportives).
Programme des stages en eau vive Les stages se font sur différentes embarcations : raft, canoë, kayak ou hydrospeed et sur des rapides de niveau III à VI. Prise de conscience des difficultés, apprentissage de l'évaluation des risques, maîtrise de l'embarcation, découverte de la rivière et initiation à ses plaisirs sont au programme.
Le stage eau vive sportif C’est le top du stage en rivière et une exclusivité Anaconda. La particularité est que vous serez en autonomie avec les guides toute la journée,
donc sans contrainte d’horaire et de logistique, il est préconisé pour les personnes qui veulent acquérir une connaissance de la rivière et qui aiment l’indépendance. Vous naviguerez 5 h par jour, cela vous permettra de prendre le temps, de prendre du plaisir, d’apprendre et de découvrir un élément est une région pleine de surprises.
Canoê familial : Le club de canoë kayak familial propose la location de canoë en bois de 1930 pour vous promener sur l'Odet dans Quimper.
Les départs soit depuis la cale située devant la faïencerie Henriot à Quimper, soit depuis la capitainerie de Sainte Marine. Les embarcations sont prévues pour 1,2 ou 3 personnes et la location se fait pour à l'heure, à la demi journée ou à la journée.
Sortie en kayak à Quimper : Selon l'horaire des marées, deux rotations sont prévues chaque jour, l'une en montant, l'autre en descendant. Une fois à l'arrivée, les randonneurs sont raccompagnés au point de départ.
Jean Pierre Habold est le concurrent N°13 de la course transatlantique à l'aviron sur le bateau la Rebelle.
Engagé dans la course en solitaire à la rame la Bouvet Rames Guyane, il cherche encore des sponsors ... Partenaires financiers, venez nous rejoindre dans ce défi, 20 000€ sont nécessaires pour financer le matériel de navigation et de course ! Pour sponsoriser des kilomètres de navigation et profiter de retombées médiatiques importantes, connectez-vous sur le site !
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Les bateaux, embarcations légères de plaisance : Que ce soit de l'aviron en individuel (bateau solo), en double ou en quatre barré, les embarcations homologuées en sixième catégorie répondent à des normes de sécurité strictes (flottabilité, taquet de remorquage, coque auto-videuse...).
Loisirs à l'Asptt : Le club propose des réductions pour les employés de La Poste et pour les fonctionnaires de certains ministères mais il reste ouvert à tous. En plus de savoir nager, les postulants doivent être capables de ramer au moins sur une distance de dix kilomètres et savoir remonter sur l'embarcation après une immersion.
Contact : Asptt aviron Maison de la mer, Port de la Pointe Rouge 13008 Marseille France tél : 0491168026 Tags Thèmes abordés : Association sportive PPT, ASPTT - Club multisports, Marseille aviron de mer, Rando nautique dans les Bouches du Rhône, Sortie avirons Iles du Frioul. Catégorie > Sports Nautique > Aviron
La Bouvet Rames Guyane est une course transatlantique à l'aviron et en solitaire disputée sur un parcours d'environ 2600 milles nautiques entre Saint-Louis du Sénégal et Cayenne, en Guyane. Le départ est prévu le 8 mars 2009 de Saint-Louis.
Les concurrents disputeront le prologue du 7 au 12 octobre 2008 à Saint Rémi de Ré. Ils effectueront ensuite la traversée sur un canot à rames de 8 mètres de long, toutes les embarcations seront identiques. Les avirons insubmersibles sont construits en... Tags
Thèmes abordés : Rames Sénégal Guyane, Concurrents course BRG, Course aviron Bouvet, Challenge aviron, Transatlantique à la rame. Catégorie > Sports Nautique > Aviron > Course d'aviron de mer
Les 22 concurrents de la traversée de l'Atlantique en aviron sont partis ce dimanche 8 mars ! Il s'agit de :
Jean-Pierre Lacroix, N°1 sur « Ibis Rouge »
Jean-Jacques Gauthier, N°2 sur « Ramencoeur »
Mathieu Bonnier, N°3 sur « Parrainez un enfant »
Henri Deboulogne, N°4 sur « Innovatys »
Bertrand de Gaullier, N°5 sur « Saco »
Jean-Pierre Vennat, N°6 sur « Oytech »
Patrick Deixonne, N°7 sur « Matoury la Dynamique»
Pascal Vaudé, N°8 sur « Marine et Loisirs »
Charles Bergère, N°9 sur « Le Brigandin »
Christophe Lemur, N°10 sur « Triskell »
Didier Lemoine, N°11 sur « Mercator II »
Patricia Lemoine, N°12 sur « Mercator III »
Jean-Pierre Habold, N°13 sur « La Rebelle »
Karl Barranco, N°14 sur « Aléa Jacta Est »
Pierre Katz, N°15 sur « Le quinze »
Jean-Luc Torre, N°18 sur « Dago Vera »
Henri-Georges Hidair, N°21 sur « Defi No Frayane »
Patrick Hoyau, N°22 sur « S.D.V.I »
Gilles Ponthieux, N°25 sur « Ram-Atao »
Patrick Favre, N°33 sur « Victoria Patrimoine »
Eric Lainé, N°49 sur « Twinéa »
Rémy Alnet, N°50 sur « Aréva »
Carte du départ de la Bouvet Rames Guyane 2009
Le départ est donné au niveau du pont Faidherbe
sur le Fleuve Sénégal à St Louis
Les 22 concurrents de la Bouvet Rames Guyane ont franchi ce matin à 10 heures la ligne de départ sur le fleuve Sénégal. Les conditions météo étaient bonnes : vent de 10 à 12 nœuds qui pousse les concurrents vers la sortie et pas de grosses vagues au niveau de la barre de Saint Louis ! Il s'agit ensuite de prendre le bon cap pour ne pas être poussé à terre par le vent !
Jean Jacques Gauthier au départ de la course transatlantique
A midi, le classement annonçait, à la sortie de la passe, Jean Jacques Gauthier en tête, suivi de Mathieu Bonnier, Jean Pierre Vennat, Eric Lainé et Rémy Alnet.
La Bouvet Rames Guyane est une course en aviron en solitaire qui reliera, en mars prochain, Saint Louis du Sénégal aux côtes de Cayenne en Guyane. Une trentaine de rameurs préparent dors et déjà leur bateau et affinent leurs entrainements pour traverser l'Atlantique dans les meilleures conditions. Les Côtes d'Armor sont représentées par trois valeureux concurrents : Christophe Lemur, Gilles Ponthieux et Jean-Pierre Habold.
Jean Pierre Habold a déjà participé à la première édition de la course à la rame mais dans la création du site internet, cette année il mettra ses muscles au service de la course, encouragé par Laurent Bourgnon avec qui il a beaucoup travaillé. Gabier de bordée, il connaît bien la mer et mettra toute sa passion et sa détermination pour réaliser cette traversée.
Gilles Ponthieux aime les sports d'endurance « natation, marathon, compétition… ». Du haut de ses 50 ans, c'est un sportif confirmé et prêt à tenter l'aventure.
Christophe Lemur est le petit jeune du trio (33 ans). Il aime la compétition et se fait remarquer en tennis. Il « a entendu parler de la course à la télé » et s'engage sportivement dans la course.
Les trois concurrents costarmoricains.
De gauche à droite : Jean-Pierre Habold, Gilles Ponthieux, Christophe Lemur
Les trois costarmoricains sont soudés ce qui n'enlève rien à leur motivations personnelles. Il courent non seulement pour le sport mais mènent également un projet pédagogiques auprès des écoles pour sensibiliser sur la pollution des mers. « Cette course est un défi personnel mais également pour l’environnement. C’est une course propre. » Jean Pierre Habold construit son canot avec l'aide des élèves de l'école des charpentiers de marine et de leur professeur Bernard Ficatié. Gilles Ponthieux a transformé quelque peu le bateau qu'il a racheté à Sophie Macé et participe déjà à quelques courses en Angleterre et en Irlande. Christophe Lemur a, lui, assemblé son aviron insubmersible de 8 mètres au début du mois d'août avec le soutien de sa famille.
Les trois concurrents costarmoricains à la Bouvet Rames Guyane ne rêvent plus que de prendre le départ pour 40 à 60 jours de mer et de couvrir, à la rame, les 4 700 km qui séparent le Sénégal de la Guyane.
En attendant le prologue qui se déroulera du 7 au 12 octobre prochain à l'Ile de Ré, les concurrents s'entrainent plus que jamais pour la course transatlantique à l'aviron et en solitaire de mars 2009. Les concurrents Jean-Jacques Gauthier, Mathieu Bonnier, Pierre Katz et Rémy Alnet nous en disent plus sur l'avancée de leur entrainement.
Jean Jacques Gauthier se souvient du requin de 4 mètres qui avait attaqué son bateau lors de la traversée de l'Atlantique (Les Canaries - la Barbade) alors qu'il était avec son co-équipier Pierre Deroi. Pour son aventure en solitaire, il a décidé de se préparer psychologiquement et physiquement en s'entourant de professionnels : psychologue, kinésithérapeute, nutritionniste, docteur en sport, navigateur, météorologue, professeur de sommeil. Le champion d'aviron s'entraîne tous les jours : « En ce moment, je m’entraîne pour le championnat de France d’aviron de mer, le soir sur ma machine et tous les jours en salle de musculation». Le but est de pouvoir maintenir un rythme de pulsations cardiaques important pendant 13 à 14h ! Une préparation de marathonien !
Pour Mathieu Bonnier qui a racheté le bateau du vainqueur de la première édition de la Bouvet Rames Guyane (Romain Vergé), la préparation se fait avec un entraineur de Lorient. Le physique et le mental sont deux éléments indissociables pour affronter une telle épreuve sportive. Mathieu Bonnier a bien l'intention de la terminer au mieux !
Pierre Katz est un néophyte question aviron mais, sportif accompli, il connaît bien la mer. Ses séances de rames ne sont pas aussi fréquentes qu'il le souhaiterait mais la préparation physique s'intensifie à l'approche du prologue. Son bateau sera bientôt à l'eau. La course sera avant tout pour lui un défi personnel et une aventure humaine.
Rémy Alnet cherche, comme Pierre Katz, l'expérience de la solitude en mer et l'aventure humaine. La compétition vient en second plan. Pour l'instant, il s'entraine avec un autre concurrent (Jean Pierre Vennat) : « On a prévu de faire Cherbourg-Saint Vaast la Hougue aller-retour. Ça doit faire quelque chose comme 100 km ». De quoi avoir les premières sensations de la course avec leur bateau et de goûter à l'expérience d'une nuit en mer. Rémy Alnet a déjà traversé trois fois La Manche à l'aviron.
Suite de la présentation des concurrents guyanais dans la course transatlantique en solitaire à la rame. En mars prochain, ils seront 7 à représenter le pays d'arrivée de la course : la Guyane.
Jean Pierre Lacroix : chef d'entreprise dans le bâtiment et le génie civil.
La deuxième participation à la course de Jean Pierre Lacroix (après celle de 2006) sera toujours axée sur la compétition. Non seulement, il souhaite repartir communier avec l'océan et ses rencontres magiques, mais il met tout en œuvre pour être bien placé dans la course.
Il était resté très discret sur ses impressions lors de la première édition. Pendant le prologue à l'Ile de Ré, les souvenirs remontent : « C’est vraiment quelque chose de très spécial d’être si près de l’eau, on est dans l’eau, on la touche, on la frôle, on vit avec les animaux dans cet univers hyper organisé qu’est l’océan ».
Il se rappelle avec émotion la rencontre avec un baleineau qui l'avait suivi pendant un bout de chemin, les oiseaux qui l'ont accompagné, la pêche en solitaire... Pour cette nouvelle traversée, il est mieux préparé à l'élément "mer" et prêt pour la compétition.
Jean Pierre Lacroix lors du prologue à l'Ile de Ré Crédit Photo : 54° West - Photo : Igor Meijer
Patrick Hoyau : responsable technique dans l'aérospatial.
Première expérience pour Patrick Hoyau. Physiquement, il se sent prêt. L'entraînement avec Charles Bergère a été intense. « On a passé cinq jours et cinq nuits en mer lorsqu’on a fait Saint Georges-Cayenne, c’était très instructif et je pense même indispensable. J’ai pu résoudre un tas de problèmes que je n’aurais pas pu déceler sans cette longue navigation, il y avait du jeu dans les safrans, les cales n’étaient pas bien réglées… ».
Patrick est un grand sportif et il connaît bien la mer et les côtes guyanaises. Il part pour se battre et compte bien profiter de ses connaissances du "terrain" à l'arrivée comme un atout par rapport aux autres concurrents.
Deux concurrents à suivre sérieusement donc...
Patrick Hoyau à la rame à l'Ile de Ré
Crédit Photo : 54° West - Photo : Igor Meijer
Quelques rappels sur la Bouvet Rames Guyane :
départ le 8 mars 2009
course à la rame en solitaire sans escale ni assistance
2 600 milles nautiques (4 700 km) de Saint Louis du Sénégal à Cayenne en Guyanne
Le plan d'eau de la baie de Fouesnant est parfaitement adapté à la pratique de la yole de mer ou aviron de mer. Cette activité sportive qui sollicite les muscles des jambes et des bras permet en même temps aux pratiquants de découvrir les charmes secrets d'une côte bretonne toujours prête à vous surprendre!
C'est un certain Gérard d'Aboville qui, en 1981, traversant l'Atlantique Nord à la rame en 72 jours, déclencha, au cours des années qui suivirent, un engouement pour cette forme de navigation côtière de plaisance.
Cet attrait pour ce sport de loisir fut à nouveau relancer par une certaine Anne Quéméré qui, en 2004, parcourut à la rame les 6450 Kms séparant la côte Est des Etat-Unis des côtes bretonnes, en 87 jours.
Pour propulser une embarcation légère et affûtée comme la yole de mer, il faut un ou deux rameurs qui prendront délicatement place sur des sièges qui coulissent sur des rails.
La yole de mer sur le plan d'eau du Cap-Coz à Fouesnant
Ce canot de mer était au XIX ème et au début du XX ème siècles l'embarcation favorite des rameurs des bords de Seine et des bords de Marne.
De nos jours, c'est une excellent moyen de randonnée côtière.
Préparatifs de la yole avant l'embarquement!
Les rameurs doivent installer les deux paires d'avirons, vérifier le bon fonctionnement des bancs à coulisses, s'assurer que les conditions de navigation sont bonnes et accomplir des gestes et des mouvements en souplesse qui garantiront ainsi le bon équilibre du bateau .
La yole et ses deux rameurs prennent la mer
La randonnée côtière peut donc commencer, la mer, ainsi revisitée, offre une autre perspective. L'effort physique sagement dosé sera récompensé par la découverte de coins et de paysages pittoresques.
Une belle balade en yole de mer dans la baie de Fouesnant
Fabricants de yoles de mer:
Virus Boats Z.I du Bisconte 56680 PLOUHINEC tel:02 97.36.62.33
La yole de mer fabriquée par Virus est un compromis réussi entre la stabilité nécessaire en mer et la glisse d'un bon bateau de rivière.
La liste des clubs de yole et d'aviron dans le Finistère:
Centre nautique de Fouesnant Cornouaille : 1 Chemin De Kersentic - 29170 Fouesnant Tél : 02 98 56 01 05
Aviron De Mer Concarnois : Complexe Sportif Du Porzou - 29900 Concarneau Tél : 02 98 51 13 50
Trégunc aviron: Centre De Porz Halen Route De Pouldohan - 29910 Tregunc Tél : 06 83 53 62 17
Club d'aviron de Sainte-Marine : Rue Ar Pussou Sainte Marine Base Nautique De Kerobistin - 29120 Combrit
Club d'aviron de l'Odet : Base Nautique De Locmaria 1 Rue Du Chanoine Moreau - 29000 Quimper Tél : 02 98 90 64 16
Aviron Chateaulinois: Quai Robert Alba Ancienne Usine Larzul - 29150 Chateaulin Tél : 02 98 86 33 25
Aviron brestois: Centre Nautique Municipal Du Moulin Blanc - 29200 Brest Tél : 02 98 04 26 32
Yole Brest-Iroise: Centre Nautique Du Moulin Blanc - 29200 Brest Tél : 02 98 34 64 64
Aviron de mer de Perros-Guirec : Hangard Poidevin Cale Du Linkin - 22700 Perros-Guirec
Club d'aviron carentécois : Centre Nautique De Kelenn - 29660 Carantec Tél : 06 08 68 71 18
Yole club Saint-Politain : La Baie Pempoul Centre Nautique - 29250 Saint Pol De Leon Tél: 02 98 19 15 08.
Les vingt concurrents savourent enfin la douceur des alizés. Henri Georges Hidair se réjouit des 3 jours passés en compagnie d'une baleine de 30 mètres.
Matthieu Bonnier, second au classement, souffre de solitude, il ne s'y était pas préparé.
24 mars : Gilles Ponthieux se retrouve loin du rythme effréné de sa vie de dentiste. « Ce voyage me remet les pieds sur terre, me rapproche de mes proches.
J’avais oublié l’essentiel ».
La compétition fait rage entre les 3 concurrents de tête mais d'autres savourent l'instant et le côté exceptionnel de ce qu'ils sont en train de vivre.
Patrick Hoyau, actuel troisième de la course
25 mars : il reste encore environ un mois de course. En tête, les régatiers Favre, Hoyau et Bonnier ne lâchent rien ! Depuis quelques jours, à l'arrière, de nombreux concurrents hésitent entre la course et la contemplation. En 4 ème position, Charles Bergère décide de profiter aussi du voyage. Il savoure les instants magiques de pêche (une dorade de 5 kg tout de même!).
Pascal Vaudé sur Marine et Loisirs
26 mars : les conditions de vent et de houle ont ralenti les rameurs par rapport à la première édition. La course enregistre une semaine de retard sur 2006 à 18 jours du départ. Pierre Katz s'interroge sur ses provisions alimentaires peut être trop justes. Le cap à l'ouest est toujours le mot d'ordre pour éviter de se retrouver trop au sud. Le Pot au Noir semble, lui, cette année, trop bas pour stopper les skippers dans leur élan.
Patricia Lemoine particulièrement au sud
27 mars : changement de classement à l'avant. En tête de course : Patrick Hoyau devant Matthieu Bonnier suivi de Patrick Favre. Les alizés sont moins forts et plus nord que prévus, les surfs ne sont pas encore courants. Il faut toujours caper à l'ouest ! En tête, les concurrents ont une vitesse de 2 nœuds de moyenne. Le trio de tête soutient un rythme de plus de douze heures d’aviron par jour !
Didier Lemoine sur Mercator II
28 mars : après 3 semaines de course, les conditions de navigations sont optimales pour les marins. Les vents de nord-est poussent les bateaux vers la Guyane. Les rameurs oscillent entre esprit de compétition et désir de contemplation. Didier Lemoine : « Sans vouloir y laisser ma santé en me mettant dans le rouge, j’aimerai bien en griller un ou deux au cours des prochains jours. Mais ça pourrait bien être le contraire car Jean Pierre Habold, toujours accroché à mes basques, semble mettre le paquet pour me montrer son tableau arrière.»
Pierre Katz aux avirons
29 mars : les deux leaders s'interrogent sur l'option prise par Patrick Favre qui a pris le cap au sud espérant gagner des courants plus favorables. Patrick Favre est un peu déçu de son choix mais ne s'avoue pas vaincu !
La Bouvet Rames Guyane est une course d'avirons en solitaire, sans escale et sans assistance, qui relie Saint Louis du Sénégal à Cayenne en Guyane. Le départ sera donné le 8 mars 2009. Une trentaine de concurrents effectueront la traversée sur leur embarcation insubmersible.
Les concurrents parisiens sont au nombre de trois. Didier et Patricia Lemoine (père et fille) et Jean Luc Torre s'affronteront à la force de leurs bras en traversant l'Atlantique à la rame.
Didier Lemoine a participé, il y a deux ans, à la première édition de la Bouvet Rames Guyane. Malgré son abandon à seulement 25 miles de l'arrivée, coincé par les courants, il garde un souvenir incroyable de cette course en solitaire à la rame et ne pense depuis qu'à repartir. «J’ai quand même ramé d’un seul bras presque tout du long alors quand j’ai loupé la ligne d’arrivée à seulement 25 milles, je l’avais mauvaise. J’ai su dès ce moment que je repartirai.»
Plus que jamais motivé à terminer cette course inachevée, il prépare son bateau (et celui de sa fille), prêt à 98%, avec un safran tout neuf (le sien avait fait défaut lors de l'édition précédente).
Patricia Lemoine tente la course pour la première fois. Quand elle a vu partir son père il y a deux ans, elle s'est demandée pourquoi elle restait à terre. « J’ai l’impression d’avoir vécu la course à travers celle de mon père, il faut maintenant que je passe de la théorie à la pratique.»Elle a acheté le bateau de Christophe henry et son père le lui prépare. Entre Paris et Shangaï, Patricia travaille les bras sur des rameurs en salle et n'attends plus que la mer. C'est motivée, engagée et pleine d'énergie qu'elle participera au prologue à l'Ile de Ré.
Patricia et Didier Lemoine,
concurrents à la Bouvet Rames Guyane 2009
Metteur en scène dans le civil, Jean Luc Torre découvre le monde de la construction navale, du sponsoring et du temps qui passe trop vite. Entre le festival d'Avignon et la saison culturelle, il se remet en course pour être prêt pour le prologue. « L’objectif, c’est d’être prêt pour le prologue. Je ne serai peut-être pas à la jauge mais je serai là.»
Le prologue aura lieu du 7 au 12 septembre à l'Ile de Ré. Les candidats suivront des formations pratiques (sécurité, survie, météo, production audiovisuelle, nourriture, règles de jauge et de course). Une régate à l'aviron sera organisée en présence des journalistes et des partenaires le samedi 11 septembre.
9 mars : Première nuit en mer pour les 22 concurrents.
Le vent rabat les coureurs sur le continent.
Ceux qui n'ont pas réussi à maintenir le cap menacent d'être plaqués à la côte.
Le mal de mer, les premières ampoules aux mains, la gestion du sommeil, le froid, chacun doit trouver son rythme.
3 concurrents se font fait remorquer la veille au soir et 6 autres aujourd'hui. Ils sont relargués à 17°15 Mn ouest. Les pénalités seront comptabilisées à la fin de la course.
Au total 11 concurrents ont été remorqués pour éviter les côtes.
Certains ont ainsi rattrapé 50 miles et d'autres seulement 1 mile, les pénalités devront prendre en compte tous les paramètres. Les forts courants, les vents contraires et la mer difficile compliquent le départ de la course transatlantique.
Tous craignent le chavirage et sont impatients de passer les côtes pour gagner le large loin des cargos et de la peur des collisions.
Patrick Favre
10 mars : Cap plein ouest pour passer le Cap des Almadies.
Karl Barranco
11 mars : Les 22 concurrents de la Bouvet Rames Guyane ont passé le Cap Vert. Les trois premiers du classement sont Patrick Favre, Eric Lainé et Jean-Luc Torre.
12 mars : La tension est maximale pour éviter les cargos et les bateaux de pêcheurs, les rameurs se battent pour éviter la casse. Les petits maux commencent à se faire sentir : ampoules, mal au dos, tendinite et fatigue.
Jean Jacques Gauthier
13 mars : au cinquième jour de la course à l'aviron en solitaire, les rameurs prennent leurs marques, les rythmes se calent, le mal de mer disparait, enfin quelques instant pour savourer l'aventure.
Karl barranco : "Je prends un pied énorme. J’ai bien les mains un peu abîmées et un début de tendinite mais rien par rapport au bonheur d’être ici, les émotions sont incroyables...Je me retrouve à faire des surfs avec une cinquantaine de dauphins autour de moi, c’est jouissif."
Jean Pierre Habold : "Le soleil se couchait dans mon dos, à l'ouest, énorme…La lune se levait à l’est...et moi au milieu..."
Charles Bergère : "Je suis si bien que je partirais bien pour deux ans. "
Charles Bergère
14 mars : Le vent s'est radoucit, c'est maintenant une brise légère qui accompagne les marins. Patrick Favre, fort de son expérience lors de la première édition et des conseils expérimentés de son équipe, creuse l'écart en tête de la course.
Henri Georges Hidair est très heureux d'être en mer malgré quelques problèmes techniques (panne électrique sur le GPS fixe et fuite entre le cockpit et le ballast central).
Mathieu Bonnier est plus que jamais motivé, il a trouvé son rythme.
Patrick Deixonne veut prendre sa revanche sur son abandon de 2006, il rêve maintenant de terminer premier des guyanais.
L'esprit de compétition commence à envahir les skippers et leur donnent des ailes.
Didier Lemoine
15 mars : Calme plat et mer d'huile, c'est au tour des purs avironneurs de montrer à la force des bras de quoi ils sont capables. Les bateaux semblent plus lourds à propulser, la course devient plus physique.
30 mars : Le classement de tête reste inchangé (1- P.Hoyau, 2- M.Bonnier, 3- P.Favre, 4- C.Bergère, 5- E.Lainé).
Charles Bergère est placé le plus au Nord des 5, Patrick Favre le plus au Sud.
Suivent ensuite 4 concurrents qui naviguent pagaie contre pagaie : Gilles Ponthieux, Jean Luc Torre, Patrick Deixonne, Rémy Alnet.
A l'arrière, les autres rameurs sont plus dispersés. La journée est marquée par l'abandon de Christophe Lemur suite à une rupture de son safran.
Il tente tout de même de rejoindre la Guyane par ses propres moyens à l'aide du cerf volant conçu spécialement par Stéphane Blancano.
31 mars : Les marins trouvent leur rythme. Après les passages de mal de mer, d'ampoules aux mains, de douleurs aux fesses, de rencontres avec cargos et baleines, les rameurs laissent maintenant place aux émotions. Les gros durs se mettent à nu et relâchent la pression. Les émotions sont souvent traduites par des larmes. Didier Lemoine : "Je suis plutôt considéré comme un bloc de plomb par mon entourage [...] ici, je me découvre un fonctionnement émotionnel totalement différent. Je pleure de bonheur ou de peur, je suis à découvert."
Didier lemoine
Christophe Lemur et son cerf volant
1er avril : En tête, on se demande si ceux qui ont pris l'option Sud ont eu raison. Patrick Favre pense être fixé d'ici quelques jours. Patrick Hoyau attribue sa belle performance à la qualité de son entrainement débuté dès octobre 2007 (tractions quotidiennes pour muscler les poignets et le dos et former la cale à l'intérieur des mains).
Patrick Hoyau
2 avril : Les jours se suivent et l'organisation se fait au sein de ce minuscule radeau qui héberge les rameurs. L'espace est réduit, le lit est une bannette, le confort est spartiate. Gilles Ponthieux est accompagné d'un requin depuis plusieurs jours. L'animal lui rappelle bien qu'il n'est pas chez lui en mer. Le skipper se prive donc de vider le poisson pêché la nuit et se contente de repas lyophilisés pour ne pas agiter le monstre qui l'empêche aussi d'aller contrôler la carène sous le bateau.
Charles Bergère à la vacation
3 avril : Suite de l'opposition de stratégies entre les "sudistes" et les "nordistes". Charles Bergère, au Nord, connaît bien les côtes guyanaises et maintient son choix. "C'est le vent qui mènera la danse". Didier Lemoine, fort de l'expérience de la première édition de la Bouvet Rames Guyane, ne veut pas descendre sous le 5 ème parallèle pour ne pas risquer d'être trop au Sud et de manquer l'arrivée à Cayenne à quelques milles.
Patrick Favre sur Victoria Patrimoine
4 et 5 avril : A mi-parcours, la Guyane ne semble pas forcément plus proche pour les concurrents qui subissent la mer et ses courants. Patrick Favre est respectueux de la performance de Patrick Hoyau. Il attend avec impatience le verdict de son option Sud pour voir s'il pourra se battre face à cet adversaire redoutable. Mathieu Bonnier perd un peu de terrain sur l'homme de tête par manque de vent. Il préfère pour l'instant économiser ses forces plutôt que de s'évertuer à vouloir ramer coûte que coûte dans ces conditions. La course n'est pas terminée ! Jean Luc Torre retrouve des "ailes" après avoir découvert que son ballast était rempli d'eau et l'avoir vidé. L'heure est aussi aux réparations pour Eric Lainé et Patrick Deixonne.
13 avril : Les doutes sur leur chance de pouvoir passer le Cap Orange s'amoindrissent pour les 3 hommes de tête situés maintenant au niveau du troisième parallèle Nord (en dessous de Cayenne).
La Zone Intertropicale de Convergence (ZIC) remonte sur la Cayenne et leur fait profiter de vents favorables.
Les rameurs pourront également profiter du grain pour prendre une douche à l'eau douce tant attendue. Patrick Hoyau est en tête avec 23 milles d'avance sur le deuxième : Mathieu Bonnier.
A l'arrière, chacun met les bouchées doubles pour ne pas se faire rattraper ou pour rattraper le précédent.
14 avril : Impressions de marins à 6 semaine de course. Gilles Ponthieux : "Mais je ne suis plus vraiment le même bonhomme. Je me rends compte que j'ai beaucoup maigri, j'ai des plis sur les joues que je ne connaissais pas."
Rémy Alnet (8 ème): "Je pense pouvoir arriver dans une dizaine de jours mais c'est vrai que j'attends ce moment comme une libération."
Bertrand de Gaullier (12 ème) : "Je me rapproche dangereusement du Pot au Noir et j'ai bien peur que ma descente ne s'arrête pas là..."
Jean Pierre Vennat (14 ème) : "Je ne mangeais plus qu'un demi lyophilisé par repas. Maintenant, je me laisse aller à manger et si je manque de vivres, je serais contraint de demander assistance mais tant pis, je ne pouvais plus continuer comme ça."
Patrick Favre sur Victoria Patrimoine
15 avril : Le classement de tête a changé : en première position l'incroyable Patrick Hoyau (Guyane) qui profite de "l'ascenseur" en premier et creuse l'écart pour un temps. En deuxième position, Mathieu Bonnier file tout droit vers les bons courants. En troisième position, Charles Bergère, plus au Nord, même s'il a un peu changer de cap pour éviter les tourbillons et une mer difficile. Il rame de plus en plus, impatient d'en finir.
Charles Bergère, le rameur le plus au Nord
16 avril : Nouvelles brèves des rameurs. Patrick Hoyau (1er) souffre du dos. Mathieu Bonnier (2ème) souffre de la solitude et de fatigue physique. Eric Lainé (5 ème) conserve une route médiane ni trop sud ni trop nord. Jean Luc Torre (6ème) souffre du dos et des mains. Patrick Deixonne (7 ème) souffre des fessiers qui sont dans un état désastreux. Pierre Katz (12 ème) vit l'aventure comme un voyage qui modifie profondément ses attitudes.
Jean Pierre Habold dans son embarcation
17 avril : Pour le dernier concurrent de la Bouvet Rames Guyane, Henri Georges Hidair, la fatigue commence à peser lourd sur les performances physiques. Le marin pense avoir perdu une quinzaine de kilos. Jean Pierre Vennat souffre de profonds escarres aux fesses mais se réjouit de sa pêche du jour (2 belles dorades). Gilles Ponthieux continue en ligne droite. "Ça commence à sentir la terre ferme, et même si je ne veux pas faire de pronostic afin de ne pas être déçu, je ne peux m'empêcher d'y penser tout le temps." Les 5 costarmoricains sont par hasard regroupés dans la course.
18 avril : Alors qu’il naviguait par 4°Nord et 44°Ouest, Rémy Alnet « Areva » a vraisemblablement chaviré hier dans la matinée. Les secours sont sur zone depuis hier soir et tentent de le localiser. Cela fait plus de 24 heures que Rémy Alnet a déclenché ses balises de détresse. Il faut espérer que Rémy a bien récupéré sa combinaison de survie et trouvé un point d’appui suffisamment stable sur la coque retournée de son bateau. Ou bien, sachant que le téléphone Irridium sonnait occupé à 12H20 hier soit après le déclenchement de l'Argos, est-il retrourné à l'intérieur de son bateau ?