La prévision repose sur les observations mais les centres de ces prévisions sont inégalement répartis sur la surface du globe (d’abord parce qu’il y a beaucoup plus de mer que de terre sur le globe).
Les observations en mer sont rares et pourtant elles seraient déterminantes pour les prévisions de toutes les météos du monde.
Sur terre, tous les pays n’ont pas les moyens d’avoir un réseau d’observations suffisamment dense pour qu'elles soient fiables.
D’autre part, les observations sur la surface terrestre sont insuffisantes pour connaître ce qui se passe dans l’atmosphère jusqu’à 15 km d’altitude, pourtant cette zone est importante pour notre temps sur terre.
C’est pourquoi, pour connaître le profil vertical de notre météo, 7 centres météo en France (600 dans le monde) envoient toutes les 12 heures (à 0 h et à 12 h GMT) un ballon d’observations météo radio émetteur qui va transmettre les données perçues afin d’enrichir les observations terrestres.
Le terrain de mesure des données climatiques à Bourges
Instruments de mesure dans la station météo de Bourges
Depuis 1960, mais surtout depuis 1980, des satellites observent les données météorologiques depuis l’espace et transmettent en temps réel des données plus complètes pour éclairer les informations terrestres.
Le gros ordinateur de Toulouse va mettre 2h30 pour traiter toutes les données qui lui parviennent de France mais aussi du monde entier puisque la météo se traite à ce niveau.
Avec toutes ces données traduites sur des cartes, c’est l’Homme qui va interpréter l’évolution du temps aidé, bien sûr, par de puissants calculateurs.
A ce stade là, il ne s’agit pas de science mais d’expérience et d’habitude.
Interprétation humaine de données scientifiques
Que pourrait-on faire pour perfectionner le système ?
Actuellement, la météo du monde entier figure pour les ordinateurs sur des points distants de 8 km entre eux sur une grille virtuelle. On connaît ce qui se passe exactement à cette distance mais au milieu de la case on ne sait pas ce qu’il y a.
L’avenir très proche (en 2008) va réduire à 2 km l’écart entre les points de calculs. Les calculs vont ainsi devenir plus fins et les prévisions locales vont prendre une nouvelle dimension.
Les phénomènes locaux seront probablement plus visibles et peut-être, pourra-t-on prévenir les accros comme les dernières tornades à Hautmont ou en Sologne.
L’avenir de la Météo est dans ce sens là, non pas une prévision à plus long terme (au delà de j+3) mais une prévision plus précise sur un plus petit espace.
Le service climatologie est le service qui traite les statistiques depuis 30 ans, pour déterminer des moyennes et des habitudes ou des tendances mais en aucun cas il ne s’agit de prévisions.
Il ne faut donc pas demander à la météo ce qu’elle ne peut pas donner, elle se contente d'afficher des tendances.