Jardin de sculptures Montréal


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  • Le jardin botanique de la Jaÿsinia à Samoëns

    Par Véro, Eté à Samoëns - Tags

    Après le jardin botanique alpin de la Jaÿsinia en hiver, le voici au début de l'été. Les verts sont intenses et les fleurs n'en sont qu'à leur début de floraison. La chaleur est étouffante en ce début juillet et le jeu des cascades du jardin est rafraichissant.

    Photo de cascade jardin de la Jaÿsinia
    Jeu de cascades dans le jardin botanique


    La vue est toujours aussi belle sur le village de Samoëns, son église et la place du Vieux Tilleul et le centre-bourg historique. Marie Louise Cognac-Jaÿ a bien choisi l'endroit pour établir ce jardin, l'escarpement et la localisation lui donne beaucoup de charme. Les ruines du château de la Tornalta (XII ème siècle), la chapelle (XVIII ème siècle), les chutes d'eau, les grands arbres et les couleurs des fleurs font de cette endroit un lieu calme et serein.

    Photo de l'église de Samoens
    L'église de Samoëns vue du jardin de la Jaÿsinia


    Photo de la chapelle du jardin de la Jaÿsinia
    La chapelle de la Jaÿsinia


    Le chemin qui grimpe au sommet du jardin traverse différentes parcelles qui classent la flore par origine géographique. Tous les continents sont représentés, on passe de la Chine, l'Himalaya et le Japon aux hautes montagnes siliceuses en passant par la Sibérie ou l'Asie mineure. Près de 8000 plantes sont présentées. Nul besoin d'être botaniste pour apprécier et admirer la beauté de la flore de ce jardin alpin.

    Photo de fleur et abeille


    Photo de fleur exotique


    Photo de fleur orange



  • Le jardin botanique alpin de la Jaÿsinia à Samoëns (Haute Savoie) : petite histoire et photos du jardin

    Par Véro, Hiver à Samoëns - Tags


    Marie Louise Jaÿ naît en 1838 dans le hameau septimontain du Villard. Vers l'âge de 15 ans, elle décide d'aller tenter sa chance à Paris et y fait ses débuts en tant que vendeuse. Elle épousera un peu plus tard Ernest Cognacq avec qui elle fondera les célèbres magasins de "La Samaritaine" dont on connaît le succès aujourd'hui. Le couple Cognacq-Jaÿ, sans enfant, et à la tête d'une grande fortune, consacrera la fin de sa vie aux bonnes oeuvres sans jamais oublier le village natal de Madame Jaÿ. C'est en 1906, que Marie Louise Jaÿ offre à Samoëns un Jardin Botanique alpin.
    On y trouve aujourd'hui plus de 5000 espèces de plantes de montagne provenant des 5 continents réparties sur 3700 hectares. Le jardin est en pente rude : 80 mètres de dénivelé que l'on gravit sur un petit chemin goudronné au milieu d'un jeu de cascades. La vue sur le village de Samoëns est magnifique.

    Photo de l'entrée du jardin de la Jaÿsinia à Samoëns
    Entrée du jardin botanique de la Jaÿsinia


    La chapelle Notre Dame de Compassion a été fondée en 1687. Elle servit de lieu de dévotion pour les malades ou pour obtenir des temps favorables pour les récoltes. La chapelle a été construite dans les dépendances de l'ancien château féodal de la Tornalta (XII ème siècle).

    Photo de la chapelle de le Jaysinia et du criou à Samoëns
    Vue sur la chapelle de la Jaÿsinia, au fond le Criou


    Le jardin botanique de la Jaÿsinia de Samoëns est sous la direction scientifique du Muséum national d'Histoire naturelle. De nombreuses recherches s'effectuent au sein même du laboratoire du jardin de Madame Cognacq-Jaÿ.

    Photo des plantes en hiver au jardin de la Jaysinia à Samoëns
    Les plantes du jardin de la Jaÿsinia en hiver


    Ce jardin botanique est un endroit extrèmement calme et reposant où il fait bon se promener. La vue est splendide tant sur les montagnes que sur le village de Samoëns.

    Vue depuis le jardin de la Jaysinia sur l'église de Samoëns
    Vue sur l'église de Samoëns depuis le jardin de la Jaÿsinia


    La chapelle en redescendant du jardin botanique de Samoëns
    La chapelle de la Jaÿsinia


    Le jardin botanique de la Jaÿsinia est ouvert :
    • du 1er mai au 30 octobre de 8h à 12h et de 13h30 à 19h
    • du 1er novembre au 30 avril de 8h à 12h et de 13h30 à 16h30 sauf en période de neige
    L'entrée est libre et gratuite
    Téléphone du Jardin botanique de la Jaÿsinia 04.50.34.49.86


  • Parcs et Jardins Parisiens : Le jardin tropical du bois de Vincennes

    Par Véro, Paris - Tags


    Ce weekend lors d'une sortie vélo dans le bois de Vincennes, je suis tombée par hasard sur le jardin tropical du bois de Vincennes.

    Ce jardin est vraiment insolite et surprenant! Comme il avait plu et qu'il faisait humide, j'ai eu l'impression d'être en Asie et en Afrique. J'ai découvert dans ce jardin Parisien (ou plus exactement cette forêt "sauvage") :
    • Des anciennes serres. Ces serres étaient utilisées pour cultiver des plants tropicaux. Les serres sont d'ailleurs très délabrées.
    • Des vestiges datant de l'époque des colonies françaises. Les bâtiments sont fermés au public car très délabrés.
    • Des monuments aux morts qui datent de la première guerre mondiale.
    • Des ponts et des pagodes.

    Malgré l'état de délabrement avancé des bâtiments et des serres, je vous recommande de visiter ce jardin parisien car il s'y dégage une atmosphère très particulière. D'ailleurs aussi surprenant que cela puisse paraître, nous étions seul dans ce jardin. Ce jardin me semble très mal connu, c'est aussi une raison pour laquelle j'aime bien ce jardin !


    Photos et caractéristiques de la Porte chinoise du jardin tropical de Paris :
    • Porte située à l'entrée du jardin tropical de Paris (jardin situé dans le bois de Vincennes).
    • Elle représente l'axe de symétrie du Jardin tropical : à droite de cette porte on trouve la partie asiatique du jardin et à gauche le partie africaine.
    • Porte chinoise classée aux monuments historiques depuis 1994. La tempête de 1999 l'a fortement abîmée.


    • Porte en bois qui pourrait venir de l'exposition coloniale qui s'est déroulée au Grand-Palais en 1906

    Sur cette porte, on trouve, en bois sculpté :
    • Des décors de fleurs (décors floraux)
    • Des scènes théâtrales
    • Des dragons
    • Des Phénix
    • Le travail des paysans dans les champs
    • Des motifs géométriques
    • Des animaux
    • Des poissons






    Photos de la pagode rouge et informations historiques données lors de la visite :
    • La Pagode Cochinchinoise rouge a été construite en 1992. Elle remplace l'ancien pavillon indochinois qui fut détruit en 1984 dans un incendie criminel




    • A la place de la petite pagode rouge s'élevait la Maison de la cochinchine. Installée pour l'exposition de 1907, elle provenait de l'exposition coloniale de Marseille de 1906. Sa construction avait été offerte par le gouvernement général de l'Indochine. "La maison cochinchinoise est une partie de l'ensemble des bâtiments qui constituent la "Maison commune" ou (dinh) du village de Phu-Cuong, chef-lieu de la province du Thu-Dau-Mot. Elle sert de repos pour les notables. C'est chez elle que se réunissent les anciens du village pour s'occuper des questions commerciales. Cet édifice mesurait 19,60 mètres de longueur, 17,77 mètres de largeur et 7 mètres de hauteur. Il avait été construit dans ses diverses parties à Thu-Dau-Mot. Pendant plus de 7 mois, 85 sculpteurs des plus réputés du pays ont travaillé à l'ornementation des bois. Emile Prudhomme signale que cette maison "véritable objet d'art" est installée au jardin d'essai dès 1906. Elle est alors surélevée sur une terrasse. Son plan est orienté Nord-Sud comme cela se fait habituellement en Indochine, sauf avis contraire d'un géomancien. On construit un vaste perron aux rampes en forme de dragons. Pour l'exposition coloniale de 1907, on y installe un salon de thé se prolongeant sur la terrasse en surplomb du bassin.
    • Le pavillon renfermait alors "de superbes objets de cuivre ciselés, des sculptures sur bois remarquables, des tables et des panneaux à incrustations de nacre de toute beauté".
    • Après l'exposition coloniale, le bâtiment se dégrade rapidement. Pendant le première guerre mondiale, des blessés originaires des colonies asiatiques y sont soignés. En 1920, il fut consacré au souvenir des soldats indochinois morts pour la France.
    • Le temple est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques en 1965. Un incendie a lieu la nuit du 21 avril 1984, probablement allumé de façon criminelle après le cambriolage des objets d'art détenus à l'intérieur.
    • L'ANAI (association Nationale des Ancien et Amis de l'Indochine) entreprend la construction d'un nouvel édifice (inauguré en 1992), plus petit que le précédent, lui aussi consacré à la mémoire des morts d'origine indochinoise. Lire également : ANAI


      Monument à la mémoire des vietnamiens morts pour la France.



    Photos du Mémorial vietnamien avec copie d'une urne funéraire en bronze. Cette urne funéraire a été installée en 1907. Elle vient de l'exposition de Marseille. C'est une copie de l'une des 9 urnes funéraires dynastiques du Palais impérial de Hué.






    Histoire du jardin tropical :

    1899 : Création du jardin d'essai colonial
    L'objectif du jardin d'essai colonial était de coordonner les expériences agronomiques sur les plantes exotiques afin d'introduire ces plantes exotiques dans les différentes colonies Françaises d'Outre-Mer. Les biologistes et les chercheurs cultivaient donc sous serre des plants exotiques qui étaient ensuite envoyés dans les colonies. Le but de ses scientifiques était d'améliorer et de rentabiliser les cultures issues des colonies. Les plantes exotiques cultivées sous les serres du jardin colonial sont alors :
    • Plants de café (caféier)
    • Plants de banane (bananier)
    • Arbres à caoutchouc
    • Plants de cacao (cacaoyer)
    • Plants de vanille (vanillier)
    On estime qu'au début du 20 ème siècle, 40000 graines et 10000 boutures issues des serres tropicales du bois de Vincennes sont envoyées dans les colonies.


    1907 : Exposition coloniale de Nogent sur Marne dans le jardin tropical du bois de Vincennes.
    L'exposition reçoit 2 000 000 de visiteurs du mois de Mai au mois d'Octobre 1907. Pour cette exposition plusieurs villages coloniaux sont reconstitués :
    • Village Indochinois
    • Village Malgache
    • Village Congolais
    • Ferme Soudanaise
    • Campement Touareg
    • Les Kanaks de Nouvelle-Calédonie


    Pendant la Première Guerre mondiale, le jardin accueille un hôpital. Après la première guerre mondiale, le jardin accueille des monuments aux morts en hommage aux soldats qui sont issus des anciennes colonies. Jusqu'en 2003, le jardin a été abandonné.


    En 2003 : Le jardin est acquis par la Ville de Paris qui a entrepris un programme d'aménagement.
    Le jardin tropical fait parti des parcs et jardins parisiens

    Le jardin Tropical de la Ville Paris aujourd'hui :
    • Les plantations exotiques ont totalement disparu.

    • On retrouve encore aujourd'hui dans le jardin tropical certains des pavillons qui ont été utilisés pour l'exposition coloniale de Nogent de 1907. Certain des monuments et bâtiments sont d'ailleurs en très mauvais état aujourd'hui et mériteraient une sérieuse rénovation.

    • Le jardin Tropical est aujourd'hui accessible gratuitement aux visiteurs. Les horaires d'ouverture du jardin Tropical de Paris : Le jardin se visite tous les jours (même le weekend) de 11h30 à 18h00. Les visites guidées ont lieu le samedi à 14 heurs 30 et le dimanche à 15 heures.

    • Le jardin est un site protégé (site classé). Certaines serres, ponts, monuments aux morts et pagodes sont classés aux Monuments Historiques (MH)



    Pour accéder au jardin Tropical de Paris:
    • L'accès au jardin se fait au 45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle dans le bois de Vincennes (75012 Paris).
    • Pour accéder au jardin par le RER : Prendre le R.E.R ligne A et descendre à la station RER de Nogent sur Marne.


    Plan du bois de Vincennes indiquant la localisation du jardin Tropical


    Carte et plan du bois de Vincennes sur Google Map




  • La Berce du Caucase, plante toxique du jardin botanique alpin de Samoëns

    Par Véro, Eté à Samoëns - Tags

    La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) appartient à la famille des Ombellifères (Apiacées). C'est une plante toxique. Son suc (sa sève) provoque de graves brûlures sur la peau si son action est conjuguée à celle du soleil. Cette toxicité peut s'exercer même quelques jours après l'exposition.
    Cette plante aime la proximité des cours d'eau qui participent également à sa rapide propagation.
    Sa large tige (jusqu'à 10 cm) est caractérisée par des veinules rouge foncé.

    Quelques beaux exemplaires de cette plante sont présents au jardin botanique alpin de la Jaÿsinia à Samoëns. Un écriteau rouge prévient : ATTENTION PLANTES EXTRÊMEMENT TOXIQUES


    Photo de la Berce du Caucase
    La Berce du Caucase


    Photo des fleurs de la Berce du Caucase
    Les fleurs blanches de la Berce du Caucase


    Photo des ombelles de la Berce du cause
    Ombelle d'ombellules de la Berce du Caucase


    Photo de la tige de la Berce du Caucase
    La tige caractéristique de la Berce du Caucase


    Photo de la feuille de la Berce du Caucaze
    La feuille de la Berce du Caucase



  • Descente de Diengboche à Sanasa (Népal)

    Par Véro, Trek - Tags

    Le soleil est au rendez-vous ce matin, le spectacle n'a rien à voir avec celui d'hier ! Nous entamons sérieusement notre descente pour dormir mille mètres plus bas ce soir. Depuis notre lodge à Diengboche, nous apercevons clairement le Lhotse et l'Island peak enfin découverts. Du coup, nous remonterions bien sur Chhunkhung (!!!) mais les 7 heures de marche qui nous attendent nous rappellent à l'ordre...

    Photo du Lhotse et de Island peak Népal
    Le Lhotse (8414 m) à gauche et Island peak (6189 m)


    Image d'Island peak
    Island peak enfin découvert


    Voilà la vue depuis le chorten qui domine Diengboche. Nos fidèles Kangtega et Thamserku sont là. Ils nous suivrons toute la journée. A notre gauche, l'Ama Dablam et, derrière nous, l'Everest et ses compères habituels, on ne s'en lasse pas !

    Photo de Kangtega et Thamserku depuis Diengboche
    Le chorten de Diengboche devant Kangtega et Thamserku


    Photo de chorten devant l'Ama Dablam
    L'Ama Dablam à notre gauche


    Nous repassons par des endroits déjà connus. C'est ainsi que l'on retrouve le petit jardin botanique de Shomare, le lodge dans lequel nous avions dormis à Pangboche (chambre 108) et, après une montée raide qui classera Ian, Yannick, Audrey et Nicolas en pôle position, nous rejoignons le monastère de Tengboche. Pause déjeuner et visite du monastère en guise de dessert.

    Le jardin botanique de Shomare
    Le jardin botanique alpin


    Photo de l'Everest et Lhotse
    Derrière nous, Everest, Nuptse, Lhotse (depuis Tengboche)


    La journée de descente s'avère en fait très physique puisque, après être redescendus au niveau de la Dudh kosi, une montée interminable nous attend pour rejoindre Sanasa. Un petit coup d'isostar ne suffira pas à compenser les méfaits du nez bouché ! Enfin, entre la tourista, la bronchite de Seb et Jocelyne qui a une corne de yak qui lui pousse dans l'oeil, notre équipe s'en sort très bien et sans se plaindre ! Les plus chanceux d'entre nous auront la chance d'observer un daim musqué au détour d'un tournant.

    Nous arrivons au lodge qui se trouve juste en face d'une "bakery" (boulangerie), nous aurait-on promis des croissants ?

    Photo de cloche de yak
    A Sanasa, les cloches de yaks





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