Sports et Santé : le Blog de Véro

Visite des gigantesques mines de cuivre de Chuquicamata au Chili


Notre prochaine destination est le site minier de Chuquicamata. Il est situé dans le désert d'Atacama au Nord du Chili à 15 km de la ville de Calama. Le port minier du Pacifique, Antofagasta, est à 250 km.

Photo des mines de cuivre de Chuquicamata Chili
Mine de cuivre de Chuquicamata


Nous voilà au dessus de la plus grande mine à ciel ouvert au monde. Un trou béant de 4 km de diamètre et qui descend à 800 m. Chaque année, les engins extraient environ 600 000 tonnes de cuivre. Une ruche gigantesque où les mineurs des temps modernes creusent, dynamitent, broient des tonnes de roches minérales pour obtenir le précieux métal.

Photo d'excavatrice mine de Chuquicamata Chili
Grue excavatrice descendant au fond de la mine


On devine un ouvrier à gauche du godet de la grue, il parait minuscule ! Ici tout est gargantuesque. Ces engins dévorent les entrailles de la terre chilienne, tels des géants insatiables et affamés !

Photo des camions de la mine de cuivre Chuquicamata Chili
Camions descendant charger le minerai à Chuquicamata


Par rotations incessantes les énormes camions vont et viennent au cœur de la mine dont la forme elliptique permet d'apprécier l'échelle de ce titanesque chantier à ciel ouvert.

Photo des énormes camions
Comparés aux engins, nous sommes minuscules


J'ai voulu poser au plus près d'un de ces engins mécaniques qui appartiennent à l'État chilien via la compagnie Codelco détentrice à 100% des parts de la mine. Une fourmi devant un gros frelon !

Photo des camions de la Codelco à Chuquicamata Chili
Homme de taille normale et camion géant


La comparaison avec un pneu d'un camion léger à la roue d'un de ces monstres roulant est tout aussi évocatrice ! La démesure est partout : le bruit des explosions, la poussière de l'extraction, l'immensité de la fonderie, l'énormité du chantier, la recherche effrénée du filon minéral, l'exploitation du site et les problèmes écologiques qui en découlent.

Photo de pneus de camion géants
Roue géante et pneu lambda


La mine fut nationalisée par le gouvernement de Salvador Allende vers les années 1971-1972. Actuellement, l'exploitation de la mine est assurée par Codelco, entreprise détenue à 100% par l'État chilien. Les motrices de trains tirant des dizaines de wagons chargés de plaques de cuivre acheminent leurs cargaisons vers le port d'Antofagasta.

Photo des wagons de plaques de cuivre de Chiquicamata
Le précieux métal en plaques destiné à l'exportation part pour Antofagasta


Partagez-le sur Facebook Tweetez-le ! S'abonner à ce blog ? Envoyer cet article à un ami ? Le soumettre à Netvibes Ajoutez-le à Google Bookmarks
Commentaires

1. Le jeudi 30 juillet 2009 à 17:04, par Alain

Nous souhaitons avec mon épouse faire un voyage au Chili - Ile de Paques en février 2010 et aller voir la mine de Chuquicamata, avez vous vu ou savez vous si l'on peut acheter des "minéraux" car j'ai un ami géologue et je souhaiterais lui en rapporter.
merci de votre réponse
cordialement

2. Le jeudi 6 août 2009 à 15:07, par Véro

A CHUQUICAMATA la visite est organisée par la mine en fonction des
explosions. Nous y sommes allés au hasard et nous avons eu de la
chance malgré l'avis des agences. Le chauffeur du bus offre un
échantillon du minerai de Cuivre aux femmes à la fin de la visite mais
il n'y a pas de vente organisée.
Nous n'avons pas visité la ville de CHUQUICAMATA ni celle de CALAMA
dont nous ne connaissons que l'aéroport .

Ajouter un commentaire

Pourquoi ne pas lire aussi :

Les oasis de Quitor Castana dans le désert d'Atacama Chili

Nous entrons sur le territoire des Indiens Atacamas. Ils préfèrent qu'on les appelle les Lickanantai (les habitants du territoire, dans leur langue). On a trouvé traces de cette ethnie 800 ans Avant-Jésus-Christ. Ils habitaient donc dans ce désert d'Atacama bien avant l'arrivée des Incas. Ces tribus, au caractère bien trempé, se sont installées près des oasis, dans un environnement désertique très inhospitalier.
Grimpés sur un piton, on distingue les fonds des vallées volcaniques qui conservent le peu d'eau des montagnes permettant aux descendants Atacameños de faire pousser leurs cultures vivrières.

Photo de ruisseau dans une vallée d'Atacama Chili
Vallée près de San Pedro de Atacama


Sur la piste, nous croisons une indienne rentrant chez elle, chargée de quelques fruits et légumes provenant des jardinets en terrasses du bord de l'oasis. Leurs cultures sont variées : potirons, courges, piments, pois, figuiers de Barbarie ou tunas, maïs et surtout pommes de terre et quinoa.

Photo d'une indienne d'Atacama
Indienne Atacameña rentant au village


photo de l'oasis de Castana Chili
Oasis de Castana, désert d'Atacama


Une retenue d'eau bien fraîche et bien claire, c'est l'oasis près du petit village de Toconao. L'eau est un bien précieux que les Indiens vénèrent et qu'ils utilisent avec grand discernement.

Photo d'une oasis près de Toconao Désert d'Atacama Chili
Point d'eau près de Toconao


Le site archéologique de Quitor est à 3 km de San Pedro. Le Pukara est une forteresse construite au XII ème siècle. Elle est à flanc de colline. Les Atacameños se réfugiaient en cas de conflit dans ce labyrinthe aux ruelles et aux habitations enchevêtrées. Au début du XV ème siècle, les envahisseurs Incas les intégrèrent pacifiquement dans leur prodigieux Empire. Mais, ce sont les Lickanantai qui furent les premiers à utiliser le minerai de cuivre qu'ils extrayaient de Chuquicamata. Les Incas s'approprièrent cette technique, en échange, ils leur donnèrent leur religion.

Photo de la forteresse de PuKara à Quitor Chili
Ruines de la forteresse de Pukara à Quitor


Ci-dessous, on voit bien les murets circulaires des silos à grains construits par les indigènes Lickanantai. Ces entrepôts regorgeaient de céréales jusqu'à l'arrivée des Espagnols. Les conquistadors Fransisco de Aguirre et Pedro de Valdivia livrèrent une féroce bataille en 1540. Le siège dura trois mois. Ils tuèrent les Indiens de la garnison de Pukara pour mieux soumettre toute la population.

Photo des silos à grains de Quito Chili
Vestiges des silos du fort de Pukara à Quitor

Vallées de la Lune, des Dinosaures, de La Mort au Chili

L'immense désert chilien d'Atacama est entaillé de profondes gorges ou quebradas. Leurs sillons andins partagent parfois violemment toutes les vallées de sable, de sel, de roches volcaniques et de pierres surréalistes que l'érosion, le gel, le vent ont façonnées. Certaines de ces vallées portent des noms évocateurs : la Vallée de la Lune, la Vallée des Dinosaures... Quel contraste avec d'autres aux noms plus inquiétants, comme la Vallée de la Mort. Ces vallées sont toutes proches de la petite ville de San Pedro de Atacama.

Photo vallée de la lune désert d'Atacama au Chili
Dans la vallée de la Lune, désert d'Atacama


De multiples failles et de profondes Quebradas (=gorge) fendent les pentes entre l'Altiplano et le Salar d'Atacama. Les canyons sont abrupts mais à sec. Ici il ne pleut que très rarement. Une fois l'an, guère plus, parfois pas du tout.

Failles géologiques désert d'Atacama Chili
Failles géologiques de sel et de roches volcaniques


Nous escaladons ce domaine lunaire. Au sommet, la vue est imprenable. Des falaises torturées, des ondulations instables, des cratères de terre et des cristaux de sel qui scintillent au soleil de la Puna. Les couleurs ocres et blanches sont d'une étrange intensité. Le sable du relief dunaire est parfois d'un grain très fin. Nous faisons halte sur une petite plateforme, attendons le crépuscule qui s'annoncera bientôt à l'horizon.

Photo de la vallée de la Mort et de la Lune au Chili
Au sommet de la Vallée de la Lune, il fait très chaud, il y a du vent !


En dominant le paysage, on se rend mieux compte de l'infinie complexité des terrains que l'on vient de traverser : forêt de petits pitons acérés ou arrondis en dos d'âne, cratères, plateformes, grottes, concrétions minérales.

photo des roches vallée des dinosaures
Colonnes vertébrales de la Vallée des Dinosaures


La Vallée des Dinosaures est ainsi dénommée pour ses montagnes qui sont semblables à des dos de diplodocus.
Voilà le coucher de soleil tant attendu ! Les volcans rougissent, les couleurs se dégradent. Les courbes se teintent d'oranger. Les Andes bleutées virent au rose. Ne sommes-nous pas sur un des plus hauts toits du monde ?

Photo du couchant Vallée de la Lune Chili
Couchant sur les Vallées d'Atacama

Arrivée à Santiago du Chili et fin du périple Pérou Bolivie Chili

Notre voyage en Amérique du Sud se termine. Nous avons commencé par le Pérou puis la Bolivie et le Chili. Pour finir, nous allons passer une journée à Santiago. La capitale du Chili est à équidistance des deux extrémités de ce pays longiligne, 4300 km de longueur. Elle fut fondée le 12 février 1541 par Pedro de Valdivia. Santiago jouit d'un climat méditerranéen : l'été, de novembre à mars, il fait 28°C. En juillet, c'est l'hiver, mais c'est la douceur, il y a 8°C de moyenne. Les cordillères qui ceinturent la cuvette de Santiago semblent à portée de main.

La vie sociale s'organise autour de la Plaza de Armas, petits commerces, vendeurs à la sauvette, mais aussi lieu traditionnel des parades militaires. Ici, nous avons la preuve que les Sud américains ne sont pas aussi machistes qu'on le dit !

Photo de cireur de chaussures au Chili
Cireur de chaussures ou limpiabotas sur la Plaza de Armas de Santiago


Voici un autre aspect de la vie quotidienne ..... animale ! Une vie paisible pour ce chien dormant sur la Plaza de Armas. Ce ne fut pas toujours le cas. La ville connut de terribles séismes au XVI et XVII ème siècles. Régulièrement il y a des secousses auxquelles les Chiliens sont habitués.

Photo d'un chien à la Plaza de Armas à Santiago du Chili
Vie de chien au Chili !


Le Palacio de La Moneda qui était l'Hôtel des Monnaies devint le Palais présidentiel. Il connut des heures sombres durant l'été 1973. Le 11 Septembre, date décidément fatale, c'est le coup d'état : le Président Salvador Allende est renversé puis tué par les officiers de la Junte militaire. Le Chili va vivre des années de plomb sous Augusto Pinochet, de 1973 à 1990.

Photo du palacio de la Moneda à Santiago du Chili
Le palacio de la Moneda lieu de paisibles promenades


La cathédrale de Santiago date du XVIII ème. Elle est la cinquième à être construite sur ce site. Des tremblements de terre ont eu raison des précédentes.

Photo de la Cathédrale de Santiago du Chili
Cathédrale de Santiago du Chili


Trois nefs de 90 m de long constituent l'ossature de la cathédrale. Le marbre rose donne un aspect italien à l'édifice religieux.

Photo de l'intérieur de la Cathédrale de Santiago du Chili
Intérieur de la Cathédrale de Santiago du Chili


Nous ne tarderons pas à décoller pour La France, mais nous emportons dans nos bagages des images, des couleurs, des odeurs, des perspectives et des rencontres avec ces Indiens qui nous ont fait aimer encore plus l'Amérique du Sud !

Des lagunes andines de Bolivie jusqu'à la frontière du Chili

Nous allons quitter à regret ces terres blanches du Salar d'Uyuni. Nous nous éloignerons de ces paysages lunaires plantés de cactus candélabres. Nous abandonnons ces lieux sublimes de ce Sud Lipez envoutants mais très hostiles, où la lutte pour la vie est un combat âprement disputé par les camélidés, les oiseaux, les renards et les viscaches. Mais nous sentons le besoin de sillonner encore ces déserts salés aux couleurs immaculées saupoudrés de petits lacs et lagunes sur un fond bleu d'altitude andine et de relief volcanique.

Photo de la Laguna Blanca sud Bolivie
La Laguna Blanca


On le devine sur la gauche, trois vigognes viennent brouter la hierba brava. Cette herbe courageuse ! qui pousse dans les parages des lagunes et sur les flancs des volcans. Les flamants ont investi de nombreuses lagunes. Ce sont d'insatiables pêcheurs, ils se nourrissent de ce plancton riche en carotène qui contribue à la coloration de leur plumage.

Photo de Flamant sur la lagune Charcota de Bolivie
Flamant de la Laguna Charcota


Le froid et l'altitude brûlent nos calories, il faut nous restaurer, nous nous invitons dans le cadre majestueux du Salar pour un pique-nique à 4800 mètres !

photo du Salar Laguna Blanca Bolivie
Repas au grand air de l'Altiplano


Une courte visite à la Laguna Honda, un peu plus profonde que les autres qui ont une hauteur d'eau moyenne d'environ 35 cm.

Photo de la laguna Honda en Bolivie
La Laguna Honda


Sur la route qui nous mène vers le Chili, un autocar a fini sa dernière traversée en plein désert. Il est l'observateur muet des touristes qui le croisent. Nous sommes perplexes et dubitatifs sur la fiabilité de la piste.

Photo d'un autocar abandonné sur l'Altiplano
Carcasse d'un autocar sur l'Altiplano


La frontière entre la Bolivie et le Chili est symbolisée par ce petit poste de douane. Peu d'activité. Mais nous voilà rassurés, une belle route rectiligne et goudronnée va nous descendre à des altitude plus raisonnables. De 4000m nous serons bientôt à 2000m. La vue est belle sur la Cordillère du Chili qui sera notre ultime destination.

Photo du poste frontière andin entre Chili et Bolivie
Poste frontière du Chili et de la Bolivie

Les merveilleuses lagunes andines du Sud Lipez en Bolivie

Sur la route bolivienne des déserts blancs du Sud Lipez, près de la frontière avec le Chili, les systèmes volcaniques andins génèrent à leurs pieds, des lagunes dont les configurations salines et soufrées varient sensiblement les unes des autres. Les roches, les minéraux, la structure du sol, l'altitude, la déclivité et le degré hygrométrique souvent bas, personnalisent ces étendues d'eau.

Photo de la Laguna colorada Bolivie
Le lac rose ou Laguna colorada


La Lagune Colorada se trouve dans la réserve nationale de faune andine Eduardo Abaroa (colonel héros bolivien de la Guerre du Pacifique), sur l'altiplano bolivien. Elle couvre une surface de 60 km² et sa profondeur moyenne est de 35 centimètres. Certains de ses îlots contiennent du borax. Les sédiments volcaniques de couleur rouge et la pigmentation de certaines algues qui ont colonisé ce lac ont fini par colorer les eaux, dans des tons qui vont du rouge le plus intense jusqu'au marron clair.

Photo de flamants et vigognes Lagune Colorada en Bolivie
Flamants roses et Vigognes au bord de la Lagune Colorada


Les lagunes sont d'excellents lieux de reproduction pour les flamants des Andes. Ces très beaux oiseaux migrateurs que l'on estime au nombre de 40 000, fouillent inlassablement ces eaux riches en minéraux. Ils cohabitent volontiers avec les guanacos et les vigognes sauvages.

Voisine de la Laguna Colorada, voici la Laguna Verde. Elle est à la base du volcan Licancabúr. La couleur vert émeraude de son eau est due à une forte concentration en magnésium. Ce petit lac vert est balayé par le vent glacial qui, descendant du volcan, crée des vagues et soulève une écume blanchâtre qui vient ourler les berges de la Laguna Verde.

Photo de la laguna verde en Bolivie
Laguna Verde au pied du volcan Licancabúr


Les flamants andins ou chiliens aiment qu'on les photographie, ils adorent prendre la pose, de vrais artistes, d'autres nous ignorent !

Photo de flamant andin en Bolivie
Ce flamant andin se repose


D'instinct grégaire, les flamants vivent en colonies et ne redoutent pas la promiscuité de l'Altiplano. L'espace est si vaste et les conditions climatiques si rigoureuses que seules quelques espèces d'oiseaux parviennent à s'acclimater au dessus des 4000 mètres. La sélection naturelle est ici opérationnelle plus qu'ailleurs.

Photo d'une colonie de Flamants roses en Bolivie
Colonie de Flamants roses sur la Lagune


Est-ce l'altitude, le soroche ou mal des montagnes, la fatigue, le soleil ? Mais, où suis-je donc ? Que fais-je ? Qu'attends-je ?
Je suis en Bolivie, près de la frontière, sur la voie ferrée qui reliait les mines du Potosi en Bolivie au port d'Antofagasta. Jadis bolivien, ce port devint chilien au cours de la Guerre du Pacifique (1879-1884) entre le Pérou, le Chili et la Bolivie. Cette dernière a perdu, depuis ce conflit, tout accès à l'océan Pacifique.

Photo de la voie ferrée andine Bolivie-Chili
Voie ferrée des mines de Bolivie vers le Chili


Voici les principales Lagunes de l'Altiplano bolivien :
  • La laguna Colorada
  • La laguna Verde
  • La Laguna Blanca
  • La Laguna Salada
  • La Laguna Honda (= profonde)
  • La Laguna Kanapa
  • La Laguna Hedionda (=nauséabonde)

Lagunes Miniques et Miscanti de l'Altiplano au Chili

Le Salar de Atacama couvre environ 3 000 kilomètres carrés. Ses dimensions maximales sont de 100 km de long pour 80 de large. C'est dans ce désert que se trouvent les lagunes. Elles sont au pied des hauts volcans Licancabur et Lascar. Les sommets alentour avoisinent les 6000 mètres.
Ici, le ciel est d'un pur azur. Les teintes jaunâtres de la végétation, les roches rouges et noires des volcans tranchent avec le bleu des lagunes bordées de sel blanc.
Nous rejoignons la Laguna Chaxa, située dans le Salar de Atacama, à quelques kilomètres du village de Toconao.

Photo de la Lagune Chaxa
La lagune Chaxa et les hauts sommets chiliens


Les couleurs varient sans cesse, en fonction de l'altitude, de l'heure et de l'endroit. Nous arrivons quelques heures après sur les lacs Miñiques et Miscanti. Il y a 2 millions d'années, la dernière éruption volcanique a séparé en deux la grande lagune.

Photo de la lagune Miscanti au Chili
La lagune Miscanti sur fond des montagnes du même nom à 5900 m


Le craquement du sel, à la fois métallique et cristallin, résonne autour de nous. Ces bruits n'ont cependant pas éloigné Monsieur Zorro. Le maître Renard de la Puna s'est approché de nous, tenaillé certainement par la faim ! Les vigognes sont un met de choix pour ces prédateurs. Celui-ci n'est pas encore parti en chasse.

Photo d'un renard à la laguna Miscanti
Renard des Andes sur le salar de La Laguna Miscanti


Cette lagune altiplanique est un fidèle miroir pour les prodigieux et silencieux volcans chiliens ! On observe nettement les berges du lac couvertes d'une épaisse couche de sel.

Photo des monts et de la laguna Miscanti Chili
Monts Miscanti qui se mirent dans la Laguna


Ces lagunes salines font partie de la Reserva Nacional Los Flamencos. Ici, comme en Bolivie, l'écosystème andin abrite d'importantes colonies de flamants roses qui se nourrissent du plancton des lacS alimentés eux-mêmes par l'eau qui descend des montagnes de la Cordillère.

Photo de Flamants chiliens
Flamants chiliens sur la Laguna


Cachés derrière des éboulis, nous avons surpris un groupe de mouettes Gaviota. Elles aussi luttent pour survivre en volant les œufs d'autres volatiles.

Photo de mouettes gaviota laguna miscanti Chile
Colonie de mouettes au bord du Miscanti

Soin anti-âge bio : la crème intemporelle de Kibio

Dans les cosmétiques bio, l'approche anti-rides est différente. Plus de molécules complexes brevetées mais l'utilisation de plantes (plus originales les unes que les autres) aux vertus régénérantes. La crème intemporelle de chez Kibio existe en formule jour, en formule nuit, en formule "intense" pour les peaux matures et sensibles, en contour des yeux (crème et sérum) et en crème anti-âge pour les mains.

La formule jour est biologique à 86,5% et d'origine naturelle à 98,8%.

Principes actifs anti-rides naturels (Crème intemporelle jour) :
  • Huile végétale de Rose musquée du Chili
  • Huile végétale de Macadamia
  • Huile végétale d'Avocat
L'huile végétale de Rose Musquée du Chili agit sur la régénération cellulaire grâce à ses acides gras poly-insaturés. Elle va revitaliser la peau.
L'huile végétale de Macadamia est riche en acides gras insaturés, elle régénère les cellules épidermiques, hydrate la peau et la protège.
L'huile végétale d'Avocat a un pouvoir restructurant sur l'épiderme, elle fortifie l'épiderme et lui redonne de l'élasticité. Elle est hydratante.

La crème s'utilise chaque matin, son parfum fleuri l'indique plutôt pour les femmes mais elle convient également aux hommes. Les peaux les plus sèches préfèreront la crème intemporelle intense (Rose musquée du Chili, huile d'Argan et huile essentielle de bois de hô).

Creme intemporelle Kibio
Kibio Crème Intemporelle Jour

Traversée du désert d'Atacama au Chili

Par cette nouvelle étape, nous allons voyager dans une partie du désert d'Atacama au Chili. Les climatologues disent de lui qu'il est le désert le plus sec du monde. Ils ont relevé une pluviométrie moyenne d'à peine 1 millimètre annuel. Cette infime quantité de précipitation n'est atteinte en aucun autre point du globe.
Nous naviguons sur une piste de sable et de caillasses encadrée par des falaises dentelées et arides ou des gorges effilées. Par moment, ce sont les ondulations de dune boursoufflées qui se succèdent, nous donnant l'impression d'être sur un terrain lunaire.

photo du désert d'Atacama au Chili
Nous pénétrons dans le désert d'Atacama


Désert ne signifie pas absence de vie. Dans tous les déserts de la planète, la nature, malgré toutes les contingences hostiles, trouve les conditions et les moyens d'exister. Les animaux nous donnent l'exemple de leur incroyable capacité d'adaptation. La vie est partout, parfois endémique, mais elle est. Elle se montre, à nous de l'observer. La voici en images !

Photo d'une Viscache au désert d'Atacama
Viscache du désert d'Atacama


Preuve de vie n° 1 : la viscache est un animal curieux. C'est à la fois, un lapin pour ses oreilles, un écureuil pour sa queue et une gerboise pour ses pattes. Elle est de la famille du chinchilla et du cochon d'inde. La viscache vit dans les formations rocheuses à fortes altitudes. On la trouve au Pérou, en Bolivie, en Argentine, se nourrissant d'herbes, de racines et de graines. Elle adore se dorer au soleil. Elle ne fuit pas l'homme !

Photo d'une vigogne à Atacama Chili
Vigogne dans le désert d'Atacama


Preuve de vie n° 2 : l'élégante vigogne. Ce mammifère camélidé d'Amérique du Sud habite sur les hauts plateaux froids et déserts de la cordillère des Andes, entre 3500 et 5800 m. La vigogne était très appréciée des Indiens Incas pour la laine de sa toison particulièrement fine. Cette laine soyeuse est de nos jours une matière luxueuse. Depuis l'arrivée des conquistadors espagnols, cet animal herbivore fut peu à peu décimé. En 1965 la loi interdit qu'on le chasse. Peu à peu, il reconquiert son territoire naturel. La vigogne peut atteindre les 40 km à l'heure, cette vitesse lui est fort utile face à ses principaux prédateurs naturels que sont le renard, le condor et le puma.

Photo du renard des Andes désert d'Atacama
Renard des Andes près d'une lagune d'Atacama


Preuve de vie n° 3 : le Renard des Andes (la Zorra, en espagnol). Il est comme le loup de la famille des canidés. Il se nourrit de rongeurs, de viscaches, d'oiseaux, de lézards, de vigognes et autres ovins. De petite taille, il n'est guère plus grand qu'un coyote. Mais c'est un prédateur très avisé et fort redoutable qui s'adapte à toutes les circonstances de chasse. Ce rusé légendaire est capable de faire le mort pour mieux sauter sur sa proie ! Mais, il sait, comme sur la photo, se montrer sociable et civilisé. Ne prend-t-il pas la pose devant la magnificence des sommets et le bleu diaphane de la lagune ?

photo du clocher de Socaire Chili
Petit clocher de Socaire


Preuve de vie n° 4 : après les animaux, les hommes, attachés à leurs croyances religieuses, prouvent qu'ici la vie est possible. Socaire, en pays aymara, est un petit hameau dans une oasis, dont la minuscule église est séparée de son clocher (campanal) et dont le toit et la porte sont en bois de cactus, pour mieux nous rappeler que nous sommes toujours dans un désert.

photo d'une paysanne indienne d'Atacama Chili
Paysanne aymara près de Castana d'Atacama


Preuve de vie n° 5 : la vie touristique est bien présente dans le désert ! J'en veux pour preuve ces longs moments de détente à 4000m d'altitude, dans ces sources d'eaux chaudes alimentées par les geysers. Dans ces piscines naturelles, l'eau jaillit à 36 degrés alors que dehors, la température est à peine à 10 degrés.

Photo de bains dans les sources près des geysers désert d'Atacama
Bains dans le désert d'Atacama

Potosi et les mines du Cerro Rico Bolivie

Nous partons de Sucre pour aller sur le site minier de Potosi. Altitude moyenne de 4000 mètres. Population de 140 000 habitants. Nous avons là, un important rendez-vous avec l'Histoire peu glorieuse de la Conquête.
La découverte des richesses minérales de Potosi ("le tonnerre" en Quéchua) et de son impressionnante colline, le Cerro Rico ("la riche colline" en espagnol) furent une véritable aubaine pour les Incas qui exploitèrent avant les Conquistadors ce pharaonique filon argentifère. Ce fut aussi un formidable coup de" tonnerre" financier pour les Conquérants qui, in situ, frappaient monnaie pour la Couronne d'Espagne.

Photo de Potosi en Bolivie
Entrée de Potosi au pied du Cerro Rico,
pyramide en forme de cône


Des siècles durant, des millions d'Indiens et de Noirs extirpés des côtes africaines, creusèrent dans les pires conditions et moururent très jeunes dans les entrailles de cette montagne monstrueusement riche. Les Quechuas et les Aymaras soumis à la "mita" (travail forcé) grattaient les parois fragiles des galeries avec pour seul outil un burin, un marteau, une pelle.

Photo du Cerro Rico à Potosi Bolivie
Au cœur du Cerro Rico


La colline, épuisée après tous ces siècles d'intenses exploitations, est devenue de moins en moins rentable. En 1985, l'État bolivien se retire de la mine, laissant sur le tas des milliers de familles d'Indiens, mineurs depuis des générations. Constitués en Coopératives minières, ils décidèrent de poursuivre. Ils sont actuellement quelques 10 000 indiens à creuser encore et encore à la recherche de résidus de minerais d'argent, de zinc, de plomb ou d'étain ou de pierres précieuses, travaillant dans des conditions d'hygiène et de sécurité très rudimentaires.

Photo de la rue de la Mine à Potosi
Rue de la Mine à Potosi


Comme eux, nous nous sommes faufilés dans une étroite galerie. Celles-ci se comptent par centaines sur tout le site minier de Potosi. Respectant la tradition, nous avons offert aux mineurs un bâton de dynamite, des boissons et des feuilles de coca, permettant ainsi aux Indiens d'acheter la clémence du Tio (qui est soit le Bon Dieu qui protège, soit le Diable responsable du mauvais coup du sort).

Photo à l'entrée des galeries de mines à Potosi Bolivie
Entrée dans la galerie des mines de Potosi


Nous rencontrons sur le parcours souterrain des poupées ou statuettes de Tios qui jalonnent le trajet, veillant ainsi sur la vie des mineurs et des visiteurs.

Photo d'un Tio à Potosi
Tio bienveillant, protecteur des mineurs,
couvert d'offrandes


Nous avons approché dans ces boyaux rocheux, les forçats d'un monde dit moderne. Ils sont les frères de sang et de cœur des mineurs de Germinal. Ce monde industriel impitoyable dont les lambeaux de ferrailles rouillent au soleil de l'Altiplano n'est que le souvenir déjà lointain d'un Empire déchu.

Photo des wagonnets de la mine de Potosi
Wagonnets qui jadis déversaient le minerai
extrait des entrailles du Cerro Rico

Les geysers de Mañana sud Lipez Bolivie

L'immense mer intérieure du Salar Uyuni est d'une incroyable richesse géologique. Chaque site mérite une attention toute singulière. Nous voilà au pied d'un volcan de légende : le Licancabur entre le Chili et la Bolivie. Il culmine à 5960 m. Au pied des volcans, souvent couverts de neige et de soufre, sont apparus ça et là des ensembles hydrothermaux surprenants.

Photo du Licancabur Bolivie
Vue du Licancabur côté bolivien


Il faut arriver tôt le matin pour assister au réveil des geysers du Campo Sol de Mañana. A 4820 mètres, balayés par le vent, la quarantaine de geysers se réveillent bruyamment, crachant leurs bouillantes matières, mélange de gaz et d'eau en ébullition. Chaque petit cratère émet de drôles de borborygmes. Ici on frémit, là on bouillonne, ailleurs on s'agite, plus loin une bulle pâteuse crève mollement, là-bas, une autre explose et se projette au dessus du cratère.

Photo de geysers à El Tatio sur Campo de Sol Mañana Bolivie
Champ de geysers du El Tatio au Campo de Sol de Mañana


Les couleurs de ce magma inextricable, exhumé des entrailles de la Terre, vont du gris clair ou foncé jusqu'au beige rosé, virant parfois à l'ocre. Les vapeurs qui s'échappent des solfatares sont nauséabondes. Elles virevoltent en volutes et fumerolles rythmées par les glouglous et les gargouillis de ces boues cuisant dans ces gigantesques marmites diablement volcaniques.

Photo de solfatares du Campo Sol de Mañana Bolivie
Solfatares en éveil au Campo Sol de Mañana


Puis vient l'heure de l'assoupissement. L'agitation diminue peu à peu, les vapeurs à 230° sont moins denses, les soixante sources d'eaux chaudes continuent leur paisible écoulement. Le rythme de ce champ hydrothermal est remarquablement immuable. Seul le Grand Ordonateur de la Nature détient le secret de ce chronomètre !

Photo des geysers assoupis à Sol de Mañana
Un calme relatif plane sur les geysers du Campo de Sol de Mañana


On extrait de ces matières visqueuses en ébullition, du Borax (Borate hydraté de sodium). C'est un désinfectant efficace, mélangé à du carbonate de calcium, il servira à faire des lessives en poudre ou en savon. Il s'attaque aux moisissures et chasse les odeurs. Il entre dans la composition de cosmétiques et adoucit l’eau. C'est ce que nous a expliqué l'ouvrier bolivien qui travaillait dans son rudimentaire atelier d'extraction.

Photo de Borax au Salar d'Uyuni en Bolivie
Extraction du borax près des geysers au Salar d'Uyuni
Les Sites de l'Annuaire